Réélection de Denis Sassou-Nguesso : Vladimir Poutine salue un nouvel élan de la coopération russo-congolaise

Réélection de Denis Sassou-Nguesso : Vladimir Poutine salue un nouvel élan de la coopération russo-congolaise

Le Président de la fédération de Russie, Vladimir Vladimirovitch Poutine, a adressé ses sincères félicitations au président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, à la suite de sa réélection, rapporte Sputnik. « Je suis convaincu que votre nouveau mandat renforcera les liens d’amitié entre nos deux pays et donnera un nouvel élan à notre coopération bilatérale mutuellement avantageuse », a écrit le chef de l’Etat russe à son homologue congolais, cité par l’agence russe. La même source indique que le Président Vladimir Poutine a été l’un des premiers dirigeants mondiaux à adresser un télégramme de félicitations au président congolais. Patricia Engali

Congrès mondial de l’IUSY : La Ligue des jeunes de la Convergence citoyenne devient membre à part entière

Congrès mondial de l’IUSY : La Ligue des jeunes de la Convergence citoyenne devient membre à part entière

ISTAMBUL. À l’heure où les tensions internationales et les fragilités démocratiques se multiplient, la jeunesse congolaise engagée dans le combat démocratique s’affirme sur la scène internationale. Illustration avec la Ligue des Jeunes de la Convergence Citoyenne (LJCC) qui obtient le statut de membre à part entière au sein de l’Union Internationale de la Jeunesse Socialiste (IUSY). Un tournant historique. L’organisation de jeunesse de la Convergence Citoyenne – parti d’opposition de la République du Congo – rejoint le réseau mondial de l’IUSY à l’issue du Congrès mondial de cette organisation tenu à Istanbul du 26 au 29 mars 2026. Pour la délégation de la LJCC, conduite par Paraclet Milos Hemilembolo, Secrétaire national chargé des relations internationales de la Convergence Citoyenne, « cette reconnaissance marque l’aboutissement de quatre années d’engagement en tant que membre observateur, durant lesquelles la LJCC a su s’imposer comme un acteur crédible et engagé au sein du mouvement international ». En outre, elle «  consacre non seulement la crédibilité de la LJCC, mais aussi l’entrée affirmée de la jeunesse congolaise dans les dynamiques internationales de transformation politique et sociale ». Pour Paraclet Milos Hemilembolo, cette adhésion envoie un message clair : la jeunesse ne reculera pas « Rien ne peut arrêter notre combat pour la liberté, la démocratie et la dignité humaine. » Par ailleurs, en plus de constituer une avancée majeure, l’adhésion de la LJCC en tant que membre à part entière permet « de porter les réalités congolaises au sein d’un réseau international influent et engagé », a-t-elle souligné, rappelant que ce Congrès s’est tenu dans un contexte international particulièrement préoccupant. En effet, LJCC affirme sa présence sur la scène internationale dans un contexte marqué par la montée des extrémismes, le recul des libertés publiques, l’affaiblissement des institutions démocratiques, ainsi que la multiplication des crises sociales et politiques. Cet environnement n’a toutefois pas effrayé l’organisation de jeunesse de la Convergence Citoyenne. « Face à ces défis, la jeunesse engagée du monde entier réaffirme sa détermination à défendre les valeurs de justice sociale, de démocratie et de solidarité internationale », a-t-elle souligné dans un communiqué parvenu à Pagesafrik.com affirmant que cette dynamique internationale trouve un écho particulier en République du Congo, où les enjeux démocratiques, sociaux et politiques demeurent au cœur des préoccupations nationales. Dans ce contexte, poursuit le communiqué, « l’engagement de la LJCC s’inscrit dans une volonté claire renforcer la voix de la jeunesse congolaise, promouvoir une alternative politique crédible, défendre les droits et libertés fondamentales et inscrire le combat démocratique dans une dimension internationale ». Outre l’obtention du statut de membre à part entière, la délégation de la LJCC affirme qu’elle s’était fixée également comme objectifs ambitieux en arrivant à Istanbul l’adoption de deux résolutions, la réaffirmation des valeurs fondamentales et le renforcement de la solidarité internationale, qui ont été adoptées à l’unanimité. Regroupant plus de 140 organisations issues de plus de 100 pays, l’IUSY figure parmi les principales organisations mondiales de jeunesse socialiste et sociale-démocrate. Martin Kam

Patrick Mbeko : Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » de la RDC

Patrick Mbeko : Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » de la RDC

Qu’on l’apprécie ou non, et bien qu’il porte une part de responsabilité dans la crise que traverse la République démocratique du Congo (RDC), l’ancien président Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » du pays, estime le chercheur et analyste des questions géopolitiques Patrick Mbeko. « On peut détester la personne de Joseph Kabila à cause de son bilan. C’est un droit. Mais balayer d’un revers de main son avertissement sur la « soudanisation » de la crise congolaise relève de l’aveuglement volontaire », écrit-t-il dans un bref message publié sur les réseaux sociaux. L’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les conflits armés en Afrique estime que « la situation actuelle de la RD Congo est si explosive qu’un simple incident pourrait suffire à faire basculer le pays dans un chaos incontrôlable ». A ses yeux, « les réactions outrées des partisans du pouvoir, qui confondent loyauté politique et réflexe alimentaire, n’ont rien d’étonnant. Pas plus que les attaques de ceux qui, obsédés par leur hostilité envers Kabila, refusent d’entendre quoi que ce soit venant de lui ». Pourtant, poursuit-il, « la réalité est bien là : la RDC court un grand danger. La situation est trop critique pour l’aborder avec légèreté et émotion. Le pays est miné de l’intérieur. Ses propres filles et fils l’entraînent vers l’abîme, incapables de dépasser leurs calculs personnels et de penser au‑delà de leurs intérêts immédiats pour affronter une crise qui exige lucidité, courage et responsabilité ». Patick Mbeko conclut en ces termes: « continuer à traiter avec légèreté la crise actuelle, c’est jouer avec une poudrière allumée ». Adrien Thyg

RDC. L’opposant Delly Sesanga accuse le régime Tshisekedi d’exploiter la guerre pour se maintenir au pouvoir

RDC. L’opposant Delly Sesanga accuse le régime Tshisekedi d’exploiter la guerre pour se maintenir au pouvoir

Le parti d’opposition Envol a tenu une conférence de presse ce samedi 21 mars à Kinshasa, au cours de laquelle son président, Delly Sesanga, s’est exprimé sur la situation sécuritaire et politique du pays. Il a fermement condamné ce qu’il qualifie d’agression du Rwanda contre la République démocratique du Congo, tout en dénonçant une dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Une guerre « instrumentalisée » ? Au-delà de la condamnation de l’agression extérieure, Delly Sesanga a pointé du doigt la gestion politique du conflit par les autorités en place. Selon lui, la guerre est devenue « un alibi » utilisé pour servir des intérêts politiques internes. Il s’interroge notamment sur les intentions réelles du pouvoir : « Le pouvoir cherche-t-il réellement la paix ou entretient-il la guerre pour des besoins politiques ? »  Appel à la défense de l’intégrité territoriale Le président d’Envol a réaffirmé sa position de principe contre toute ingérence étrangère. Il a exigé le retrait des forces étrangères et des mercenaires présents sur le territoire congolais. Dans le même temps, il a appelé la population à se mobiliser pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC face aux menaces extérieures. Entre lucidité et critique de la gouvernance Delly Sesanga a toutefois insisté sur la nécessité de garder une lecture critique de la situation. Pour lui, la condamnation de l’agression ne doit pas servir à légitimer la gouvernance actuelle. « La condamnation de l’agression rwandaise ne saurait valoir validation de la gouvernance en place », a-t-il martelé. Par cette prise de position, l’opposant relance le débat sur la gestion de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC et ses implications politiques. Alors que le pays reste confronté à des défis sécuritaires majeurs, ces déclarations illustrent les tensions persistantes entre pouvoir et opposition autour de la conduite des affaires nationales. Radio Okapi

Les Congolais n’attendent ni salut ni renouveau de Mokoko (J3M) et Okombi Salissa (AOS)

Les Congolais n’attendent ni salut ni renouveau de Mokoko (J3M) et Okombi Salissa (AOS)

LIBRES PROPOS. À l’occasion de la dernière campagne présidentielle, une grande partie de l’opinion publique congolaise a été frappée par la nature des discours portés par certains candidats. Plutôt que de présenter des programmes politiques structurés, capables de répondre aux urgences économiques, sociales et institutionnelles du pays, le débat s’est déplacé vers des figures individuelles, notamment Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Ce glissement du débat politique vers des personnalités incarcérées révèle une crise plus profonde : celle d’un imaginaire politique en panne, incapable de se projeter dans un avenir collectif fondé sur des idées, des projets et des réformes concrètes. La focalisation sur ces figures donne l’impression erronée que la question des prisonniers politiques constituerait la priorité centrale des Congolais, alors même que les préoccupations majeures restent l’emploi, la gouvernance, les services publics et la justice sociale. D’un point de vue historique, cette campagne présidentielle apparaît comme l’une des plus nulles qu’ait connues le pays. L’opposition, fragmentée et peu structurée, a donné à voir une absence de préparation manifeste. Les discours, souvent improvisés, ont trahi un déficit de vision stratégique et programmatique. Aucun candidat n’a véritablement réussi à incarner une alternative crédible au pouvoir en place, dominé par le Parti congolais du travail. Sur le plan sociologique, cette situation traduit l’essoufflement d’une classe politique largement issue du même moule historique. En effet, ni Mokoko ni Okombi Salissa ne peuvent être perçus comme des figures de rupture. Tous deux s’inscrivent, à des degrés divers, dans les logiques du système qu’ils prétendent aujourd’hui contester. Concernant André Okombi Salissa, son parcours politique reste étroitement lié à celui de Denis Sassou Nguesso, son mentor dont il fut un proche collaborateur. Cette proximité interroge sur sa capacité à incarner une véritable alternative. Par ailleurs, son implication présumée dans les événements liés à la Guerre du 5 juin 1997 contre Pascal Lissouba, continue de nourrir des interrogations quant à sa légitimité à se poser en défenseur de la démocratie. Car AOS a le sang des Congolais dans les mains et dans sa conscience. Il avait pillé pendant la guerre du 5 juin et c’est grâce à DSN qu’il s’est enrichi ostensiblement comme ministre. AOS un personnage troublant et ambiguë qui n’a jamais démissionné du PCT. Quant à Jean-Marie Michel Mokoko, son image reste ambivalente. S’il a joué un rôle notable pour la tenue de la Conférence nationale souveraine, son parcours ultérieur, marqué par des accusations et des controverses, notamment liées à ses relations avec certains réseaux internationaux, affaiblit sa crédibilité comme figure de renouveau. Son positionnement politique semble avoir reposé sur des soutiens incertains, notamment au sein de la diaspora et de cercles étrangers, qui ne se sont jamais concrétisés. J3M avait reçu l’argent d’ELF pour renverser la transition sous Milongo. Il paye aujourd’hui sa dette vis à vis de la France et de son mentor DSN. Ainsi, ni Mokoko ni Okombi Salissa ne semblent en mesure d’incarner une opposition renouvelée, à la hauteur des attentes d’une population en quête de transformation profonde. Leur trajectoire illustre plutôt la continuité d’un système politique fermé, où les élites circulent sans véritable rupture. Dès lors, l’enjeu pour le Congo réside dans la construction d’une opposition authentique, crédible et inclusive. Une opposition capable de dépasser les logiques personnelles et les rivalités d’ego pour fédérer les forces vives de la nation : la diaspora, les mouvements citoyens émergents et les acteurs engagés sur le terrain. Cette recomposition est indispensable pour redonner espoir et restaurer la confiance dans l’action politique. En définitive, le Congo ne pourra amorcer son renouveau qu’en rompant avec une opposition de façade, souvent perçue comme théâtrale, pour faire émerger une véritable dynamique politique, enracinée dans les réalités sociales et tournée vers l’avenir. Car, comme le rappelle l’Évangile selon Matthieu (9:17), « on ne met pas du vin nouveau dans de Vieilles outres ». Cette métaphore illustre parfaitement l’impératif de renouvellement : de nouveaux défis exigent de nouveaux acteurs, porteurs de pratiques et de visions différentes. Fait à Lyon, le 19 mars 2026 Evrard NANGHO

Congo 2026 : Pour Pierre Mabiala, la victoire de Sassou-N’Guesso est le fruit d’une « conscience collective aboutie »

Congo 2026 : Pour Pierre Mabiala, la victoire de Sassou-N’Guesso est le fruit d’une « conscience collective aboutie »

PRESIDENTIELLE. Maillon essentiel du dispositif de campagne, Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint chargé des questions juridiques, livre une lecture éthique et doctrinale de la réélection de Denis Sassou-N’Guesso. Le président Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin des 12 et 15 mars 2026, a été reconduit dans ses fonctions avec 94,82 % des suffrages. Le scrutin, marqué par une mobilisation de plus de 84 % de l’électorat, n’a pas manqué de retenir l’attention des observateurs au Congo et au-delà des frontières. Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint, chargé des questions juridiques, a déclaré que : « cette victoire est un renouvellement mérité du contrat de confiance entre Denis Sassou-N’Guesso et le peuple souverain de la République du Congo. La réélection de Denis Sassou-N’Guesso est, non seulement l’expression d’un choix politique affirmé et assumé, mais également la manifestation d’une conscience collective aboutie du peuple congolais. En effet, le peuple congolais dans sa souveraineté a réaffirmé son attachement à Denis Sassou-N’Guesso et à la continuité de son action publique multiforme qu’il incarne, notamment dans l’instauration et la pérennisation de la paix dans le monde, en Afrique et au Congo en particulier ainsi que dans le développement économique et social de la République du Congo. » Pour le 3ème directeur national de campagne adjoint du président Denis Sassou-N’Guesso : « Cette victoire électorale de Denis Sassou-N’Guesso ne saurait être réduite à une simple reconduction politique, elle engage, en profondeur, une responsabilité renouvelée. La victoire électorale du candidat de la Majorité Présidentielle invite à repenser les rapports entre gouvernants et gouvernés, car la gouvernance étatique ne consiste pas, uniquement, à administrer, elle consiste aussi à incarner une éthique en vue du bien-être commun des populations, où chaque décision participe à l’édification d’un ordre social harmonieux. Puisse la réélection de Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026, ouvrir la voie d’un approfondissement des idéaux républicains et d’une gouvernance éclairée, fidèle aux aspirations les plus profondes du peuple congolais. C’est donc à juste titre que le Président Denis Sassou-N’Guesso appelle les congolais à l’accélération de la marche vers le développement », a renchéri Pierre Mabiala. La fidélité du Niari Pierre Mabiala a insisté sur le fait que le Niari reste fidèle à Denis Sassou N’Guesso. « Le Niari a encore besoin de vous à la magistrature suprême de notre pays pour pérenniser et garantir la stabilité de nos institutions, la paix, la cohésion sociale, l’unité nationale, le développement économique et social. C’est ce que le Niari a continué d’appeler, depuis 2015, la nécessité Républicaine de continuité », a soutenu Pierre Mabiala. Il a assuré que les suffrages du Niari seront toujours en faveur de Denis Sassou-N’Guesso, affirmant que « la relation fusionnelle entre Denis Sassou-N’Guesso et le Niari ne sera jamais brisée par un vote qui serait défavorable ». Un héritage historique Denis Sassou-N’Guesso bénéficie d’un héritage historique et sacré au Niari, marqué par une alliance de raison et de cœur entre Simon Pierre Kikhounga-Ngot et Jacques Opangault, deux figures politiques majeures du passé. Cette alliance renforce l’attachement du Niari en la personne de Denis Sassou-N’Guesso, solidifiant ainsi son soutien inébranlable. Wilfrid Lawilla

Démocratie sans parti politique : l’écrivain Serge Armand Zanzala initie une campagne de sensibilisation (Congo)

Démocratie sans parti politique : l’écrivain Serge Armand Zanzala initie une campagne de sensibilisation (Congo)

ÇA VAUT LE DETOUR. Dans une lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora, Serge Armand ZANZALA, écrivain, chercheur, directeur de La Société littéraire et initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonce le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de « Démocratie sans parti politique ». Ci-dessous, l’intégralité de ladite lettre. « Lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora Objet: Ouverture de l’Université Populaire sur la Démocratie Sans Parti Politique Chers compatriotes, À la suite des élections présidentielles du 15 mars dernier, un constat s’impose avec gravité : les partis politiques congolais ont, une fois de plus, montré leurs limites. Incapacité à préparer efficacement ces échéances, à garantir leur transparence, à proposer un candidat véritablement porteur des aspirations du peuple, et surtout, absence criante d’un Projet de Société, qu’il soit commun ou même individuel. Face à cette situation préoccupante, il devient impératif de repenser en profondeur notre manière de faire la politique et d’organiser notre démocratie. C’est dans cet esprit que nous, Serge Armand ZANZALA, Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire et Initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonçons ce vendredi 20 mars 2026, le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de Démocratie Sans Parti Politique. Notre démarche s’inscrit dans une tradition de réflexion critique sur les partis politiques. À l’image de Simone Veil , magistrate et femme d’État française, qui, en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale alors qu’elle était réfugiée à Londres, proposait la suppression pure et simple des partis politiques en France, nous pensons qu’il est temps d’oser explorer d’autres voies. Nous nous inspirons également d’expériences contemporaines, notamment celle du Mali, où des réflexions et pratiques autour d’une démocratie sans partis visent à redonner au peuple toute sa souveraineté. Ainsi, nous prenons l’engagement solennel d’œuvrer pour l’instauration d’une Démocratie Sans Parti Politique en République du Congo, une démocratie fondée sur la participation directe des citoyens, la responsabilité individuelle et collective, et la primauté de l’intérêt général. Nous tenons à préciser que nous ne créons ni une association ni un mouvement politique. Nous mettons en place une Université populaire, dont la mission principale est la formation des Congolais à la Démocratie Sans Parti Politique, à travers des journées de formation qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national. Dans cette perspective, nos travaux constitueront un socle de formation et de réflexion pour tous ceux qui souhaitent adhérer à cette vision : Kongo ya sika : et si nous créions notre démocratie ? – Vision sociétale pour la création d’un État de droit et le développement du Congo-Brazzaville, Essai, 408 pages, Le Lys Bleu, 2025 ; ainsi que cinq volumes consacrés à cette thématique, publiés aux Thebookedition. Ces ouvrages seront désormais rendus accessibles et distribués gratuitement lors des journées de formation, afin de permettre au plus grand nombre de se former, de comprendre et de participer activement à cette nouvelle dynamique. Chers compatriotes, L’avenir de notre nation ne peut plus être abandonné à des structures qui ont montré leurs limites. Il nous appartient, ensemble, de construire une alternative crédible, audacieuse et profondément démocratique. L’heure est venue de redonner la parole au peuple, dans toute sa souveraineté. Pour le Congo, par les Congolais, et avec les Congolais. Serge Armand ZANZALA Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire Initiateur du projet Kongo Ya Sika »

Hamid Nassour : l’Afrique reste dans le viseur des puissances occidentales (tribune)

Hamid Nassour : l’Afrique reste dans le viseur des puissances occidentales (tribune)

TCHAD. Dans une tribune adressée aux Transformateurs et Transformatrices, militants du parti d’opposition fondé par l’ancien Premier ministre Succès Masra, Hamid Nassour estime que « tout laisse penser que l’Afrique est plus que jamais dans le viseur des puissances occidentales ». Doctorant en administration publique, titulaire d’un master en économie, option finances, il affirme que « c’est leur prochain terrain stratégique ». Lire ci-dessous l’intégralité de cette adresse. « Chers transformateurs et transformatrices, Ne devons-nous pas, pour une fois, nous poser la vraie question : et si ce n’était pas l’Occident qui était derrière l’emprisonnement de Masra ? Parce que chaque fois qu’un Africain intelligent se lève pour réveiller son peuple, les Occidentaux se sentent immédiatement menacés : pétrole, diamants, or. Dès qu’un leader devient conscient et indépendant, il devient une cible. L’histoire est là pour nous rappeler. Nous avons vu Sékou Touré subir pressions et isolement. Nous avons vu Patrice Lumumba être éliminé dans une barbarie extrême : son corps a été découpé, dissous dans l’acide, effacé pour qu’il ne reste aucune trace de lui. Nous avons vu des dirigeants africains refuser de se soumettre et être écrasés. Nous avons vu Ngarta Tombalbaye être tué pour avoir dit non à l’Occident. Ce ne sont pas des coïncidences. C’est une logique. Aujourd’hui, avec la présence active de services de renseignement comme la CIA et d’autres en Afrique, notamment chez nous, il devient légitime de s’inquiéter. Nos compatriotes les plus conscients sont observés, influencés , et parfois ciblées. Pour les puissances occidentales, l’Afrique reste une réserve stratégique de ressources pour leurs générations futures. Ils ne disent rien ouvertement, mais au fond, ils savent qu’ils feront tout pour freiner ou neutraliser tout Africain qui veut réellement la prospérité de son pays. Récemment encore, pour des intérêts liés au pétrole, ils ont avancé en Amérique du Sud en mettant la main sur les ressources du Venezuela. Ils ont étouffé des pays comme Cuba parce qu’ils ont refusé de se soumettre. Et aujourd’hui, ils sont présents au Moyen-Orient, alimentant tensions et guerres, notamment autour de l’Iran, grande puissance pétrolière. Chers compatriotes, tout indique que l’Afrique est plus que jamais dans leur viseur. C’est leur prochain terrain stratégique. Dans ce contexte, peut-on vraiment exclure que Masra soit victime des intérêts occidentaux qui agissent dans l’ombre chez nous ? Plus le temps passe, plus cette hypothèse devient sérieuse. Nous devons ouvrir les yeux.Nous devons poser les bonnes questions puisque sans la bénédiction de l’occident , il ne fera même pas 1 heure en prison . Libérez notre président……partagez au max , sauvons notre président ». Par Hamid Nassour