Tunisie : l’opposante Abir Moussi condamnée à 12 ans de prison (Africanews)
Côte d’Ivoire. Ouattara et la promesse perpétuelle

LIBRES PROPOS. Lors de sa dernière prestation de serment, Alassane Ouattara s’est engagé – une fois encore – à transmettre le pouvoir à une génération plus jeune. Il l’a dit avec emphase, avec gravité, presque avec émotion, comme s’il prononçait un acte de foi. Mais, à force d’entendre les mêmes déclarations revenir à intervalles réguliers, les Ivoiriens ont compris que ces paroles ne sont que des promesses recyclées, de simples formules de circonstance destinées à rassurer, à apaiser ou à détourner l’attention. Car ce n’est pas la première fois que Ouattara promet de céder la place. Ce n’est pas la deuxième fois non plus. Ceux qui suivent sa trajectoire politique connaissent la rengaine par cœur. À chaque nouveau mandat, à chaque crise politique, à chaque remaniement majeur, revient ce même engagement, toujours solennel, toujours présenté comme une décision définitive et toujours renié. Un proverbe latin le dit si bien: « Semel malus, semper malus. » (une fois méchant, toujours méchant) On pourrait, à propos de Ouattara, adapter cette sagesse en disant: « Qui a menti une fois, mentira deux, mentira trois fois. » L’homme semble incapable de se défaire de cette sale habitude: promettre beaucoup, tenir peu et espérer que les Ivoiriens oublieront entre-temps. Car le président du RDR n’en est pas à son premier reniement, et tout porte à croire qu’il n’en est pas à son dernier. Un mensonge devenu slogan Parmi les grands classiques de ses promesses, l’un des plus célèbres demeure: « Je serai le président de tous les Ivoiriens. » Cette formule, répétée comme un mantra depuis son accession au pouvoir, est devenue avec le temps un symbole d’hypocrisie politique. Car jamais la Côte d’Ivoire n’a été aussi divisée qu’aujourd’hui. Jamais les fractures régionales, identitaires et politiques n’ont été aussi profondes. Jamais une partie du peuple ne s’est sentie aussi exclue, marginalisée, suspectée ou considérée comme illégitime. Pour beaucoup, cette promesse n’était qu’un artefact de communication, une phrase destinée à séduire la communauté internationale, à rassurer les chancelleries étrangères, à soigner l’image d’un régime qui, dans les faits, a construit sa force sur la violence, l’exclusion et le clientélisme. Le discours de prestation de serment, censé ouvrir une nouvelle ère, n’a donc été qu’une longue litanie de mensonges, une succession de phrases creuses prononcées avec un sérieux presque théâtral, comme si l’homme lui-même croyait encore maîtriser l’art du camouflage verbal. C’est à croire que Ouattara excelle davantage dans cet exercice – la manipulation par la parole – que dans la gestion d’un pays qu’il tient d’une main tremblante et méfiante depuis maintenant près de quinze ans. L’homme sait ce qui l’attend s’il quitte le pouvoir Ceux qui s’interrogent sur la longévité du régime trouvent la réponse dans une réalité simple: Ouattara ne quittera jamais le pouvoir volontairement. Il ne le fera pas parce qu’il sait précisément ce qui l’attend. Le pouvoir, pour lui, n’est pas seulement une fonction mais un bouclier, une armure, un refuge contre les conséquences de ses choix politiques, économiques et sécuritaires. Il sait que, sans les privilèges, sans la protection institutionnelle, sans le contrôle de l’appareil sécuritaire, il s’expose à des turbulences judiciaires et politiques dont il ne sortira pas indemne. Il sait qu’une alternance véritable poserait immanquablement la question des responsabilités dans les crises successives qui ont ensanglanté la Côte d’Ivoire depuis les années 2000. Il sait que, tôt ou tard, la vérité devra être dite et que le pouvoir actuel ne pourra pas éternellement cacher les zones d’ombre, les abus, les privilèges indus et les décisions contestables. Quitter le pouvoir, pour lui, ce n’est pas seulement céder une fonction. C’est perdre son immunité. C’est exposer son héritage. C’est prendre un risque existentiel. C’est pourquoi il fait tout pour prolonger son règne, quitte à piétiner la parole donnée, la Constitution, la morale et même le simple bon sens. Une génération sacrifiée pour prolonger un règne Il parle de « génération plus jeune » mais, dans les faits, tout est fait pour empêcher son émergence. Le régime a méthodiquement détruit ou affaibli toute figure politique capable d’incarner un renouvellement crédible. Il a écarté, poursuivi, neutralisé ou absorbé les forces susceptibles de remettre en cause son hégémonie. Les jeunes leaders ont été domestiqués, transformés en figurants applaudissant un homme qui refuse obstinément de passer le témoin. Même au sein de son propre camp, il a méthodiquement empêché qu’un successeur légitime émerge. Les rares noms évoqués comme héritiers potentiels sont systématiquement discrédités ou remplacés par d’autres. Aucun dauphin sérieux ne peut prospérer dans un système où le chef ne tolère pas la possibilité d’être remplacé. 2030: vers un cinquième mandat déguisé ? Tout porte à croire que le scénario de 2020 se répétera. Ouattara laissera planer le doute, dira qu’il est fatigué, qu’il veut partir, qu’il souhaite transmettre, puis, au dernier moment, expliquera qu’il n’a pas le choix, qu’il doit assurer la stabilité, qu’il doit protéger les Nordistes et les Musulmans, qu’il accomplit un sacrifice pour le pays. Ce discours, il l’a déjà servi. Et il le resservira. Cet homme rempilera en 2030, sauf si un événement incontrôlable – comme la mort – l’emporte avant cette échéance. Le pouvoir est devenu son oxygène, sa forteresse, son refuge ultime. Rien, absolument rien, n’indique qu’il est prêt à lâcher prise. Les Ivoiriens l’ont compris. Ils ont vu les promesses défiler, les serments être annulés, les engagements être reniés. Ils ont compris que ses mots n’ont plus de valeur, que ses engagements ne sont que des outils politiques, que ses déclarations ne sont que des stratégies de gouvernance. Et ils savent aujourd’hui que la seule manière pour Ouattara de quitter le pouvoir sera d’y être contraint – soit par les limites biologiques, soit par un basculement politique qui, pour le moment, semble encore hors de portée. Un pays pris en otage par le mensonge politique Le problème n’est plus seulement Alassane Ouattara. Le problème, c’est ce que le pays devient lorsqu’on se laisse gouverner par un homme pour qui la parole n’a plus de poids. Un
RD Congo. Investir le cerveau de l’ennemi pour anticiper ses actions

TRIBUNE. Réagissant à mon dernier post sur les déclarations de Paul Kagame au sujet du processus de Doha, certains compatriotes ont rappelé que Kagame avait boycotté le sommet de paix de Luanda (Angola), avant que les discussions ne soient transférées à Doha, au Qatar. À première vue, les faits semblent valider cette lecture. Mais, en réalité, la situation est bien plus complexe. En temps de conflit, il est indispensable de comprendre le logiciel mental de l’adversaire, entrer dans sa logique, saisir sa vision du monde, ses priorités et sa manière d’interpréter les événements. Sans cet effort, on risque de mal lire ses intentions, voire de poser des actes qui se retournent contre nous. C’est, selon moi, ce qui arrive à la RDC depuis le début de la guerre d’agression rwandaise menée sous le « masque » du M23. Au lieu de « cartographier » le logiciel mental de Paul Kagame, Félix Tshisekedi et ses proches ont tendance à décrypter les décisions de Kigali à travers leurs propres référentiels et préjugés. Résultat : Kinshasa a souvent été — et demeure — incapable d’anticiper les mouvements de Kigali, prenant parfois des décisions aux effets contre-productifs. Le soi-disant accord de paix signé et entériné à Washington est à cet égard éloquent : Tshisekedi a en effet cru que proposer les minerais stratégiques de la RDC aux Américains suffirait à les impliquer directement dans le conflit qui oppose le Congo au Rwanda. Revenons aux pourparlers censés se tenir le 15 décembre 2024 à Luanda entre Paul Kagame et Félix Tshisekedi. Kagame ne s’y est finalement pas rendu, estimant que le sommet n’était « plus pertinent » dès lors que Kinshasa ne s’était pas engagé à négocier avec le M23. Tshisekedi a, à juste titre, dénoncé l’attitude de son homologue. La manœuvre était profondément malhonnête. Mais si l’on observe froidement la position de Kigali, qui relève à ne point de douter de la manipulation, on peut tout de même y déceler une certaine cohérence dans la mesure où Félix Tshisekedi a reconnu la « congolité » du M23 et la nécessité de neutraliser une menace contre le Rwanda (celle des FDLR) qui n’a jamais véritablement existé. Bref. Si les responsables congolais avaient réellement «cartographié» le logiciel mental du maître de Kigali, ils auraient peut-être mieux compris son modus operandi et, surtout, mieux anticipé ses prochaines actions. L’objectif ici n’est pas de devenir l’adversaire ou l’ennemi, mais de comprendre sa logique pour prévoir ses coups. Pour finir, chacun son domaine : la stratégie aux stratèges, le fanatisme aux fanatiques et thuriféraires, l’idiotie aux idiots. Je bois mon lait nsambarisé. Par Patrick Mbeko
Guy Marius Sagna : Les chefs d’État de la CEDEAO ont semé les germes de ce qui nous arrive en Afrique de l’Ouest

SENEGAL. C’est ce qu’affirme le député et activiste sénégalais Guy Marius Sagna dans la tribune ci-dessous, publiée après la tentative de coup d’Etat au Bénin contre le président Patrice Talon. « Au Bénin, si on ne fait pas attention, le Président Patrice Talon avec les réformes du Code électoral pour imposer un parti unique va mettre le feu au Bénin. » Voilà ce que je disais au Parlement de la CEDEAO le 20 juillet 2024. Au vu et au su des chefs d’État complices de la CEDEAO Patrice Talon a continué ses réformes crisogènes. 01- Savez-vous que le plus grand parti de l’opposition du Bénin n’aura pas de candidat à la prochaine élection présidentielle car Patrice Talon par ses méthodes corruptrices et ses réformes antidémocratiques a exclu ce parti comme cela a été le cas au Sénégal, en Guinée-Bissau, en Côte d’Ivoire, en Guinée… 02- Savez-vous que le Président Talon et sa majorité ont augmenté la durée du mandat du président de la République de 05 à 07 ans à moins de 06 mois de l’élection présidentielle qui aura lieu le 12 avril 2026. Ce changement a été effectué à l’Assemblée nationale – notez bien – dans la nuit du 14 au 15 novembre. Pendant la séance il y a eu trois coupures d’électricité dans l’Assemblée nationale. 03- Savez-vous que Talon et sa majorité ont adopté récemment l’interdiction de l’animation politique à finalité compétitive et électorale pendant les 06 ans sur les 07 du mandat présidentiel ? 04- Savez-vous que Talon et sa majorité ont créé un Sénat à moins de 06 mois de l’élection présidentielle (12 avril 2026) et moins de 06 mois des prochaines élections législatives qui auront lieu le 11 janvier 2026. Ce Sénat dont seuls les cinq membres sur 25 sont élus a des pouvoirs plus importants que l’Assemblée nationale et certains ajoutent même supérieurs à l’Exécutif. 05- Le jour où l’Assemblée nationale du Bénin s’est réunie pour statuer sur ces réformes évoquées plus haut, l’électricité a été coupée 03 fois dont deux fois pendant le décompte des votes. 06- Savez-vous que l’article 2 du Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance stipule que les lois électorales ne doivent pas être modifiées unilatéralement moins de six mois avant le scrutin. Talon et sa majorité ont fait des changements substantiels en ignorant cet article de la CEDEAO. Pendant ce temps où était le syndicat des chefs d’État de la CEDEAO ? Ils ont gardé un silence complice. Les chefs d’État de la CEDEAO ont semé ce qui nous arrive aujourd’hui en Afrique de l’Ouest. Guy Marius Sagna
Et le piège se referma sur la RD Congo !

PARLONS-EN. Les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont finalement entériné l’« accord de paix » signé à Washington en juin dernier, sous le regard du président Donald Trump. Pas besoin d’être devin pour voir que le chef de l’État congolais l’a fait à contrecœur, lui qui avait posé comme préalable à toute signature avec le Rwanda le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. Comme je l’ai rappelé dans un post il y a deux semaines, Tshisekedi n’avait, en réalité, guère d’alternative. Sa marge de manœuvre s’était considérablement rétrécie après la signature des protocoles d’accord avec le Rwanda et ses supplétifs du M23. Pris au piège de ses propres errements et soumis à de fortes pressions américaines, il a accepté de se rendre à Washington pour apposer sa signature sur un texte qui, au final, récompense d’une certaine manière le pays contre lequel son régime voulait précisément se prémunir, en attirant les États-Unis dans le secteur extractif congolais en échange d’un soutien militaire et diplomatique. Les images de la cérémonie à Washington parlent d’elles-mêmes. Et en diplomatie, les images pèsent parfois plus que les mots. Il existe des accords qui tiennent sans image forte immédiate, mais quand il n’y a aucun acte symbolique, la paix reste souvent fragile, contestée ou réversible. Un accord de paix sans poignée de main n’en est pas un. Tout le monde le sait, à commencer par les Américains et les Rwandais, grands gagnants de cet « accord de paix » aux contours singuliers. « Les dividendes de la paix sont la prospérité et les investissements, y compris les investissements américains », a déclaré Paul Kagame. Comprenne qui pourra. Pendant ce temps, dans le Kivu, on mesure concrètement les effets de cet « accord de paix » : il pleut des balles et des mortiers, et la population ne sait plus à quel saint se vouer. Bref, pour sortir la RDC de cette situation calamiteuse, Félix Tshisekedi n’aurait d’autre choix que de torpiller ce soi-disant accord de paix en demandant au Parlement de ne pas cautionner la faute qu’il vient d’entériner à Washington. Je bois mon lait nsambarisé. Par Patrick Mbeko
Adrien Poussou : Beaucoup de dirigeants africains se concentrent sur leurs intérêts personnels ou ceux de leur clan

ACTUALITE. « Construire un État crédible et des institutions fortes prend du temps et exige de la volonté politique », rappelle Adrien Poussou, en réponse au journal Le Point qui l’interroge sur les raisons pour lesquelles l’Afrique ne parvient-elle pas à instaurer ses propres mécanismes de reddition des comptes. Pour l’ancien ministre centrafricain de la Communication, si les pays africains tardent à avancer c’est parce que « beaucoup de dirigeants se concentrent sur leurs intérêts personnels ou ceux de leur clan », plutôt que de s’occuper de ces questions. Il n’empêche que « certaines juridictions locales font déjà leur travail, souvent loin des projecteurs, et obtiennent plus de légitimité que les grandes proclamations venues de l’extérieur », affirme l’essayste centrafricain reconnaissant toutefois que le vrai défi est de généraliser cette rigueur à l’échelle du continent. Quoi qu’il en soit, « la rigueur budgétaire s’impose désormais dans plusieurs pays du Botswana aux Seychelles, jusqu’au Malawi – où les dirigeants savent qu’ils ne peuvent plus vivre à crédit et dissimuler les comptes », fait remarquer Adrien Poussou. Ce n’est pas tout. « Même dans les États où les dirigeants multiplient les mandats, ils comprennent qu’ils ne peuvent plus dépenser au-delà de leurs ressources », poursuit-il estimant que c’est un premier pas concret. S’agissant des enquêtes françaises censées mettre en lumière de graves affaires de corruption, l’ancien ministre constate qu’« elles produisent surtout des effets d’annonce. À part le vice-président de Guinée équatoriale, rien n’a vraiment été sanctionné ». Qu’à cela ne tienne, les populations africaines « ne comprennent pas pourquoi Paris se pose soudain en gardienne de la vertu alors que ces fortunes ont longtemps circulé dans ses banques et quartiers aisés ». De l’avis du dirigeant, « les Africains veulent que leurs juridictions locales prennent en charge ces affaires, avec légitimité et discrétion, et certaines le font déjà ». Adrien Thyg.
Entre égoïsme et analphabétisme politique : l’opposition congolaise face au rendez-vous de mars 2026

TRIBUNE. L’opposition du Congo-Brazzaville semble, une fois de plus, s’acheminer vers un échec annoncé pour l’échéance présidentielle de mars 2026. Depuis quelque temps, un courant partisan du statu quo gagne dangereusement l’espace public. Il est essentiel de dénoncer cette attitude irresponsable, qui personnalise la lutte politique au service d’intérêts particuliers. Le fait de ne pas disposer de candidat, ou d’avoir son leader en prison, ne saurait justifier qu’on tente de discréditer tout un processus électoral ou qu’on exige des préalables que l’on sait inatteignables, compte tenu du rapport de force existant. Dans les systèmes politiques verrouillés, une erreur d’appréciation revient sans cesse : croire qu’un régime autoritaire offrira de lui-même des conditions électorales justes, transparentes et équilibrées. C’est une illusion dangereuse, à l’origine de fautes stratégiques répétées. Comment les forces politiques peuvent revendiquer des conditions qu’elles savent irréalisables ? Demander à un régime autoritaire de démanteler ses propres mécanismes de contrôle revient à espérer qu’un pouvoir absolu accepte volontairement sa vulnérabilité.Ce qui est présenté comme une exigence de principe révèle, en réalité, un manque criant de lucidité stratégique.Il ne s’agit plus simplement de naïveté, mais bien d’un analphabétisme politique, c’est-à-dire d’une méconnaissance fondamentale de la nature même du pouvoir autoritaire. Le pouvoir ne se cède jamais : il se prend.La politique n’est pas un concours de bonnes intentions, mais un espace où seuls comptent le rapport de force, la présence et la capacité à occuper le terrain, même lorsqu’il est miné. Dans un système verrouillé, refuser de participer au jeu électoral revient à abandonner le seul espace institutionnel disponible, aussi imparfait soit-il.Or, laisser le terrain libre au pouvoir en place ne l’affaiblit pas : cela renforce sa domination. Jamais un régime autoritaire n’est tombé parce que les citoyens ont choisi de ne pas voter.Le boycott n’est pas un acte révolutionnaire : c’est un retrait.Et dans la logique du pouvoir, tout retrait équivaut à une capitulation discrète. Les régimes autoritaires ne cèdent que sous l’effet de pressions multiples : Pression institutionnelle, Pression populaire, Pression issue de coalitions internes, Pression générée par le courage d’affronter le pouvoir sur son propre terrain. Jamais sous l’effet de l’abstention. Ailleurs, des oppositions stratégiques ont profité d’élections biaisées pour construire des coalitions inédites ; Ailleurs, les campagnes électorales ont servi de catalyseurs à des mobilisations populaires dépassant le cadre du vote ; Ailleurs, de simples victoires symboliques ont déclenché de profondes transformations politiques. Dans l’histoire politique contemporain, des processus électoraux faussés ont parfois ouvert la voie au changement, non parce qu’ils étaient honnêtes, mais parce qu’ils offraient un terrain d’affrontement visible. Pour terminer, dans un régime autoritaire, la lucidité politique impose de renoncer aux illusions et d’affronter la réalité : les conditions idéales n’existeront pas. Le progrès dépend du courage d’occuper le terrain, même lorsqu’il est déséquilibré, plutôt que d’attendre passivement un changement qui ne viendra jamais de lui-même. Pour mars 2026, notre consigne est claire : non au boycott. Nous n’avons pas de candidat attitré, en dehors de tous ceux qui s’opposent au dictateur Sassou. Chaque Congolais devra se mobiliser aux côtés du candidat ou de la candidate de son choix sauf Sassou.Pour 2026 : voter et défendre son vote. Voilà notre message. Par Paraclet Milos Hemilembolo Progressiste et social-démocrate
THEATRE DE CHEZ NOUS : UNE COMEDIE BURLESQUE

PARLONS-EN. Il a sévèrement critiqué ALPHA CONDE, son ancien homologue et voisin, pour avoir violé la constitution, réclamé des sanctions économiques contre les pays de l’AES et s’est même permis de refouler une délégation de médiateurs de la CEDEAO, organisation qu’il a pourtant présidée, au début de la crise pré-électorale en GUINEE-BISSAU. A la veille de la proclamation des résultats de la présidentielle, il a passé un coup de fil à des journalistes d’un pays ETRANGER pour leur annoncer le renversement de son propre régime. Un scénario très mal ficelé avec un histrion au béret vert dans le rôle principal. J’avais vu en UMARO SISSOCO EMBALLO, le symbole d’une Afrique INTEGREE et DETRIBALISEE parce qu’il avait réussi à se hisser à la tête de son pays natal (la GUINEE-BISSAU) dont ses parents n’étaient pas originaires sans ambages. Une fois de plus, la mémoire d’AMILCAR CABRAL et d’ERNESTINA « TITINA » SYLLA a été souillée. Par Lascony Nysymb