RDC/Santé. Le Président Félix Antoine Tshisekedi inaugure le Centre hospitalier ultramoderne du Camp Tshatshi*

RDC/Santé. Le Président Félix Antoine Tshisekedi inaugure le Centre hospitalier ultramoderne du Camp Tshatshi*

Le Commandant Suprême des FARDC et de la Police nationale a, ce samedi 8 avril 2023, coupé le ruban symbolique devant l’entrée principale de l’hôpital militaire de la Garde républicaine du camp Colonel Tshatshi dans la commune de Ngaliema. Cet hôpital hyper moderne est destiné principalement à prodiguer des soins de santé aux éléments de la Garde républicaine et leurs dépendants mais il accueillera également les populations riveraines qui souhaiteraient s’y faire soigner. Ce centre hospitalier construit par la société SAFRIMEX sur financement du BCECO, est doté des équipements modernes pour ses différents services dont l’hémodialyse, le bloc opératoire, l’imagerie médicale, des chambres d’hospitalisation confortables, un laboratoire d’analyses biomédicales et un vaste auditorium. Le Président de la République a visité plusieurs de ces services et il a terminé par la signature du livre d’or du nouvel hôpital pour ensuite se rendre à pied au mess des officiers entièrement réhabilité. Quatre prises de parole ont ponctué cette cérémonie grandiose avec, successivement, les allocutions du Général-major Ephraïm Kabi, commandant de la Garde républicaine, du Directeur général du BCECO, Jean Mabi, du docteur Mbuyu, médecin directeur de cet hôpital, et du ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention, le docteur Roger Kamba. Tous ont remercié le Chef de l’État pour cette œuvre sociale qui contribue à l’amélioration de la santé des militaires en particulier et de la population en général. En plus de la crème des officiers supérieurs de l’armée et de la police nationale, plusieurs personnalités politiques étaient présentes à cette cérémonie d’inauguration dont le Président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Jean-Pierre Bemba Gombo. *titre de Pagesafrik

Congo/Santé mentale : Un plaidoyer pour la mise en place d’un réseau de contrôle de l’usage de la toxicomanie

Congo/Santé mentale : Un plaidoyer pour la mise en place d’un réseau de contrôle de l’usage de la toxicomanie

SOCIETE. « Nous sommes venus faire le plaidoyer auprès du ministre de la Santé et de la Population, qui gère le volet prise en charge des usagers de la drogue, pour mettre en place un réseau sur l’usage de la toxicomanie, afin d’avoir accès à toutes les structures qui s’occupent de la question », a indiqué le chef de la délégation de l’UA, Philippe Sekoné Wenyam, le 28 février 2023 à Brazzaville, après une séance de travail avec le ministre la santé et de la population, Gilbert Mokoki. C’est une délégation de l’Union africaine (UA), en charge des questions de lutte contre l’usage de la drogue qui est en séjour à Brazzaville pour faire le plaidoyer auprès du ministère de la Santé et de la Population sur la mise en place, sous peu, d’un réseau de contrôle de la toxicomanie au Congo. Le réseau à créer aura pour mission essentielle la collecte des données sur la toxicomanie, qui est l’usage abusif des stupéfiants et somnifères, entre autres, l’alcool, le tabac, les amphétamines, la caféine, le cannabis, la cocaïne, l’ecstasy, l’héroïne, les hallucinogènes et la méthadone qui entraînent des troubles mentaux. Cet organe à créer aura aussi la responsabilité de faire l’état des lieux de la situation des personnes souffrant des troubles mentaux dans le pays. Les données collectées permettront d’élaborer un rapport national contenant des statistiques fiables sur le fléau de la drogue au Congo. Selon Philippe Sekoné Wenyam, elles serviront aux institutions habilitées d’élaborer des statistiques sur le fléau de la toxicomanie aux niveaux régional et continental. Pour le directeur du Programme national de santé mentale, le Dr Paul Gando, au Congo, la situation des maladies mentales est certes alarmante mais semble stable ces derniers temps et nécessite une intervention urgente du gouvernement, ajoutant que la situation des maladies mentales est certes en standby mais s’améliore progressivement. Il est urgent, à son avis, de mettre en place un plan stratégique de cinq ans sur la question qui permettra d’établir toutes les stratégies de prise en charge des malades mentaux au Congo. Florent Sogni Zaou

Epidémies de rougeole en RDC : une lutte sans fin ?

Epidémies de rougeole en RDC : une lutte sans fin ?

Tous les deux à trois ans, des flambées de rougeole affectent des dizaines voire des centaines de milliers d’enfants en République démocratique du Congo. L’année passée n’a pas échappé à la règle avec plus de 148.600 cas et 1.800 décès notifiés. Comment expliquer cette situation d’urgence permanente ? Et, surtout, comment y mettre fin ? Lorsque l’on parle d’urgence en République démocratique du Congo (RDC), le problème de la rougeole est rarement la première image qui vient à l’esprit. Pourtant, cette maladie fait régulièrement des ravages auprès des enfants en bas âge – principales victimes de la rougeole – et constitue depuis des années la première raison d’intervention des équipes d’urgence de Médecins Sans Frontières (MSF) en RDC. « Nous avons cinq équipes d’urgence mobilisées quasiment en permanence pour répondre aux différents foyers de rougeole à travers le pays. Mais dès qu’on éteint un feu ici, ça flambe de l’autre côté. En 2022, nous avons réalisé 45 interventions d’urgence liées à la rougeole ; c’est plus des trois quarts de nos réponses d’urgence en RDC », résume le Dr Louis Massing, référent médical pour MSF en RDC. La plus grande épidémie de rougeole jamais documentée en RDC s’est déroulée entre 2018 et 2020. A l’époque, près de 460.000 enfants avaient contracté la maladie, et 8.000 d’entre eux y avaient succombé. De vastes campagnes vaccinales avaient été organisées par les autorités sanitaires, appuyées par des partenaires internationaux comme MSF, permettant de réduire drastiquement le nombre de cas en 2021. « Mais l’année passée, près de la moitié des zones de santé du pays se sont à nouveau retrouvées en situation d’épidémie », déplore le Dr Massing. « Et ce n’est pas fini puisque qu’en janvier 2023, près de 20.000 cas suspects de rougeole ont été notifiés en RDC. Rien qu’en ce début d’année, nos équipes ont déjà répondu à des flambées de rougeole dans les provinces de la Tshopo, du Maniema, du Sud-Kivu, du Nord-Kivu, du Lomami et du Lualaba. » « Il ne peut y avoir aucun maillon faible » Maladie parmi les plus contagieuses au monde, la rougeole bénéficie heureusement d’un vaccin qui offre une protection quasi-totale s’il est administré deux fois. Sachant qu’une personne porteuse du virus peut infecter jusqu’à 90% des personnes non-vaccinées autour d’elle, assurer une couverture vaccinale maximale est donc vital. Ce qui nécessite des investissements massifs dans la vaccination de routine, dans la surveillance et dans l’organisation de campagnes de rattrapage.  « La lutte contre la rougeole est comme une chaîne entourant le virus : si un seul maillon est brisé, le virus peut s’échapper », explique le Dr Massing. « Premièrement, le pays doit s’assurer d’avoir des quantités suffisantes de vaccins disponibles pour éviter les ruptures de stocks dans les structures de santé. Il faut ensuite veiller à leur acheminement vers les structures en question et que celles-ci disposent d’une chaine de froid efficace, à même de garantir la conservation des vaccins dans de bonnes conditions. Il faut également du personnel sur place pour vacciner les enfants lors des consultations, et que les familles aient les moyens économiques et physiques de s’y rendre. Enfin, il faut organiser régulièrement des campagnes de rattrapage pour protéger les enfants qui passent entre les mailles du filet… Vu la virulence de la rougeole, il ne peut y avoir aucun maillon faible. » Malheureusement, de nombreux maillons de cette chaîne souffrent de faiblesses structurelles en RDC, un pays qui connait une forte natalité avec chaque jour un grand nombre de nouveau-nés à protéger. Et ces défis sont encore aggravés par les contraintes sécuritaires et géographiques qui compliquent fortement l’accès dans certaines zones. En conséquence, malgré les campagnes d’urgence menées à chaque flambée, la couverture vaccinale reste insuffisante pour éviter les épidémies. Si les estimations de couverture peuvent fortement varier d’une source à l’autre, les dernières estimations de l’UNICEF et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indiquent qu’en 2021, seuls 55% des enfants étaient couverts par une dose de vaccin contre la rougeole. Et ce, alors qu’une couverture de minimum 95% à deux doses est recommandée pour prévenir la propagation de la maladie.  « Certaines zones ne sont atteignables qu’en pirogue, voire même à pied en traversant la forêt », témoigne Alexis Mpesha, responsable logistique au sein de l’une des équipes d’urgence de MSF en RDC. « Il n’est pas rare que nos équipes soient les seules à atteindre certains villages car les autorités sanitaires locales n’ont pas les équipements, l’essence ou les moyens humains requis pour s’y rendre. » Pour les parents qui souhaitent faire vacciner leurs enfants, la distance pour atteindre un centre de santé fonctionnel, les frais de transport et parfois de consultations peuvent être décourageants. « Les soins coûtent cher et nos moyens sont limités », déplore Anne Epalu, originaire du village de Bangabola, où MSF est intervenue en urgence pour répondre à une épidémie de rougeole en 2022. « Certains enfants meurent juste parce que les parents n’ont pas d’argent pour payer les soins… » Renforcer la vaccination s’impose au plus vite En 2022, les équipes de MSF en RDC ont vacciné plus de 2 millions d’enfants dans 14 provinces et pris en charge pas moins de 37 000 patients souffrant de la rougeole. MSF se déploie en soutien au Ministère de la Santé pour organiser des campagnes de vaccination et mettre en place des unités de traitement quand une augmentation rapide des cas de rougeole est observée dans une zone et que les capacités de réponse locale sont limitées ou que l’accès est difficile. Outre les interventions d’urgence lors de flambée de cas dans une zone, MSF fournit également, dans plusieurs provinces, un soutien logistique aux activités de vaccination de routine dans les structures sanitaires où ses équipes sont présentes tout au long de l’année. Mais des efforts et investissements bien plus importants sont requis de la part des autorités sanitaires et de leurs partenaires pour augmenter la couverture vaccinale en RDC et mettre fin aux cycles sans fin d’épidémies. « Il y a notamment lieu d’accélérer l’introduction de la deuxième dose dans les activités de vaccination de routine contre la rougeole »,

AFRIQUE/Covid-19 : le Docteur Thierno Baldé appelle les pays à préserver les acquis

AFRIQUE/Covid-19 : le Docteur Thierno Baldé appelle les pays à préserver les acquis

SANTE. Où en sommes-nous aujourd’hui après trois ans de COVID-19 en Afrique ? Tel a été le thème autour duquel, s’est focalisée la conférence de presse en ligne, animée par le Docteur Thierno Baldé, responsable de riposte…face aux journalistes membres du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN). D’entrée de jeu, le Dr Thierno Baldé a rappelé l’ampleur avec laquelle, le Covid-19 s’est rapidement propagé à travers le monde entier. « La covid-19, cette épidémie qui s’est déclarée en 2019 en Chine et qui s’est propagée dans le monde entier au bout juste de quelques mois ». Il a reconnu que le continent africain n’a pas été épargné de cette pandémie mondiale et les effets et conséquences causés par le Covid-19. « Notre continent (Afrique) a été affecté à partir du mois de Mars 2020 et depuis ce temps, les cas sont enregistrés, des décès sont enregistrés jusqu’à maintenant. Il s’agit toujours d’une urgence de santé publique de portée mondiale, internationale. C’est comme ça que l’OMS qualifie cette pandémie actuellement depuis trois dernières années ». S’agissant de la situation actuelle de la maladie sur le continent trois ans après, le Dr Thierno Baldé a reconnu que, trois après le début de la pandémie en Afrique, la situation est un plus stable qu’au début. « Aujourd’hui, nous sommes à une phase un peu plus stable et avec très peu des cas qui sont rapportés dans nos différents pays dus à plusieurs facteurs, dus à beaucoup d’efforts qui ont été consentis par les pays membres pour répondre et contrôler cette pandémie ». Par ailleurs, le Dr Thierno Baldé a appelé à la vigilance pour éviter la recrudescence de la maladie, « Mais on garde toujours une vigilance accrue pour éviter la re-urgence de nouveaux cas ou encore la circulation très importante de ce virus qui peut entraîner l’émergence de nouveaux variants, chose que l’homme ne veut pas voir dans l’avenir ». Autant des défis à relever pour Afrique Le fonctionnaire de l’OMS, au nombre des défis auxquels le continent africain est confrontée figure le dialogue pour qu’on puisse s’entendre et que l’on puisse prendre des mesures collectivement, la vaccination, la sensibilisation par les médias. Aussi, de s’assurer qu’il y ait un faible degré de circulation du virus dans nos pays. Le Dr Thierno Baldé pense qu’il faut continuer, dans une certaine mesure, d’opter pour certaines mesures de protection importante surtout pour les personnes les plus vulnérables. « On acquit peut-être certaines habitudes, par exemple, lorsqu’il faut se laver les mains, lorsqu’on est enrhumé que l’on puisse porter un masque pour éviter la transmission de ces virus ou des pathogènes ». « Ce sont des éléments, des acquis qu’il faut préserver », poursuit-il. Pérenniser la vaccination et encourager les autorités à le faire Le Dr Thierno Baldé, à ce sujet, pense que « c’est un travail qui doit être continu. Les pays font face aussi à d’autres problématiques de santé. Mais, les efforts doivent continuer pour essayer de sensibiliser les communautés surtout et évidemment les autorités nationales et locales pour pouvoir continuer ces efforts ».Pour le Dr T. Baldé, qu’il faille « encourager les personnes, surtout les plus vulnérables, à aller se faire vacciner pour avoir une certaine immunité collective qui est plus importante qui s’altère au bout du temps ». Il a reconnu quelques difficultés à convaincre des populations à se faire vacciner lorsque le bilan n’est pas alarmant dans certains pays. « C’est un peu difficile de convaincre des gens quand on voit un faible nombre de cas de contamination, des décès, mais c’est là où des organisations comme l’OMS interviennent. Nos analyses, notre compréhension de ce phénomène-là, de ces maladies ne se limite pas juste à un seul pays ou bien à une seule région, elle est mondiale ». Le Docteur Thierno Baldé a salué le niveau d’engagement de nos pays à répondre efficacement à cette pandémie. Pour lui, c’est un effort constant, qui doit se maintenir et trouver les moyens les plus adéquats et appropriés et les plus efficaces pour chacun de contexte et pour chacun des pays. Wilfrid LAWILLA

L’Afrique entend produire localement 60% des vaccins dont elle a besoin d’ici 2040 (CDC Afrique)

Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a réitéré mardi son ambition de fabriquer 60% des doses de vaccins nécessaires sur le continent d’ici 2040. L’agence de santé publique spécialisée de l’Union africaine, a rappelé dans un communiqué que plus de 30 organisations partenaires s’étaient réunies au Sénégal pour le premier atelier de développement de la main-d’œuvre dans la bio-fabrication co-organisé par le CDC Afrique, l’Institut Pasteur de Dakar et le Conseil sud-africain de la recherche médicale. Le continent africain ne produit actuellement qu’environ 0,1% de l’approvisionnement mondial en vaccins, a noté le CDC Afrique. « Pour concrétiser cette vision de créer une plus grande résilience de l’approvisionnement en vaccins pour l’Afrique, des investissements importants devront être réalisés pour développer une main-d’œuvre qualifiée à déployer dans l’industrie de la recherche, du développement et de la fabrication », a-t-il plaidé. Des estimations récentes du CDC Afrique indiquent qu’entre 6.000 et 7.000 emplois qualifiés devront être créés en Afrique d’ici 2030 pour la seule gamme des besoins de l’industrie de fabrication de vaccins. L’atelier, organisé de mardi à jeudi, devrait aider à bien comprendre les besoins et les ambitions en matière de renforcement des capacités en Afrique, à obtenir une image complète des initiatives de formation disponibles aux niveaux local, régional et mondial, et à identifier les lacunes et les opportunités, selon le CDC Afrique. « Cet atelier très pratique aboutira à des feuilles de route concrètes pour atteindre les objectifs dans le domaine du développement de la main-d’œuvre de la bio-fabrication », a-t-il déclaré. Selon le CDC Afrique, cette réunion de haut niveau abordera également la manière de créer un écosystème favorable au financement évolutif et durable des programmes de formation en Afrique et le meilleur modèle de partenariats et de gouvernance afin d’accomplir l’ambition du continent. 

Congo/Santé : Appel des pouvoirs publics au dépistage précoce du cancer

Congo/Santé : Appel des pouvoirs publics au dépistage précoce du cancer

Le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki a rendu publique la déclaration du gouvernement, à la faveur de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le 4 février de chaque année, en insistant sur la nécessité pour les Congolais de se faire dépister à temps pour se donner les chances d’en guérir.   Au Congo, plus de 50% de patients, a dit le ministre Gilbert Mokoki, souffrent du cancer et arrivent très tard dans les formations sanitaires, ce qui contribue à rendre la prise en charge difficile, ajoutant que le cancer est une maladie mortelle à évolution lente, entraînant beaucoup de souffrances physiques et psychologiques. Il a insisté sur le fait qu’aucun organe du corps n’en est épargné avant de dire que les cancers les plus fréquents au Congo concernent le sein, le col de l’utérus, le gros intestin, le foie et l’estomac chez les femmes. Chez l’homme, a-t-il rappelé, le cancer attaque la prostate, le foie, le côlon-rectum, l’estomac et les leucémies. Il a également fait savoir que le rapport Globocan rapporte que le monde a enregistré en 2020 dix-neuf millions de nouveaux cas pour dix millions de décès. L’Afrique, qui supporte un lourd fardeau des maladies transmissibles, n’est malheureusement pas épargnée par la montée fulgurante des cas de cancers ces cinq dernières années. C’est pourquoi, a-t-il rajouté, les derniers hôpitaux généraux de Djiri à Brazzaville et de Ngoyo à Pointe-Noire disposent des unités de cancérologie. Aussi, après avoir acquis les appareils modernes de l’IRM et de scanner, le gouvernement travaille pour la réalisation de l’unité de radiothérapie au CHU de Brazzaville afin de réduire les évacuations sanitaires des malades atteints de cancer. Ainsi a-t-il lancé un appel aux associations, aux organisations non gouvernementales, aux agents communautaires de santé de travailler de front avec le Programme national de lutte contre le cancer – qui possède déjà des outils, des messages et des procédures de sensibilisation du grand public sur cette maladie – afin de favoriser le dépistage précoce des lésions précancéreuses à domicile ou dans les formations sanitaires. C’est de cette manière, a-t-il souligné, que l’on peut tous œuvrer pour des soins plus justes et à temps afin de réduire le nombre de nouveaux cas et de décès dû aux cancers au Congo. Florent Sogni Zaou  

L’OMS lance une initiative pour lutter contre les inégalités associées à la menace du cancer du sein

L’OMS lance une initiative pour lutter contre les inégalités associées à la menace du cancer du sein

Une initiative mondiale dirigée par l’ONU pour lutter contre le cancer du sein pourrait sauver 2,5 millions de vies d’ici 2040, a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), juste avant la Journée mondiale contre le cancer. Chaque année, plus de 2,3 millions de femmes reçoivent un diagnostic de cancer du sein, ce qui en fait le cancer le plus répandu au monde et touche tous les adultes, selon l’OMS. Bien qu’un nombre limité de pays à revenu élevé aient été en mesure de réduire la mortalité par cancer du sein de 40% depuis 1990, pour les femmes des pays les plus pauvres, l’un des principaux défis consiste à recevoir un diagnostic en temps opportun. « La survie au cancer du sein est de 50% ou moins dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire », a déclaré la Dr Bente Mikkelsen de l’OMS aux journalistes à Genève. Mais le taux est « supérieur à 90% pour celles qui peuvent recevoir les meilleurs soins dans les pays à revenu élevé », a-t-elle souligné. Une priorité, partout Pour lutter contre ces inégalités et pour coïncider avec la Journée mondiale contre le cancer le 4 février, l’Initiative mondiale contre le cancer du sein de l’agence des Nations Unies vise à réduire la mortalité par cancer du sein de 2,5% par an. « Les pays dont les systèmes de santé sont plus faibles sont les moins capables de gérer le fardeau croissant du cancer du sein. Il exerce une pression énorme sur les individus, les familles, les communautés, les systèmes de santé et les économies. Cela doit donc être une priorité pour les ministères de la Santé et les gouvernements du monde entier », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Nous avons les outils et le savoir-faire pour prévenir le cancer du sein et sauver des vies. L’OMS aide plus de 70 pays, en particulier les pays à revenu faible et intermédiaire, à détecter le cancer du sein plus tôt, à le diagnostiquer plus rapidement, à mieux le traiter et à donner à toutes les personnes atteintes d’un cancer du sein l’espoir d’un avenir sans cancer », a-t-il ajouté. Répondre aux besoins spécifiques Pour répondre aux besoins spécifiques des pays et fournir des orientations aux gouvernements, le cadre de l’initiative repose sur trois piliers : la promotion des contrôles sanitaires pour encourager la détection précoce ; un diagnostic rapide et un traitement avec des thérapies efficaces. D’ici 2040, plus de trois millions de cas et un million de décès sont attendus chaque année dans le monde. Environ 75% de ces décès surviendront dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. « Nous ne pouvons vraiment pas éviter le cancer du sein si nous voulons lutter contre le cancer dans les pays », a déclaré le Dr Ben Anderson, médecin de l’Initiative mondiale contre le cancer du sein de l’OMS. « C’est le cancer le plus courant, chez les hommes et les femmes combinés, c’est la raison la plus probable pour laquelle une femme mourra du cancer dans le monde, c’est le cancer le plus courant chez les femmes dans 86% des pays. Il est donc essentiel de disposer d’un cadre sur lequel s’appuyer au cours des années à venir », a-t-il ajouté. Dans 95% des pays, le cancer du sein est la première ou la deuxième cause de décès par cancer chez les femmes. Cependant, près de 80% des décès dus au cancer du sein et du col de l’utérus surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, selon l’OMS.