Le rapport Goalkeepers de la Fondation Gates indique que sept innovations pourraient sauver 2 millions de mères et de bébés d’ici 2030
La Fondation Bill & Melinda Gates a publié aujourd’hui son septième rapport annuel Goalkeepers, décrivant les domaines dans lesquels le monde a collectivement échoué à mi-parcours dans ses efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies et dans lesquels l’innovation et l’investissement peuvent stimuler des progrès, en particulier dans la lutte contre l’épidémie mondiale de mortalité maternelle et infantile. Écrit conjointement par Melinda French Gates et Bill Gates, les coprésidents de la fondation, le rapport met en évidence de nouvelles données qui montrent le potentiel d’étendre l’accès mondial à sept innovations et pratiques qui s’attaquent aux principales causes de mortalité maternelle et infantile. « En rendant les nouvelles innovations accessibles à ceux qui en ont le plus besoin, 2 millions de vies supplémentaires pourraient être sauvées d’ici 2030 et 6,4 millions de vies d’ici 2040. Cela représente 2 millions de familles auxquelles un chagrin inimaginable est ainsi évité – et 2 millions de personnes supplémentaires qui peuvent façonner et enrichir notre monde », écrivent-ils. Depuis 2016, les progrès en matière de réduction de la mortalité maternelle mondiale sont au point mort et dans certains pays, dont les États-Unis, les taux de mortalité ont augmenté de manière soutenue. À travers le monde, près de 800 femmes meurent chaque jour en couches. Même si les décès d’enfants de moins de 5 ans ont continué de diminuer depuis le milieu des années 2010, le premier mois de la vie d’un nouveau-né reste le plus à risque, et représente aujourd’hui près de la moitié de tous les décès d’enfants âgés de moins de 5 ans. Il est estimé que 74 % des décès d’enfants surviennent au cours de la première année de vie d’un bébé. Dans leurs articles respectifs, Melinda French Gates et Bill Gates reconnaissent les efforts mondiaux déployés entre 2000 et 2015 qui ont considérablement amélioré la santé des mères et des bébés, mais soulignent que les progrès sont au point mort depuis la pandémie de COVID-19. Ils expliquent comment la découverte d’informations révolutionnaires sur la santé maternelle et infantile au cours des 10 dernières années a conduit à des innovations et des pratiques peu coûteuses et faciles à mettre en œuvre qui préviennent et traitent les complications mortelles de l’accouchement telles que les hémorragies post-partum, les infections et l’anémie maternelle. Ils appellent à une action immédiate pour aider à remettre le monde sur la bonne voie pour atteindre l’objectif mondial de réduire le taux de mortalité maternelle à moins de 70 sur 100 000 naissances et de mortalité néonatale à 12 décès pour 1 000 naissances vivantes d’ici 2030. « Comme c’est souvent le cas dans le domaine de la santé mondiale, les innovations ne parviennent pas aux personnes qui en ont le plus besoin ; à savoir les femmes des pays à faible revenu, ainsi que les femmes noires et autochtones des pays à revenu élevé comme les États-Unis, qui meurent à un taux trois fois supérieur que les femmes blanches. Cela doit changer », écrit Melinda French Gates. « Nous avons constaté à maintes reprises que lorsque les pays accordent la priorité à la santé des femmes et investissent dans celle-ci, ils activent un puissant moteur de progrès qui permet de réduire la pauvreté, de faire progresser l’égalité entre les sexes et de bâtir des économies résilientes. » « Au cours de la dernière décennie, le domaine de la santé infantile a progressé plus rapidement et delà de ce que je pensais pouvoir constater de mon vivant », a déclaré Bill Gates. « Si nos prestations parviennent à suivre le rythme de nos apprentissages, si les chercheurs peuvent continuer à développer de nouvelles innovations et si des travailleurs de la santé qualifiés peuvent les fournir à chaque mère et enfant qui en a besoin, alors plus de bébés survivront à ces cruciaux premiers jours. » Bon nombre des innovations et pratiques qui sauvent des vies citées dans le rapport peuvent être mises en œuvre par des sages-femmes et des accoucheuses dans les communautés. Notamment : 1. Un ensemble d’interventions qui peuvent réduire de 60 % les hémorragies post partum, à savoir la 1ère cause de décès maternel, pour moins de 1$ par kit. 2. Des Bifidobactéries (B. Infantis), un nouveau supplément probiotique qui, lorsqu’il est administré à un nourrisson en complément du lait maternel, combat la malnutrition, l’une des principales causes de décès de nouveau-nés. 3. Des Suppléments de micronutriments multiples (SMM) qui augmentent le taux de survie des nourrissons en aidant à reconstituer les réserves de nutriments chez les femmes enceintes et en garantissant que ces nutriments essentiels soient transférés au bébé. 4. Une nouvelle perfusion unique de fer IV pour les femmes qui aide à reconstituer les réserves de fer pendant la grossesse, protégeant ainsi contre et traitant l’anémie, une condition qui s’avère être à la fois une cause et un effet de l’hémorragie post-partum et qui affecte près de 37 % des femmes enceintes. 5. Des corticostéroïdes prénataux (CSP), qui sont administrés aux femmes qui accoucheront prématurément pour accélérer la croissance pulmonaire du fœtus, offrant ainsi plusieurs semaines de maturation en quelques jours seulement. 6. De l’azithromycine, qui réduit les infections maternelles pendant la grossesse et prévient l’évolution des infections en septicémie – cause de 23 % des décès maternels aux États Unis – et réduit la mortalité lorsqu’administrée aux nourrissons dans des contextes à forte mortalité. 7. Une échographie portable basée sur l’IA qui permet aux infirmières et aux sages-femmes de surveiller les grossesses à haut risque dans les milieux à faibles ressources pour assurer un diagnostic et un traitement rapide des risques. À mi-chemin de l’échéance des ODD, le rapport Goalkeepers montre que sur 18 indicateurs, allant de la pauvreté à l’égalité des sexes, de l’éducation à la sécurité alimentaire, de la santé au climat, le monde fait fausse route. Il souligne le besoin urgent d’agir, ainsi que d’un engagement mondial renouvelé pour assurer un avenir plus équitable et plus sûr pour tous d’ici 2030. Pour les mères et les bébés, l’accès aux soins de santé de qualité dont ils ont besoin pour vivre longtemps et en bonne santé nécessitera des changements dans les politiques, une volonté politique et davantage d’investissements dans la santé des femmes et dans les travailleurs de la santé, notamment les sages-femmes. « Le monde a énormément et très rapidement progressé dans sa compréhension de comment sauver les vies les plus fragiles »,
Implantation réussie d’une pompe cardiaque par une équipe 100% marocaine
SANTE. Une équipe 100% marocaine a réalisé récemment à Casablanca la première implantation réussie du dispositif Heart-Mate 3 LVAD au Maroc (Left ventricular assist device).Un staff médical dirigé par Dr Mohamed Amrani, chirurgien cardiologue ayant une expérience de 25 ans en Grande-Bretagne, a réussi à l’Hôpital privé international de Casablanca (HPIC) cet exploit consistant à mettre en place une pompe cardiaque dans le ventricule gauche d’un patient âgé de 68 ans qui était atteint d’insuffisance cardiaque avancée. « Cette opération vise à permettre à ce patient dont le cœur ne fonctionne plus correctement de reprendre une vie normale », a indiqué Dr Mohamed Amrani dans une déclaration à M24, la chaine d’information en continu de la MAP, notant que les seules options qui restaient au patient et à sa famille, les médicaments et les nombreuses hospitalisations n’ayant plus d’effet sur lui, étaient soit la transplantation cardiaque soit l’assistance ventriculaire, communément appelé cœur artificiel. Une alternative à la transplantation cardiaque“Cette opération est une réalisation capitale, parce que jusqu’à il y a cinq ou dix ans, la transplantation cardiaque était pratiquement la seule option viable avant que le dispositif LVAD ne finisse par s’imposer à cause de la rareté du don d’organes, mais aussi grâce à l’évolution de cette technique qui a prouvé au fil des années son efficacité et sa durabilité”, a expliqué Dr Amrani. Cette opération ouvre la voie à une évolution du traitement des insuffisances cardiaques au Maroc étant donné la non-disponibilité d’organes, les inconvénients de se faire opérer à l’étranger, ainsi que les effets secondaires de la transplantation, en particuliers les problèmes immunologiques qu’il faut « monitorer » au Maroc, a précisé Dr Amrani. À cela s’ajoute le fait « qu’un grand nombre de patients qui attendent et espèrent un don d’organes décèdent avant même la transplantation”, a-t-il souligné, notant que “le système LVAD, comme traitement de l’insuffisance cardiaque terminale, deviendra probablement la voie thérapeutique de choix au Maroc”. De son côté, Dr Ismail Ismail, chirurgien en cardiologie interventionnelle, a souligné que l’opération a nécessité un « travail de longue haleine » qui a duré plus de deux mois visant à préparer et à former aussi bien l’équipe médicale et paramédicale que le patient et sa famille, soulignant la détermination hors pair dont la famille a fait preuve après plusieurs tentatives de soin à l’étranger. “Un travail sur le plan psychologique avec la famille pour la sensibiliser et la former, détailler la technique et la prise en charge postopératoire a été effectué afin qu’elle soit apte à vivre avec cette pompe sans complications”, a expliqué Dr Ismail qui a fait ses armes en cardiologie en Allemagne pendant 10 ans avant de revenir récemment au Maroc. En effet, l’opération a été rendue possible grâce à l’expertise d’une équipe de renom. Composée de réanimateurs anesthésistes, chirurgien cardiaque, chirurgien interventionnel, technicien, perfusionniste et infirmier tous de nationalité marocaine, cette équipe a effectué en 4 ans, depuis le retour au Maroc de Dr Amrani qui la chapeaute, plus de 1500 opérations cardiaques.
République du Congo : une mission russe pour lutter contre une épidémie d’infection intestinale
Une équipe de spécialistes russes a été envoyée en République du Congo pour faire face à une épidémie d’infection intestinale. L’incidence de la maladie a été divisée par 16 et une coopération sera maintenue avec Moscou, selon l’agence russe. «Le résultat des travaux de l’équipe de Rospotrebnadzor en République du Congo a été une diminution de 16 fois de l’incidence des infections intestinales aiguës», s’est félicitée, ce 4 septembre, l’agence fédérale russe de protection des consommateurs. Cette annonce fait suite à une mission menée, du 2 au 25 août, au Congo afin de venir en aide aux autorités locales dans leur lutte contre la propagation d’infections intestinales dangereuses. Mission qui, précise le communiqué, s’est déroulée dans la ville de Dolisie, épicentre de cette épidémie qui a engendré plusieurs décès… En savoir plus sur RT France
Biogaran prend part à une campagne internationale de dépistage de l’hypertension artérielle et du diabète au Congo Brazzaville
SANTE. Biogaran, le leader des médicaments génériques en France, a pris part à une campagne internationale de dépistage des maladies cardio-métaboliques, en collaboration avec la Société Congolaise d’Hypertension dans le cadre de l’initiative mondiale de la Société Internationale d’Hypertension (HSI). Cette campagne de dépistage, qui a débuté au Congo le 7 juin dernier et qui s’est poursuivie jusqu’à fin août, visait à sensibiliser et diagnostiquer des maladies chroniques telles que l’hypertension artérielle et le diabète auprès de la population congolaise. Cette initiative de la Société Internationale d’Hypertension a été déployée dans 90 pays à travers le monde. Au Congo Brazzaville, elle a débuté dès le 7 juin avec pour objectif de dépister plus de 10 000 patients à travers le pays. Biogaran, partenaire de longue date de cette opération, a contribué à l’achat de consommables tels que des bandelettes, des glucomètres ou encore des médicaments permettant aux patients d’initier leur traitement. Cette participation permet à Biogaran de réitérer son engagement en faveur de la lutte contre les maladies cardio-métaboliques et de l’accès à des soins de qualité pour tous. En cette fin août, plus de 13 500 patients ont déjà été dépistés dans le cadre de cette campagne, dépassant ainsi l’objectif fixé de 10 000 participants. Les patients ont pu se rendre à ce dépistage dans l’un des 49 sites équipés pour l’occasion, principalement à Brazzaville et dans ses alentours mais aussi dans les localités du nord à Owando et Ignié et du sud du pays à Dolisie, Nkayi, Sibiti et Mouyondzi. Diverses structures ont accueilli les patients parmi lesquelles des dispensaires, des centres régionaux ou encore le CHU et l’Université de Brazzaville. Le succès de cette campagne tient également à l’engagement de nombreux professionnels de santé mobilisés pour l’occasion : une vingtaine de cardiologues, des paramédicaux et des infirmiers ont répondu présent pour accompagner et prendre en charge les patients dépistés. Cette opération intervient dans un contexte sanitaire particulièrement préoccupant. La Société Internationale de l’Hypertension a souligné dans une étude datant de 2018 menée sur un échantillon de 6169 personnes, l’impact alarmant de l’hypertension artérielle sur la population congolaise, avec une incidence évaluée à 22,2%. Plus inquiétant encore, selon ces données, seulement 40,2% des patients hypertendus étaient conscients de leur hypertension et uniquement 36% étaient sous traitement. Ce contexte justifie la tenue de cette opération de dépistage dont les résultats seront analysés et consolidés en décembre 2023. Le Pr. Bertrand Ellenga Mbolla a exprimé son appréciation envers le partenariat avec Biogaran : « Biogaran est engagé auprès de la Société Congolaise d’Hypertension depuis plusieurs années. Leur contribution et leur soutien lors de nos campagnes de dépistage permettent de démontrer leur engagement pour la santé de la population congolaise. Ensemble, nous souhaitons faire une réelle différence en offrant aux patients un accès précoce au dépistage et à des traitements de qualité ». A travers ces campagnes de dépistage, Biogaran œuvre pour un accès universel à la santé et aux soins de qualité. Le laboratoire dispose par ailleurs d’une large gamme de médicaments abordables permettant de traiter le diabète, l’hypertension mais aussi les maladies cancéreuses et certaines des affections les plus communes dans le pays comme les infections par exemple. Les médicaments Biogaran disponibles au Congo sont produits à 91% en Europe et à 51% en France dans le strict respect des standards européens. A noter que Biogaran est également engagé dans la formation des professionnels de santé locaux, notamment au moyen de l’Académie Biogaran, un programme de formation continue prenant la forme de webinaires. Ces formations permettent aux professionnels de santé de faire bénéficier aux patients d’une prise en charge optimale.
Le Fonds END nomme Tsitsi Masiyiwa à la présidence de son conseil d’administration

Le Fonds END, un fonds philanthropique collaboratif de premier plan dédié à l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN), a annoncé la nomination de Tsitsi Masiyiwa au poste de présidente du conseil d’administration. Elle succède à William (Bill) Campbell, nommé en 2012 premier président du conseil d’administration par les fondateurs de l’organisation, Legatum. Sous sa direction, le Fonds END a mobilisé les ressources de plus de 6 400 donateurs pour fournir plus de 1,5 milliard de traitements dans le cadre de programmes de lutte contre les MTN menés localement dans 31 pays et ciblant les vers intestinaux, la schistosomiase, la filariose lymphatique, la cécité des rivières, le trachome et la leishmaniose viscérale. S’exprimant au nom du Fonds END, M. Campbell a déclaré : « Tsitsi Masiyiwa est une philanthrope et une entrepreneuse sociale très respectée, connue pour son plaidoyer efficace et son leadership exemplaire, notamment dans le cadre de son rôle de présidente et cofondatrice de la fondation Higherlife. La croissance et l’impact du Fonds END ont été l’une des plus grandes réussites de ma vie et il n’y a personne de mieux placé que Tsitsi pour lui confier cette tâche. Sa vision, son expérience et ses réseaux accéléreront et cibleront les ambitions du Fonds END, et nous permettront de renforcer notre impact par de nouveaux moyens. Je suis convaincu que le rôle de premier plan joué par Tsitsi dans le débat sur les MTN permettra aux principaux décideurs, des chefs de famille aux chefs d’État, d’accorder plus d’importance à cette question et d’y mettre un terme de notre vivant ». Tsitsi Masiyiwa fait partie intégrante du parcours du Fonds END depuis sa création en 2012. Au cours des six dernières années, elle a été membre du conseil d’administration du Fonds END, avant d’accéder au poste de vice-présidente en 2022. Les MTN touchent plus de 1,7 milliard de personnes dans le monde, et plus de 40 % du nombre total des MTN est concentré en Afrique. En tant que présidente du conseil d’administration, elle insistera sur l’importance pour les dirigeants africains de s’approprier et de diriger le programme de lutte contre les MTN qui, selon l’Organisation mondiale de la santé, coûtent chaque année des milliards de dollars aux économies africaines en termes de perte de revenus. « C’est un honneur d’être nommée présidente du Fonds END », a déclaré Tsitsi Masiyiwa. « Ayant été témoin de l’impact incroyable de l’organisation, je suis enthousiaste à l’idée de diriger nos efforts vers une durabilité encore plus grande en donnant aux communautés touchées les moyens de prendre l’initiative dans l’élimination des MTN. Nous sommes tous responsables de l’éradication des MTN. J’ai hâte de travailler avec les gouvernements pour appuyer leurs efforts et encourager une plus grande appropriation afin que nous puissions mettre fin au fléau des MTN pour de bon ». Ellen Agler, directrice générale du Fonds END, a fait part de son point de vue sur l’importance de la nomination de Mme Masiyiwa : « En tant que sympathisante et amie de longue date du Fonds END, Tsitsi a été une championne et une activiste inspirante, veillant à ce que les gouvernements africains, les philanthropes et les dirigeants du secteur privé soient aux commandes de l’agenda d’élimination des maladies. Elle sait comment relier efficacement son travail avec les communautés à des conversations sur la scène mondiale afin d’accélérer les progrès pour mettre fin aux souffrances causées par ces maladies anciennes. Je ne saurais être plus enthousiaste à l’idée de servir avec elle dans son nouveau rôle de présidente du conseil d’administration du Fonds END.” Au cours des deux dernières décennies, Tsitsi Masiyiwa est devenue une philanthrope de premier plan et une avocate de l’égalité des sexes. En 1996, elle a cofondé la fondation Higherlife avec son mari Strive. La fondation Higherlife favorise l’épanouissement des individus, des communautés et des moyens de subsistance durables en investissant dans quatre domaines : la santé, l’éducation, l’agriculture intelligente face au climat, ainsi que la préparation aux catastrophes et la reconstruction. Outre son rôle de présidente du Fonds END, Tsitsi Masiyiwa est présidente de la Higherlife Foundation, de Delta Philanthropies et de Co-Impact.
Congo-santé : Des cas de choléra, de shigellose et de fièvre typhoïde à Pointe- Noire et dans d’autres lieux

Seize (16) cas suspects de Choléra, de Shigellose et de fièvre jaune ont récemment été décelés à Pointe-Noire dont deux décès, deux cas suspects à Mouyondzi, dans le département de la Bouenza, un cas probable à Brazzaville, décédé, a fait savoir le ministre Mokoki dans une déclaration relative aux épidémies de Choléra de Shigellose et de fièvre typhoïde qui sévissent à Dolisie, selon le ministre de la Santé et de la population, M. Gilbert Mokoki, le 17 juillet 2023 à Brazzaville. Après analyse de 78 échantillons au laboratoire national de santé publique, les résultats ont mis en évidence trois types de bactéries, caractéristiques des maladies suivantes, le Choléra avec 15 échantillons positifs, la Shigellose avec 34 échantillons positifs, la toxi-infection alimentaire avec 63 échantillons positifs, le choléra, la shigellose et toxi-infection alimentaire à la fois avec 11 échantillons positifs, la fièvre typhoïde avec deux échantillons positifs, a- t-il précisé. M. Mokoki a notifié que conformément aux dispositions du Règlement sanitaire international (Rsi, 2005) dont la République du Congo est signataire, le gouvernement de la République déclare la ville de Dolisie en épidémie de choléra, de shigellose et de fièvre typhoïde. Il a invité toutes les personnes présentant les signes de ces maladies de se rapprocher le plus tôt possible, d’un centre de santé intégré ou de l’hôpital le plus proche pour une prise en charge rapide afin d’éviter les complications souvent mortelles. Le gouvernement a invité la population à observer les mesures suivantes le ministre a demandé aux populations de se laver régulièrement et correctement les mains à l’eau propre et au savon ou en utilisant une solution hydroalcoolique, avant de faire la cuisine, avant de manger, avant de s’occuper d’un bébé , après avoir été aux toilettes, avant et après avoir manipulé les aliments, après avoir fait un travail avec ses mains. Il a également conseillé de manger d’aliments non cuits à moins qu’ils ne puissent être pelés ou décortiqués, bien cuire les aliments à au moins 70 °C , laver les fruits et légumes avant leur consommation , boire de l’eau potable ,faire les selles dans les toilettes et non à l’air libre ,couvrir les aliments cuits et les conserve soigneusement ,maintenir toutes les surfaces de la cuisine propres ,nettoyer les lieux d’habitation, font également partie des conseils. Quand l’épidémie s’est déclenchée à Dolisie, les responsables de santé et municipaux de la contrée ont souligné l’urgence dans la prise en compte de celle-ci. Et il s’avère que quelques jours après, des cas suspects ont été constatés dans d’autres villes environnantes, à Pointe-Noire et Brazzaville. La Shigellose est une infection aiguë associée à plusieurs symptômes. En particulier, elle cause une diarrhée liquide qui survient dans les 24 ou 48 heures après l’ingestion de l’agent étiologique. L’infection peut être légère ou asymptomatique. La forme dysentérique aiguë typique de l’adulte débute brusquement après une incubation brève. Elle se caractérise par des douleurs abdominales souvent accompagnées de vomissements et l’émission de selles glairo-sanglantes est très fréquente. Florent Sogni Zaou
CHU-Budget : Le Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville arrête son budget 2023 à 500 millions FCFA

Le Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHU) a arrêté, le 12 juillet 2023 à Brazzaville, son budget 2023 à la somme de 500 millions FCFA, au cours de sa 25ème réunion du comité de direction. Pour le président du comité de direction, le Professeur Armand Moyikoua, ce budget permettra d’atteindre les objectifs fixés, grâce aux infrastructures en cours de réhabilitation et aux équipements pour ce centre hospitalier. Ces objectifs sont constitués du renforcement des activités diagnostic, d’imagerie, de laboratoires et de soins, de l’amélioration de l’offre et de la qualité de soins de services de santé ainsi que du renforcement des capacités de la pharmacie ordinaire, a-t-il dit. Outre l’adoption du budget, plusieurs délibérations ont également été prises en compte, la création des postes d’adjoint au chef de service, la réorganisation de certains départements sans oublier l’allocation d’une prime de convoyage aux agents de l’agence comptable impliqués dans le convoyage des fonds. Florent Sogni Zaou
Il est possible de mettre fin au sida d’ici 2030, affirme l’ONUSIDA

Il existe une voie bien précise pour mettre fin au sida et cette voie aidera également l’humanité à se préparer et à répondre aux futures pandémies et contribuera à la réalisation des Objectifs de développement durable, affirme l’ONUSIDA dans un nouveau rapport publié jeudi. Le rapport intitulé « The Path that Ends AIDS » (Le chemin qui mène à la fin du sida) contient des données et des études de cas qui montrent que l’éradication du sida est un choix politique et financier, et que les pays et les leaders qui suivent déjà cette voie enregistrent des résultats extraordinaires. Le Botswana, l’Eswatini, le Rwanda, la Tanzanie et le Zimbabwe ont déjà atteint les objectifs 95-95-95. Cela signifie que 95% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, que 95% de ces personnes suivent un traitement antirétroviral vital et que 95% des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable. Seize autres pays, dont huit en Afrique subsaharienne, la région où vivent 65% des personnes séropositives, sont également sur le point d’atteindre cet objectif. Engagement politique fort nécessaire « La fin du sida est l’occasion pour les leaders d’aujourd’hui de laisser une trace incroyable dans l’Histoire », a déclaré la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima. « Les générations futures pourraient se souvenir d’eux comme les personnes qui ont mis un terme à la pandémie la plus mortelle au monde. Ils pourraient sauver des millions de vies et protéger la santé de tous et toutes. Ils pourraient incarner le potentiel du volontarisme politique », a-t-elle ajouté. Le rapport souligne que les ripostes efficaces contre le VIH sont celles qui s’enracinent dans un engagement politique fort. Cela passe par l’utilisation des données, de la science et des preuves, la lutte contre les inégalités qui freinent les progrès, le soutien apporté au rôle essentiel des communautés et des organisations de la société civile dans la riposte et la garantie d’un financement adéquat et pérenne. Investissements financiers Les pays et les régions où les investissements financiers sont les plus importants sont là où l’on enregistre les meilleurs progrès. Ainsi, en Afrique orientale et australe, les nouvelles contaminations au VIH ont diminué de 57% depuis 2010. Grâce à l’accent mis sur le sida pédiatrique et aux investissements pour y mettre fin, 82% des femmes et allaitantes vivant avec le VIH dans le monde avaient accès à un traitement antirétroviral en 2022, contre 46% en 2010. Ces efforts ont entraîné une baisse de 58% des nouvelles contaminations au VIH chez les enfants entre 2010 et 2022, soit le niveau le plus bas depuis les années 1980. Les avancées de la riposte au VIH se trouvent renforcées lorsque le cadre juridique et politique ne porte pas atteinte aux droits humains, mais les garantit, permet leur application et les protègent. En 2022 et 2023, plusieurs pays ont supprimé des lois néfastes, dont cinq (Antigua-et-Barbuda, les îles Cook, la Barbade, Saint-Christophe-et-Niévès et Singapour) qui ont dépénalisé les relations sexuelles entre personnes du même sexe. Le nombre de personnes sous traitement antirétroviral a quadruplé, passant de 7,7 millions en 2010 à 29,8 millions en 2022. Cependant, le rapport indique également que le sida ne s’éradiquera pas de lui-même. En 2022, une personne est morte chaque minute du sida. Environ 9,2 millions de personnes ne sont toujours pas sous traitement, dont 660 000 enfants séropositifs. Femmes et filles particulièrement touchées Les femmes et les filles sont toujours touchées de manière disproportionnée, en particulier en Afrique subsaharienne. En 2022, dans le monde, 4.000 jeunes femmes et filles ont contracté le VIH chaque semaine. Seuls 42% des districts dont l’incidence du VIH dépasse 0,3% en Afrique subsaharienne bénéficient actuellement de programmes de prévention du VIH dédiés aux adolescentes et aux jeunes femmes. Près d’un quart (23%) des nouvelles contaminations au VIH se sont produites en Asie et dans le Pacifique, où les nouvelles infections augmentent de manière alarmante dans certains pays. Les nouvelles contaminations continuent d’augmenter fortement en Europe de l’Est et en Asie centrale (+49% depuis 2010), ainsi qu’au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (+61% depuis 2010). Ces évolutions sont essentiellement imputables à l’absence de services de prévention du VIH à destination des populations clés et marginalisées, ainsi qu’aux obstacles créés par des lois punitives et la discrimination sociale. Le financement de la lutte contre le VIH a également reculé en 2022, aussi bien pour ce qui est des sources nationales qu’internationales, retombant au même niveau qu’en 2013. Les financements s’élevaient à 20,8 milliards de dollars en 2022, bien en deçà des 29,3 milliards de dollars nécessaires d’ici 2025. Il est possible aujourd’hui de mettre fin au sida en raffermissant la volonté politique, en investissant dans une riposte au VIH pérenne et en finançant ce qui compte le plus : la prévention et le traitement du VIH fondés sur des données probantes, l’intégration des systèmes de santé, des lois non discriminatoires, l’égalité des sexes et l’autonomie des réseaux communautaires. « Nous avons espoir, mais nous ne sommes pas habités d’un optimisme désinvolte qui s’installerait parce que tout se passe comme prévu. Il s’agit plutôt d’un espoir qui s’enracine en nous à la vue d’une opportunité de succès, d’une opportunité corrélée à des actions », a déclaré Mme Byanyima. « Les informations et les chiffres contenus dans ce rapport ne montrent pas que nous, l’humanité, sommes déjà sur la bonne voie, mais ils nous disent que nous pouvons l’être. La marche à suivre est claire ». Mettre fin aux discriminations De son côté, le chef des droits de l’homme des Nations Unies, Volker Türk, a affirmé, à l’occasion de la publication de ce rapport, que pour mettre fin au VIH/sida, il fallait cibler les discriminations et les inégalités. « Les pandémies de VIH/sida et de COVID-19 l’ont clairement montré : les discriminations et les inégalités nuisent à la santé publique. Toute politique qui discrimine, stigmatise et criminalise les groupes marginalisés ou les personnes vivant avec le VIH rend moins probable leur accès aux services de dépistage, de traitement et de prévention », a déclaré M. Türk. « Chaque répression de la société civile rend moins probable