RCA/Justice : la CPI clos le procès Ngaïssona et Yekatom, le verdict attendu avant la fin de l’année

Le procès de Patrice Edouard Ngaïssona et d’Alfred Yekatom Rombhot, ouvert depuis le 16 février 2021 devant la Cour pénale internationale, tend vers sa fin. La semaine dernière, les différentes parties impliquées dans l’affaire ont présenté leurs observations finales aux juges. Le procureur de la CPI a requis des peines de prison pour les deux accusés. Mais, la défense maintient que les charges sont infondées. Selon la Cour pénale internationale, Alfred Yekatom Rombhot et Patrice Edouard Ngaïssona, deux figures importantes du groupe Antibalaka, sont jugés pour leur implication dans les atrocités perpétrées en République centrafricaine entre 2013 et 2014. Le pic de ces violences a eu lieu, le 5 décembre 2014, lors de l’attaque des miliciens Antibalaka contre le régime de la Séléka, responsables de la chute du président François Bozizé en mars 2013. Lors de son intervention, Mandiaye Niang, procureur de la CPI, a demandé une peine de 22 ans de prison pour Alfred Yekatom Rombhot, soulignant son rôle direct dans la commission des crimes. L’accusation a mis en avant les atrocités commises sous son commandement, telles que le recrutement et l’armement de milliers de combattants, parmi lesquels de nombreux enfants soldats. Quant à Patrice Edouard Ngaïssona, le procureur a requis une peine de 20 ans d’emprisonnement. La différence de peine de 2 ans s’explique, selon l’accusation, par le fait que M. Ngaïssona n’est pas directement impliqué dans la commission des crimes. Mais qu’il a joué un rôle clé dans leur facilitation. Absence de preuves selon l’accusation De leur côté, les avocats de la défense maintiennent que ce procès est dépourvu de fondement. Ils estiment que les accusations manquent de preuves solides, en particulier l’absence de liens directs entre les accusés et les crimes reprochés. Les avocats des victimes, quant à eux, ont insisté sur le fait que les crimes commis durant cette période de crise n’ont pas été suffisamment pris en charge par les juridictions nationales. Ils appellent donc la CPI à jouer un rôle crucial dans la réparation des préjudices subis par les victimes. Les juges de la CPI poursuivent actuellement leurs délibérations et devraient rendre leur verdict final d’ici la fin de l’année 2025.
Rigobert Song nommé sélectionneur de la Centrafrique : une nouvelle page s’écrit

FOOTBALL. Après avoir été limogé de son poste de sélectionneur du Cameroun en février 2024, à la suite de l’élimination des Lions Indomptables en huitièmes de finale de la CAN, Rigobert Song rebondit de manière inattendue en prenant les rênes de l’équipe nationale centrafricaine. Une annonce inattendue qui fait sensation Alors que rien ne laissait présager un tel rebondissement, la légende camerounaise a créé la surprise lundi en apparaissant dans une photo largement partagée sur les réseaux sociaux. Sur ce cliché, Song échangeait des maillots avec le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, et le ministre des Sports, Héritier Doneng. Ce moment a suffi à alimenter les rumeurs, rapidement confirmées dans la soirée par un communiqué officiel du ministère des Sports centrafricain. Ce dernier a publié un arrêté officialisant la nomination de Song comme sélectionneur principal des Fauves du Bas-Oubangui. Il sera épaulé par une équipe technique composée d’Éloge Enza-Yamissi, Sébastien Ngato et Éric Cabalero. Éloge Enza-Yamissi, ancien international centrafricain, assurait l’intérim depuis le départ du Suisse Raoul Savoy, démis de ses fonctions en octobre dernier. Une mission ambitieuse pour un défi inédit Rigobert Song, qui connaît ici sa première expérience de coach hors du Cameroun, devra relever plusieurs défis. La Centrafrique, actuellement quatrième de son groupe de qualification pour la Coupe du monde 2026, accuse un retard de cinq points sur le duo de tête composé du Ghana et des Comores. De plus, une question reste en suspens : Song dirigera-t-il également la sélection A’ qualifiée pour la première fois de son histoire au CHAN ? Cette équipe, dirigée jusque-là par Sébastien Ngato, s’est distinguée en éliminant… le Cameroun lors des qualifications. Une nomination orchestrée en coulisses Selon le journaliste Bruno François Bidjang, cette nomination porte l’empreinte de Joel Kouemo, ministre conseiller auprès du président centrafricain et homme d’affaires camerounais. Ce dernier aurait œuvré pendant plusieurs mois pour concrétiser l’arrivée de Song à ce poste. Un avenir à construire Bien que la Centrafrique ne soit pas qualifiée pour la CAN 2025, cette nomination marque une volonté de structurer le football national et d’insuffler une nouvelle dynamique. Song sera confronté à une double échéance avec le CHAN, prévu du 1er au 28 février prochains au Kenya (co-organisé avec l’Ouganda et la Tanzanie), et les qualifications pour le Mondial 2026. Le tirage au sort du CHAN, attendu mercredi, donnera un premier aperçu de l’ampleur du défi qui l’attend. Rigobert Song, figure emblématique du football africain, entame donc un nouveau chapitre dans sa carrière d’entraîneur. Saura-t-il relever ce défi et écrire une nouvelle page glorieuse, cette fois avec les Fauves du Bas-Oubangui ? L’avenir nous le dira. Ya Willy.
RCA : plus de 7.000 villageois réfugiés au chef-lieu dans le nord-ouest après une attaque des rebelles

Plus de 7.000 personnes ont fui leurs villages pour trouver refuge à Bozoum, chef-lieu de la préfecture d’Ouham-Pendé, dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), à la suite d’une attaque armée des rebelles du groupe 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), a rapporté jeudi un député de la région à une radio locale. « La situation de ces sinistrés est catastrophique. J’appelle les organisations humanitaires à leur apporter de l’aide et au gouvernement de déployer des militaires dans cette localité afin de sécuriser les civils », a déclaré M. Gervais Nguérékane, député de la région. L’attaque perpétrée par des rebelles du groupe 3R le 25 décembre sur le chantier minier de Garo, à environ 30 km de Bozoum, a causé la mort d’une dizaine de civils. Les rebelles du groupe 3R, actifs dans la région d’Ouham-Pendé, commettent régulièrement des exactions contre les populations civiles. Selon des observateurs locaux, le nombre de déplacés pourrait continuer à augmenter dans les jours à venir, en raison de la présence renforcée des rebelles dans les environs de Bozoum.
Centrafrique : près de 400 prisonniers graciés et libérés

Après la grâce présidentielle annoncée par le président de la République lors de son adresse à la nation, le 31 décembre dernier, près de 400 prisonniers de la maison carcérale de Ngaragba ont été libérés, ce 2 janvier. Cette grâce présidentielle concerne principalement les prisonniers ayant été condamnés à des peines de 1 à 3 ans, qui ont été libérés d’office. La mesure précise également que les prisonniers condamnés à des peines de 5 ans purgeront uniquement 2 ans, et ceux condamnés à 10 ans verront leur peine réduite à 5 ans. Pour Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’Etat à la Justice, cette grâce s’inscrit dans une politique visant à désengorger les prisons du pays. « Il s’agit là d’une mesure de pardon et de bienveillance que l’autorité suprême a bien voulu accorder à cette frange de nos compatriotes en conflit avec la loi. Quant à ceux ayant des amendes à régler, un registre a été établi au niveau des régies, et les parties civiles se chargeront du suivi », a déclaré le Garde des Sceaux. Les prisonniers atteints de maladies contagieuses, telles que la tuberculose, vont bénéficier de soins médicaux appropriés. C’est ainsi que Justin Kouzou, condamné à 3 ans pour détournement de fonds, fait partie des personnes libérées. « Je me sentais mal et c’était un véritable enfer. Après cinq mois passés ici, j’ai traversé des épreuves difficiles. Je remercie les autorités du pays pour cette décision prise en notre faveur », s’est-il exprimé, visiblement soulagé. Selon les derniers chiffres, le nombre des prisonniers à la maison d’arrêt de Ngaragba est plus de 1700, ce qui dépasse largement sa capacité d’accueil. Cette grâce présidentielle intervient alors que la deuxième session criminelle de la cour d’appel de Bangui vient de se clore, avec plus de 100 accusés jugés.
Football: Les 18 qualifiés pour le CHAN 2024 sont connus

À l’issue des matchs retour du deuxième tour des éliminatoires, disputés ce dimanche, les 18 équipes participantes au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2024 ont été confirmées. Cette compétition, réservée exclusivement aux joueurs évoluant dans les championnats locaux africains, se tiendra du 1er au 28 février 2025 dans trois pays co-hôtes : le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. Voici les équipes qualifiées et un aperçu de leurs parcours. Les pays hôtes Kenya Qualifié d’office en tant que co-hôte, le Kenya (Harambee Stars) s’apprête à faire sa première apparition dans le CHAN. Cependant, des retards dans les infrastructures laissent planer des doutes sur leur participation finale. Sportivement, leur défaite contre le Soudan du Sud (1-3 à l’aller, 1-1 au retour) n’a guère rassuré. Tanzanie Les Taifa Stars, également co-hôtes, joueront leur troisième édition après 2009 et 2020. Éliminée aux tirs au but par le Soudan lors des qualifications, l’équipe espère franchir enfin les phases de groupes. Ouganda Les Cranes, troisièmes co-organisateurs, participeront à leur septième CHAN, forts d’une expérience notable. Contrairement à leurs partenaires, ils ont disputé les éliminatoires jusqu’au bout et viseront une performance de choix à domicile. Les favoris et habitués Maroc Seul représentant d’Afrique du Nord, le Maroc a été automatiquement qualifié suite aux retraits de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye et de l’Égypte. Double champion en 2018 et 2020, le Maroc alignera une sélection U24, dirigée par Tarik Sektioui, avec l’ambition de décrocher un troisième titre. RD Congo Vainqueurs en 2009 et 2016, les Léopards font partie des équipes les plus expérimentées du tournoi. Qualifiés grâce à une victoire 3-1 contre le Tchad, ils espèrent effacer leur dernière élimination en phase de groupes. Les surprises et révélations Centrafrique Pour leur première participation, les Fauves surprennent en éliminant le Cameroun grâce à une victoire 2-1 à l’extérieur. Burkina Faso Menés par Issa Balbone, les Étalons locaux ont renversé la Côte d’Ivoire après avoir comblé un déficit de deux buts et s’être imposés aux tirs au but. Madagascar Troisième lors de l’édition précédente, les Barea se sont qualifiés malgré une fin de match tendue contre l’Eswatini (2-0 à l’aller, 0-1 au retour). Autres qualifiés notables Mauritanie Les Mourabitounes ont éliminé le Mali en défendant leur avance (1-0, 0-0) et confirment leur montée en puissance. Sénégal Champions en titre, les Lions de la Teranga ont dominé le Libéria (3-0 au retour) et restent parmi les favoris. Nigeria De retour après avoir manqué la dernière édition, les Super Eagles locaux se sont imposés 3-1 contre le Ghana. Rwanda Les Amavubi ont validé leur ticket grâce à la règle des buts à l’extérieur après un match spectaculaire face au Soudan du Sud (4-4 sur l’ensemble). Angola Les Palancas Negras continuent leur régularité dans cette compétition malgré une défaite 0-1 contre le Lesotho lors du match retour (victoire 2-0 à l’aller). Soudan Avec une victoire convaincante face à l’Éthiopie (4-1 sur les deux matchs), les Crocodiles du Nil affichent leurs ambitions. Zambie Les Chipolopolos, qualifiés suite au forfait du Mozambique, espèrent retrouver leur éclat de 2009 (3e place). Niger Après un nul 0-0 contre le Togo, le Niger se qualifie grâce à la règle des buts à l’extérieur (1-1 sur l’ensemble). Congo-Brazzaville Les Diables Rouges ont battu la Guinée équatoriale (2-1) après un nul à l’aller, consolidant leur quatrième qualification consécutive. Liste complète des 18 qualifiés : Maroc Guinée Sénégal Mauritanie Niger Burkina Faso Nigeria Centrafrique Congo RD Congo Kenya Tanzanie Ouganda Soudan Rwanda Zambie Angola Madagascar Le CHAN 2024 s’annonce riche en compétitions et en émotions, avec des équipes prêtes à écrire l’histoire. Ya Willy.
CEMAC. De l’urgence de prendre des mesures fortes pour stabiliser l’économie

TRIBUNE ECO. La Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), au rang des Chefs d’Etat et leurs représentants, avec la présence d’une Délégation du FMI, s’est retrouvée, en un Sommet Extraordinaire, le 16 décembre 2024, à Yaoundé, au Cameroun. Un Sommet qui intervient » alors que cette région d’Afrique présente des signaux d’alerte préoccupants dus à des dérapages et à des défaillances dans la mise en œuvre des réformes recommandées » est-il annoncé par la CEMAC. Celle ci s’inquiétant de l’accroissement de la dette de ses Etats membres. Autour du Président camerounais Paul Biya, les Chefs d’Etat de la CEMAC ont convenu qu’il était temps d’adopter des réformes urgentes et une gestion plus stricte des finances publiques pour faire face à la situation. Dans une émission de la Chaine de Télévision d’Afrique Média, en multiplex, sous la supervision du Journaliste Jean Hugues, le lendemain du Sommet de la CEMAC, quatre spécialistes des questions économiques ont été conviés pour débattre des problématiques qui ont emmené les Chefs d’Etat de ladite Institution à se réunir, en session extraordinaire. L’ancien Ministre congolais du Commerce, M. Clément Mierassa, était de cette émission, depuis Brazzaville. Le Dr Achille Eke, banquier de renom, une figure camerounaise connue, était également de la partie, à partir des USA. François, Binet Journaliste gabonais, depuis Libreville. Avec son brio habituel, devenu légendaire, le Ministre Clément Mierassa est revenu sur les insuffisances de la gouvernance congolaise qu’il considère comme des faiblesses majeures du fonctionnement de l’Etat congolais. Chiffres, faits et cas vécus, sur lesquels on pourrait se pencher, à l’appui, pour étayer ses arguments, le Ministre Clément Mierassa a émis une série d’utiles propositions qui pourraient conduire le Congo Brazzaville à travailler à la sortie de l’impasse financière et économique où ce pays s’est plongé. Le Dr Achille Eke et François Binet, Journaliste gabonais, ont été de leur côté, époustouflants. Et dans l’analyse de la situation économique et financière dans laquelle se meuvent les pays de la CEMAC, et dans les choix, pas toujours réalistes et raisonnables des dirigeants, et dans les approches en remèdes comme solution au contexte. A entendre ce beau monde, on est rendu à l’évidence de ce que des cadres remarquables, l’Afrique en recèle, au détour de chaque Nation. Vous en apprendrez sur la qualité des intervenants. Aussi à propos des possibilités et des moyens de placer les Etats de la CEMAC sur la voie de la relance économique et financière. Ouabari Mariotti Paris 20 décembre 2024
Centrafrique : des réfugiés congolais haussent le ton pour demander leur relocalisation

Les réfugiés congolais de la République démocratique du Congo vivant en terre centrafricaine demandent leur réinstallation dans un autre pays. Ce jeudi 28 novembre, plusieurs d’entre eux ont assiégé la représentation du Haut-commissariat des réfugiés à Bangui pour exprimer leur mécontentement. Assises à l’entrée du siège de l’UNHCR, Léa et ses compatriotes chantent en lingala [langue nationale de la RDC], crient et dansent pour exprimer leur ras-le-bol. Pour elles, plus question de rester en République centrafricaine. « Nous sommes abattus » « Nous voulons qu’on nous trouve une solution. Pas seulement pour moi. Mais, pour tous les réfugiés congolais. Nous souffrons ici, nous sommes abattus. C’est pourquoi, nous voulons avancer dans un autre pays. N’importe lequel, pourvu que nous vivions en paix. Nous voulons plus rester ici, en Centrafrique », lance-t-elle. Fatiguée de vivre dans ce pays qui l’a accueillie il y a quelques années, Marina compte s’installer au Tchad, pays voisin de la RCA. « Notre pays n’est pas stable » « Certains parmi nous ont demandé leur rapatriement en République démocratique du Congo. Mais, notre pays n’est pas encore stable. Raison pour laquelle on souhaite que le HCR nous envoie au Tchad. Nous sommes fatigués de cette situation », affirme jeune femme. Selon certaines sources proches du bureau du HCR à Bangui, l’organisation ne dispose pas d’un programme de réinstallation. Car, selon ces mêmes sources, la relocalisation se fait à la demande des pays d’accueil. Toutefois, sur initiative de l’ONG Refugie-Pointe, des discussions y relatives sont en cours. Radio Ndeke Luka
La Centrafrique de nouveau autorisée à exporter des diamants

La Centrafrique va pouvoir de nouveau exporter des diamants, après la levée totale vendredi de l’embargo qui frappait le pays depuis 2013, ont annoncé les autorités à Bangui. Réuni en session plénière à Dubaï, le Processus de Kimberley (KP), l’organisme de régulation du commerce mondial du diamant, a décidé « de la levée totale de la sanction », a annoncé le ministère centrafricain des Mines et de la Géologie sur sa page Facebook officielle. Bangui plaidait depuis plusieurs mois pour cette levée totale d’embargo en faisant valoir que la situation sécuritaire se normalisait et que tout avait été fait pour se conformer aux normes du KP visant à bloquer les « diamants de sang » issus des zones de conflits. La Centrafrique figure parmi les pays les plus pauvres au monde. L’interdiction d’exportation prononcée en 2013 après le renversement du président François Bozizé par une coalition de rebelles en majorité musulmans, la milice Séléka, a été partiellement levée en 2015 et 2018. Mais les deux-tiers des 24 zones minières diamantifères répertoriées étaient encore sous sanction. La levée totale d’embargo « est un soulagement pour les populations dont les principaux revenus dépendent des activités du secteur du diamant « , a déclaré à l’AFP Paul-Crescent Béninga, membre de la Coalition de la Société Civile du Processus de Kimberley pour la Centrafrique, depuis Dubaï où il participait à la plénière. Les riches gisements de diamants alluvionnaires constituent, avec l’or, une des ressources les plus précieuses de ce pays d’Afrique centrale, avec des permis d’exploitation et de recherche délivrés à des Chinois, des Américains, des Rwandais et des Russes liés au groupe mercenaire Wagner qui soutient le régime. En 2011, deux ans avant le coup d’état militaire qui a ensuite dégénéré en interminable guerre civile, le pays exportait officiellement 323.575,30 carats de diamants pour un revenu de 29,7 milliards francs CFA (environ 45 millions d’euros). En 2023, ce revenu était de 324,3 millions FCFA (496.000 euros), selon des chiffres officiels. Malgré les efforts pour étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire, la situation sécuritaire reste « volatile », avec des « affrontements armés récurrents liés à l’accès aux sites miniers et au contrôle des principaux axes routiers », selon le dernier rapport trimestriel de la Minusca, la force d’interposition déployée par l’ONU. Dubaï, où les Emirats arabes unis ont présidé la plénière du KP, est devenue une « plaque tournante majeure du commerce du diamant » et « le Dubai Diamond Exchange la plus grande plateforme d’échange de diamants au monde, abritant plus de 1 300 sociétés diamantaires », selon un communiqué diffusé par l’agence officielle émiratie. AFP