Congo : la démission d’Anatole Collinet Makosso ravive les attentes de changement ( lecture en 4 minutes )

Congo : la démission d’Anatole Collinet Makosso ravive les attentes de changement ( lecture en 4 minutes )

Le Premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM ) a présenté sa démission, officialisée ce dimanche 19 avril, bien que sa lettre ait été antidatée au 17 avril. Cette annonce intervient dans un contexte politique et économique tendu, et suscite de fortes expectatives au sein de la population congolaise. Une transition attendue dans un climat de défiance après un quinquennat animé par des dirigeants essoufflés, davantage préoccupés par leurs intérêts personnels et égoïstes que par le bien-être collectif. Nommé le 12 mai 2021, ACM avait initialement suscité des espoirs rapidement douchés. L’entrée dans la « nouvelle République », proclamée le 16 avril 2026, laissait envisager une possible prolongation de ses fonctions jusqu’à cette semaine. Il n’avait d’ailleurs toujours pas tenu un dernier conseil de cabinet peu avant l’annonce officielle de son départ par lettre n°260105/PMCG-CAB du vendredi 17 avril. Selon certaines sources, cette démission anticipée lui aurait été recommandée afin de préserver son image, notamment dans un environnement où les critiques se multiplient, y compris dans le milieu universitaire fragilisé par diverses situations notamment l’irrégularité des salaires, des cours à l’emporte-pièces, des examens à la va-vite, des diplômes douteux… Une annonce tardive et maîtrisée mais confrontée à l’appel au renouvellement C’est à travers un communiqué daté d’un jour non ouvrable que Florent Tsiba-Impia a rendu publique cette démission. Une temporalité qui interroge, certains y voyant une volonté de contrôler la communication autour de cet événement, d’autres y percevant une volonté de ne pas décrocher.Dans la rue comme sur les réseaux sociaux, de nombreux Congolais et même des étrangers expriment leur aspiration à un renouvellement profond de la classe dirigeante. L’idée d’un gouvernement composé davantage de technocrates que de politiciens revient avec insistance. Plusieurs figures africaines sont citées en exemple, telles que André Milongo, Patrice Talon, Alassane Ouattara ou encore Ibrahim Traoré, perçues comme ayant impulsé des dynamiques de développement dans leurs pays respectifs. Inquiétudes sur la situation économique et critiques ciblées sur la gestion publique Au-delà du départ du Premier ministre, plusieurs responsables sont pointés du doigt pour leur gestion. Le cas du retraité Rosaire Ibara est notamment évoqué çà et là. Il lui est reproché, le recrutement moyennant espèces sonnantes et trébuchantes de plusieurs dizaines d’ enseignants sans doctorat, et de plus de 275 agents techniques et ouvriers spécialisés (ATOS ) dans un contexte de contraintes budgétaires persistantes ( Je vous convie de lire mon ouvrage Les systèmes éducatifs francophones au creuxde la vague cf L’Harmattan-Congo et diverses librairies en France) Plusieurs observateurs suggèrent que des patriotes outillés aux défis structurels, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation soient placés à la tête de ces structures. Par ailleurs, des soupçons de mauvaise gestion et de détournement de fonds publics continuent d’alimenter l’opinion. Le projet de Data center à Brazzaville est régulièrement cité, en raison de dysfonctionnements techniques et de zones d’ombre concernant l’utilisation des financements par Léon Juste Ibombo qui n’est pas à son premier coup. Malgré des discours officiels jugés rassurants, la situation économique du Congo demeure préoccupante. Les relations avec des institutions comme la Banque mondiale et les démarches en cours auprès du Fonds monétaire international pour l’obtention des nouveaux prêts illustrent les défis persistants auxquels le Congo doit faire face. En toile de fond, une exigence claire : celle d’un changement concret, porté par des dirigeants compétents et soucieux de l’intérêt général. Certes, il est difficile pour M. Sassou qui doit composer avec les anciens et les nouveaux mais pas impossible de remplacer les gouvernants incompétents et mafieux qu’il a dénoncé lors de sa campagne électorale. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Démission du Gouvernement : Collinet Makosso réunit un Conseil de cabinet afin de baliser la gestion des affaires courantes

Démission du Gouvernement : Collinet Makosso réunit un Conseil de cabinet afin de baliser la gestion des affaires courantes

BRAZZAVILLE. À la suite de la démission du Gouvernement, la Primature de la République du Congo a rendu public un communiqué portant sur la tenue d’un Conseil de cabinet consacré à la gestion des affaires courantes, à lire ci-dessous. « Quelques heures seulement après la remise officielle de sa démission et de celle de son Gouvernement au Président de la République, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a réuni un Conseil de cabinet à Brazzaville afin de baliser la gestion des affaires courantes. Cette réunion, tenue dans un contexte institutionnel marqué par la réélection du Chef de l’État et son investiture récente, s’inscrit dans le strict respect des dispositions constitutionnelles, notamment l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015. Elle visait principalement à assurer la continuité de l’action gouvernementale jusqu’à la mise en place d’une nouvelle équipe. Au cours des échanges, le Premier Ministre a donné des orientations claires aux membres du Gouvernement démissionnaire quant à la conduite des affaires courantes. L’accent a été mis sur la nécessité de maintenir la stabilité administrative, de garantir le fonctionnement régulier des services publics et d’éviter toute rupture dans le traitement des dossiers prioritaires de l’État. Anatole Collinet Makosso a également saisi cette occasion pour exprimer sa reconnaissance aux membres de son équipe. Il a salué leur engagement, leur sens du devoir et leur abnégation tout au long du quinquennat écoulé. Il a en particulier mis en avant le climat apaisé ayant caractérisé la gouvernance durant cette période, facteur ayant contribué à la cohésion institutionnelle et à la stabilité du pays. Ce Conseil de cabinet marque ainsi une étape transitoire importante, en attendant la nomination d’un nouveau Gouvernement, appelé à poursuivre la mise en œuvre du programme du Président de la République pour le nouveau mandat ».

SENEGAL. PASTEF, ou la République des fidèles : quand la révolution se dote d’un annuaire de loyauté

SENEGAL. PASTEF, ou la République des fidèles : quand la révolution se dote d’un annuaire de loyauté

TRIBUNE. Dans la nouvelle République estampillée “rupture”, on n’entend plus le bruit des bottes… mais celui des stylos qui nomment. À la chaîne. À la pelle. À la confiance surtout. Le parti PASTEF Les Patriotes, en pleine mue stratégique, vient d’accoucher d’un bureau politique qui ressemble moins à une architecture institutionnelle qu’à une constellation de fidélités orbitant autour d’un seul soleil : Ousmane Sonko. Le Conseil national du 19 avril 2026 aura donc servi de salle d’accouchement pour cette nouvelle élite politico-partisane, où les vice-présidents poussent comme des champignons après la pluie électorale. Quatre vice-présidents, rien que ça. À ce rythme, bientôt chaque courant d’air aura son vice-président pour le représenter. Mais qu’on se rassure : ici, on ne parle pas de diversité d’opinions. Non. On parle de diversité… dans la loyauté. Car le message est clair, limpide, presque cristallin : le temps des camarades turbulents est révolu. Place aux hommes de confiance. Ceux qui ne posent pas trop de questions, mais qui savent hocher la tête avec discipline. La révolution, oui, mais sous contrôle. Le “gardien de la révolution” semble désormais préférer des clés bien rangées à des serrures capricieuses. Au Secrétariat général, la symphonie continue. Une armée mexicaine de secrétaires généraux adjoints, comme si chaque décision devait passer par une haie d’approbation silencieuse. On empile les titres comme on empile des briques, espérant construire une forteresse politique… ou peut-être un bunker contre les tempêtes à venir. Et puis viennent les secrétaires nationaux, ces nouveaux chevaliers de la communication, de l’organisation et de la formation. Des postes stratégiques, certes, mais qui ressemblent de plus en plus à des postes de vigie : surveiller, cadrer, canaliser. La parole devient discipline. L’organisation devient contrôle. La formation devient formatage. Il faut toutefois préciser que cette vague de nominations s’inscrit davantage dans une logique de renforcement que de bouleversement : de nouveaux visages font leur entrée dans le Bureau politique pour consolider le dispositif, tandis que les secrétariats nationaux non concernés demeurent solidement en place, comme pour garantir une continuité dans la mécanique déjà huilée du parti. Le Mouvement national des cadres patriotes (MONCAP), lui, parachève le tableau : une élite dans l’élite, un club dans le club, une République dans la République. Comme si le parti, déjà au pouvoir, avait besoin d’un pouvoir parallèle pour sécuriser… son propre pouvoir. Mais au fond, il faut le dire sans détour : Ousmane Sonko joue ici une partition que l’histoire politique rend presque incontournable. Une révolution ne se pilote pas avec des doutes ambulants ni avec des ambitions centrifuges. Elle exige des hommes et des femmes alignés, soudés, presque immunisés contre les tentations de la trahison. Dans un champ politique où les fidélités se négocient parfois au gré des vents, s’entourer de fidèles devient moins un caprice qu’un mécanisme de survie. Ce choix n’est pas une fermeture, mais une consolidation. Ce n’est pas un repli, mais une mise en ordre. Car avant d’ouvrir les fenêtres, encore faut-il s’assurer que la maison tient debout. Et dans cette architecture en construction, la loyauté devient le ciment, la confiance le mortier, et la discipline la charpente. Ici, la fidélité n’est pas un défaut démocratique, mais une stratégie de stabilisation. Elle permet d’éviter les fractures précoces, les coups de poignard dans le dos, les alliances nocturnes qui défont au petit matin ce qui a été construit à la lumière du jour. En somme, c’est le prix à payer pour transformer une ferveur populaire en machine politique durable. La vraie interrogation n’est donc plus de savoir s’il s’entoure de fidèles, mais ce qu’il fera de cette fidélité : en fera-t-il un levier d’efficacité ou un confort d’entre-soi ? Car bien utilisée, la loyauté peut être une force redoutable, mal gérée, elle devient une douce illusion. Par Malick BA Journaliste

Gabon. Arrestation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze : une procédure prescrite, une imputation infondée, un signal politique qui ne trompe personne

Gabon. Arrestation d’Alain-Claude Bilie-By-Nze : une procédure prescrite, une imputation infondée, un signal politique qui ne trompe personne

HAUT ET FORT. Le Bureau Exécutif du parti politique Ensemble pour le Gabon (EPG) a publié ce 16 avril 2026 un communiqué officiel faisant état de l’arrestation, le 15 avril 2026, de son Président, Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre, par des agents de la Direction Générale des Recherches (DGR). C’est sur la base exclusive de ce document rendu public par son parti, et des faits qu’il relate sous la responsabilité de ses signataires, que je formule les observations qui suivent. Je ne dispose d’aucune information indépendante sur cette affaire. Mais les faits tels que rapportés dans ce communiqué officiel appellent, de la part d’un juriste et d’un responsable politique, une analyse rigoureuse que je dois à l’opinion nationale. Selon ce communiqué, l’arrestation serait liée à une affaire remontant à 2008, relative à l’organisation de la Fête des cultures, dans le cadre de laquelle un prestataire privé réclamerait aujourd’hui le paiement d’une créance qu’il impute à titre personnel à Alain-Claude Bilie-By-Nze, au motif que ce dernier était alors, à la fois, ministre délégué à la Culture et président du comité d’organisation de l’événement. Ces éléments, s’ils sont exacts, posent des questions juridiques d’une gravité certaine, et révèlent, dans leur configuration d’ensemble, un signal politique que je ne peux pas laisser passer sous silence. I. SUR LA BASE DU COMMUNIQUÉ EPG : TROIS VICES JURIDIQUES CUMULATIFS Premier vice : La question du mandat judiciaire et de l’autorité requérante. La Direction Générale des Recherches est une composante de la Gendarmerie nationale gabonaise dotée d’une direction des investigations. Ses agents ont, à ce titre, qualité d’officiers de police judiciaire et peuvent, en droit, procéder à des arrestations dans le cadre d’enquêtes pénales. Mais cette compétence n’est pas inconditionnelle, elle s’exerce, selon le Code de procédure pénale gabonais, sous l’autorité du Procureur de la République et sur la base d’un mandat ou d’une réquisition judiciaire. Or, le communiqué d’EPG ne mentionne l’existence d’aucun mandat judiciaire, d’aucune réquisition du Parquet, d’aucune ordonnance du juge d’instruction. L’absence de ces éléments dans le communiqué n’est pas un détail : c’est la question procédurale centrale. Une arrestation opérée par des agents de la DGR sans mandat judiciaire apparent, dans le cadre d’un litige financier de droit commun, serait constitutive d’une arrestation arbitraire, quand bien même ces agents auraient qualité d’OPJ. À cela s’ajoute une observation politique que le droit autorise à formuler : la DGR est, dans l’architecture institutionnelle gabonaise, placée directement sous l’autorité du Président de la République. Son utilisation dans une affaire impliquant le principal opposant politique du régime soulève donc une question de confusion des pouvoirs qui va au-delà de la simple irrégularité procédurale, c’est l’instrumentalisation potentielle d’un service de souveraineté à des fins de neutralisation politique. Deuxième vice : L’imputation personnelle juridiquement infondée. En 2008, la Fête des cultures était une mission de service public organisée par le ministère délégué à la Culture, c’est-à-dire par l’État gabonais lui-même. Les engagements contractés envers les prestataires dans ce cadre étaient des engagements de la puissance publique, exécutés sur crédits budgétaires. Un principe cardinal du droit administratif, constant dans toute la tradition juridique gabonaise d’inspiration française, interdit d’imputer personnellement à un agent public les dettes nées de l’exercice de ses fonctions, sauf à établir une faute personnelle détachable du service, c’est-à-dire une faute qui révèle l’homme agissant pour son compte propre et non l’agent agissant pour celui de l’administration. La simple inexécution d’une obligation budgétaire de l’État envers un prestataire ne constitue pas une telle faute. Si le communiqué EPG rapporte fidèlement les faits, la créance alléguée est une créance contre l’État gabonais, et c’est à l’État gabonais qu’elle devait être réclamée, devant les juridictions compétentes. Troisième vice : La prescription, acquise depuis au moins une décennie selon le droit gabonais. Les faits remontent à 2008. Le Code de procédure pénale gabonais fixe la prescription de l’action publique en matière délictuelle à trois ans selon le code de 2018, et à dix ans selon la version révisée plus récente ; en matière criminelle, le délai est de dix ans à compter de la commission des faits ou du dernier acte interruptif. Quant aux obligations commerciales et mixtes, le droit OHADA – auquel le Gabon est partie et qui est directement applicable – fixe la prescription à cinq ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’agir. Dans tous les cas de figure ouverts par le droit gabonais – voie pénale délictuelle, voie pénale criminelle, voie commerciale OHADA -, la prescription est acquise depuis au moins 2013 et au plus tard depuis 2018, sauf à produire un acte interruptif valide – assignation judiciaire, mise en demeure formelle, reconnaissance de dette – dont l’existence n’est mentionnée nulle part dans le communiqué d’EPG. Engager une procédure d’arrestation en 2026 pour des faits de 2008, sans acte interruptif établi et produit, c’est construire une procédure sur une base légale inexistante. II. AU-DELÀ DES FAITS RAPPORTÉS : LE SIGNAL POLITIQUE QU’IL FAUT NOMMER Je mesure la prudence qu’impose l’honnêteté intellectuelle : je ne dispose que du communiqué d’EPG. Mais ce que je peux analyser sans réserve, c’est la configuration politique que ce communiqué décrit, et qui parle d’elle-même. La cible est le principal leader de l’opposition, arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle, dont la parole est régulièrement entendue au-delà des frontières gabonaises. L’instrument mobilisé est la DGR, service placé sous l’autorité directe du Président de la République, et non le circuit judiciaire ordinaire, ce qui n’est pas un accident procédural : c’est un choix qui envoie un message. Le moment est celui d’une situation politique dont la légitimité populaire du régime en place est de plus en plus ouvertement questionnée, à près de la première année de l’anniversaire de l’élection démocratique du Président de la République. Le prétexte invoqué est une créance vieille de dix-huit ans, subitement réactivée, frappée de prescription selon les textes gabonais eux-mêmes. Cette configuration a un nom dans la littérature politique et juridique comparée :

Congo : luttes d’influence, perspectives de remaniement, climat politique sous tension et dossier Okombi-Mokoko (lecture en 5 min)

Congo : luttes d’influence, perspectives de remaniement, climat politique sous tension et dossier Okombi-Mokoko (lecture en 5 min)

PARLONS-EN. À l’approche d’un remaniement très attendu en République du Congo, les cercles politiques et occultes congolais, comme les associations du soir, des croyants et autres, sont en ébullition. Rivalités de réseaux d’influence, agendas extérieurs pour peser sur les nominations et libération des prisonniers à venir, ambitions personnelles et accusations diverses circulent, dans un contexte où l’opinion peine parfois à distinguer faits établis et spéculations. Trajectoires, débats sur la place des réseaux d’influence, etc. Depuis l’adoption de la loi Mouebara sur le genre porté par Inès Nefer Bertille Ingani, les discussions se multiplient autour du rôle des réseaux sociopolitiques dans la promotion de certaines figures. Des voix rappellent toutefois que les femmes ont longtemps occupé des positions influentes au Congo : Kangui Elisa, Ngolengo, première parachutiste, Céline Yandza Eckomband, Joséphine Moutou Bayonne, Alice Diabangana, Joséphine Bouanga, Sabine Kinanga Bayetela (ma génitrice et troisième sage-femme du Congo), etc. Mais la montée en puissance de nouvelles personnalités suscite des polémiques, alimentées parfois par des rumeurs difficiles à vérifier ou des accusations établies. Plusieurs membres du gouvernement sortant sont au centre de controverses dans la gestion des portefeuilles du commerce, des mines, de la culture, de la justice, des transports, des finances, du pétrole et des communications, marquant l’inefficacité et le manque de transparence de certaines actions.Lydie Pongault, par exemple, ministre de l’industrie culturelle, tranche négativement avec les valeurs de son père, syndicaliste chevronné des années 1963, Gilbert Pongault. Récemment, elle a été pointée du doigt sur les réseaux sociaux avec les  » Bouya Girls  » par une dame connue pour son saphisme militant. Leurs aventures supposées avec des maîtresses passées, ministres, avocates ou encore hauts cadres des Finances et du Budget interrogent. Faut-il y voir une influence d’appartenance à une « association du soir » qui bride les pensées et corsète les élans généreux uniquement chez les Africains ? Ou plutôt leurs appétences présumées pour le même sexe ? Même leurs affidées de l’heure, Destinée Doukaga, qui tient à rentrer au gouvernement au point d’aller négocier une thèse au Cameroun alors que ses formations ont été presque inachevées au Congo (en faculté des sciences, en sciences économiques, dans l’armée qu’elle a désertée) et en France, laissent interrogateur plus d’un. Le Cameroun est devenu le pays des thèses à nègres, attirant tour à tour, conseillers du premier ministre, députés et autres qui ont eu peur des fourches caudines des professeurs titulaires de l’université Marien Ngouabi. Tout récemment Doukaga, et avant son ex, Bredin Bissala Nkounkou, qui a décroché sa thèse au Cameroun avec le piston des professeurs Fabien Roch Niama et Jean-Bernard Nkoua Mbon. Il est de notoriété publique que le Cameroun regorge de faux et de vrais et produit des « docteurs Google » qui s’appuient sur l’IA et détruisent le Congo… L’enseignement supérieur y est dévoyé avec des instituts bidons qui naissent comme des champignons. Tribus, clans et recomposition régionale des alliances Sur le plan régional, la rivalité entre Niari, Bouenza et Lékoumou structure en partie les ambitions de Premier ministre ou de futurs ministres. Dans ce tourbillon géant, Thierry Moungalla siphonne les primes des professionnels de la communication et la RAV, mais lutte à l’émergence de toutes les « sœurs venues à l’association du soir » dont les « girls Bouya » à laquelle il appartiendrait. Pierre Mabiala, qui avait fait sa licence en six ans, projeterait une thèse pour gêner ACM, comme si le leadership était synonyme de diplômes. Tous brûlent d’impatience d’être sélectionnés : Arsène Tsaty Mboungou, aperçu dans les encablures de Mpila, Émile Ouosso, qui se voit en parfaite doublure des personnes précitées, soutenu en coulisse par JDO, voit ses chances s’effriter au regard de la mise à l’écart du Deputy VGM GLC Jean Dominique Okemba et de la guerre menée par Rodrigues Nguesso, Julienne Ngouonimba et Ondongo Gilbert pour la privatisation de E2C. Plusieurs autres départements comme le Pool ou le Congo-Oubangui sont décrits comme fragmentés, mais dotés de cadres techniques de haut niveau, qui reçoivent toutefois rarement des postes de premier plan, à l’image de l’hybride Matoko (lari-vili-vietnamien) qui ne pèse pas comme l’a révélé le score obtenu de deux petites voix. Rodrigue Malanda-Lapéta ne serait qu’un faire-valoir dans des ambitions d’envergure d’une primature ou de postes ministériels. Rodrigue Malanda a fait voler en éclats le Fonds Suisse qui devrait rapporter plus de 5000 milliards de fcfa au Congo. Tsiba Florent et Cie tentent de rattraper ledit fonds. Restent finalement les « clans » Dirat versus Mapapa. Le désordre et l’incompétence au sein de ces derniers ont plongé l’ensemble dans un mélange glauque duquel personne n’émerge : Denis Christel n’a jamais pu conquérir l’étoffe d’un leader de premier plan national. Denide, Edgard, Willy, Rodrigues sont des jouets entre les mains de l’axe Liboka-Bokouélé-Tchikapika ou Ondébé-Obouya. Affaires, scandales et responsabilités ministérielles Au-delà des spéculations identitaires, plusieurs dossiers économiques et financiers suscitent l’inquiétude. Claude Alphonse N’Silou, par exemple, n’arrive d’ailleurs pas à prendre des responsabilités de constitution d’un buffer-stock de consommation d’urgence face à l’effritement du commerce mondial en raison de la guerre Iran-Israël-USA. Il se contente de sa manne que M. Sassou lui a octroyée via de nombreuses maisons acquises du programme immobilier, des marchés, etc. Son coéquipier Pierre Oba, très affaibli, qui risque de s’effondrer même en plein Conseil des ministres, ne veut pas prendre sa retraite malgré des milliards empochés. Françoise Joly « la vipère » et son équipe ont décelé ses magouilles qui le poussent à un semblant de transparence. Ces dernières ont débusqué aussi Bruno Jean Richard Itoua sur différents contrats, jusqu’à la rétention des provisions pour les investissements divers jamais reversées au ministère des PME. Bininga Wilfried, ministre de la Justice, n’a pas levé le petit doigt, empêtré dans plusieurs affaires depuis celle des faux antirétroviraux pour le traitement de la file active VIH/SIDA, dont 2 056 PVVIH sont morts, sauf un ministre qui a eu la chance d’aller en Afrique du Sud. Pas plus d’ailleurs que ses collusions d’intérêts avec Mossen Hojeij lorsqu’ils ont été en charge, avec Mokoko Antonin et

La démocratie a-t-elle vraiment échoué en Afrique ?

La démocratie a-t-elle vraiment échoué en Afrique ?

PARLONS-EN. Ce que l’on présente souvent comme des oppositions naturelles repose en réalité sur une construction idéologique soigneusement entretenue. L’Occident a réussi à opposer des notions qui ne relèvent pas du même registre. On a mis la démocratie face au communisme, et la dictature face au capitalisme, comme si ces concepts formaient des couples équivalents. Or ils ne parlent pas de la même chose. La démocratie et la dictature concernent la manière dont le pouvoir est exercé. Le capitalisme et le communisme concernent la manière dont les richesses sont produites et réparties. Confondre ces deux niveaux est un choix politique qui brouille volontairement la compréhension. Cette confusion n’est pas innocente. Le capitalisme ne s’est pas introduit en Afrique comme un choix souverain des peuples. Il s’est imposé par la violence de la conquête, dans une logique d’extraction et d’accumulation qui n’a jamais cessé de se perfectionner. Nos terres, nos ressources, nos corps mêmes ont été intégrés de force dans un système dont la finalité première était l’enrichissement d’autres sociétés, au prix de l’appauvrissement structurel des nôtres. Face à cela, les luttes pour l’indépendance ont porté en elles une aspiration qui dépassait le simple transfert de souveraineté formelle. Elles visaient aussi la réappropriation des richesses, la fin de l’exploitation, la redistribution au service d’un projet de société. C’est dans ce contexte que des modèles inspirés du socialisme ou du marxisme ont trouvé un écho profond et sincère, non par mimétisme idéologique, mais parce qu’ils offraient un langage pour penser la justice et la fin de l’exploitation dans des termes qui correspondaient à l’expérience africaine de la dépossession. Mais très tôt, ces trajectoires ont été brisées. Les dirigeants qui portaient ces visions ont été renversés, éliminés ou marginalisés, remplacés par des élites dont la fonction réelle était de maintenir l’ordre économique hérité de la colonisation et de le rendre praticable pour les capitaux extérieurs, en s’appuyant sur des réseaux d’influence, des interventions dissimulées, et une redéfinition progressive du discours politique global. C’est précisément là que la démocratie a été instrumentalisée. Les États-Unis et ses alliés européens ont soutenu pendant des décennies des régimes parmi les plus autoritaires de la planète, des monarchies héréditaires, des juntes militaires, des présidents à vie, les ont armés, financés, défendus dans les instances internationales. Et dans le même temps, ils brandissaient la démocratie comme l’horizon moral de l’humanité au nom duquel ils se donnaient le droit d’intervenir et de déstabiliser d’autres gouvernements. La règle réelle était simple : ce qui comptait, ce n’était pas la nature du régime, mais sa disponibilité économique. Un régime autoritaire qui ouvrait ses marchés était un allié fréquentable. Un gouvernement élu qui tentait de reprendre le contrôle de ses ressources devenait une menace, et l’étiquette de dictature lui était collée dessus pour rendre son renversement moralement présentable. Face à ce constat, je veux être précise, parce que la clarté sur ce point engage une position intellectuelle. Je préfère la démocratie. Non par révérence pour l’Occident qui en a fait un étendard aussi souvent brandi que trahi, mais pour une raison structurelle. La démocratie ne vaut pas parce qu’elle produit toujours de bons gouvernements. Elle vaut parce qu’elle contient en elle-même les instruments de sa propre correction. Elle est le seul cadre politique dans lequel un peuple peut, sans verser de sang et sans attendre que le chef meure, dire collectivement : nous voulons quelqu’un d’autre, nous voulons autre chose. Ce n’est pas un luxe réservé aux sociétés riches. C’est la condition la plus élémentaire de la souveraineté populaire. Aucun régime autoritaire, aussi bienveillant qu’il se prétende, ne peut offrir cette garantie. La bienveillance d’un chef n’est pas inscrite dans une loi ni dans une institution que ses successeurs seraient obligés d’honorer. Elle est inscrite en lui, dans sa personne. Et les personnes changent, se corrompent, perdent le sens des réalités que vivent ceux qu’elles gouvernent. Quand cela arrive dans une dictature, il n’existe aucun mécanisme pour corriger la trajectoire. Les populations se retrouvent seules face au pouvoir, sans recours légal, sans contre-pouvoir, sans voix. Reconnaître qu’un régime autoritaire peut produire certains résultats sociaux positifs est une observation que l’honnêteté intellectuelle impose de faire. Mais elle doit immédiatement appeler deux questions. La première : ces résultats auraient-ils été impossibles dans un cadre démocratique ? Rien ne le démontre. La deuxième : à quel prix ont-ils été obtenus, et qui a payé ce prix sans jamais avoir été consulté ? Car ce qui définit la dictature, ce n’est pas uniquement l’absence d’élections. C’est l’impossibilité structurelle pour les populations d’influencer les décisions qui les concernent et de se protéger contre les abus d’un pouvoir qui n’a de comptes à rendre à personne. Il faut également refuser le discours qui prétend que la démocratie serait culturellement inadaptée à l’Afrique, comme si ses peuples étaient incapables de se gouverner sans un homme fort. Ce qui a échoué dans de nombreux pays africains, ce n’est pas la démocratie : c’est sa simulation. Des constitutions ont été rédigées, des élections organisées, sans que le pouvoir ne cesse d’être concentré entre les mains d’un individu qui n’avait aucune intention de le partager. Une élection dont l’issue est connue d’avance n’est pas un exercice démocratique. C’est une mise en scène destinée à produire une légitimité de façade à usage international. Les faits résistent à toutes les manipulations discursives. Le Botswana, depuis son indépendance en 1966, a maintenu des alternances pacifiques et des institutions qui fonctionnent, et affiche aujourd’hui l’un des revenus par habitant les plus élevés d’Afrique subsaharienne. La Namibie a construit depuis 1990 une presse libre, une justice relativement indépendante, et figure parmi les pays les mieux classés du continent en matière de libertés civiles. Le Cap-Vert, sans ressources naturelles spectaculaires, présente des indicateurs de développement humain que des pays bien plus riches en pétrole ne parviennent pas à atteindre. À l’inverse, au Togo, la famille Gnassingbé gouverne depuis 1967, d’abord le père pendant trente-huit ans, puis le fils qui lui a succédé comme on hérite d’un domaine privé,

16 avril 2026, au Stade de la Concorde de Kintélé. Puisse le Président Denis Sassou Nguesso allier symboles et actes de la Concorde Nationale

16 avril 2026, au Stade de la Concorde de Kintélé.  Puisse le Président Denis Sassou Nguesso allier symboles et actes de la Concorde Nationale

REPUBLIQUE DU CONGO. Declaré vainqueur par la Cour Constitutionnelle à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026, le Président Denis Sassou Nguesso sera investi, selon la règle, le 16 avril 2026. En présence de nombreux invités, particulièrement des Chefs d’Etat et de Gouvernement étrangers, la cérémonie d’investiture se deroulera en banlieue Nord de Brazzaville, au Stade de la Concorde de Kintélé. En choisissant de prêter serment de Chef d’Etat au Stade de la Concorde de Kintélé, j’ose croire que le Président Denis Sassou Nguesso caractérise le lieu de l’événement comme symbole de l’unité et de la cohésion des Congolais ainsi que de leur force collective. La concorde nationale reposant, par principe, sur des valeurs d’unité, dans la diversité, la solidarité et le respect mutuel. Etant, par ailleurs, une des clés du développement du Congo, de la stabilité et de la prospérité des Congolais. Il ne fait pas de doute que les Congolais qui s’empresseront le 16 avril 2026 pour participer à l’événement soient mus par un désir ardent. Celui de voir leur pays connaître un changement en profondeur, au moment où le Président Denis Sassou Nguesso entame un nouveau mandat. Des Congolais fiers d’être un peuple uni par une histoire et une culture communes. Mais, fort préoccupés par l’amélioration de leurs conditions de vie, l’affermissement des valeurs de justice, la répartition équitable des richesses nationales, au regard d’immenses ressources dont recèle le pays et les retards que celui-ci accuse dans sa modernisation. Des Congolais, par ailleurs, soucieux de ce que leur nation a traversé, depuis son indépendance, en août 1960, des périodes de turbulence. Cependant, toujours à même de résister à la destruction de cette nation par un sursaut national. Aujourd’hui, la République du Congo fait face à de nombreux défis. La pauvreté, les inégalités, l’insuffisance d’infrastructures de base, la corruption, les détournements des fonds publics et autre non compatibilité de l’administration étatique avec l’ère du temps sont autant de freins au développement du pays. Du Président Denis Sassou Nguesso, au Stade de la Concorde de Kintélé, face aux Congolais, venus des arrondissements de Brazzaville, représentants symboliques de l’ensemble du peuple congolais, il est attendu des annonces. Des annonces concrètes aux fins de donner un sens réel à la symbolique de son investiture dans une complexe sportif bâti pour symboliser la concorde nationale. Et, en terme d’annonces du Président Denis Sassou Nguesso, ce sont des actes à poser pour matérialiser la concorde nationale. Au compte de ces actes, tels lancer un programme de développement des infrastructures pour les communautés locales et l’aménagement équilibré de l’arrière pays. Aussi, étudier les modalités de la création d’un fonds pour la réconciliation et la cohésion sociale. Travailler des initiatives pour promouvoir la culture et le dialogue intergénérationnel. Equiper en structures étatiques les chefs-lieux de département qui ne le sont encore pour un développement harmonieux de l’ensemble des régions. Achever des chantiers laissés à l’abandon issus des municipalisations accélérées dans les zones concernées. La concorde nationale est une des clés de la réussite des Congolais. Elle leur permet de s’unir, de partager leurs forces et leurs ressources. Bien plus, grace à elle, les Congolais, sûrs des normes de solidarité qu’ils partagent, elle leur permet de travailler ensemble pour un avenir meilleur commun. Le rééquilibrage du développement sur le territoire national est une nécessité pour assurer une croissance harmonieuse et inclusive. D’autant que les disparités régionales sont un frein à la cohésion sociale et à la stabilité du pays. En rééquilibrant les équipements et les infrastructures sur l’ensemble du territoire, sans céder aux relents partisans, il peut être créé des opportunités égales pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence. Ce qui permet de réduire les inégalités, promouvoir la solidarité nationale et renforcer l’unité du pays. Un impératif majeur pour construire un avenir commun et prospère pour tous les Congolais. L’experience de la vie politique a démontré que les déséquilibres du développement urbain et régional placent les parlementaires issus des secteurs en retard, dans des postures politiques gênantes, face à leurs collègues des zones où les projets d’infrastructures ont été réalisés. Ces déséquilibres sont susceptibles de créer des tensions politiques et mettre les élus locaux dans des situations délicates. Aussi est-il crucial de reconnaître que les déséquilibres régionaux et urbains ne sont pas seulement un frein au développement, mais aussi un obstacle à la solidarité nationale. Et les parlementaires se disant lésés sont souvent contraints de défendre les intérêts de leurs électeurs face à des collègues dont les suffragants ont bénéficié de notables d’investissements. En rééquilibrant le développement sur l’ensemble du territoire, les pouvoirs publics créent un environnement politique plus apaisé créant à tous les élus les voies et moyens d’œuvrer ensemble pour l’intérêt général, plutôt que de se concentrer sur des intérêts locaux. Existent, également, dans la logique de la concorde nationale, les cas douloureux bien connus de trois personnalités nationales. Ce sont les Ministres Benoît Koukebene et André Okombi Salissa ainsi que le Général Jean Marie Michel Mokoko, tous sous le coup de lourde condamnation par les tribunaux congolais. La demande de remise en liberté de ces figures est persistante sur l’étendue du territoire national. Le Président Denis Sassou Nguesso, de par les pouvoirs qui lui sont conférés, sortant de leur emprisonnement ces trois compatriotes, donnera à la concorde nationale tout son sens. Point très sensible, ces trois figures nationales recouvrant la liberté, serait un geste fort pour incarner la réconciliation nationale. C’est même un acte de générosité et de sagesse, démontrant l’engagement du Président Denis Sassou Nguesso en faveur de la réconciliation et de la cohésion nationale. Un signal fort de l’attachement du Président Denis Sassou Nguesso à l’unité du pays, permettant ainsi de tourner la page sur des divisions passées et de construire un avenir commun. Dans cet élan d’humanité du Président Denis Sassou Nguesso, puisse ne pas être oublié le triste sort du jeune Fred Makita, agent municipal à Dolisie, détenu dans une prison congolaise, pour un double grief de délit d’opinion et d’outrage à Magistrat.

La résolution onusienne 2797 sur la question du Sahara marocain reflète l’engagement de la communauté internationale en faveur de solutions pacifiques,réalistes et pragmatiques aux différends régionaux

La résolution onusienne 2797 sur la question du Sahara marocain reflète l’engagement de la communauté internationale en faveur de solutions pacifiques,réalistes et pragmatiques aux différends régionaux

L’adoption d’une déclaration finale clôt les travaux du 2ème Congrès international du Réseau MENA-Latina Les travaux du deuxième Congrès international du Réseau MENA-Latina se sont achevés jeudi 2 avril à Tanger, par l’adoption d’une déclaration finale réitérant son ferme engagement en faveur de la démocratie, la paix et la justice et  appelant «à la promotion de solutions politiques pacifiques aux conflits». Dans sa déclaration finale, le Réseau salue la résolution 2797 (2025) du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question du Sahara marocain, estimant qu’elle reflète «l’engagement de la communauté internationale en faveur de solutions pacifiques, réalistes et pragmatiques aux différends régionaux». A cet égard, il «considère l’Initiative d’autonomie comme une solution sérieuse, crédible et réaliste à ce conflit, dans le cadre du respect de la souveraineté nationale et de la stabilité régionale, conformément aux principes des Nations Unies ». Le texte, lu par la Colombienne Maria Christina, cofondatrice du Réseau, réaffirme en outre son soutien indéfectible à la cause palestinienne et condamne fermement toute législation ou politique ciblant les droits des prisonniers, en particulier les projets de loi concernant l’exécution des prisonniers, expliquant qu’« ils constituent une violation grave du droit international humanitaire ». Le communiqué appelle également à l’arrêt immédiat de toutes les activités de colonisation, condamne les attaques contre les villages et villes palestiniens et alerte sur la situation humanitaire catastrophique à Gaza. Condamnant l’agression contre le Liban, les congressistes rejettent «tout plan visant à annexer des territoires libanais ou à saper sa souveraineté et son intégrité territoriale ». Le document adopté apporte aussi son appui aux processus démocratiques dans les pays d’Amérique latine et rejette « fermement toutes les formes de violence politique et les tentatives de prise de pouvoir par des moyens armés ou anticonstitutionnels ». Il condamne, par ailleurs, les coups d’Etat militaires en Afrique et l’escalade de la violence dans plusieurs pays africains. Le Réseau MENA-Latina considère «ces pratiques comme sapant les fondements démocratiques et entravant le développement et la stabilité» et appelle à un retour rapide aux processus démocratiques, au respect de la volonté populaire et à la promotion du dialogue pacifique comme seule voie viable pour surmonter les crises. Dans sa déclaration, le Réseau juge préoccupante la situation en Turquie et la défense de l’Etat de droit. Il s’inquiète «des pressions politiques sur les processus judiciaires ». Dans ce contexte, souligne-t-il, le Réseau MENA-Latina réaffirme son engagement à défendre l’Etat de droit conformément aux valeurs social-démocrates. Les forces progressistes expriment également leur «pleine solidarité avec Ekrem İmamoğlu et les autres maires, qui jouent un rôle crucial dans le renforcement de la démocratie et de la gouvernance locale en Turquie». Elles rejettent toute ingérence visant les élus ou sapant leur légitimité précisant que cette position reflète l’engagement du Réseau envers l’universalité des valeurs démocratiques et sa solidarité avec toutes les forces démocratiques en Turquie. Il est à souligner que, dans le cadre du processus de structuration en cours du Réseau MENA-Latina et en application des décisions adoptées lors des précédentes réunions tenues en Colombie et au Maroc, les congressistes ont procédé à l’expansion du Réseau par une représentation régionale équilibrée. Ils ont ainsi adopté une structure organisationnelle composée de : Hend Mgaieth (présidente du Réseau), Jesus Tapia (vice-président), Ayoub Elhachmi (secrétaire général), Mohamed Jenhani (coordinateur exécutif) ainsi que des coordinateurs régionaux Luis Páez (Amérique latine), Melis Asya (Méditerranée et Caucase), Omar Awad (Moyen-Orient) et Ali Abderrahmane (Afrique). Précisons que la représentation institutionnelle des jeunes est assurée par El Hassan Lachguar (coordinateur des jeunes parlementaires) et Salek Moussaoui (coordinateur des jeunes conseillers) qui siègent en tant que membres de droit. Les participants ont conclu leurs travaux en insistant sur l’importance de «renforcer la coopération entre les forces progressistes du monde entier et d’intensifier les efforts conjoints pour défendre la démocratie et les droits de l’Homme, tout en relevant les défis communs grâce à la solidarité internationale ». Ils ont également appelé à renforcer la participation des jeunes à la vie politique et à consolider les mécanismes d’action conjointe en faveur de la liberté, de la justice sociale et du développement. Enfin, le Front de lutte populaire palestinien a été admis en tant que membre à part entière du Réseau MENA-Latina. Organisé à l’initiative du parti de l’Union socialiste des forces populaires, le Congrès a réuni des responsables et représentants d’une quarantaine d’organisations issues d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Amérique latine et du bassin méditerranéen. Deux jours durant, les forces progressistes internationales ont échangé autour des préoccupations du monde d’aujourd’hui, abordant notamment les transformations géopolitiques actuelles et l’impact des guerres et des conflits sur la stabilité politique et économique, les implications de la migration et la montée des réseaux transnationaux de crime organisé. Figuraient également au menu des échanges, les défis des politiques commerciales internationales dans un contexte de tensions mondiales ainsi que la question de la paix fragile en Afrique et en Amérique du Sud et les moyens de la soutenir et de la renforcer. Tanger – Alain Bouithy El Hassan Lachguar : Coordinateur du Forum international des jeunes parlementaires socialistes Nous sommes très satisfaits du déroulement et des conclusions La tenue de ces assises a principalement permis de restructurer l’organisation du Réseau MENA-Latina avec une équipe qui sera en charge pour la période à venir. Nous sommes très satisfaits des résolutions adoptées à l’issue de ce congrès, en particulier celles auxquelles nous attachons une grande importance au sein du Réseau. Parmi ces résolutions, il y a le soutien à la résolution du Conseil de sécurité concernant le Sahara marocain, rappelant ainsi la légitimité de la position marocaine, comme c’est souvent le cas dans nos congrès. Une autre résolution concerne le soutien à nos camarades du CHP turc, face aux difficultés qu’ils rencontrent aujourd’hui en Turquie, notamment les arrestations de plusieurs de leurs maires. Nous avons également réaffirmé notre engagement envers la cause palestinienne, dénonçant les agressions commises en Cisjordanie, à Gaza et, récemment, au Liban. Ces assises ont été aussi l’occasion de rappeler les valeurs que nous partageons. On peut