Sénégal. Moctar Sourang au Grand Jury : quand l’ancien résistant enfile le costume du pompier pyromane

TRIBUNE. Moctar Sourang est revenu sur la scène médiatique comme on revient d’exil : grave, posé, la voix mesurée, le regard d’économiste qui a trop vu les chiffres et pas assez la rue. Invité du Grand Jury, cette grand-messe dominicale de RFM, radio officielle des kulunas recyclés en éditorialistes, le président de l’Union Nationale Patriotique (UNP) a déroulé son pedigree politique comme on exhibe ses cicatrices de guerre. Ancien coordonnateur du Front national de résistance de 2021, ce conglomérat hétéroclite d’opposants qui tapait sur Macky Sall à coups de communiqués et de marches interdites, Sourang fut un temps du côté des barricades. Proche du Khalife des mourides (qui l’avait même bombardé médiateur pendant les événements), économiste pur jus de la même génération que les nouvelles autorités, il a longtemps navigué entre coalitions, médiations et salons feutrés. Dernier port d’attache : la coalition Diomaye. Dernière escale : la neutralité prudente. Depuis les divergences de coalition entre Diomaye et Pastef, Moctar Sourang a préféré descendre du train en marche, rester sur le quai, valise à la main, attendant un hypothétique tête-à-tête avec Sonko et Diomaye. Approché par la coalition, oui. Engagé franchement, non. Sourang observe, jauge, calcule, économiste oblige. Sur un point, difficile de lui donner tort : « Ce serait dommage, catastrophique que Diomaye et Sonko se séparent. Personne ne souhaite la rupture. C’est un binôme complémentaire. Le combat, c’est le Projet. S’ils se séparent, ils seront tous perdants. » Là-dessus, bravo. Rien à redire. Même les marchands ambulants savent qu’un attelage qui gagne ne se démonte pas en pleine course. Mais voilà. Le même Moctar Sourang, quelques minutes plus tard, sort la phrase qui fâche : les nouvelles autorités « peinent toujours à améliorer les conditions de vie des Sénégalais ». Et là, pardon… mais on parle du même pays ? Monsieur Sourang a-t-il rangé ses lunettes d’économiste dans le tiroir du conformisme médiatique ? A-t-il oublié ou fait semblant d’oublier que sans perfusion du FMI, les prix du riz, de l’huile, du sucre ont été revus à la baisse ? Que l’électricité, le gaz, l’essence ont été allégés ? Que malgré une caisse presque vide, les salaires continuent d’être payés ? Ou bien faut-il rappeler à l’ancien résistant que les nouvelles autorités ont hérité d’un champ de ruines budgétaires, avec en bonus une dette cachée digne d’un polar financier ? On ne redresse pas un pays plombé par des années de gabegie en deux ans. On ne répare pas une maison incendiée en repeignant la façade. Et on ne juge pas un régime naissant avec la même règle que celui qui a passé douze ans à creuser le trou. Ce qui dérange surtout dans la sortie de Sourang, ce n’est pas la critique, elle est saine en démocratie, mais sa posture. Celle du vieux compagnon de lutte devenu observateur distant. Du révolutionnaire d’hier qui parle aujourd’hui comme un chroniqueur de plateau climatisé. Du résistant de 2021 qui, en 2026, semble avoir attrapé le virus du “oui, mais”. Moctar Sourang veut jouer les sages, les équilibristes, les médiateurs éternels. Mais à force de vouloir rester au milieu du gué, on finit souvent mouillé… et incompris. Le peuple, lui, ne demande pas des analyses tièdes ni des constats à géométrie variable. Il veut qu’on reconnaisse la réalité : un pouvoir hérite d’un champ de mines, tente de désamorcer les bombes sociales une à une, pendant que certains anciens combattants préfèrent philosopher sur les plateaux de la RFM. Résister, c’est bien. Assumer la transition, c’est mieux. Et ne pas oublier d’où l’on vient, c’est encore mieux. Car à force de vouloir plaire à tout le monde, on finit par ne plus parler pour personne. Par Malick BA Journaliste
RD Congo. On ne peut pas continuer à jouer sur deux tableaux selon les intérêts du moment

HAUT-ET-FORT. D’un côté, l’État congolais n’hésite pas une seule seconde à faire appel aux binationaux pour défendre les couleurs nationales dans le football. Lorsqu’il s’agit de redorer l’image du pays, de gagner des matchs, de faire vibrer la nation et de générer de la fierté collective, la double nationalité ne pose soudainement aucun problème. Ces Congolais sont célébrés, applaudis, présentés comme des héros nationaux. Mais de l’autre côté, lorsqu’il s’agit de servir le pays dans les institutions, de participer à la gestion de l’État ou d’assumer des responsabilités politiques, ces mêmes Congolais sont brutalement rejetés, soupçonnés, exclus par la loi. Cette contradiction est inacceptable. On ne peut pas, dans un État sérieux, considérer un citoyen comme pleinement congolais un jour et comme indésirable le lendemain. La citoyenneté ne peut pas être à géométrie variable. Soit on est Congolais, soit on ne l’est pas. Et si l’on reconnaît qu’un binational est assez congolais pour représenter la nation sur la scène internationale, alors il doit être assez congolais pour servir son pays dans ses institutions. Cette loi n’est pas une loi de protection nationale, c’est une loi de manipulation politique. Elle est utilisée comme un instrument d’exclusion, pour éliminer des adversaires potentiels, pour verrouiller le pouvoir entre les mains d’un cercle restreint, souvent incapable, mais protégé par une nationalité dite « pure ». Or, être Congolais à 100 % n’a jamais été un certificat de compétence, de patriotisme ou de bonne gouvernance. L’histoire récente du pays en est la preuve éclatante. La médiocrité, la corruption, l’échec et l’irresponsabilité ne sont pas importés par la double nationalité. Ils sont le résultat de mauvais choix, de l’impunité et de l’absence de mérite. À l’inverse, la compétence, la vision et le sens de l’État ne dépendent pas du nombre de passeports que l’on possède. L’exemple de Moïse Katumbi est révélateur. Malgré les polémiques autour de sa nationalité, il a démontré, par des faits concrets, une capacité de gestion et des résultats largement supérieurs à ceux de nombreux gouverneurs pourtant « 100 % congolais ». Les routes, les infrastructures, l’organisation administrative et le développement économique parlent pour lui. Les faits sont têtus, et ils détruisent le mythe selon lequel la pureté de la nationalité garantit la performance. Refuser la double nationalité, c’est se priver volontairement de compétences, d’expériences et de ressources humaines précieuses, alors même que la RDC en a cruellement besoin. C’est fermer la porte à des millions de Congolais de la diaspora qui aiment leur pays, qui veulent y contribuer, mais que l’on maintient à distance par peur politique et par calcul égoïste. Tous les Congolais doivent avoir les mêmes droits et les mêmes chances dans leur pays, sans discrimination déguisée. Par Fiston Mukunayi Avocat pénaliste et Homme politique
SENEGAL. Sonko et Diomaye : le duo en tournée… ou la République en double service

PARLONS-EN. Pendant que le Président Bassirou Diomaye Faye arpente les pistes rouges de Tambacounda et les collines poussiéreuses de Kédougou, carnet économique sous le bras, le Premier ministre Ousmane Sonko, lui, va électriser Guinguinéo à coups de mégaphone politique et de meeting. Deux tournées. Deux styles. Deux rythmes. Une même République… mais visiblement en mode split screen. Diomaye parle infrastructures, désenclavement, potentiel minier, agriculture et promesses de développement. Sonko, lui, va vibrer la fibre militante, chauffer la base, galvaniser les troupes, ressusciter l’ADN du combat politique. L’un compte les projets, l’autre compte les foules. À première vue, tout semble normal : un président qui gouverne, un Premier ministre qui mobilise. Mais au Sénégal, on sait lire entre les lignes… surtout quand elles deviennent parallèles. Alors forcément, les questions fusent partout comme dans un cinéma politique mal climatisé. Pourquoi ces tournées simultanées ? Pourquoi cette géographie séparée ? Pourquoi ce tempo différent ? Agenda caché ? Compromission feutrée ? Stratégie concertée ou début de solo improvisé ? Le duo exécutif donne l’impression d’un orchestre où chacun accorde son instrument dans une salle différente. Diomaye joue la partition institutionnelle, sobre, presque technocratique. Sonko, fidèle à son tempérament volcanique, va rester sur scène, micro en main, dans une posture de chef de file plus que de chef de gouvernement. Et pendant ce temps, les kulunas politiques ces prophètes du chaos professionnel frottent déjà leurs mains : ils annoncent un clash, flairent la rupture, parient sur une guerre froide au sommet de l’État. Ils rêvent d’un remake sénégalais des duos explosifs, version Palais contre Primature. Mais soyons clairs : personne ne souhaite un divorce prématuré de ce couple politique né dans la douleur, porté par la rue et consacré par les urnes. Seulement voilà : le symbole compte. Beaucoup. Quand le Président est dans une tournée économique pendant que son Premier ministre fait du carburant politique, le message devient flou. Qui pilote quoi ? Qui prépare demain ? Qui installe le pouvoir local ? Qui laboure le terrain électoral ? Car ne soyons pas naïfs : derrière les discours sur le développement et les meetings populaires se dessinent déjà les ombres longues des futures échéances locales. Ces élections-là seront le véritable baromètre du rapport de force interne. Elles diront qui contrôle les bases, qui tient les territoires, qui parle encore au peuple sans traducteur. Pour l’instant, Sonko et Diomaye avancent côte à côte… mais pas toujours dans la même direction. Ce n’est peut-être qu’une répartition des rôles. Ou peut-être le début d’un rééquilibrage silencieux. Ou simplement une République en rodage, encore à la recherche de sa chorégraphie. Une chose est sûre : le peuple observe. Le système guette. Les vautours politiques planent. Et au milieu de ce ballet républicain, une question demeure, tenace comme la poussière de Kédougou : Sommes-nous face à un duo complémentaire… ou à deux trajectoires qui, doucement, apprennent à ne plus se croiser ? Les prochaines élections locales finiront par nous édifier. En attendant, le Sénégal regarde. Et prend des notes. Par Malick BA Journaliste
RDC. La CNC exige la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion et s’insurge contre la dictature du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion et préconise une justice équitable pour tous contre la dictature du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. Les arrestations des acteurs politiques et d’opinion qui se multiplient en République Démocratique du Congo, particulièrement à Kinshasa, inquiètent de plus en plus toute la société congolaise, tant les méthodes ressemblenet à ce que nous avons vécu avec les « Hiboux » (milices du pouvoir) à l’époque de la présidence languissante de Mobutu Sese Seko. Est-ce l’histoire qui se répète ? Un peuple qui ignore son histoire est condamné de répéter les mêmes erreurs. Une nouvelle dictature s’installe sans aucun doute en République Démocratique du Congo. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée est déterminé à punir toute voix opposée ou discordante à la sienne. On enregistre des dérives avec des milices du pouvoir que personne n’arrive plus à contrôler. C’est ainsi que la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), attachée à une vraie justice, demande la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion qui sont arrêtés et la mise en place des procédures justes de justice. 1-La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est mobilisée contre le retour de la dictature en République Démocratique du Congo. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle le Peuple Congolais à la vigilance face à la nouvelle dictature qui se met violemment en place avec le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée, voire diabolique. Cela nous rappelle tristement les graves moments de descente en enfer du pouvoir de Mobutu Sese Seko avec ses « hiboux ». Ils nous ont vanté hier le deal FCC-CACH. Ajourd’hui, c’est devenu un mariage impossible et diabolique. Il faut une transparence totale de la justice pour éclairer le Peuple Congolais qui vit déjà dans l’insécurité totale, sans oublier son extrême pauvreté. 2-La justice doit être équitable pour éviter de briser la cohésion sociale fragile et l’unité nationale menacée. La RDC connait une crise terrible sur le plan sécuritaire et risque d’être balkanisée de fait. Il faut faire très attention et éviter tout ce qui nous divise profondément face à nos ennemis. Il faut libérer tous les acteurs politiques et d’opinion arrêtés. La CNC s’insurge contre l’instrumentalisation politique de la justice et plaide pour une justice indépendante. La CNC souligne toujours l’obligation pour notre pays d’avoir un système judiciaire approprié avec des acteurs honnêtes, car c’est la justice qui élève une nation. 3-La CNC appuie l’organisation d’un dialogue national inclusif. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est et sera toujours du côté du Peuple Congolais. La CNC appuie l’organisation d’un dialogue national inclusif, soue l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notrebeau pays, la RDC. La CNC saisit cette occasion pour adresser un message de paix et d’espoir au Peuple Congolais meurtri. Que Dieu protège le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 30 janvier 2026 Pour la Coalition pour un Nouveau CongoIsidore EKOFO LOKENYOLe Porte-parole
Fiston Mukunayi : la paix en RDC ne peut être rétablie sans un dialogue avec le M23

L’avocat et homme politique congolais accuse le président Félix Tshisekedi de double discours et de calcul politique au détriment des populations Dans la situation actuelle, il est impossible de rétablir la paix en République démocratique du Congo (RDC) sans un dialogue avec le M23, affirme Fiston Mukunayi, convaincu que cette réalité est connue de tous, y compris du président Félix Tshisekedi, qui en est parfaitement conscient. « Pourtant, au lieu d’assumer clairement cette option et de chercher une solution courageuse et responsable, il préfère jouer au double discours et gagner du temps », déplore l’avocat pénaliste et homme politique congolais. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, ce dernier va jusqu’à penser que « son objectif c’est sa survie politique et la préparation d’un glissement vers 2028 ». Pour Fiston Mukunayi, c’est pour cette raison que le discours président congolais « change à tout bout de champ. Un jour, il jure qu’il n’y aura jamais de dialogue avec les rebelles ; le lendemain, il ouvre la porte à des négociations indirectes ; puis, encore après, il se replie derrière des promesses sans lendemain ». A ceux qui pensent que cette « incohérence » relève d’une simple erreur de communication, l’avocat répond : « c’est une stratégie calculée pour brouiller les pistes, fatiguer l’opinion publique et repousser toute décision décisive ». Il se trouve, malheureusement, que « pendant que le pouvoir manœuvre, c’est la population qui paie le prix fort. Les civils continuent de mourir, les villages sont vidés de leurs habitants, des millions de Congolais vivent dans l’angoisse permanente et l’extrême précarité. Chaque jour de tergiversation politique se traduit par des vies brisées, des familles déplacées et un État un peu plus affaibli ». L’homme politique qu’il est en est convaincu : le temps que le régime de Kinshasa « cherche à gagner est du temps que le peuple perd ». Par ailleurs, quoi qu’on ne le dise pas souvent, « utiliser la guerre et l’insécurité comme outils de calcul politique est irresponsable et indigne ». Face à l’urgence nationale, certains ont choisi le calcul personnel plutôt que l’intérêt du peuple congolais, a-t-il conclu. Adrien Thyg
Côte d’Ivoire. Compétence, légitimité et procès en clanisme

PARLONS-EN. La nomination d’un parent du chef de l’État à une haute fonction publique suscite presque mécaniquement, en Afrique, des accusations de « gestion clanique du pouvoir ». En Côte d’Ivoire, la désignation d’un vice-premier ministre apparenté au président de la République n’a pas échappé à cette lecture morale, souvent émotionnelle, rarement analytique. Pourtant, une démocratie adulte ne devrait pas s’arrêter à l’arbre de la parenté, mais examiner la forêt des compétences, de la légalité et de la responsabilité politique. La première question sérieuse n’est pas « de qui est-il le frère ? », mais « a-t-il les compétences requises pour exercer la fonction ? ». Dans tous les systèmes politiques mûrs, la légitimité d’un responsable public repose sur trois piliers : la conformité juridique de sa nomination, son aptitude technique et politique, et l’évaluation populaire de son action. La parenté, en soi, n’est ni un délit ni une incapacité. Les exemples internationaux sont éclairants. Aux États-Unis, Robert Kennedy fut ministre de la Justice sous la présidence de son frère John F. Kennedy. Son action contre la mafia et pour les droits civiques demeure l’une des plus marquantes du XXᵉ siècle américain. Personne ne peut sérieusement soutenir que son bilan se résume à un lien familial. En Pologne, les frères Kaczyński ont occupé simultanément les plus hautes fonctions de l’État (président et Premier ministre), dans un cadre constitutionnel et électoral parfaitement assumé. À Cuba, les frères Castro ont dirigé le pays pendant des décennies, avec une continuité idéologique revendiquée, que l’on peut critiquer politiquement mais difficilement réduire à un simple népotisme primaire. Même en Afrique, les cas du Togo ou du Gabon montrent que le problème réel n’est pas la filiation, mais la qualité de la gouvernance, la transparence et l’alternance. Il faut donc distinguer deux notions souvent confondues : – le népotisme, qui consiste à nommer un proche en l’absence de compétence ou en violation des règles ; – la parenté assumée, lorsqu’un responsable est nommé parce qu’il répond à un profil politique précis, dans un cadre légal, et sous le regard du suffrage universel. Un parti politique, une majorité au pouvoir, n’est pas une ONG morale : c’est une organisation de conquête et d’exercice du pouvoir. Elle est jugée non sur la pureté supposée de ses choix internes, mais sur les résultats obtenus et le verdict des urnes. Si le peuple estime que les nominations traduisent une dérive clanique, il sanctionne. S’il estime que les hommes choisis sont efficaces, il reconduit. Plafonner la carrière politique d’un individu au seul motif de sa parenté avec le chef de l’État, indépendamment de ses compétences, de son parcours et de ses résultats, constitue une autre forme d’injustice, tout aussi condamnable que le favoritisme aveugle. Ce n’est plus de l’éthique politique, c’est une discrimination déguisée. Enfin, il appartient à l’opposition de faire son travail là où il est attendu : non pas dans l’indignation automatique, mais dans la confrontation des projets, l’analyse des politiques publiques et la préparation d’une alternative crédible. La démocratie ne progresse pas quand on moralise à outrance les liens familiaux ; elle progresse quand on élève le débat du registre émotionnel au registre institutionnel. L’Afrique gagnerait à sortir de la politique du soupçon permanent pour entrer dans celle de la responsabilité et de la performance. Par Jean BoninPresident de FIER. Conseiller municipal et juriste. Membre du cabinet d’avocats Serres et associés.
Message de vœux 2026 au Peuple Congolais d’Armand MAVINGA TSAFUNENGA, Président du MPDC et de 3C-RDC

Message au Peuple Congolais d’Armand MAVINGA TSAFUNENGA, Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) « On ne peut jamais vaincre un peuple bien uni et déterminé » Peuple Congolais debout, Chers compatriotes, Le mois de janvier est un mois particulier de nos martyrs et héros. C’est ainsi que nous avons d’abord une pensée pieuse pour tous nos martyrs et héros du plus grand holocauste après la Seconde Guerre mondiale. Notre peuple vit l’une des pires crises de l’humanité avec un bilan macabre s’élevant à plus de 12 millions de morts d’un génocide silencieux qualifié désormais de « Genocost » (Génocide économique perpétré en République Démocratique du Congo – RDC). Nous vivons l’une des plus graves crises humanitaires de l’époque contemporaine avec plus de 8.950.000 déplacés de guerre vivant dans l’abandon sur le sol de nos ancêtres, et avec plus de 1.200.000 réfugiés dans les pays voisins. Des millions de femmes, filles et enfants sont violées et leur avenir compromis. La République Démocratique du Congo est considérée comme l’un des 5 pays plus pauvres de la planète, malgré ses riches ressources naturelles. L’insécurité généralisée sur toute l’étendue du pays risque de devenir une poudrière qui menace notre survie. Une partie du territoire est occupée par des armées étrangères notamment du Rwanda et de l’Ouganda, et un Etat Islamique risque d’être créé à l’Est avec le développement du terrorisme islamiste. La milice Mobondo sème la terreur dans l’espace du grand Bandundu et dans la périphérie de la ville de Kinshasa. Nous présentons nos sincères condoléances à toutes les familles éprouvées et compatissons avec toutes nos populations qui souffrent atrocement. Face à la crise sécuritaire terrible et inquiétante que connaît notre pays, la République Démocratique du Congo, nous remercions et adressons un message patriotique d’encouragement à nos militaires et à nos wazalendo qui sont au front à l’Est pour faire face aux actes terroristes et à l’agression inacceptable des armées étrangères dont celle du Rwanda. La patrie leur sera toujours reconnaissante. Nous saisissons cette occasion pour adresser au Peuple Congolais nos vœux de l’espoir, de la justice, de la paix et de la libération. Chers compatriotes, La trompette de l’histoire a sonné pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. C’est désormais une question de vie ou de mort. La grave crise congolaise multiforme a atteint un sommet de non retour avec la chute des villes de Goma, de Bukavu et d’Uvira. Nous sommes entrés dans le piège de balkanisation de fait de notre pays. Nous condamnons les actes barbares du groupe armé de l’AFC/M23 appuyé par le Rwanda. L’humilité nous impose tous de reconnaître que nous avons été incapables de bâtir un pays plus beau qu’avant depuis le départ de Mobutu le 17 mai 1997, comme notre Hymne national nous interpelle. Nous sommes toujours un pays en transition depuis la transition lancée par Mobutu le 24 avril 1990. Nous ne sommes pas sortis de son système politique de prédation, au contraire nous l’avons amplifié. C’est ce système politique qui a instrumentalisé la justice, l’administration, la police, les forces armées et tous les services de renseignement et d’immigration. Ce système a facilité l’affaiblissement et l’infiltration de notre armée, et a amené les jeux des acteurs politiques corrompus, délinquants, prostitués et opportunistes qui ne travaillent généralement que pour leurs intérêts personnels. Ce système a affaibli notre économie et l’a livrée aux forces exogènes ou étrangères. La corruption, la manipulation, la violence, le vol des biens publics, le blanchiment des capitaux et la violation des droits de l’homme sont des méthodes adoubées par ce système politique de prédation. Ce système a renforcé le tennis politique qui est à la base de la prolifération des partis et plateformes politiques dans notre pays. Si nous continuons dans cette mauvaise direction, nous risquons de disparaître comme peuple d’ici à 150 ans. 1. Il nous faut résoudre d’urgence la crise sécuritaire suivant une approche holistique de la crise congolaise. Une réforme titanesque de l’armée, de la police et des services de renseignement et d’immigration s’impose d’urgence pour gagner la guerre d’agression qui nous est imposée injustement. Etant donné que celui qui veut la paix, prépare la guerre, il nous faut d’urgence une réforme profonde, sérieuse et titanesque des Forces Armées de la RDC (FARDC) et de tous les services de sécurité pour espérer des victoires militaires durables. La réforme des FARDC est capitale et incontournable pour défendre notre intégrité territoriale et notre souveraineté nationale. La désintégration de notre armée commence à l’époque de Mobutu avec la misère sociale, la corruption et l’instrumentalisation politique de la justice, de l’armée et de toutes les forces de sécurité. L’augmentation des salaires de militaires ne suffit pas, car une armée mal organisée, mal équipée, mal formée, fragilisée, infiltrée, minée par la corruption et les affairistes de tout bord, totalement instrumentalisée politiquement pour la protection du pouvoir, des individus et des groupes d’intérêt privé, sera incapable de faire face durablement à des armées étrangères et à des groupes armés mieux organisés, bien financés et soutenus de l’extérieur. Il faudra identifier clairement tous les acteurs clés dans les chaines de commandement des FARDC. Il faut éviter des promotions par la loyauté ou le clientélisme politiques, en se fondant sur la discipline, la compétence et l’intégrité morale. Il faut souligner qu’il n’y a pas de victoires possibles avec une logistique chaotique, des renseignements défaillants, l’impunité, la trahison, la corruption et l’infiltration dans les chaînes de commandement. C’est une urgence vitale de monter une armée républicaine et professionnelle, car la diplomatie ne remplace pas la puissance militaire, mais elle la prolonge, pour ne pas dire la renforce. En construisant de manière globale et systémique sa puissance militaire, la voix de la RDC va compter au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies et les résolutions ad hoc sur la RDC seront mises en œuvre. Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et la Coalition pour le Changement
Pointe-Noire : Archange MOUYAMI, une ambition structurée pour Lumumba 1 (Congo)

PORTRAITS POLITIQUES: À l’aube des élections législatives de 2027, une nouvelle figure émerge sur l’échiquier politique de la République du Congo. Archange MOUYAMI, originaire de Pointe-Noire, ne se contente pas de porter un discours de changement ; il s’appuie sur une expérience concrète du terrain économique pour proposer une vision véritablement transformatrice. Entre la France et le Congo, ce leader de la nouvelle génération entend prouver que la gestion rigoureuse d’une entreprise constitue un véritable laboratoire pour la gestion de la cité. Un parcours académique et professionnel d’excellence Formé aux exigences du management international (détenteur d’un Master), Archange MOUYAMI a très tôt fait le choix de l’action. Sa trajectoire se distingue par une polyvalence rare. Dans le secteur logistique, il a fondé Empire Fret Service, une structure qui facilite les échanges et le transport, un secteur vital pour le développement économique. Parallèlement, conscient que le capital humain est la première richesse d’une nation, il a lancé Archange Consulting, un cabinet dédié au coaching et à l’orientation de carrière. Ce volet de son activité témoigne d’une volonté profonde : accompagner la montée en compétences des cadres et des jeunes professionnels congolais. La culture comme vecteur d’unité L’influence d’Archange MOUYAMI ne s’arrête pas aux frontières de l’entreprise. À traversson label Empire Production, il s’investit dans l’industrie musicale et créative. Pour lui, laculture n’est pas qu’un divertissement, c’est un levier de soft power et un espace de dialoguepour une jeunesse en quête de modèles et de réussite. Le NPPDC : un nouveau souffle politique pour 2027 L’année 2025 marque un tournant avec la création du Nouveau Parti Politique duDéveloppement Congolais (NPPDC). Ce mouvement, qu’il préside, naît d’un constat simple :la nécessité d’une offre politique pragmatique, axée sur l’unité et la prospérité partagée.C’est avec cette bannière qu’Archange MOUYAMI se prépare à solliciter les suffrages deshabitants de la circonscription de Lumumba 1 lors des législatives de 2027. Son programmerepose sur une promesse de « développement par l’exemple », visant à importer l’efficacité dusecteur privé dans la sphère publique pour répondre aux besoins concrets des populations. Conclusion : Archange MOUYAMI incarne ce « double profil » d’homme d’affaires etd’homme d’État en devenir. Sa candidature pour Lumumba 1 représente bien plus qu’uneambition personnelle ; c’est le symbole d’une jeunesse congolaise formée, expérimentée etprête à prendre ses responsabilités pour la transformation sociale et économique de son pays.