Centrafrique : le président Touadéra prend acte de la demande de dialogue formulée par le BRDC

Le président Faustin-Archange Touadéra dit avoir pris acte de la demande de dialogue formulée par le Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC). Il l’a indiqué à l’occasion du 9ème anniversaire de son accession à la magistrature suprême le 30 mars dernier. Face aux tensions politiques croissantes entre le gouvernement et l’opposition, à quelques mois des élections groupées de décembre 2025, le chef de l’État tente de détendre l’atmosphère politique. Plusieurs mois après les demandes répétées du BRDC pour l’organisation de pourparlers avant les élections, Faustin-Archange Touadéra dit avoir pris acte de la volonté des leaders de l’opposition de tenir un dialogue. « J’ai pris en considération les préoccupations d’une partie de l’opposition démocratique, à savoir le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), qui a sollicité l’organisation d’un dialogue politique. L’objectif de ce dialogue, je cite, est d’explorer les pistes de solutions susceptibles de garantir la tenue des prochaines élections générales dans des conditions d’inclusivité et de transparence, et dans le strict respect des délais légaux, afin d’éviter, entre autres, une crise électorale aux conséquences inévitables », a-t-il déclaré. Bien qu’il prenne acte de cette demande, le président Touadéra souligne que celle-ci comporte des éléments de menace potentielle pour la stabilité des institutions du pays et redemande au BRDC de repréciser les contours, les contenus et les thématiques du dialogue voulu. « En dépit des menaces à peine dissimulées d’une nouvelle déstabilisation du pays contenues dans la correspondance, j’ai pris acte de cette demande, convaincu qu’elle n’a pas pour objectif de saper la paix, la stabilité et la souveraineté du pays, durement acquises par le peuple centrafricain avec le soutien actif de la communauté internationale, après des années de crises sanglantes. Tout en saluant cette démarche comme un pas important vers le retour dans la République, nous avons saisi le BRDC d’une demande tendant à la précision sur le contenu, les contours structurels, et les thématiques du dialogue politique sollicité, afin d’en aviser », a conclu le président de la République. Les sujets à aborder et la date du dialogue restent à préciser, tandis que le BRDC prévoit d’organiser une marche pacifique le 4 avril prochain pour exprimer son opposition au troisième mandat du président Touadéra. Radio Ndeke Lika
CAN U-17 : la Côte d’Ivoire surclasse la République centrafricaine 6-1

Les buts s’enchaînent à un rythme effréné lors de la CAN U-17 CAF TotalEnergies en cours au Maroc. Après le spectacle offert lundi par l’Afrique du Sud et l’Égypte, qui ont livré un match à sept buts, la journée de mardi a vu le groupe D suivre cette même dynamique. La Côte d’Ivoire a dominé la République centrafricaine sur le score de 6-1, inscrivant six buts contre un seul pour leurs adversaires. Alynho Haider a été le grand homme de cette rencontre, signant un incroyable quadruplé, et confirmant son statut de meilleur joueur du match. Les champions en titre, désireux de suivre les pas de leurs aînés, sacrés champions d’Afrique l’an dernier, n’ont pas tardé à prendre les devants. Haidara a ouvert le score dès la 4e minute. Il a doublé la mise à la 13e minute avant d’ajouter un triplé à la 41e, envoyant un message fort à leurs rivaux. La République centrafricaine a toutefois réduit l’écart à la 45e minute, Anan Otto inscrivant son premier but du tournoi juste avant la pause. À la reprise, la Côte d’Ivoire a continué sur sa lancée, avec Haidara qui a bouclé son incroyable prestation en inscrivant son quatrième but à la 55e minute. Mobio Franck et Yannis Touali ont également contribué à cette performance impressionnante, inscrivant chacun un but pour clore la rencontre. Cette victoire éclatante permet à la Côte d’Ivoire de prendre la tête du Groupe D, tandis que le Mali, vainqueur de l’Angola lors du premier match, occupe la deuxième place. L’Angola et la République centrafricaine ferment la marche. La CAN U-17 CAF TotalEnergies se poursuit ce mercredi, avec des promesses de football de qualité parmi les jeunes talents africains.
Centrafrique : des crises liées d’électricité et d’eau à Bangui

Le ministre de l’Énergie a effectué une visite, le 17 mars, sur le site de pompage d’eau et celui de production d’électricité. Sa descente intervient au moment où la pénurie d’eau et les fréquentes coupures d’électricité frappent plusieurs quartiers de Bangui et ses environs depuis plusieurs jours. Accompagné de son équipe, le ministre Bertrand Arthur Piri a effectué cette descente sur le terrain afin de comprendre les causes de cette crise d’eau potable. La station de pompage, qui dépend en grande partie des pompes électriques pour alimenter les réservoirs d’eau de la ville, rencontre des difficultés majeures. Selon les premiers constats, les coupures régulières d’électricité perturbent l’approvisionnement en eau. Lorsque l’électricité est coupée, les pompes ne fonctionnent pas correctement, ce qui entraîne une réduction du débit d’eau, voire des pénuries dans plusieurs quartiers. « Notre principal problème réside dans la capacité à pomper l’eau de la rivière vers la station de pompage, en raison des coupures électriques. Tant que nous n’aurons pas trouvé une solution à ce problème, il nous sera difficile d’assurer un approvisionnement régulier pour les ménages », a déclaré Montassar Chebili, coordonnateur du Programme sectoriel eau et assainissement (PSEPA). Les pompes d’eau étant totalement dépendantes de l’électricité, les coupures fréquentes perturbent la distribution d’eau. De son côté, l’Energie centrafricaine (Enerca) indique que ses services techniques sont à pied d’œuvre pour apporter des solutions. « Bien que nous ayons réparé la panne à la station de Gobongo, il y a encore deux unités à l’arrêt pour des travaux de maintenance au niveau de la production à Boali. Nous allons remettre en service le groupe électrogène de Boali 2 cette semaine pour pallier le problème », a indiqué Thierry Patient Bendima, directeur général de l’Enerca. La crise de l’eau à Bangui est donc intimement liée aux coupures récurrentes d’électricité. En attendant qu’une solution durable soit trouvée, la population continue de souffrir, et la pression sur les autorités publiques ne cesse de croître. Radio Ndeke Lula
Centrafrique : pas d’eau courante, calvaire des ménages à Bangui

Les habitants de nombreux quartiers de Bangui peinent à s’approvisionner en eau potable ces derniers temps. C’est le cas de la Cité Jean 23, située dans le Nord de la capitale. Moins de 5 forages servent plusieurs milliers d’habitants de ce secteur. Trouver le liquide précieux est devenu un véritable parcours du combattant. A Bangui, tous les jours, les hommes, femmes et enfants transportent des bidons, certains dans des pousse-pousse, d’autres attachés à l’aide d’une corde en bandoulière et partent à la recherche d’eau potable. A la Cité Jean 23, dans le 4e arrondissement, au bord de l’unique point d’eau qui sert plus de 12 000 habitants, Winnie, qui attend son tour pour puiser de l’eau, ne cache pas sa colère. « Nous avons beaucoup de problème d’eau à la Cité Jean 23, on se lève entre minuit et 1h pour chercher de l’eau. Nous dormons dans le froid et il y a beaucoup de vol de bidons ici. Depuis très longtemps, le réseau de la Sodeca [Société de distribution d’eau en Centrafrique] ne fonctionne pas dans notre quartier. Le gouvernement doit nous trouver de solution à ce problème d’eau », tempête cette mère au foyer. À environ deux kilomètres de ce forage, se trouve une autre fontaine qui fonctionne à base d’électricité. L’absence du courant électrique ces derniers jours oblige le propriétaire du forage à utiliser un groupe électrogène. Et le prix d’un bidon de 25 litres passe de 25 à 50 francs CFA. Julie, une femme allaitante explique son calvaire. « Nous sommes dépassés par ce problème d’eau ici à la Cité Jean 23. J’ai quitté le lycée Gobongo pour venir chercher de l’eau à Boyrabe. Imaginé, je suis obligée de laisser mon bébé avec ses frères, mais qui va prendre soin de lui correctement ?», s’interroge-t-elle. Le manque exagéré d’eau à Bangui, pousse certains habitants à s’investir dans la création de forage. C’est le cas de Barnabé Bénam, propriétaire d’une fontaine qui se plaint du manque d’électricité qui perturbe son commerce. « Par le passé, j’exerçais le métier de l’élevage, mais vu la souffrance de la population de ma localité, j’ai décidé de construire un forage. Mais le manque d’électricité crée encore un autre problème et je suis obligé de démarrer un groupe électrogène et du coup mon rendement est réduit », explique-t-il. Selon les autorités locales, des projets de construction de points d’eau potables n’ont jamais ciblé leur zone. Serge Bassala, Secrétaire général du quartier Cité Jean 23 : « Il n’y a qu’un seul forage pour 12.000 habitants, ça ne suffit pas. Même la Minusca nous a promis, de nous construire des points d’eau mais jusqu’à aujourd’hui, rien n’est fait ». L’opposition critique l’inefficacité du gouvernement Anicet Georges Dologuélé, chef de file de l’opposition lui aussi, n’est pas resté silencieux face au manque d’eau potable qui touche plusieurs quartiers de Bangui. Selon lui, cette crise souligne l’inefficacité du gouvernement à garantir des services essentiels à la population. « Je suis très malheureux de voir les files de brouette avec de bidons jaunse à la recherche d’eau. Et c’est des petits enfants qui se lèvent tôt, pour aller chercher de l’eau alors qu’ils ne vont pas aller à l’école. La population est délaissée et elle s’organise pour survivre alors que c’est le gouvernement qui devrait prendre soin de sa population ». En cette saison sèche, presque tous les quartiers de Bangui manquent d’eau potable. Certains habitants sont obligés de parcourir des kilomètres pour s’en approvisionner. Face à cette situation, les populations appellent les autorités à résoudre d’une manière efficace ce problème. Radio Ndeke Luka
Le groupe L’Archer annonce deux nominations stratégiques et l’ouverture d’un bureau de représentation à Paris

Le groupe L’Archer, leader sur les marchés financiers d’Afrique centrale, entame 2025 sous le signe de l’expansion et du renforcement de son organisation. À la suite d’une année 2024 marquée par une importante croissance, le groupe dévoile deux nominations pour accompagner son développement et annonce également l’ouverture d’un bureau de représentation à Paris. Cette avancée marque une nouvelle étape dans la stratégie de L’Archer dont l’objectif est de devenir un leader financier régional et panafricain d’ici 2026. Deux nouveaux dirigeants rejoignent la direction du groupe pour soutenir sa croissance et son développement. Lénine M’BIYE rejoint le groupe L’Archer en tant que Directeur Général Adjoint chargé de l’Exploitation. Fort de plus de plus de 18 ans d’expérience dans le secteur des télécommunications et des services financiers, il a occupé des fonctions de premier plan chez Airtel en RDC et au Congo où il était jusqu’en septembre 2024, Directeur Général de Mobile Commerce Congo (Airtel Money). Son expertise dans la structuration des opérations, le développement des marchés et l’optimisation des performances sera un atout clé pour le groupe. Tom GATTEGNO est nommé Conseiller spécial du Président-directeur général, Directeur de la communication et du développement International. Il aura à sa charge la supervision des stratégies de communication et de croissance régionale et internationale du groupe. Son expertise dans l’accompagnement de grandes entreprises en Afrique apportera à L’Archer un atout dans ses ambitions panafricaines. Ces nominations s’inscrivent dans une dynamique d’expansion marquée par l’ouverture d’un bureau de représentation à Paris permettant de continuer de faire rayonner le groupe hors de la zone CEMAC et du continent Africain. Un cap stratégique affirmé “Ces nominations arrivent à un moment décisif de l’histoire du groupe. Après une année 2024 très dynamique, nous abordons 2025 avec de nouvelles ambitions : l’élargissement de nos activités et de notre couverture géographique. À travers ces deux promotions et cette arrivée, nous avons choisi les meilleures personnes pour nous permettre d’accomplir nos objectifs” explique Gilles TCHAMBA, Président-Directeur général de L’Archer. Il poursuit « Leur expertise et leur vision, nous permettront de consolider la croissance du groupe et d’affirmer notre position d’acteur incontournable dans le paysage financier panafricain. » « Je suis ravi de rejoindre L’Archer et de contribuer à son expansion. Mon engagement sera d’optimiser nos opérations pour soutenir la croissance et renforcer notre position en Afrique et au-delà », a déclaré Lénine M’BIYE, Directeur Général Adjoint Chargé de l’Exploitation
Centrafrique : plus de 9.500 ex-combattants rebelles désarmés et démobilisés depuis 2019

Plus de 7.000 combattants ont été désarmés et démobilisés et près de 2.500 dissidents provenant des groupes armés ayant appartenu à la Coalition des patriotes pour le changement ont été désarmés depuis 2019 dans le cadre du processus Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR), a annoncé jeudi le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Il a fait cette annonce lors de la célébration du 6e anniversaire de la signature de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) entre le gouvernement et les groupes armés. Selon lui, les résultats obtenus depuis le 6 février 2019 étaient très significatifs, grâce à la mise en œuvre de l’APPR avec les opérations de DDRR. Parmi les combattants démobilisés, plus de 3.000 ont été formés et réintégrés dans divers secteurs d’activités socio-économiques et plus de 1.000 autres dans les Forces de défense et de sécurité, après avoir subi une sélection rigoureuse avec le concours de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), a ajouté M. Touadéra. « La MINUSCA, à travers les projets de la réduction des violences communautaires, a contribué à la collecte de plus de 20.000 armes de tous calibres et la mise en place des formations dans divers domaines socio-économiques au profit des bénéficiaires cibles que sont les communautés et les groupes vulnérables. Ces derniers contribuent à l’équilibre de leurs milieux de vie respectifs », a-t-il rappelé. Le président centrafricain a précisé que sur les armements recueillis, 2.562 armes de guerre jugées fonctionnelles ou réparables l’ont été via des opérations de désarmement menées sous la houlette du ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée. Xinhua
Centrafrique : feu André Kolingba, 15 ans après

Il y a 15 ans, André Kolingba, ancien président de la République centrafricaine, mourait à l’âge de 73 ans à Paris. Il a marqué l’histoire du pays en ouvrant la voie au multipartisme en 1991, mettant fin à son régime autoritaire. Ce général d’armée a dirigé la République centrafricaine d’une main de fer pendant 12 ans. Arrivé au pouvoir en septembre 1981 à la suite d’un putsch contre David Dacko, André Kolingba met en place le Comité militaire de redressement national (CMNR) avec lequel il dirige le pays, jusqu’en 1985. Fondateur du parti unique, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) en 1987, il est contraint d’accepter le multipartisme sous la pression de la rue. Après les conférences nationales de 1992, il organise les élections générales de 1993, incluant la présidentielle et les législatives, qui voient la victoire de l’opposant Ange-Félix Patassé. Ce fut la première passation pacifique du pouvoir en République centrafricaine après 33 ans d’indépendance. Condamné à mort par contumace en mai 2001 après une tentative de coup d’État contre le président A-F. Patassé, il se réfugie en Ouganda. Après le renversement de Patassé par François Bozizé en 2003, il bénéficie d’une amnistie pour participer au dialogue national. Cela lui permet de se présenter à la présidentielle de 2005, où il termine en troisième position. Né le 12 août 1936, André Kolingba, affectueusement surnommé « Grand K » par ses sympathisants, succombe à un cancer de la prostate, le 7 février 2010, à Paris. Aujourd’hui, 15 ans après sa mort, son parti, le Rassemblement démocratique centrafricain, demeure fragilisé et divisé, avec des groupes qui continuent de se disputer son leadership. Radio Ndeke Luka
Centrafrique : calme à Obo après un mécontentement des miliciens A Zandé Ani Kpi Gbé

Après un moment de tensions suite aux mécontentement des anciens miliciens A Zandé Ani Kpi Gbé, la vie a repris son cours normal à Obo dans le Haut-Mbomou. Préoccupée par les violences qui ont précédé ce mouvement d’humeur, la Minusca compte renforcer sa présence dans la région afin de garantir la sécurité de la population. Selon des sources locales, le calme est bel et bien revenu, ce mercredi à Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou après le mécontentement d’anciens éléments A Zandé Ani Kpi Gbé, récemment incorporés dans l’armée nationale. Ceux-ci avaient protesté contre l’arrestation de leurs frères d’armes à Bangui. Plusieurs sources locales indiquent que les activités ont repris à travers la ville. « Après la sensibilisation de la population par les Faca, tout est revenu dans l’ordre. Depuis ce matin, toutes les activités ont repris normalement. Je suis passé ce matin au lycée. Ensuite j’ai fait un tour à la mairie pour vérifier mes documents. Tout le monde est en place. Et depuis hier soir, jusqu’à présent je n’ai entendu aucun coup de fusil », a témoigné un habitant d’Obo. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, mercredi dernier à Bangui, la mission onusienne promet de renforcer sa présence militaire dans la région. « Nous suivons de près les derniers développements dans le Haut-Mbomou. Nos collègues, tant au niveau civil que militaire, sont présents sur place. Ils travaillent en collaboration avec les autorités locales pour un retour rapide au calme. Ainsi, nous allons renforcer cette présence avec des patrouilles de jour comme de nuit afin de rassurer les populations », a fait savoir Florence Marshal, porte-parole de la Minusca. Les ex-éléments de la milice A Zandés Ani Kpi Gbé, incorporés dans les rangs de l’armée nationale, sont arrêtés et transférés à Bangui car ils sont suspectés d’avoir assassiné des civils proches de Mboki toujours dans le Haut Mbomou. Radio Ndeke Luka