Santé : Jean Daniel Ovaga reçoit le prix de la coopération sud-sud au Maroc

Santé : Jean Daniel Ovaga reçoit le prix de la coopération sud-sud au Maroc

Le président de l’Alliance du secteur privé de la santé, (ASPS), le docteur Jean Daniel Ovaga, a reçu, le 22 mars 2017 à Marrakech au Maroc, le prix de la coopération sud-sud à l’issue de «Africa Medical Tourism. Ce prix fait suite à la signature d’une convention de partenariat entre la clinique médicale Securex qu’il gère à Brazzaville et la clinique Avicenne de Casablanca au Maroc pour un meilleur suivi des soins répondant aux normes internationales de santé. Une autre convention a été signée entre la clinique médicale Securex et Air Océan du Maroc, une compagnie spécialisée dans les évacuations pour le transport médicalisé et personnalisé des malades de Brazzaville vers l’étranger. L’Africa medical tourism expo est une manifestation continentale dédiée au tourisme médical, de santé et de bien-être, qui rassemble des experts et des acteurs majeurs du secteur afin de faire émerger cette filière en Afrique. Organisée cette année sous le thème «Pour la création d’écosystème du tourisme médical en Afrique», cette seconde édition a mis en valeur, de l’avis des organisateurs, les actions innovantes, les réussites et les événements les plus marquants à l’industrie du voyage de santé. Les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rapportent que cette industrie concerne déjà, chaque année, une quarantaine de millions de touristes médicaux à travers le monde pour une valeur estimée à 60 milliards USD. Une manne présente et à venir que l’Afrique se doit de conquérir et d’importantes parts de marché, tant elle portera un quart de la population mondiale en 2050 avec 2,5 milliards d’habitants. Les experts en la matière, reconnaissent cependant que le tourisme médical intra-africain est, depuis une quarantaine d’années, en croissance exponentielle.

Maroc: La croissance économique ralentit à 0,9%

Maroc: La croissance économique ralentit à 0,9%

Les activités non agricoles ont connu un accroissement modéré, selon le HCP. La croissance économique nationale a fortement ralenti au quatrième trimestre 2016, avec une forte baisse de l’activité agricole et un accroissement modéré des activités non agricoles. Selon l’arrêté des comptes nationaux, publié par le Haut-commissariat au plan (HCP), la croissance s’est établie à 0,9% au cours de cette période, contre 5,1% durant la même période de l’année 2015. Elle a été tirée par la consommation finale des ménages et l’investissement dans le contexte d’une inflation maîtrisée et d’une augmentation des besoins de financement de l’économie nationale, a expliqué le HCP dans une note rendue publique récemment. La valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a baissé de 11,2% durant la même période en 2016. Elle était de 9,7% durant le quatrième trimestre de l’année 2015. Le HCP attribue cette évolution aussi bien à la baisse de 11,8% de l’activité de l’agriculture au lieu d’une hausse de 9,6% une année auparavant qu’à celle de 5,6% de la pêche au lieu d’une hausse de 10,7%. Pour sa part, la VA du secteur secondaire a connu un ralentissement de son rythme de croissance. Il est passé de 4,3%, le même trimestre de l’année précédente, à 2,6%. En cause : le ralentissement de la croissance des valeurs ajoutées des industries de transformation à 2,8% au lieu de 5,3%; de l’électricité et eau à 3,4% au lieu de 4,7% ainsi que du bâtiment et travaux publics à 0,5% au lieu de 3%. En revanche, le HCP a noté une augmentation de la valeur ajoutée du secteur tertiaire de 2,4% au lieu de 2,1% le même trimestre de l’année 2015. Comme il l’a indiqué dans son communiqué, cette évolution a été marquée par une amélioration des activités des hôtels et restaurants avec 9,6% au lieu d’une baisse de 2,1%; des services financiers et assurances avec 1,9% au lieu d’une baisse de 2,3% ; des services rendus par l’administration publique générale et sécurité sociale avec 1,8% au lieu d’une stagnation ; des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale avec 1,4% au lieu de 0,4%. A noter que cette progression s’est faite alors qu’il a été relevé un repli de la croissance pour les transports à 3% au lieu de 3,2%; les services rendus aux ménages et aux entreprises à 2,5% au lieu de 4,8% et les postes et télécommunications à 1,8% au lieu de 4,8%. Ainsi, le HCP a relevé au total une valeur ajoutée des activités non agricoles en hausse de 2,3% au lieu de 3% le quatrième trimestre de l’année 2015. «Dans ces conditions, avec le net ralentissement de l’accroissement des impôts sur les produits nets des subventions à 4,2% au lieu de 16%, le PIB en volume s’est accru de 0,9% durant le quatrième trimestre 2016 au lieu de 5,1% une année auparavant », a-t-il expliqué, soulignant qu’aux prix courants, le PIB a connu une augmentation de 2,5% durant le quatrième trimestre 2016. « De ce fait, a ajouté le HCP, la hausse du niveau général des prix a été de 1,6% au lieu de 0,2% une année auparavant». Notons qu’il ressort aussi de l’arrêté des comptes nationaux que la demande intérieure a connu une progression de 2,8% au titre du quatrième trimestre 2016 contre 1,5% la même période de l’année 2015. Cette amélioration a ainsi contribué pour 3 points à la croissance économique nationale. Dans ce cadre, a indiqué le HCP, les dépenses de consommation finale des ménages ont progressé de 3,1% au lieu de 2,9%, contribuant pour 1,8 point à la croissance. La tendance était la même en ce qui concerne la consommation finale des administrations publiques. En effet, celle-ci a connu une amélioration de 1,1% au lieu de 0,6%, avec une contribution à la croissance de 0,2 point. Alors que l’investissement brut (formation brute de capital fixe et variation de stocks) a enregistré une hausse de 3,3% au lieu d’une baisse de 0,7%, avec une contribution à la croissance de 1 point. Au cours de la même période, le HCP a noté une progression des exportations de biens et services de 8% au lieu de 6,8% une année avant, alors que les importations ont enregistré un net accroissement de 11,8% au lieu d’une baisse de 2,4%. Et le HCP de conclure que «les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé une contribution négative à la croissance, se situant à 2,1 points au lieu d’une contribution positive de 3,4 points le même trimestre de l’année précédente». Enfin, le HCP a noté que le revenu national brut disponible a progressé de 2,5% durant le quatrième trimestre 2016 au lieu de 5,8% une année auparavant et que l’épargne nationale s’est située à 27,3% du PIB au lieu de 28,5% durant le quatrième trimestre 2015. Le Haut-commissariat a, par ailleurs relevé que «le besoin de financement de l’économie nationale a été en augmentation, se situant à 6% du PIB durant le quatrième trimestre 2016 au lieu de 1,9% une année passée».

Lesieur Cristal confiant quant à l’avenir

Lesieur Cristal confiant quant à l’avenir

Le chiffre d’affaires à l’international du leader national des huiles de table a fait un bond de 14 % en 2o16 Au terme de l’année 2016, le chiffre d’affaires de la société agro-industrielle Lesieur Cristal s’est inscrit à 4,02 MMDH en hausse de 1%, après une progression de 5% équivalant à 3,98 MMDH affichée l’année d’avant. « Le résultat net s’est amélioré de 5%, passant de 164 à 171 MDH. En revanche, le résultat d’exploitations a baissé de 3%. Il est passé de 290 MDH en 2015 et à 281 MDH en 2016. Il était de 270 MDH en 2014 », a indiqué le directeur général du groupe, Samir Oudghiri Idrissi. Ce résultat d’exploitation s’explique globalement par la baisse des marges sur les huiles de table liée à la compétition assez difficile observée courant 2016, a-t-il expliqué lors d’une rencontre tenue récemment à Casablanca. « Lorsque vous avez un marché qui ne croît pas, voire régresse un peu, cela augmente la compétition entre les acteurs qui se traduit par la baisse des prix et entraîne celle de la marge. Ce qui explique la baisse du résultat d’exploitation de la société », a-t-il soutenu à l’occasion de la présentation des résultats annuels du leader national des huiles de table. Poursuivant son exposé, Samir Oudghiri Idrissi a indiqué que le résultat net, qui était à 183 MDH en 2014 est passé à 164 MDH en 2015 pour remonter à 172 en 2016. Ce qui représente une hausse de 5%. Notons que le bilan de la société fait ressortir un total actif d’environ 3 MMDH contre 2 MMDH 960. Mais pour le DG de Lesieur Cristal, le plus important c’est le BFR (besoin en fonds de roulement) qui s’est amélioré de manière significative puisqu’il est passé de 658 MDH en 2015 à 362 MDH en 2016. Selon lui, cette amélioration importante s’explique, d’un côté, par la bonne gestion des couvertures et du compte clients et d’autre par l’impact de la récupération du crédit TVA qui a amélioré la trésorerie de la société. « On a une trésorerie positive de plus de 542 MDH. Il y a donc une amélioration très importante de l’endettement par rapport à l’année dernière », a-t-il relevé. En ce qui concerne d’autres agrégats, il est à noter que la rentabilité des capitaux employés s’est améliorée en passant de 17% en 2015 à 21% l’année dernière. De son côté, le résultat consolidé des différentes filiales du groupe fait état d’un C.A en progression qui s’est apprécié de 3 MMDH 985 l’année d’avant à 4 MMDH en 2016 et le résultat d’exploitation s’est inscrit à 276 MDH contre 303 MDH en 2015, soit un recul de 6,8%. Le résultat net, qui avait atteint 200 MDH en 2015, est passé à 205 MDH en 2016, alors que l’endettement net consolidé s’est amélioré de -300 MDH (2015) à -564 MDH. En résumé, la trésorerie a été positive et excédentaire à plus de 500 MDH. En ce qui concerne les perspectives, Samir Oudghiri Idrissi a indiqué que la société continuera à travailler sur la partie sécurité, rappelant que les indicateurs de sécurité se sont amélioré cette année : «On a moitié moins d’accident par rapport à l’année dernière et notre objectif est d’arriver à 0 accident », s’est-il réjoui. En dépit d’une conjoncture difficile, marquée par une décélération de la croissance économique (1,1% vs 4,5% en 2015), la sécheresse ayant affecté les revenus des ménages et le recul de la consommation pour de nombreux produits alimentaires, il a déclaré que Lesieur Cristal poursuivra son plan stratégique comme en 2016. Lequel plan est axé sur « le renforcement de nos marques phares, la diversification de notre portefeuille produits avec encore cette année le lancement de nouveaux produits et l’optimisation des coûts opérationnels », a-t-il précisé. Il a, par ailleurs, fait remarquer que la société a continué au titre de cette même année à développer ses ventes à l’export, soulignant que « l’année 2016 s’est très bien comportée puisque notre CA à l’international a connu une croissance de 14% par rapport à l’année dernière qui, elle-même, était une bonne année. » Cette année a été aussi marquée par l’acquisition par Lesieur d’une nouvelle plantation d’olive de 220 ha portant la superficie totale à 1500 ha, mais qui ne permet toutefois de couvrir que 20% des besoins de la société. Autre bonne nouvelle de l’année, c’est l’encaissement d’une partie du crédit TVA cumulé sur la période 2004-2013. En termes d’innovation, Lesieur cristal a notifié la poursuite de sa politique d’innovation avec le lancement de deux nouveaux produits importants et quelques conditionnements supplémentaires pour venir étoffer un peu sa gamme. Avant de conclure par les distinctions qui sont venues récompenser les efforts de la société dont le premier prix des Trophées de la prévention édition 2016 (catégorie Grandes entreprises). « Nous avons aussi gagné le deuxième prix Qualité pour l’huile d’olive Al Horra à Vérone et durant le SIAM de l’année dernière, notre unité a reçu le prix de la meilleure unité de trituration pour la société d’exploitation d’olives (SEO) », a souligné Samir Oudghiri Idrissi.

Le Roi du Maroc lance les travaux de réalisation de la 4ème centrale du complexe solaire Noor Ouarzazate.

Le Roi du Maroc lance les travaux de réalisation de la 4ème centrale du complexe solaire Noor Ouarzazate.

Le Roi Mohammed VI est arrivé, le samedi 1er avril 2017 à Ouarzazate, pour donner le coup d’envoi de la construction de la station Noor 4, quatrième tranche du plus grand Complexe thermo-solaire du monde Noor Ouarzazate avec une capacité totale pouvant atteindre à terme 582 MW. Ce nouveau site, d’une superficie de 137 hectares et dont les travaux devraient se terminer à la fin du 1er trimestre 2018, aura une capacité de 170 MW et nécessitera un investissement de 220 millions de dollars. Ce site énergétique photovoltaïque viendra compléter les centrales Noor I, plus grande centrale mono-turbine au monde à ce jour, Noor II, développée sur une surface de 680 hectares et d’une puissance de 200 MW et Noor III développée, quant à elle, sur une surface de 750 hectares d’une puissance de 150 MW. Ces projets ont permis d’activer les leviers de développement socio-économique à travers la mise en place d’actions dans la santé, l’éducation, l’agriculture, l’entreprenariat et l’animation culturelle et sportive. Ainsi, plus de 20.000 personnes ont pu bénéficier de ces mécanismes de solidarité, plus de 30 douars ont pu être alimentés en eau potable et 4 d’entre eux reliés au réseau routier national, réduisant ainsi leur désenclavement territorial. Ils traduisent l’intérêt particulier qu’accorde le Roi Mohammed VI aux projets énergétiques, véritable levier de développement, de lutte contre la pauvreté et de croissance inclusive profitable à tous, et sa volonté de promouvoir davantage l’expertise du Maroc dans un secteur à la pointe de la technologie et porteur d’une réelle valeur ajoutée, et ce, dans l’intérêt à la fois du Maroc et du Continent africain dans son ensemble. Le Maroc, en investissant son désert, met le cap sur une énergie presque inépuisable et surtout renouvelable, le solaire, et tous ces projets, lancés par le Souverain marocain, ouvrent à la région Draa-Tafilalet de nouveaux horizons économiques pour une meilleure intégration dans la dynamique nationale, confortent le Maroc dans sa stratégie des énergies renouvelables. Une stratégie que le Roi Mohammed VI a bien voulue volontariste, globale, multidimensionnelle, alliant formation, recherche et développement, telle la création de l’Université Polytechnique Mohammed VI de Benguerir. Le parc solaire Noor Ouarzazate, d’une étendue totale de plus de 3000 hectares et d’un investissement de plus de 02 milliards d’Euros, a pour objectif, de fournir en électricité des millions de foyers, de réaliser le chiffre de 52% des besoins énergétiques du Maroc en provenance des énergies renouvelables en 2030, de réduire fortement sa dépendance énergétique extérieure et par conséquent de générer des impacts positifs sur sa facture en hydrocarbure et de réduire de 32% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, conformément à son engagement à Paris lors de la COP 21. Le projet solaire Noor Ouarzazate, la centrale éolienne géante de Tarfaya, la plus grande d’Afrique, et les grandes étendues photovoltaïques du Centre du Maroc positionnent ce pays parmi les pays de la planète les plus avancés en terme de production d’énergies vertes. A noter que le plan solaire Noor envisage la construction d’une série de centrales solaires multi-technologiques à Midelt, Laayoune, Boujdour et Tata, pour une capacité minimum de 2.000 MW, soit 14% de la capacité électrique installée au Maroc. Ces projets s’inscrivent, au final, en droite ligne de la vision du Roi Mohammed VI d’optimiser l’exploitation des ressources naturelles du Maroc, de préserver son environnement, de pérenniser sa croissance économique et sociale et d’assurer l’avenir des générations futures.

Managem franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement en Afrique

Managem franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement en Afrique

Signature d’un accord avec Wanbao Mining pour le développement d’un projet minier en RDC Suspendue la veille, la cotation des titres de capital de la société Managem a finalement repris le jeudi 30 suite à la demande de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Dans un avis publié sur son site web, la Place casablancaise a assuré que la cotation des titres de capital du groupe marocain avait repris, coupant ainsi court aux spéculations que l’annonce de la suspension du titre commençait à nourrir. Tout semble ainsi rentrer dans l’ordre pour le groupe opérant dans l’exploitation minière et industrielle, entré en bourse en 2000 et qui vient de conclure un partenariat avec le groupe chinois Wanbao Mining, opérateur minier international, en vue de développer un projet minier de grande taille en République démocratique du Congo. Selon les termes de cet accord, intervenu le 27 mars, le groupe chinois prend une participation à hauteur de 61.2% pour un montant de 56 millions de USD dans le capital de la société LAMIKAL (La Minière de Kalukundi). L’accord prévoit aussi une valorisation conjointe du gisement détenu par LAMIKAL en développant un projet cuprifère de grande envergure en République démocratique du Congo. Il est à souligner également qu’aux termes de cet accord, le Groupe Managem participera aux organes de gouvernance de la société LAMIKAL et continuera à apporter son expertise technique pour le développement du projet. Pour rappel, La Minière de Kalukundi a été créée en 2006 en RDC. Elle était détenue jusqu’à présent à 81.2% par Managem International. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’alliance avec Wanbao Mining n’est pas fortuite. En s’associant avec le groupe chinois, Managem se lie à un pays considéré comme l’un des plus grands consommateurs de cette matière première. Par ailleurs, ce partenariat permettra au groupe marocain d’aménager un espace plus sûr pour affronter le marché du cuivre qui connaît une évolution importante. Utilisé notamment dans la construction, il est particulièrement sensible à l’activité économique qui connaît une légère reprise depuis peu. D’où cet intérêt qui semble avoir, néanmoins, fait l’objet de tractations longues et poussées. Quoi qu’il en soit, cette opération majeure concrétise les ambitions de Managem en Afrique, a indiqué le groupe sur son portail officiel. « Le partenariat stratégique entre Managem et Wanbao Mining offre la perspective de constituer un acteur minier de référence en République Démocratique du Congo », a affirmé le groupe marocain, précisant que les deux parties ambitionnent ainsi d’investir dans le développement de la mine de LAMIKAL en vue d’atteindre une production annuelle cible de 50.000 tonnes de cuivre à l’horizon 2019. Pour Imad Toumi, président directeur général de Managem, il ne fait aucun doute qu’« avec cette opération, rapidement créatrice de valeur, Managem franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement en Afrique, visant la réallocation d’actifs et l’atteinte d’un niveau de production important et diversifié, notamment dans l’or, l’argent et le cuivre ». En plus d’impacter positivement les résultats 2017 du Groupe, cet accord va lui permettre d’aller de l’avant et « de développer conjointement avec un partenaire industriel de renommée internationale un projet cuprifère de taille importante », a-t-il commenté avant d’assurer que le groupe maintiendra un positionnement de choix en RDC où il compte d’autres filiales détenant notamment des permis de cobalt, d’étain et de coltan en phase d’exploration. Le partenariat avec Wanbao Mining ne manquera certainement pas de booster les ambitions de Managem en Afrique où le groupe est notamment présent via l’exploitation de mines d’or de Kiniero en Guinée (2002), de Samira Hill au Niger (2004) et au Gabon où il a acquis 63% du projet aurifère Bakoudou (2005). Le groupe, rappelle-ton avait procédé en 2012 au lancement de la production d’or à Bakoudou au Gabon et réalisé des études de faisabilité d’un cuprifère à Pumpi en RDC (2014).

Arabia Maroc propose une sixième destination en Italie

Arabia Maroc propose une sixième destination en Italie

Inaugurée le 28 mars, la liaison Casablanca-Catane lancée par Air Arabia Maroc est la première desserte reliant le Maroc à la Sicile. Leader du transport aérien à bas coût dans la région, Air Arabia Maroc inaugure le 28 mars, une nouvelle liaison aérienne entre Casablanca et Catane, portant à six le nombre de destinations desservies par la compagnie en Italie, après Milan-Bergame, Bologne, Cuneo, Venise et Naples. Avec Catane, Air Arabia Maroc devient la seule compagnie aérienne à desservir la Sicile, la plus grande île de la Méditerranée, depuis le Maroc. Cette nouvelle destination consolide en outre les efforts d’Air Arabia Maroc en faveur du développement du tourisme et des échanges entre le Maroc et l’Italie, et plus largement l’Europe. Destination culturelle et de loisirs, Catane, fondée il y a plus de 2 700 ans est la cité la plus dynamique de la Sicile. Bordée par l’Etna,, Patrie de Bellini et de Verga, la ville renferme de vieux quartiers magnifiques avec des palazziet des églises baroques qui font sa renommée dans le monde entier. Opérée par la flotte d’Air Arabia Maroc, composée des confortables appareils Airbus A320, la liaison Casablanca-Catane s’effectuera deux fois par semaine, mardi et samedi.

Tarik El Malki et Nabil Adel, deux auteurs “Au-delà de tout clivage”

Tarik El Malki et Nabil Adel, deux auteurs “Au-delà de tout clivage”

Débat fructueux à la Bibliothèque nationale à Rabat Un débat franc, dense et sans concession entre deux visions du Maroc, deux modèles de réformes et de projets de société. Comme le souligne en introduction le livre dont ils sont les auteurs, «Au-delà de tout clivage», Tarik El Malki et Nabil Adel ont fait la démonstration, lors d’une rencontre tenue mardi 21 mars à la salle de la Bibliothèque nationale du Royaume à Rabat, que l’on peut dialoguer dans le respect tout en ayant des divergences. Deux heures durant, le professeur-chercheur et directeur du développement, des relations internationales et de la recherche scientifique à l’ISCAE et le chef d’entreprise, consultant et chroniqueur au Matin ont offert à l’assistance une belle démonstration de ce qu’ils prônent dans leur ouvrage paru aux éditions Afrique Orient : la tolérance, l’humilité et le respect. Des échanges sans concession, riches en enseignements et très instructifs autour d’une œuvre qui tente de tracer les contours du Maroc que les deux essayistes souhaitent pour les prochaines années. Deux visions du Maroc qui se sont opposées sur bien de thématiques, comme on n’a pu le constater lors de cette soirée qui a donné lieu à un débat démocratique et passionnant où le public a, à maintes reprises, apporté son grain. Sans nécessairement se convaincre mutuellement, on a pu constater aussi qu’en dépit des divergences, ces deux visions se recoupent à certains moments et se rejoignent quelquefois comme emportées par le désir de construire ensemble un Maroc pluriel, ouvert et tolérant qu’ils appellent de leurs vœux. Cela dit, à les écouter défendre leurs visions du Maroc et les voir égrener des arguments pour soutenir la logique qui est la leur, on est rapidement tenté de se poser une question : comment ont-ils pu se mettre ensemble avec autant de divergences et parvenir à écrire à quatre mains un si magnifique ouvrage? Pas besoin de chercher plus loin: la réponse à cette question se trouve dans l’amour que ces deux auteurs vouent à leur pays et dans ce souci récurrent que tout auteur engagé a de voir son pays émerger. Car, il s’agit avant tout dans ce livre de contribuer à élever le Royaume, à construire une société démocratique et juste et un Etat de droit. «Un Maroc ouvert sur son environnement, tolérant, ambitieux, où sa jeunesse trouve pleinement sa place. Un Maroc qui donne les mêmes chances à l’ensemble des citoyens qui sont égaux devant la loi quelles que soient leurs origines sociales», comme on peut le lire dans ce livre de 224 pages, structuré autour de cinq thématiques principales. A savoir : les relations internationales, les institutions et le système politique, l’enseignement et la formation, le modèle de société ainsi que la jeunesse que Tarik El Malki considère comme l’éternel parent pauvre des politiques publiques depuis un demi-siècle quand son collègue présente cette catégorie sociale comme des porte-étendards. «Ce livre traite d’un certain nombre de problématiques qui me semblent très importantes pour l’avenir de notre société», a d’emblée lancé le modérateur avant de présenter les auteurs et de rappeler les points de divergences qui séparent leurs pensées. Analysant cet essai, ce dernier a indiqué au niveau de la forme que le livre est bien écrit ; il se lit très facilement avec un style simple qui sied à ce genre d’exercice et présente des idées intéressantes. «Son point fort, c’est l’argumentaire développé par l’un et l’autre pour étayer leurs thèses respectives», a-t-il noté soulignant que «le langage employé dans le livre correspond au type de l’ouvrage et suit le but recherché». Après avoir survolé les principaux enjeux abordés dans ce livre, il est revenu sur le modèle de croissance qui ne décolle pas ; les plans mis en place depuis près d’une décennie tardent à donner les résultats escomptés, prenant en exemple la dégradation du taux de croissance et de l’emploi. A propos de l’enjeu économique, il a précisé que « l’ouvrage n’a pas pour ambition de faire l’état des lieux de la situation économique du pays, mais de l’analyser sous un angle bien particulier, à savoir: la jeunesse », un sujet important pour la stabilité du pays. C’est justement sur cette jeunesse que les hostilités seront plus acerbes avec en toile de fond, une thématique cruciale pour le Maroc : l’éducation et un peu plus en profondeur l’arabisation de l’enseignement. Deux points sur lesquels vont s’affronter les deux auteurs à coup d’arguments et de réfutations auxquels l’assistance se mêlera avec joie et enthousiasme. Controverse que l’on retrouvera à un niveau moindre sur d’autres thématiques. Il est vrai que bien des choses différencient les deux auteurs. Pour s’en convaincre, ils ont présenté à l’assistance des analyses diamétralement opposées sur les thèmes de l’éducation, par exemple. Félicitant les auteurs qui ont essayé d’esquisser les contours du Maroc de demain, le modérateur a déclaré que « nous ne pouvons que saluer les auteurs de cet ouvrage pour nous avoir donné l’occasion de discuter d’un certain nombre de problématiques spécifiques pour l’avenir de notre pays. Les auteurs citoyens engagés, comme ils se définissent eux-mêmes, s’impliquent dans le débat public à un moment où la scène politique, culturelle et sociale se caractérise, disent-ils, par une indigence due au vide sidéral au niveau de la réflexion », a-t-il conclu.

Africa medical tourism expo: positionner le Royaume et la région de Marrakech comme pôle et destination santé

Africa medical tourism expo: positionner le Royaume et la région de Marrakech comme pôle et destination santé

Marrakech a abrité la 2ème édition du salon «Africa medical tourism expo» Du 22 au 24 mars, la ville de Marrakech a abrité la deuxième édition du Salon «Africa medical tourism expo», un rendez-vous d’envergure internationale dédié aux professionnels des tourismes de bien-être et médical en Afrique. Consacrée à la création d’écosystèmes du tourisme médical en Afrique, la deuxième édition a vu la participation de plusieurs experts internationaux, des acteurs majeurs du secteur dont des représentants des institutions publiques et principaux opérateurs privés de la santé et du tourisme, des médecins et des universitaires venus de Turquie, France, Tunisie, Espagne, Inde et de plusieurs pays d’Afrique, entre autres. Développement, partage d’expériences, régulation, partenariat, normalisation, formation et valorisation des savoir-faire ont dominé les débats et échanges lors de cette manifestation ponctuée de conférences, tables rondes, rencontres d’affaires et visites de stands d’exposition. Des échanges riches et instructifs marqués par une grande convergence de vue et par une volonté commune d’œuvrer ensemble pour promouvoir cette niche à forte valeur ajoutée pour le Maroc et l’Afrique. Ce salon « vise à créer une vitrine à l’international afin de positionner le Royaume et la région de Marrakech comme pôle et destination santé mais également comme carrefour du tourisme médical africain et mondial », a déclaré le commissaire général du salon, Khalil Daffar. L’objectif est à portée de main. En effet, classé 31èmesur les 41 principales destinations du tourisme médical répertoriées en 2016 et 3ème en tant que pays francophone à ce niveau, le Maroc possède de réels atouts et des avantages comparatifs et compétitifs indéniables : une technicité et un savoir-faire médical de très haut niveau, des tarifs de soins très compétitifs et la proximité de l’Europe, des marchés africains et du Moyen-Orient. Mais pour le commissaire, qui s’exprimait à l’ouverture du salon, ces atouts demeurent «encore largement sous-exploités». Si le tourisme de santé est encore en phase d’implantation au Maroc, il n’en demeure pas moins que le « Royaume est entrain de devenir l’hôpital de l’Afrique », a relevé Robert Carle-Empereur, directeur général de CareBridges international (CBI). Un constat largement partagé parmi les intervenants et dont certains ont déploré le fait que ce segment soit encore perçu comme une affaire du secteur privé. Pour Dr Achraf Sokari, directeur médical Health4you, il ne fait aucun doute que le Maroc s’impose désormais comme la destination de santé privilégiée pour de nombreux pays subsahariens. Il est aujourd’hui devenu « un pays d’accueil par rapport à la patientèle subsaharienne qui cherche à se faire soigner au Maroc pour plusieurs raisons : les coûts sont abordables par rapport à l’Europe, les plateaux médicaux sont sophistiqués et développés, il y a la facilitation des démarches visas et pas de problème de barrière linguistique avec un certain nombre de pays du continent », a-t-il expliqué. Quoi qu’il en soit, l’objectif de rendez-vous était également de « mener et contribuer à la réflexion stratégique pour le développement de l’industrie du tourisme médical et de santé au Maroc et en Afrique pour une meilleure compétitivité des services du secteur en créant des passerelles à l’international », a affirmé Khalil Daffar. Encore plus, de favoriser toutes formes d’alliances et de rapprochement entre entreprises et institutions de nature à développer les synergies entre elles pour favoriser leur compétitivité et promouvoir le Maroc comme pôle d’excellence international du tourisme médical par une meilleure valorisation de ses savoir-faire. A noter que des trophées des «Africa medical tourism awards» ont été remis à l’ouverture de ce rendez-vous à plusieurs acteurs et des personnalités qui se sont distingués dans les domaines de la santé et du tourisme médical. Soulignons également qu’un Conseil marocain des voyages de santé a vu le jour en marge de cet événement, co-organisé par Connecting Agency, Health4you, agence de voyages Z Tours et African connection. La présidence de la nouvelle entité a été confiée à Dr Achraf Sokari qui a promis ne ménager aucun effort pour promouvoir le Maroc en tant que destination de santé avec le soutien des pouvoirs publics. « Nous allons essayer d’obtenir le soutien du ministère du Tourisme et du ministère de la Santé pour la promotion du tourisme de santé sous un parapluie gouvernemental », a-t-il promis. Cette deuxième édition avait pour objectif de développer un réseau d’acteurs mondiaux de l’industrie médicale avec les meilleurs hôpitaux, les acteurs du tourisme médical, les compagnies d’assurance et les représentants des gouvernements internationaux et africains. Khalil Daffar, commissaire général du Salon : Attirer des investisseurs par la création de clusters Cette édition a été un vrai succès. Nous avons pu asseoir un benchmarking des success story de différents pays positionnés à l’échelon mondial sur le tourisme médical, comme la Turquie, l’Inde, l’Espagne qui nous ont permis de nous en inspirer. Aujourd’hui, le Maroc a la possibilité d’avoir sa propre configuration entre l’espace francophone et la partie africaine mais également par sa proximité géographique avec l’Europe et le Moyen-Orient. Il est donc au carrefour de ces trois régions et a une vraie carte à jouer en termes de positionnement de tourisme médical, mais il doit également créer des passerelles à l’international afin d’avoir des transferts de connaissances et de compétences, et attirer des investisseurs par la création de clusters. Dr. Achraf Sokari, directeur médical de Health4you: Participer à la promotion du Maroc en tant que destination de santé Le Maroc a été une destination phare en Afrique aux côtés de la Tunisie, de l’Egypte et de l’Afrique du Sud. Bien évidemment, il y a d’autres destinations qui sont très connues en matière de tourisme de santé comme la Turquie et l’Inde. Nous avons essayé pendant les deux jours de colloque à échanger et expertiser à travers les expériences respectives. Nous avons pu faire une preuve de pédagogie. Donc, c’était un échange d’expertise, et de transfert de savoir-faire qui a bien profité au Maroc. A travers ce Salon nous avons assisté à l’arrivée d’un nouveau-né qui nous fait vraiment plaisir. Il s‘agit du Conseil marocain des voyages de santé dont j’ai l’honneur de