CHU de Bouaké : un laboratoire de diagnostic moléculaire tout neuf ouvert

CHU de Bouaké : un laboratoire de diagnostic moléculaire tout neuf ouvert

Un nouveau laboratoire de diagnostic moléculaire et de séquençage génomique logé au sein du CHU de Bouaké a été ouvert ce lundi 19 juin 2023, par le Ministre en charge de la santé, Pierre N’gou Dimba. Il a été offert par le gouvernement fédéral de l’Allemagne, en collaboration avec l’Institut Robert Koch (RKI) et l’Institut Helmholtz pour One Health (HIOH). Construit sur un bâtiment de R+1 et équipé avec un niveau de sécurité B3, cet édifice est estimé à un montant total de 327 millions de FCFA. Ce laboratoire qui vient compléter les laboratoires de référence existants permet de renforcer les capacités de diagnostic du CHU de Bouaké. Pour le Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle Mr Pierre Dimba, ce type de partenariat permet au personnel médical et scientifique du CHU de Bouaké d’accéder aux technologies nouvelles et actuelles de laboratoire, utiles pour répondre aux questions liées aux soins de santé. Il servira également à des futures collaborations et à l’activité d’enseignement destinées au personnel technique, scientifique, travaillant dans le secteur de la santé et en Côte d’Ivoire et dans la sous-région ouest-africaine. Ce don s’inscrit dans le cadre de l’étroite collaboration qui existe entre le CHU de Bouaké et l’Institut Robert Koch (IRK) de Berlin en Allemagne depuis 2012 dont le but est de renforcer les capacités de diagnostic et de traitement des maladies infectieuses, afin d’améliorer la qualité et l’efficacité de la prise en charge des patients. Cette collaboration a servi de base pour la signature d’une convention entre le CHU de Bouaké et l’Institut Robert Koch de Berlin et a abouti à plusieurs projets de recherche financés par la Fondation Allemande pour la Recherche Scientifique (DFG), avec les Ministères de la Santé, et de l’Education et de la Recherche de la République Fédérale d’Allemagne.  

Kigali va abriter le siège de l’Agence africaine du médicament créée par l’UA

Le Rwanda a signé ce samedi après-midi 10 juin un accord avec l’Union africaine pour accueillir à Kigali le siège de l’Agence africaine du médicament, destinée à réguler et harmoniser ce marché sur le continent, à encourager les productions en Afrique et à contrer le trafic de faux médicaments. Une agence créée récemment par l’UA encore en phase initiale de mise en marche. Plus de quatre ans après l’adoption en 2019 du traité de création de l’Agence africaine du médicament, c’est un premier pas vers la mise en opération de ce nouvel organe de l’Union africaine, selon le ministre rwandais de la Santé, Sabin Nsanzimana. « Avoir cette agence au Rwanda, ça nous donne aussi le devoir de s’assurer que ça fonctionne et très rapidement. La prochaine étape, c’est de s’assurer que le personnel de cette agence est mis en place, parce que le bâtiment est là, pour que l’agence puisse avoir un bureau officiel de l’Agence africaine du médicament. » Le recrutement du personnel sera discuté dans une dizaine de jours, toujours à Kigali… Lire la suite sur RFI

L’OMS exhorte les gouvernements à cesser de subventionner la culture mortifère du tabac

L’OMS exhorte les gouvernements à cesser de subventionner la culture mortifère du tabac

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exhorté, vendredi, les gouvernements à cesser de subventionner la culture du tabac et à soutenir des cultures plus durables qui pourraient nourrir des millions de personnes. Plus de 300 millions de personnes dans le monde sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. Pendant ce temps, plus de 3 millions d’hectares de terres dans plus de 120 pays sont utilisés pour cultiver un tabac mortel, même dans des pays où les gens meurent de faim. « Le tabac est responsable de 8 millions de décès par an, et pourtant les gouvernements du monde entier dépensent des millions pour soutenir les plantations de tabac », a déclaré dans un communiqué, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « En choisissant de cultiver des aliments plutôt que du tabac, nous donnons la priorité à la santé, nous préservons les écosystèmes et nous renforçons la sécurité alimentaire pour tous », a souligné le Dr Tedros. En effet l’OMS signale que le tabac fait plus de 8 millions de morts chaque année, soit la moitié de celles et ceux qui en consomment et le tabagisme est à l’origine d’un cancer sur trois. Hausse de 20% des terres consacrées à la culture du tabac en Afrique Les dernières données montrent que les fabricants de tabac s’étendent à l’Afrique. Alors que globalement les terres consacrées à la culture du tabac ont diminué de 15%, les terres consacrées à la culture du tabac ont augmenté de près de 20% en Afrique depuis 2005, la culture du tabac représentant 5% de la déforestation totale. « Les collègues disent souvent que la culture du tabac serait si importante pour la croissance économique. C’est un mythe qu’il est urgent de dissiper, car elle ne contribue qu’à moins de 1% du PIB mondial », a déclaré lors d’un point de presse, le Dr Ruediger Krech, Directeur de la promotion de la santé à l’OMS, ajoutant que cette croissance n’est supérieure à 1% dans des pays comme le Mozambique, le Zimbabwe ou la Tanzanie. « Et seul le Malawi dépasse les 5%, ce qui signifie que les bénéfices vont aux multinationales du tabac ». Un nouveau rapport de l’OMS met d’ailleurs en lumière les méfaits de la culture du tabac et les avantages d’un passage à des cultures vivrières plus durables pour les agriculteurs, les communautés, les économies, l’environnement et le monde en général. Le document dénonce également l’industrie du tabac qui piège les agriculteurs dans un cercle vicieux d’endettement et de dépendance. L’expérimentation de l’initiative « Fermes sans tabac » « La culture du tabac nécessite des investissements importants en fournitures et en services tels que les semences, les engrais et les pesticides. Par ce processus, les agriculteurs finissent par dépendre et s’endetter auprès des sociétés transnationales de tabac ou des négociants intermédiaires », a détaillé le Dr Krech. Par ailleurs, la culture du tabac provoque des maladies chez les agriculteurs eux-mêmes et on estime à plus d’un million le nombre d’enfants qui travaillent dans les plantations de tabac et qui n’ont pas la possibilité d’accéder à l’éducation. « Les cultivateurs de tabac sont exposés aux pesticides chimiques, à la fumée de tabac et à une quantité de nicotine équivalente à celle contenue dans 50 cigarettes, ce qui entraîne des maladies telles que les affections pulmonaires chroniques et l’empoisonnement à la nicotine », a fait observer le Directeur de la promotion de la santé à l’OMS. C’est dans ce contexte que les agences onusiennes se sont données la main pour combattre le fléau. L’agence sanitaire mondiale de l’ONU, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont ainsi soutenu l’initiative « Fermes sans tabac ». L’exemple de l’agricultrice kenyane Sprina Robi Chacha Ce soutien permet aux agriculteurs de rompre les contrats avec l’industrie du tabac et de se tourner vers des cultures vivrières alternatives qui contribueront à nourrir leurs communautés au lieu de nuire à leur santé. Il aidera plus de 5.000 agriculteurs au Kenya et en Zambie à cultiver des produits alimentaires durables au lieu du tabac. L’initiative a été lancée pour la première fois dans le comté de Migori, au Kenya, où 15% des agriculteurs se sont immédiatement retirés. « Nous avons été très surpris de voir que les agriculteurs s’intéressaient autant à cette initiative. Mais ils ont vu qu’il s’agissait d’une alternative viable et que tout ce qui pouvait les aider était formidable », a indiqué le Dr Krech. Selon l’OMS, ces agriculteurs ont déjà commencé à cultiver des haricots à haute teneur en fer. Une nouvelle orientation qui permet aux enfants d’aller à l’école au lieu de cultiver du tabac. « Il faut savoir que 1,3 million d’enfants travaillent dans les champs de tabac », a précisé le Dr Krech, relevant qu’en en choisissant de cultiver des aliments plutôt que du tabac, la priorité est donnée à la santé et la sécurité alimentaire, mais aussi à la préservation des écosystèmes. A noter que chaque année, la Journée mondiale sans tabac rend hommage à ceux qui font la différence dans la lutte antitabac. Cette année, l’une des lauréates, Sprina Robi Chacha, une agricultrice du Kenya, est récompensée non seulement pour être passée de la culture du tabac à celle des haricots à haute teneur en protéines, mais aussi pour avoir formé des centaines d’autres agriculteurs sur la manière de procéder afin de créer une communauté plus saine.

La FIIM et Speak Up Africa lancent la 2e édition de leur programme phare qui vise à soutenir les jeunes innovateurs africains en matière de santé sur le continent

La Fédération internationale de l’industrie du médicament (FIIM) et Speak Up Africa lancent la deuxième édition de leur programme phare, le Prix des jeunes innovateurs africains pour la santé en Afrique, en marge de la 76e session de l’Assemblée mondiale de la santé.   Cette année, le Prix a pour focus les innovations sanitaires qui visent à accélérer la Couverture sanitaire universelle (CSU) en Afrique. La CSU signifie que tous les individus et toutes les communautés ont accès à l’ensemble des services de santé de qualité sans risque de difficultés financières, garantissant ainsi « la santé pour tous. Partout. » La plupart des pays africains ont fait de la CSU un objectif de leurs stratégies nationales de santé. Cependant, les progrès stagnent. Les pays qui parviendraient à atteindre leurs objectifs en matière de Couverture sanitaire universelle d’ici à 2030 élimineraient la part évitable de la mortalité maternelle et infantile, renforceraient la résilience de leurs systèmes de santé face aux urgences de santé publique, réduiraient les difficultés financières liées à la prise en charge des malades et consolideraient les bases d’une croissance économique à long terme.  Dr Karim Bendhaou, président du Comité d’engagement pour l’Afrique de la FIIM, s’exprimant sur le thème de la deuxième édition du Prix, estime que : « Bien que les pays africains aient démontré leur engagement ferme à atteindre la Couverture sanitaire universelle d’ici à 2030, les progrès vers la réalisation de cet objectif ont marqué le pas. La pandémie de Covid-19 ayant réduit à néant de nombreux progrès durement acquis. Le Prix des jeunes innovateurs africains pour la santé en Afrique offre une occasion exceptionnelle de tirer parti de l’ingéniosité de la jeunesse africaine pour trouver des solutions adaptées au niveau local qui aideront nos communautés à avoir un meilleur accès à des produits et services de santé abordables et de qualité. »   Le Prix offre aux quatre lauréats un soutien financier d’un montant total de 90 000 dollars pour développer davantage leurs innovations, ainsi qu’un programme de mentorat de trois mois avec des leaders issus du monde de l’entreprise et des conseils stratégiques sur les droits de propriété intellectuelle fournis par l’un des meilleurs cabinets d’avocats d’Afrique.   « Ce programme offre aux jeunes innovateurs africains dans le domaine de la santé la possibilité d’apprendre auprès d’experts mondiaux du monde de l’entreprise, des médias et du droit afin de développer leurs innovations, de rejoindre une communauté croissante d’entrepreneurs dans le domaine de la santé et de renforcer l’écosystème de la santé sur le continent afin que les plus grands défis sanitaires de l’Afrique puissent être relevés« , a déclaré Yacine Djibo, directrice et fondatrice de Speak Up Africa, dans le cadre d’une réflexion sur l’importance du Prix. Conrad Tankou, PDG de GICMed et lauréat de la première édition du Prix, déclare : « Le programme du Prix m’a permis d’identifier les forces et les faiblesses de mon entreprise et m’a aidé à améliorer mon modèle d’entreprise afin d’attirer des investisseurs, de développer mon réseau et d’étendre avec succès mes activités à de nouveaux domaines. »  Cette année, les candidats doivent être âgés entre 21 et 35 ans inclus et être en mesure de démontrer qu’ils ont développé un produit ou un service de santé minimum viable ou développent actuellement un tel produit ou service, présentant un potentiel de croissance et pouvant contribuer à la réalisation de la Couverture sanitaire universelle.  Contrairement à la première édition du Prix, quatre lauréats, un homme et une femme recevront le premier prix, de même pour le second prix, ce qui garantira une plus grande égalité entre les sexes et constituera le fondement d’une Couverture sanitaire universelle où personne n’est laissée pour compte. Des informations détaillées sur le Prix, y compris les critères d’éligibilité pour le thème de cette année, sont disponibles à l’adresse suivante : www.africayounginnovatorsforhealth.org.  Les candidatures sont ouvertes du 22 mai 2023 au 25 juillet 2023.

République du Congo: Biogaran étend ses activités à la région de Dolisie

République du Congo: Biogaran étend ses activités à la région de Dolisie

Le laboratoire pharmaceutique Biogaran, leader des médicaments génériques en France, a organisé un évènement dédié à l’annonce du développement de ses activités dans la région de Dolisie. A travers ce nouveau lancement, Biogaran souhaite démocratiser l’usage des médicaments génériques de qualité et étendre sa couverture territoriale en République du Congo afin de donner accès au plus grand nombre de patients à des soins efficaces, trois ans après son lancement à Brazzaville et à Pointe-Noire.  L’évènement qui s’est tenu le mercredi 26 avril de 14h à 17h à l’hôtel Le Tarmac de Dolisie en présence de M. Martin Inana, Directeur Départemental de la Santé, a réuni de nombreux professionnels de santé autour d’une conférence dédiée aux médicaments génériques. Cette formation, animée par le pharmacien Régis Bambagha, visait à informer les professionnels de santé sur l’importance de l’usage des médicaments génériques de qualité dans un pays où leur utilisation demeure marginale. Si leur utilisation ne dépasserait pas les 30% au Congo-Brazzaville1, les médicaments génériques constituent pourtant une alternative de choix aux médicaments originaux pour permettre aux patients d’avoir accès à des soins efficaces. En effet, les médicaments génériques de qualité, produits selon les plus stricts standards de fabrication, répondent à des normes spécifiques qui permettent d’attester qu’ils sont aussi efficaces, qu’ils contiennent la même quantité de principe actif et qu’ils se comportent de la même façon dans le corps que le médicament original. C’est ce qu’on appelle la bioéquivalence. Si les médicaments génériques qui répondent aux normes internationales sont aussi efficaces que le médicament original, ils sont aussi beaucoup moins chers et permettent aux patients d’avoir accès à des soins à moindre coût. L’OMS estime à ce sujet que l’usage des médicaments génériques réduit significativement le coût des médicaments à la fois pour les gouvernements et pour les patients. Les médicaments génériques, en étant moins chers que le médicament original, permettent aussi de créer de la concurrence et de tirer les prix du marché vers le bas, pour le bénéfice des populations². Un exemple significatif et positif de l’impact des médicaments génériques concerne l’évolution des prix des médicaments antirétroviraux qui permettent de traiter le VIH. Selon l’OMS, le coût de la thérapie par patient et par an a chuté de 10 000 dollars à moins de 100 dollars suite à l’introduction sur le marché de médicaments génériques, ce qui a permis d’accroître considérablement l’accès au traitement : en 2003, seulement 500 000 personnes bénéficiaient de ces soins, contre 15,8 millions en 2015². Une avancée considérable permettant aux patients d’avoir accès au traitement. L’intérêt des médicaments génériques a également été rappelé le 12 mars 2021 dernier à Brazzaville lors d’un évènement qui a réuni des pharmaciens autour d’une conférence portant sur « l’usage rationnel du médicament » et au cours de laquelle il a été recommandé à la population congolaise et aux professionnels de santé d’avoir recours à ces traitements. En effet, le Dr. Boniface Okouya a rappelé que l’usage rationnel des médicaments suppose que les patients reçoivent des médicaments adaptés à leur état clinique, dans des doses qui conviennent à leurs besoins individuels, pendant une période adéquate et au coût le plus bas pour eux-mêmes et leur collectivité1. Des requis auxquels répondent les médicaments génériques. Régis Bambagha, Pharmacien en République du Congo, a déclaré : « Je suis convaincu que la démocratisation des médicaments génériques dans le pays est nécessaire. Les génériques de qualité permettent aux patients d’avoir accès à des traitements plus abordables tout en encourageant la baisse du prix du médicament original grâce à la concurrence. Il est important de rappeler que les médicaments génériques sont soumis aux mêmes normes de qualité et de sécurité que les autres médicaments, ce qui les rend tout aussi efficaces et sûrs pour les patients. Le laboratoire Biogaran est l’un de ces acteurs qui contribuent à créer un contexte sanitaire favorable à l’usage des génériques comme le montre cette conférence qui témoigne de leur implication dans l’information des patients et des professionnels de santé sur ce sujet majeur. »  En ayant pour ambition de démocratiser l’usage des médicaments génériques de qualité, Biogaran poursuit donc son engagement en faveur d’un accès universel aux soins en République du Congo. Notons que le leader des médicaments génériques en France commercialise en République du Congo une large gamme de près de 100 médicaments produits à 51% en France et à 91% en Europe, permettant de traiter certaines des pathologies les plus communes dans le pays, à moindre coût.

Investing in Innovation Africa lance son deuxième appel à candidatures pour soutenir les start-ups africaines des chaînes d’approvisionnement en soins de santé

Investing in Innovation Africa lance son deuxième appel à candidatures pour soutenir les start-ups africaines des chaînes d’approvisionnement en soins de santé

Investing in Innovation Africa (i3), une initiative panafricaine destinée aux jeunes entreprises qui œuvrent au développement des chaînes d’approvisionnement en soins de santé, lance un appel aux innovateurs pour la seconde cohorte du programme. Financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, et parrainé par AmerisourceBergen, Merck Sharpe & Dohme (MSD) Microsoft et Chemonics, i3 soutient la commercialisation de 60 entreprises prometteuses en phase de démarrage et de croissance.  Le programme met en relation ces jeunes start-ups africaines avec des donateurs, des partenaires industriels et gouvernementaux, afin de stimuler leur impact et leur croissance. Les innovateurs sélectionnés par le programme sont introduits à de potentiels clients, perçoivent une subvention de 50,000$ et bénéficient d’un accompagnement ciblé pour accéder à des opportunités de marché.  Le programme i3 accorde une importance particulière aux jeunes entreprises dirigées par des femmes ainsi qu’aux start-ups opérant dans les régions francophones du continent.  La première cohorte, sélectionnée en septembre 2022, comprenait 31 innovateurs qui ont permis d’améliorer l’accès aux produits de santé dans plus de 24.000 hôpitaux, cliniques et pharmacies de 26 pays africains. A ce jour, le programme i3 a facilité plus de 200 rencontres entre les start-ups de la cohorte, les sponsors et des partenaires tels que l’USAID, le Fonds mondial Benshi.aI, i+Solutions, Chemonics, John Snow Inc, FHI360, la Fondation Madiro, ainsi que des représentants du gouvernement du ministère fédéral de la santé du Nigeria, des représentants des États d’Ekiti et de Lagos, entre autres. Ces rencontres ont notamment permis à 17 innovateurs de conclure des partenariats et le lancement de projets pilotes.  Les candidatures pour la deuxième cohorte sont ouvertes jusqu’au 26 juin. Les start-ups sélectionnées seront annoncées le 14 septembre.  i3 continue d’être inspiré par les progrès et le potentiel des innovateurs africains dans les chaînes d’approvisionnement des soins de santé. Le programme est coordonné par Salient Advisory, Southbridge A&I et Solina Center for Research and Development (SCIDaR). Les principaux incubateurs régionaux – CcHUB (Co creation Hub), Startupbootcamp Afritech, Villgro Africa, et IMPACT Lab, dirigent la sélection des cohortes et le soutien à la préparation à l’investissement.  Yusuf Rasool, Directeur, Sustainable Access Solutions and Global Market Access, chez MSD, a commenté : “ »L’élargissement de l’accès aux médicaments nécessite une nouvelle façon de penser, qui s’appuie sur l’incroyable talent que nous avons sur tout le continent. Nous pouvons trouver des solutions africaines aux défis africains en réunissant les gouvernements, l’industrie et les donateurs pour créer l’échafaudage nécessaire à la réussite des entrepreneurs. MSD est fière de s’associer à i3 pour trouver, rencontrer et s’associer à la prochaine génération d’entreprises africaines de soins de santé qui trouvent des moyens innovants de résoudre aujourd’hui les défis de demain en matière de soins de santé. » Kieran Daly, Directeur, Global Health Agencies and Funds à la Fondation Bill and Melinda Gates a également commenté : « i3 a l’intention de lancer une nouvelle façon de faire des affaires avec les soutiens de l’industrie et des gouvernements pour soutenir l’innovation locale, en commençant par les chaînes d’approvisionnement des soins de santé. Avec nos partenaires, nous construisons un réseau à travers le continent africain pour aider à structurer le soutien à la commercialisation des start-ups, afin d’accélérer leur croissance et leur impact sur la santé publique. Nous pensons que les innovateurs locaux, data-driven et aux plus près des problématiques d’accès aux produits de santé, sont essentiels pour construire les chaînes d’approvisionnement résilientes, agiles et réactives dont nous avons besoin. » Pour plus d’informations et pour poser votre candidature, veuillez consulter le site web du programme à l’adresse suivante : innovationsinafrica.com. 

Congo Brazzaville/Santé. Dans l’enfer des « faux » laboratoires d’analyses médicales au Congo

Congo Brazzaville/Santé. Dans l’enfer des « faux » laboratoires d’analyses médicales au Congo

PARLONS-EN. Au regard de la loi, notamment le décret 80/130 du 06 juin 1988 fixant les conditions d’exercice libéral de la médecine et des professions para- médicales et pharmaceutiques au Congo, de nombreux laboratoires d’analyses médicales sont administrativement, juridiquement et déontologiquement frappés du sceau de L’illégalité. Cette mauvaise pratique de la biologie médicale humaine, qui se passe sous le nez et la barbe du ministère de la santé, expose, malheureusement, certains patients à des résultats médicaux jugés faux. Tant pis pour les dégâts! « …Ces laboratoires d’analyses médicales sont… gérés par des représentants incompétents, sans formation adéquate et encouragés par le manque de sanctions », lit-on dans un mini rapport, auquel nous avons eu accès, rédigé par un spécialiste congolais en biologie médicale humaine. Faut-il noter que le postulant à la pratique de la clientèle privée en matière d’analyses médicales doit remplir les conditions ci -après: – être de nationalité congolaise; -être titulaire d’un diplôme d’Etat congolais ou d’un diplôme étranger de valeur scientifique reconnue équivalente; -être titulaire, pour les médecins ou pharmaciens biologiques, de de 2 Certificats d’études spécialisées (CES) au moins ou de titres reconnus; – justifier d’une ancienneté d’au moins trois ans dans la profession dans la fonction publique ou dans le secteur privé; -être inscrit au conseil de l’ Ordre de la profession concernée; être détenteur d’une autorisation du ministère de la santé…; -remplir les formalités requises pour l’accès à la profession de commerçant; -les fonctionnaires civils ou militaires doivent être en outre, soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite ou démissionnaires. En ce qui concerne les étrangers, seuls ceux qui exerçaient régulièrement à la date de signature du décret du 06 juin 1988, avaient été autorisés à poursuivre leurs activités… N’empêche. « Une grande pagaille s’est installée dans le sous secteur de la biologie médicale humaine au Congo », confie, sous ouvert d’anonymat, un professeur de médecine. Faux réactifs, équipements douteux, mains non expertes, non respect de la distanciation géographique d’un laboratoire à l’autre…, tout y passe. Apparemment, même une vendeuse de cacahuètes peut importer du matériel bio médical de la Chine et ouvrir son laboratoire d’analyses médicales, avec l’appui de faux laborentins, et compter sur ses relations avec certaines entreprises et médecins de grands hôpitaux publics qui lui envoient des patients moyennant commissions. Il arrive aussi qu’un patient souffrant d’une pathologie bénigne soit contraint par son médecin soignant d’effectuer une longue liste d’examens médicaux, juste pour faire tourner le business du laboratoire afin d’y augmenter ses propres commissions. Le pire pourrait se produire pour un patient dont les résultats des examens médicaux sont faussés par un faux biologiste médical ou faux réactifs aux origines douteuses. Mameh! Comment une profession libérale normée par l’Etat devient-elle une affaire des mains peu expertes? « En attendant un projet de loi sur la biologie médicale, il faut faire appliquer la loi de 1988 », reconnaît, sans sourciller, un cadre du ministère de la santé. Juste des paroles. Puisque le ministère ne prend pas encore la mesure de la gravité de la situation. À la lecture de la liste des laboratoires informels, dont nous avons obtenu copie, la situation est gravissime pour que le ministère de la santé agisse tout de suite. Laboratoires, propriété certaines confessions religieuses, laboratoires situés à l’entrée des hôpitaux de référence, laboratoires ayant apparement pignon sur rue à Brazzaville et Pointe-Noire, même un laboratoire ayant récemment acquis l’exclusivité de l’établissement des certificats médicaux au Congo…, sont informels. Aïe! Pourquoi le ministère de la santé ne met-il pas à la disposition du grand public la liste des laboratoires d’analyses médicales  » black listés » afin que chaque patient puisse se faire examiner par un laboratoire régulier et surtout qualifié? Le ver est-il dans le fruit ou le fruit est-il dans le ver?

Santé/médias. Yacine Djibo : « l’amélioration de la santé publique est au cœur de nos actions »

Santé/médias. Yacine Djibo : « l’amélioration de la santé publique est au cœur de nos actions »

SOCIETE. Mme Yacine Djibo, directrice exécutive de l’ONG Speak Up Africa, a animé une conférence de presse en ligne, le 12 avril dernier, autour du thème « Contribution de la société civile dans la lutte contre les maladies tropicales négligées : l’exemple de Speak Up Africa, organisée par le Réseau des Médias Africains pour la promotion de la santé et de l’Environnement (REMAPSEN). Au cours de ces échanges, les journalistes membres du REMAPSEN ont posé des questions liées aux maladies tropicales négligées. Ils ont voulu bien comprendre sur ces MTN et les missions de Speak Up Africa. D’entrée de jeu, Mme Yacine Djibo, directrice exécutive a planté le décor par la présentation de sa structure dont elle est la fondatrice depuis 2011, qui a pour objectifs, de favoriser le changement de politiques dans le domaine de la santé et le développement durable. Aussi renforcer la sensibilisation autour desdites questions en Afrique. « La stratégie recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre ces maladies consiste en diverses interventions visant à réduire la transmission, à traiter les infections et à corriger les stratégies de mise en œuvre », a déclaré Yacine Djibo. Elle a aussi ajouté que : « C’est ce que fait notre organisation en soutenant l’engagement politique pour un meilleur financement. des gouvernements, du secteur privé, de la société civile et même de l’Union Africaine, pour un meilleur impact, en travaillant avec toutes ces parties prenantes pour une gestion réelle et intégrée. Cela se fait dans le respect et en suivant les orientations des plans stratégiques nationaux ». Quant à Papa Momar Touré, Chargé de programme au sein Speak Up Africa, il a réaffirmé que les pays africains sont endémiques aux MTN. Cette lutte concerne toutes les couches de la société. Les principales causes sont la pauvreté et les zones enclavées : « il faut donc des approches intersectorielles pour l’approvisionnement en médicaments au plus près des patients. Il faut vulgariser la feuille de route de l’OMS accompagnant la volonté nationale ». Les maladies tropicales négligées sont des maladies infectieuses typiques des climats chauds et humides, c’est-à-dire des tropiques, et touchent particulièrement les pays en développement. Il a rappelé qu’il existe 20 Maladies Tropicales Négligées tout en citant quelques-unes, entre autres éléphantiasis, filariose lymphatique, rage, trachome, maladie du sommeil, pian, ulcère de Buruli, lèpre, dengue, bilharziose, etc. Rôle des médiasEn rapport avec la problématique des maladies tropicales négligées, Mme Yacine Djibo a déclaré que l’amélioration de la santé publique est au cœur de nos actions. Pour elle, ils sont convaincus que la sensibilisation du citoyen est primordiale, en plus le rôle des médias est particulièrement nécessaire, à travers les reportages réguliers et de grandes qualités sur des questions de santé et de développement durable, la tendance peut être renversée. Selon la directrice exécutive de Speak-Up Africa, a expliqué que l’engagement de toutes les parties prenantes, en général et les médias, en particulier, dans la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN) est indispensable afin d’amener à réduire ces maladies qui touchent près d’un milliard de personnes dans le monde, surtout en Afrique. L’ONG Speak Up Africa est basée à Dakar, au Sénégal, regroupe des experts expérimentés en communication et en plaidoyer œuvrant de pair avec les acteurs et décideurs politiques à l’échelle mondiale. Speak Up Africa développe des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer pour la santé publique et l’assainissement. Du changement de politique à la création de mouvements sociaux et à l’engagement communautaire, il travaille pour inspirer des actions concrètes en faveur du développement durable. Wilfrid Lawilla