L’équipe médicale chinoise réalise le premier transport osseux en Afrique de l’Ouest : un enfant atteint d’une déformation des membres inférieurs retrouve une nouvelle vie

L’équipe médicale chinoise réalise le premier transport osseux en Afrique de l’Ouest : un enfant atteint d’une déformation des membres inférieurs retrouve une nouvelle vie

SANTE. Récemment, Nong Jianbu, chef adjoint de la 24e équipe médicale chinoise au Niger et expert en traumatologie orthopédique, a dirigé l’équipe sino-nigérienne d’orthopédie et a réussi à soigner un enfant atteint d’une grave déformation des membres inférieurs à la suite d’une fracture, en utilisant la technique de transport osseux(technique d’Ilizarov). Il s’agit de la première application réussie de cette technique en Afrique de l’Ouest. Un garçon de 5 ans au Niger a souffert d’une fracture de la partie inférieure du fémur gauche à la suite d’un accident. Malgré neuf interventions chirurgicales, la consolidation osseuse n’a pas eu lieu. La zone fracturée a été le siège d’infections répétées, entraînant une pseudarthrose, une déformation sévère avec un raccourcissement du membre atteint de près de 10 centimètres, une perte fonctionnelle du membre et une incapacité à se tenir debout ou à marcher. «L’état de l’enfant nous a brisé le cœur et a renforcé notre détermination à accomplir un miracle», a déclaré Nong Jianbu. Face à la complexité du cas, il a procédé à plusieurs examens physiques détaillés de l’enfant et a organisé de nombreuses discussions avec l’équipe médicale sino-nigérienne. Finalement, il a proposé d’introduire une technique avancée de transport osseux pour le traitement. Cependant, ce traitement, qui exige une précision au millimètre près, représentait une lacune technologique en Afrique de l’Ouest. Une fois le plan chirurgical établi, les véritables défis ont commencé. Le premier obstacle auquel les médecins ont été confrontés était le manque de matériel médical et de consommables. L’équipe médicale chinoise a immédiatement activé un « corridor de vie transnational» et, après de multiples démarches, est parvenue à obtenir un fixateur externe indispensable à la chirurgie de transport osseux, gracieusement offert par la Chine. Surmontant d’innombrables obstacles, elle a réussi à acheminer les équipements et consommables médicaux depuis la Chine, à des milliers de kilomètres, jusqu’à Niamey. Sur la table d’opération, l’équipe médicale sino-nigérienne a relevé un défi considérable. Face à une grave contracture et déformation du membre, des adhérences cicatricielles des tissus mous et une sclérose sévère de l’extrémité fracturée, les médecins des deux pays ont collaboré étroitement. Grâce à leur vaste expérience clinique et à leur expertise chirurgicale, ils ont réalisé une intervention minutieuse et méthodique, parvenant à effectuer la réduction et fixer la fracture avant d’installer avec succès le fixateur externe pour le transport osseux. Après l’opération, les experts de l’équipe médicale chinoise ont effectué des visites quotidiennes auprès du patient, guidant le personnel médical local dans les soins postopératoires et l’ajustement du fixateur externe. Après plus de 100 jours de suivi attentif et de traitement minutieux, la fracture de l’enfant s’est complètement consolidée, la déformation du membre inférieur a été entièrement corrigée et la longueur des deux jambes rétablie de façon symétrique. Actuellement, l’enfant peut se tenir debout normalement et suit un programme de rééducation approfondi. «Ce sont les médecins chinois qui ont donné une seconde vie à notre enfant» , a déclaré la famille du patient, très satisfaite des résultats du traitement, remerciant à plusieurs reprises l’équipe médicale chinoise. La technique de transport osseux est une méthode thérapeutique permettant d’allonger progressivement l’os à l’aide d’un fixateur externe. Elle est indiquée dans le traitement des fractures complexes, des pseudarthroses et des déformations des membres. Bien que largement répandue à travers le monde, elle n’avait encore jamais été appliquée en Afrique de l’Ouest. Le succès de cette intervention comble un vide technologique dans la région et constitue une avancée majeure, offrant une précieuse référence pour la prise en charge de cas similaires à l’avenir. Amb de Chine à Niamey

La Guinée élimine la trypanosomiase humaine africaine en tant que problème de santé publique

La Guinée élimine la trypanosomiase humaine africaine en tant que problème de santé publique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) félicite la Guinée pour avoir éliminé la forme gambiense de la trypanosomiase humaine africaine en tant que problème de santé publique. Cette forme de trypanosomiase humaine africaine, la seule transmise en Guinée, est la première maladie tropicale négligée à être éliminée dans le pays.  « L’annonce d’aujourd’hui témoigne des progrès mondiaux dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et constitue une lueur d’espoir pour les pays qui luttent encore contre la trypanosomiase humaine africaine », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. La trypanosomiase humaine africaine (THA), ou maladie du sommeil, est une maladie parasitaire à transmission vectorielle causée par des mouches tsé-tsé infectées. Les symptômes comprennent de la fièvre, des maux de tête, des douleurs articulaires et, à un stade avancé, des symptômes neurologiques tels que la confusion, des troubles du sommeil et des changements de comportement Investissements et partenariats efficaces au niveau national Dans les années 1990, la THA a refait surface le long de la côte guinéenne en raison de l’augmentation de l’activité humaine dans les mangroves, favorisée par la croissance économique et démographique de Conakry. En réponse à la menace critique posée par la THA, le ministère guinéen de la Santé a mis en place le Programme national de lutte contre la THA en 2002 avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Institut de recherche pour le développement, puis de partenaires tels que l’Initiative Médicaments contre les maladies négligées et l’Institut Pasteur de Guinée. Le programme a commencé par des dépistages médicaux de masse pour diagnostiquer et traiter efficacement les cas, marquant une étape cruciale dans le contrôle de la maladie. En 2012, le programme a introduit une approche entomologique, connue sous le nom de lutte antivectorielle (LAV), qui visait à interrompre le contact homme-vecteur. Initialement mise en œuvre dans la région de Boffa-Est, cette stratégie s’est étendue à l’ensemble du pays en 2016, avec près de 15 000 mini-écrans imprégnés déployés chaque année. Toutefois, la Guinée a dû faire face à d’importants défis dans ses efforts d’élimination de la THA. De 2013 à 2015, l’épidémie d’Ebola a provoqué une suspension des activités médicales, entraînant une résurgence des cas de THA. En 2020, la pandémie de COVID-19 a entraîné de nouvelles perturbations, mais le programme s’est adapté en mettant en œuvre un dépistage de la THA en porte-à-porte pour maintenir les efforts de contrôle. La collaboration avec les communautés locales a joué un rôle essentiel tout au long de ces années, garantissant que les interventions étaient culturellement acceptables et largement soutenues. Les progrès dans les techniques de diagnostic, la délivrance des traitements et le soutien financier et technique constant de l’OMS et d’autres partenaires ont renforcé l’impact du programme. En conséquence, la Guinée a réussi à réduire les cas de THA en dessous du seuil de l’OMS de 1 cas pour 10 000 habitants dans toutes les zones d’endémie, franchissant une étape majeure dans sa lutte contre cette maladie tropicale négligée. « Après une recrudescence des cas de maladies du sommeil dans les années 1990, liée à des pressions anthropiques sur les mangroves du littoral, des interventions coordonnées ont permis de réduire la prévalence à moins d’un cas pour 10 000 habitants depuis 2019, atteignant ainsi l’objectif d’élimination. Il s’agit d’un progrès important réalisé par la Guinée dans la lutte contre la maladie du sommeil qui est l’une des principales maladies tropicales négligées. L’élimination de la maladie du sommeil est le résultat de tant d’années d’efforts du Gouvernement guinéen, de ses partenaires et des communautés dans l’optique globale de la politique nationale de lutte contre toutes les maladies tropicales négligées », a déclaré le Dr Oumar Diouhé Bah, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de la Guinée. L’annonce a été faite à la veille de la Journée mondiale de lutte contre les MTN dans les médias officiels par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de Guinée. Avec la Guinée, sept autres pays ont été validés par l’OMS pour l’élimination de la forme gambiense de la trypanosomiase humaine africaine : Togo (2020), Bénin (2021), Côte d’Ivoire (2021), Ouganda (2022), Guinée équatoriale (2022), Ghana (2023), Tchad (2024). La forme rhodesiense de la maladie a été éliminée comme problème de santé publique dans un pays, le Rwanda, comme validé par l’OMS en 2022. OMS

L’OMS confirme que le Niger est le premier pays de la Région africaine à avoir éliminé l’onchocercose

L’OMS confirme que le Niger est le premier pays de la Région africaine à avoir éliminé l’onchocercose

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) félicite le Niger pour avoir rempli les critères d’élimination de l’onchocercose, ce qui en fait le cinquième pays au monde et le premier pays d’Afrique à être reconnu par l’OMS comme ayant interrompu la transmission du parasite Onchocerca volvulus. « L’élimination d’une maladie est un accomplissement majeur qui nécessite un dévouement inlassable », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Je félicite le Niger pour son engagement à libérer sa population de cette maladie cécitante porteuse de stigmatisation, qui cause tant de souffrances humaines chez les plus pauvres. Ce succès témoigne une fois de plus des progrès remarquables que nous avons accomplis dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. En démontrant que l’élimination est possible, il donne espoir à d’autres pays qui luttent encore aujourd’hui contre l’onchocercose. » L’onchocercose, communément appelée cécité des rivières, est une maladie parasitaire et la deuxième cause infectieuse de cécité dans le monde après le trachome. Elle est transmise par la piqûre d’une mouche noire infectée, que l’on trouve principalement à proximité des cours d’eau. La maladie touche surtout les populations rurales d’Afrique subsaharienne et du Yémen, même si des zones d’endémie plus réduites sont également présentes en Amérique latine. Des initiatives et des partenariats efficaces menés à l’initiative des pays Entre 1976 et 1989, sous l’égide du Programme OMS de lutte contre l’onchocercose en Afrique de l’Ouest (OCP), le Niger a pris des mesures de lutte antivectorielle consistant à pulvériser des insecticides qui ont permis de réduire considérablement les niveaux de transmission de l’onchocercose. À la suite des dons d’ivermectine de Merck, Sharpe & Dohme (MSD), une campagne d’administration de masse de médicaments (AMM) à base d’ivermectine et d’albendazole a été menée entre 2008 à 2019 dans les zones encore touchées par la filariose lymphatique, qui ont ensuite fait l’objet d’une surveillance. Sachant que l’ivermectine est efficace contre les deux maladies, et comme les zones ciblées par l’AMM contre la filariose lymphatique étaient aussi des zones d’endémie de l’onchocercose, cette intervention a aussi contribué à interrompre la transmission du parasite Onchocerca volvulus. Le Niger a commencé des évaluations préliminaires de l’interruption de la transmission de l’onchocercose en 2014, après avoir cessé l’AMM contre la filariose lymphatique dans la plupart des régions. Des enquêtes entomologiques et épidémiologiques ont ensuite révélé que l’association entre médicaments et lutte antivectorielle avait permis d’éliminer la transmission de l’onchocercose, comme en témoigne la réduction de la prévalence, passée d’environ 60 % à 0,02 %. Outre les interventions de lutte antivectorielle et les dons de médicaments de MSD, le partenariat entre le gouvernement nigérien, l’OMS et les organisations non gouvernementales a contribué de façon déterminante au succès du Niger, car il a aidé à mobiliser des ressources et un soutien technique. Le suivi continu de la prévalence de la maladie et de ses répercussions a permis de moduler rapidement les stratégies et de garantir l’efficacité des interventions. « L’onchocercose a longtemps causé d’immenses souffrances humaines. Elle a également entravé le développement économique des communautés touchées en éloignant les populations des rivières alors que celles-ci sont souvent essentielles à leurs moyens d’existence », explique la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Le succès du Niger met fin à ce fardeau pour sa population. Il fait également du Niger un modèle pour l’élimination des maladies tropicales négligées en Afrique. Le pays a déjà démontré son leadership en matière de santé publique en 2013, en éliminant la maladie du ver de Guinée. Il s’agit aujourd’hui d’une nouvelle avancée historique. » Progrès à l’échelle mondiale Au niveau mondial, 54 pays ont éliminé au moins une maladie tropicale négligée. Le Niger rejoint quatre autres pays dont l’élimination de l’onchocercose a été attestée par l’OMS, tous situés dans la Région des Amériques : la Colombie (2013), l’Équateur (2014), le Guatemala (2016) et le Mexique (2015). Dans la Région africaine de l’OMS, 21 pays ont éliminé au moins une maladie tropicale négligée. L’onchocercose est la deuxième maladie tropicale négligée éliminée au Niger : le pays a été certifié exempt de transmission de la dracunculose (maladie du ver de Guinée) en 2013. OMS

Médias : des journalistes ivoiriens formés sur le rôle crucial des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé

Médias : des journalistes ivoiriens formés sur le rôle crucial des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé

À Abidjan, en Côte d’Ivoire, un atelier de formation a réuni une trentaine de journalistes du 30 janvier au 1er février derniers, traitant du thème « le rôle des médias dans la recherche-développement et l’innovation en santé ». Cet atelier, organisé par Speak Up Africa en collaboration avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), visait à doter les journalistes des outils essentiels pour appréhender l’importance de la recherche, développement et de l’innovation dans l’optimisation des systèmes de santé en Afrique. Animé par Mme Yaye Sophiétou Diop, Directrice du Partenariat et du Développement de Speak Up Africa, et Roxane Fian, Chargée de programmes, l’atelier a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les maladies tropicales négligées, des pathologies encore sous-estimées malgré leur impact considérable sur les populations vulnérables. Un plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche en santé Lors de son intervention, Mme Yaye Sophiétou Diop a mis en avant l’importance d’un financement adapté pour la recherche médicale en Afrique. « Il est crucial que les pays africains disposent de solutions financières incitatives adaptées, afin de maintenir leurs experts sur place et de garantir un plateau technique approprié pour la santé de leurs populations », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné que le financement de la recherche en santé en Côte d’Ivoire reste insuffisant, avec seulement 0,07 % du PIB alloué à la RD&I depuis 2016. En 2020, les dépenses publiques de santé représentaient 5,7 % du budget national, un chiffre bien inférieur aux 15 % recommandés par l’OMS dans la Déclaration d’Abuja. Malgré cette situation, la Côte d’Ivoire dispose d’atouts majeurs, notamment l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), l’Institut National de Santé Publique (INSP) et son implication dans des programmes régionaux et internationaux dédiés à la recherche et le développement en santé. Le rôle clé des médias dans la sensibilisation Les journalistes présents ont pris des engagements concrets pour produire du contenu médiatique visant à soutenir les efforts de plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche et du développement. Bamba Youssouf, président du REMAPSEN, a insisté sur la nécessité pour les médias d’exercer pleinement leur rôle de sensibilisation : « Par vos productions et articles, vous devez tirer la sonnette d’alarme de manière collective pour attirer l’attention des gouvernants, du secteur privé et de la communauté. » Un engagement durable pour la santé en Afrique Cette initiative marque une étape essentielle dans la mobilisation des médias en faveur d’un meilleur financement de la recherche et du développement en santé, contribuant ainsi à des politiques publiques plus efficaces et adaptées aux réalités du continent. Notons qu’une cinquantaine de journalistes africains ont participé de façon virtuelle à cet atelier qui a aussi permis à Speak Up Africa de présenter ses domaines prioritaires. Au terme dudit atelier, les participants ont reçu des certificats de participation, témoignant de leur engagement à promouvoir une couverture médiatique plus engagée et responsable sur les questions de santé en Afrique. Wilfrid Lawilla D.

Algérie. Le complexe Saidal lance la phase expérimentale du système de traçabilité séquentielle des médicaments : de la production à la commercialisation, jusqu’à la vente au consommateur

Algérie. Le complexe Saidal lance la phase expérimentale du système de traçabilité séquentielle des médicaments : de la production à la commercialisation, jusqu’à la vente au consommateur

Le Ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, M. Ghrieb Sifi, a supervisé, lundi 27 janvier, au terme de sa visite d’inspection dans la wilaya de Tipaza, le lancement de la phase expérimentale du système de traçabilité séquentielle des médicaments, au niveau de l’unité de Cherchell relevant du complexe Saidal. M. Ghrieb était accompagné de la Ministre déléguée à la Haute Autorité de Numérisation, Mme Meriem Ben Miloud, du Ministre délégué auprès du Ministre de l’Industrie chargé de la Production Pharmaceutique, M. Fouad Hadji, du wali de Tipaza, M. Ali Moulay, et du président-directeur général du complexe Saidal, M. Wassim Kouidri. Le concept de traçabilité séquentielle des médicaments consiste à attribuer un identifiant unique (système séquentiel) à chaque unité de produits pharmaceutiques afin de les suivre tout au long de la chaîne d’approvisionnement, de la fabrication à la distribution et jusqu’au consommateur final. Cette initiative innovante vise à renforcer le système de suivi des produits pharmaceutiques et à garantir leur sécurité, conformément aux normes internationales, afin d’assurer la qualité des médicaments et de les protéger contre toute manipulation ou contrefaçon. Elle reflète également l’engagement du complexe Saidal à renforcer la confiance des consommateurs et des partenaires en proposant des solutions technologiques modernes pour améliorer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement. Dans son discours, le Ministre a salué les efforts du complexe Saidal pour adopter des technologies avancées contribuant à renforcer la sécurité sanitaire, à garantir la sécurité des patients et à pérenniser les produits pharmaceutiques algériens sur les marchés locaux et internationaux. Le Ministre a également appelé à généraliser cette initiative à d’autres producteurs de médicaments pharmaceutiques et a encouragé les start-ups à investir dans ce domaine. Il a insisté sur l’importance de partager les expériences avec l’établissement ayant réalisé ce projet, en vue de développer des solutions nouvelles et innovantes soutenant le système national de numérotation des produits pharmaceutiques. Le système de traçabilité séquentielle des médicaments représente un tournant majeur pour l’industrie pharmaceutique algérienne, permettant de suivre chaque produit depuis sa fabrication jusqu’à son arrivée chez le consommateur, renforçant ainsi la transparence et la crédibilité du secteur. En conclusion, le Ministre a exprimé son soutien continu au complexe Saidal, soulignant l’importance de mener cette expérience à bien et de généraliser le système à toutes les unités de production pharmaceutique.

Algérie. Renforcer le marché des médicaments avec cinq millions d’unités annuelles de médicaments anticancéreux

Algérie. Renforcer le marché des médicaments avec cinq millions d’unités annuelles de médicaments anticancéreux

Ce lundi 27 janvier 2025, le Ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, M. Ghrieb Sifi, accompagné du Ministre délégué auprès du Ministre de l’Industrie chargé de la Production pharmaceutique, M. Fouad Hadji, et du wali d’Alger, M. Mohamed Abdenour Rabahi, a inauguré une nouvelle unité de production dédiée à la fabrication de médicaments anticancéreux de l’entreprise “El Kendi” pour l’industrie pharmaceutique. Cette nouvelle unité, située dans la région de Rahmania, à Alger, produira des médicaments innovants conformes aux protocoles thérapeutiques mondiaux contre le cancer, avec une capacité de production atteignant cinq millions d’unités par an. Elle ambitionne également de lancer 25 nouveaux produits pour le traitement des cancers au cours des trois prochaines années. Lors de sa visite des différentes unités de production de l’usine, le ministre a souligné l’importance de définir les besoins du marché national et d’élaborer des plans précis pour garantir une disponibilité permanente des produits essentiels, tout en respectant strictement les délais de livraison. Il a également insisté sur la conformité des produits aux normes internationales pour assurer qualité et sécurité, en mettant l’accent sur l’équipement des unités de production avec les technologies les plus modernes et en appliquant des procédures rigoureuses de stérilisation. Le Ministre a proposé l’adoption d’une politique d’achat unifiée des fournitures pharmaceutiques à l’échelle nationale, dans le but d’optimiser les dépenses et d’assurer transparence et efficacité dans la chaîne d’approvisionnement. Par ailleurs, M. Sifi a appelé à l’organisation des acteurs du secteur de la production pharmaceutique en clusters professionnels pour renforcer la coopération et l’intégration entre les différentes entreprises et institutions actives dans ce domaine. Il a également annoncé la création de cellules d’écoute au niveau du ministère pour maintenir une communication continue avec les acteurs du secteur, dans le but de comprendre les défis et de fournir des solutions immédiates garantissant une continuité de travail flexible et efficace.

Vaincre le paludisme au moyen des attitudes humaines et du progrès scientifique

Vaincre le paludisme au moyen des attitudes humaines et du progrès scientifique

Des avancées significatives ont été réalisées dans la lutte contre le paludisme, mais ces progrès semblent s’enliser. Le Rapport mondial sur le paludisme 2024 de l’OMS fait état de 11 millions de cas de paludisme supplémentaires en 2023 par rapport à 2022. En 2023, 600 000 personnes supplémentaires sont mortes de la maladie, sans amélioration significative par rapport à 2022. Environ 95 % des décès dus au paludisme surviennent en Afrique, où de nombreuses personnes n’ont toujours pas accès aux services nécessaires pour prévenir, détecter et traiter la maladie. La moitié de ces décès surviennent dans quatre pays africains : le Nigeria (30,9 %), la République Démocratique du Congo (11,3 %), le Niger (5,9 %) et la Tanzanie (4,3 %). Le Nigeria (26 %), la République Démocratique du Congo (13 %), l’Ouganda (5 %), l’Éthiopie (4 %) et le Mozambique (4 %) sont les pays où le nombre de cas est le plus élevé. Onze pays africains représentent encore les deux tiers du fardeau mondial du paludisme et, malgré les efforts considérables dans le renforcement des engagements politiques en faveur de la lutte contre ce fléau, il est clair qu’il reste encore beaucoup à faire. Le changement climatique a contribué à la prolifération du paludisme sur le continent. À cela, s’ajoutent les événements météorologiques extrêmes qui rendent plus difficiles le maintien et l’extension des initiatives de prévention et de traitement. Selon le Malaria Atlas Project, en collaboration avec le Boston Consulting Group (BCG), le changement climatique pourrait entraîner 550 000 cas de décès supplémentaires dus au paludisme d’ici à 2050, dont plus de 90 % seraient dus à la perte de protection causée par des conditions météorologiques extrêmes. “Si la lutte anti-vectorielle est un moyen très efficace en terme de réduction de la transmission du paludisme, des études suggèrent également que le comportement humain et les facteurs sociaux peuvent contribuer à réduire les cas de paludisme dans des zones spécifiques », indique le Dr Martin Lukindu, chercheur postdoctoral à l’Institut de recherche ougandais sur les Virus (UVRI), partenaire de Target Malaria en Ouganda. Modifier le comportement des populations tout en les encourageant à faire des choix différents est l’un des moyens les plus efficaces dans la prévention de la maladie.” “Les habitants des régions touchées par le paludisme sont confrontés à tant de difficultés qu’ils oublient parfois d’utiliser des moustiquaires ou de suivre des traitements préventifs réguliers, tandis que beaucoup ont du mal à s’offrir les médicaments. Des remèdes traditionnels sont également utilisés pour traiter la maladie et en atténuer les symptômes », ajoute-t-il. « La science travaille à l’éradication du paludisme, et les 86,9 % de parents ougandais qui emmènent leurs enfants fiévreux consulter un médecin montrent que le changement est possible. Toutefois, la science ne peut pas agir seule : les habitants des zones touchées doivent éviter activement les piqûres de moustiques en appliquant les gestes barrières à la maison.” Le Dr Lukindu met l’accent sur les mesures à mettre en place par les pays et les individus pour se protéger et protéger leur famille contre le paludisme. 1. Utiliser des moustiquaires imprégnées Il est essentiel pour tous d’utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide, y compris dans les zones à faible transmission. Les moustiquaires imprégnées d’insecticide à double ingrédient actif (Dual AI) sont les plus efficaces, en particulier contre les espèces de moustiques qui ont développé une résistance à certains insecticides. Ces moustiquaires à double action représentent plus de 78 % des 195 millions de moustiquaires distribuées en Afrique subsaharienne en 2023, soit 59 % de plus qu’en 2022. 2. Vacciner les enfants  Jusqu’à présent, 17 pays africains ont inclus le vaccin antipaludique dans leurs plans de vaccination pour les enfants. Ces vaccins seront encore plus efficaces s’ils sont associés à d’autres outils de prévention du paludisme. 3. Médicaments saisonniers L’administration de doses mensuelles de médicaments antipaludiques pendant la saison à haut risque est efficace pour protéger du paludisme les enfants de moins de cinq ans, une catégorie susceptible de contracter un paludisme sévère. Le nombre d’enfants africains traités par cycle est passé de 170 000 en 2012 à 53 millions en 2023, cette mesure étant désormais mise en œuvre dans 19 pays. 4. Prise en charge précoce et prise en charge adéquate Consultez un médecin dès l’apparition de symptômes tels que la fièvre, les maux de tête, les nausées, tremblements et frissons. Les médicaments antipaludiques sont largement disponibles dans les zones à haut risque. Ils sont faciles à prendre et permettent un soulagement rapide des symptômes. 5. Protection des femmes enceintes Le paludisme peut être mortel pour les femmes enceintes et leurs fœtus. Dans les régions où la transmission du paludisme est modérée ou élevée, il est possible de prévenir le paludisme pendant la grossesse en administrant au moins trois doses de traitement préventif au cours du deuxième trimestre. 6. Investir et faire confiance à la recherche sur le paludisme    De nombreux groupes de recherche dans le monde travaillent à la mise au point de nouveaux outils de lutte contre le paludisme. Il est important de continuer à investir dans ces efforts. Il est essentiel de communiquer avec les cibles appropriées au sujet de ces nouveaux outils afin de s’assurer que toutes les personnes concernées seront disposées à écouter, à comprendre et à faire confiance. Des organisations à but non lucratif telles que Target Malaria se servent de la technologie de l’impulsion génétique, un type de modification génétique visant à diminuer la population de moustiques transmettant le paludisme et réduire la transmission de la maladie. Une récente étude de modélisation mathématique a examiné comment l’impulsion génétique pourrait être un moyen économique et efficace à long terme et de lutter contre le paludisme, en particulier dans les zones rurales qui portent la majeure partie du fardeau de la maladie. “Chacun peut avoir une hygiène de vie et des gestes simples dans sa vie de tous les jours afin de se protéger contre le paludisme”, ajoute le Dr Lukindu. “En apprenant à mieux connaître les signes avant-coureurs, on peut également s’assurer que le traitement est administré assez

Algérie. Présentation de la plateforme du système national de veille et d’alerte pour l’approvisionnement en produits pharmaceutiques

Algérie. Présentation de la plateforme du système national de veille et d’alerte pour l’approvisionnement en produits pharmaceutiques

La plateforme du Système national de veille et d’alerte pour l’approvisionnement en produits pharmaceutiques, qui vise à garantir la disponibilité des médicaments et à réguler le marché national, a été présentée samedi 25 janvier 2025 en présence du ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Monsieur Sifi GHRIEB, du Ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Monsieur Tayeb ZITOUNI, de la Ministre Haut-commissaire à la numérisation, Mme Meriem BENMOULOUD et du Ministre délégué auprès du Ministre de l’Industrie chargé de la Production pharmaceutique, Monsieur Fouad HADJI. Lors de la présentation, des explications ont été fournies sur ce système conçu et développé en collaboration avec le Ministère de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, le Ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national (Centre national du Registre de commerce), le Ministère des Finances (Direction générale des Douanes), le Ministère de la Santé (Pharmacie centrale des hôpitaux) et le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale (Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés), conformément aux instructions du président de la République, Monsieur Abdelmadjid TEBBOUNE. Conçue et développée par le Haut-Commissariat à la numérisation, dans le cadre de la coopération et de la concertation intersectorielles pour une transformation numérique globale, la plateforme du Système national de veille et d’alerte pour l’approvisionnement en produits pharmaceutiques vise à surveiller et à suivre le processus d’approvisionnement en produits pharmaceutiques (production, importation, commercialisation et gestion du stock national). A cette occasion, les ingénieurs qui ont conçu et développé cette plateforme ont été distingués. Lors de cette présentation, toutes les explications et clarifications concernant cette plateforme ont été fournies. Elle a été conçue et développée par le Haut-Commissariat au Numérique en collaboration avec le ministère de l’Industrie et de la Production Pharmaceutique, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national (Centre National du Registre du Commerce), le ministère des Finances (Direction Générale des Douanes), le ministère de la Santé (Pharmacie Centrale des Hôpitaux) et le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale (Caisse Nationale des Assurances Sociales des Travailleurs Salariés), conformément aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Cette plateforme numérique, présentée en présence des cadres des secteurs concernés, vise à surveiller et à suivre le processus d’approvisionnement en produits pharmaceutiques, depuis la production, l’importation et la commercialisation jusqu’à la gestion des stocks nationaux, afin de garantir la disponibilité des médicaments et de réguler le marché national. Enfin, les ministres ont honoré les ingénieurs qui ont conçu et développé le système national de vigilance et d’alerte pour l’approvisionnement en produits pharmaceutiques.