Coopération Congo – BADEA : Signature de deux conventions de financement d’un montant de 500 millions de dollars américains

Mercredi 27 mai 2026 à Brazzaville, le gouvernement de la République du Congo, représenté par Jean-Jacques Bouya, Vice Premier ministre chargé de la coordination des infrastructures de développement et de l’aménagement du territoire, et Christian Yoka, Ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), représentée par Abdullah Almusaibeeh, son Président, ont signé, deux conventions de financement, relatives à deux projets structurants destinés à accompagner le développement économique et la construction des infrastructures du pays. Le premier projet financé est le prolongement de la Route de la Corniche de Brazzaville, une infrastructure jugée stratégique pour la mobilité urbaine, le désenclavement de la capitale et la fluidification du transport des marchandises agricoles en provenance du sud du pays. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de société du Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, intitulé « Accélérons la marche vers le développement ». Il contribuera également à améliorer la connectivité entre Brazzaville et Pointe-Noire par la Route nationale N° 1 (RN1)-bis, sur son tronçon Brazzaville-Kinkala-Mindouli. Le second projet financé porte sur l’appui de la BADEA au Congo dans l’augmentation de sa participation au capital du Fonds de Solidarité Africain (FSA). Les deux projets représentent un financement de près de 500 millions de dollars américains faisant ainsi de l’institution l’un des principaux partenaires multilatéraux du Congo. Selon les autorités congolaises, ces deux nouvelles conventions viennent élargir davantage le portefeuille de la BADEA en République du Congo, confirmant ainsi le renforcement progressif de la coopération entre les deux parties. Cette signature intervient dans un contexte de renforcement de la coopération entre les institutions financières africaines et arabes, marqué par la mission conjointe menée récemment à Brazzaville par la Banque africaine de développement (BAD) et la BADEA. Le gouvernement congolais, a par ailleurs, salué l’engagement de la BADEA dans d’autres projets structurants, comme la future Cité administrative de Brazzaville, une cité intelligente destinée à accueillir l’ensemble des administrations publiques. Les autorités congolaises ont rappelé que la coopération entre le Congo et la BADEA remonte à plusieurs décennies. En témoigne, le financement de la construction du Chemin de fer Congo-océan (CFCO), considéré comme l’un des projets emblématiques soutenus par cette institution financière en République du Congo.
Retour aux racines : Le Bénin offre officiellement la nationalité à 9 nouveaux afro-descendants

Le samedi 21 mars 2026, une cérémonie émouvante et solennelle s’est tenue au Complexe judiciaire de Cotonou pour officialiser l’acquisition de la nationalité béninoise par neuf (09) Afro-descendants, en grande majorité, haïtiens. Organisée par les Ministères des Affaires étrangères et de la Justice, cette initiative s’inscrit dans une politique publique de « justice mémorielle » visant à réparer symboliquement les blessures de la traite transatlantique. En présence des Ministres Olushegun ADJADI BAKARI et Yvon DETCHENOU, les récipiendaires Romulus Jean ÉNERVE, Jean-Jackson DANIEL, Vives Martinez IRVING, Romulus VANESSA, Delano Michael DAVIS, Gunter Ramone DEANGELETIS, Regina ALEXIA, Polissaint FRANTZ et Sidney Hermionne DAVY ont reçu leurs attestations de nationalité, actes juridiques consacrant leur « lien indissoluble avec la terre de leurs ascendants ». Dans une allocution lue par la Conseillère technique du Ministère de la Justice et de la Législation, Madame Rose Marie SOSSA, l’État béninois a réaffirmé sa conception inclusive de la nationalité, « enrichie d’une mémoire collective et d’un attachement profond à notre histoire commune », au-delà des seuls critères de naissance ou de résidence. Cette procédure, menée avec rigueur par l’Autorité de Délivrance des Actes relatifs à la Nationalité, a requis un examen méticuleux des généalogies et des pièces justificatives. Au-delà de l’aspect administratif, elle véhicule un message d’unité et d’espérance, invitant les nouveaux citoyens à « honorer cette nationalité retrouvée par une vie exemplaire au service de la République ». Pour les bénéficiaires, ce geste revêt une dimension personnelle et historique. « Pour un Haïtien, ce n’est pas un hasard. On a toujours été l’Afrique aux Antilles », a confié Romulus Jean ÉNERVE, désormais « Béninois à part entière ». Jean-Jackson DANIEL a abondé : « Nous avons plus de 60% des Haïtiens qui, selon l’histoire, ont quitté le Bénin… C’est avec fierté que je retrouve ma terre d’ancêtres ». Par cette décision souveraine, le Bénin inscrit dans son droit positif une politique de réconciliation avec sa diaspora, ouvrant symboliquement les portes de la patrie à ses enfants dispersés. Une démarche qui, selon les termes de la cérémonie, « marque le début d’une grande aventure collective pour la grandeur du Bénin ».
Système judiciaire ivoirien : le taux de traitement des dossiers dans les juridictions s’améliore

L’efficacité du système judiciaire ivoirien renforce l’Etat de droit et permet de garantir les libertés individuelles et publiques. Elle participe également à l’attractivité du pays à travers la protection des acteurs économiques et des investisseurs. En Côte d’Ivoire, les infrastructures judiciaires se modernisent. En effet, on note dans le bilan gouvernemental que de 2011 à 2025, l’Etat a procédé à la réhabilitation et l’équipement de 28 tribunaux et résidences et de 02 cours d’appel. On peut aussi relever la construction et l’équipement de 07 nouvelles juridictions (Cour d’appel de Daloa et de Korhogo, Tribunaux de première instance de San Pedro, Bingerville, Abobo, et sections détachées de Guiglo et Issia). Il y a également l’acquisition et l’équipement des sièges du Tribunal de commerce d’Abidjan et de la Cour d’appel de commerce. Sans oublier la construction et l’équipement de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ) à Yamoussoukro en 2021 et du Centre de formation continue à Abidjan. Des réalisations qui, tout en rapprochant les juridictions des populations, participent au renforcement du système judiciaire et pénitentiaire, à la promotion et la protection des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Toutes ces infrastructures s’inscrivent dans le vaste programme gouvernemental de rénovation et d’extension du système judiciaire. A ce propos, on se souvient que le Premier Ministre, Robert Beugré Mambé avait rappelé lors de l’inauguration du tribunal de première instance et du centre d’observation des mineurs de Bingerville que ce sont au total 55,7 milliards FCFA (15,1 milliards FCFA pour le premier Contrat de désendettement et de développement (C2D) et 40,6 milliards FCFA pour le deuxième C2D) qui ont été alloués au secteur de la justice. Au sortir de la période de crise en 2011, le pays s’est attaché à bâtir un système judiciaire équitable et efficace pour servir de ciment à la cohésion nationale. Et depuis, le déficit d’infrastructures dans le secteur de la justice se réduit. « La mise à disposition de ces infrastructures est une preuve supplémentaire des remarquables progrès réalisés par notre pays, dans tous les domaines, au cours de cette dernière décennie », souligne le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sansan Kambilé. Le taux de couverture des départements en juridiction, qui permet d’apprécier l’accès géographique des populations aux services de la justice, à travers le maillage du territoire se situe à 42,6% en 2025. Le taux de traitement des dossiers dans les juridictions, qui permet de mesurer la qualité des services de justice, à travers la célérité ; est de 74,1% en 2023. Et le taux de traitement des plaintes de violation des droits de l’Homme qui évalue la capacité des autorités compétentes à répondre aux allégations de violations est de 89,7% en 2024. En plus de la modernisation des infrastructures judiciaires, le renforcement du système judiciaire devient une réalité avec la création de nouvelles juridictions, et se poursuit. Parmi elles, la création du Pôle Pénal Économique et Financier en 2020 comme une section spécialisée du Tribunal de première instance d’Abidjan. Et en 2022, le pays a enregistré la création de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC). L’Agrac est une juridiction de première instance spécialisée en matière de criminalité économique et financière et de crime organisé. Son objectif est de priver les criminels des fruits de leurs activités illicites. L’agence est donc chargée de gérer, conserver, valoriser et aliéner les biens saisis dans le cadre des procédures pénales et administratives. Depuis sa création, cette agence a organisé 16 ventes aux enchères dont 12 au titre de l’année 2025 pour les biens saisis dans le cadre de procédures pénales Ainsi, le gouvernement a entrepris des investissements importants et des réformes majeures. Ces actions s’accompagnent d’un renforcement du cadre juridique (réformes constitutionnelles et législatives). On peut souligner la réorganisation des institutions judiciaires suprêmes (Cour de cassation, Conseil d’État, Cour des comptes, Tribunal des conflits) et l’amélioration des statuts des professionnels de justice… Ces efforts ont permis d’accroitre l’efficacité du système judiciaire et la protection des droits.
Le Bénin confirme sa présence sur la scène touristique internationale à l’issue du salon ITB Berlin 2026

L’Agence Bénin Tourisme a pris part à l’édition 2026 de l’ITB Berlin, qui s’est tenue du 3 au 5 mars dans la capitale allemande. Cette participation, préparée de longue date, a permis à la destination de s’inscrire pleinement dans les échanges professionnels d’un salon qui réunissait cette année encore de nombreux pays exposants et des milliers de visiteurs professionnels, à l’occasion d’une édition particulière marquant le 60ᵉ anniversaire du rendez-vous. Des rencontres professionnelles au cœur de la démarche Installé au Hall 21, stand 205, le pavillon béninois a réuni autour de Bénin Tourisme trois acteurs représentatifs de l’offre nationale : Bénin Tours S.A., opérateur spécialisé dans la commercialisation et la structuration de la destination ; le Ouidah Golf Club, porteur d’une offre de loisirs et d’hospitalité ; et le Sofitel Cotonou Marina Hotel & Spa, qui illustre la montée en gamme des infrastructures d’accueil du pays. Sur les trois jours du salon, la délégation béninoise a conduit un agenda dense de rendez-vous B2B avec des acteurs majeurs de l’industrie du voyage : tour-opérateurs spécialisés en destinations africaines, agences réceptives, acheteurs de groupes, prescripteurs et partenaires issus des principaux marchés émetteurs. Ces échanges, pour nombre d’entre eux initiés en amont du salon, ont permis d’engager des discussions approfondies autour de la programmation de la destination, des conditions de distribution de l’offre et des perspectives de partenariat à court terme. Plusieurs opérateurs ont manifesté un intérêt concret pour l’intégration du Bénin dans leurs catalogues et circuits pour les saisons à venir. Une présence culturelle au service de l’identité de la destination La dimension culturelle a constitué un axe structurant du pavillon, en cohérence avec le positionnement de la destination. Le groupe Pépit’Arts a assuré l’animation musicale autour de la création percussive FAADJI, tandis que le groupe Akonhoun Delidji, originaire d’Abomey, a proposé des séquences de danse traditionnelle, Zinli et danse Akonhoun, en écho au patrimoine historique du Danxomè. Un espace de dégustation complétait ce dispositif, offrant aux visiteurs un premier contact concret avec les saveurs et la gastronomie béninoises. Ces éléments ont contribué à ancrer le récit de la destination dans une expérience sensible et mémorable, en complément du dispositif institutionnel et commercial du pavillon. Une participation qui s’inscrit dans une stratégie de long terme Le salon ITB Berlin 2026 constitue la troisième étape d’un cycle de présence internationale initié par Bénin Tourisme, après l’IFTM à Paris et le FITUR à Madrid. Cette régularité vise à installer durablement la destination dans les circuits de décision des professionnels du voyage, en renforçant à chaque édition la lisibilité et la crédibilité de l’offre béninoise sur les marchés prioritaires. À l’issue du salon, Bénin Tourisme engagera le suivi des contacts et opportunités identifiés, avec l’objectif de convertir les intérêts exprimés en collaborations opérationnelles. Sindé CHEKETE, Directeur Général de l’agence Bénin Tourisme, déclare :« L’ITB Berlin nous a permis de poursuivre le travail de fond engagé ces dernières années : être présents là où se prennent les décisions, dialoguer directement avec les acteurs qui font le marché et présenter une offre structurée, portée par des partenaires complémentaires. C’est dans la continuité et la constance que se construit la crédibilité d’une destination. » À propos de Bénin Tourisme Bénin Tourisme est l’agence officielle du Gouvernement du Bénin, chargée de la promotion et du développement du tourisme dans le pays. Elle supervise également la mise en œuvre de la marque-pays du Bénin, garantissant sa cohérence, sa visibilité et sa portée internationale. Avec pour mission de faire du Bénin une destination incontournable, l’agence valorise les atouts du pays à travers des initiatives innovantes et des collaborations stratégiques. Bénin Tourisme invite les voyageurs à découvrir « Un Monde de Splendeurs », où authenticité, diversité culturelle et hospitalité béninoise se conjuguent pour offrir une expérience véritablement mémorable. Pour plus d’informations : https://benin.bj
Mali/Remaniement ministériel : Liste des membres du nouveau gouvernement

Décret n°2026-062/PTRM du 12 février 2026 Portant nomination d’un membre du Gouvernement Le Président de la Transition, Chef de l’État,Vu la Constitution ;Vu la Charte de la Transition révisée ;Vu la Loi n°2025-047 du 3 septembre 2025 portant loi organique fixant le nombre des membres du Gouvernement ;Vu le Décret n°2024-0657/PTRM du 21 novembre 2024 portant nomination du Premier ministre ;Après consultation du Premier ministre ; Décrète : Article 1er : Sont nommés membres du Gouvernement : Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Général de Corps d’Armée Sadio Camara Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances : M. Alousséni Sanou Ministre d’État, Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale : Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux : M. Mahmoudou Kassogué Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation : Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly Ministre de la Réforme de l’État, chargé des Relations avec les Institutions : M. Yahya Gologo Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Général de Division Daoud Ali Mohamedine Ministre des Transports et des Infrastructures : Mme Dembélé Madina Sissoko Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : M. Abdoulaye Diop Ministre de l’Éducation nationale : M. Amadou Sy Savané Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : M. Bouréma Kansaye Ministre des Mines : M. Amadou Keïta Ministre de l’Énergie et de l’Eau : M. Tchemo Ko Traoré Ministre de la Santé et du Développement social : Colonel-Major Assa Badiallo Touré Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social :M. Fassoun Coulibaly Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : M. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine : M. Mossa Ag Attaher Ministre de l’Agriculture : M. Ibrahima Samaké Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle : Mme Oumou Sall Seck Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille :Mme Djènèba Sanogo Ministre de l’Industrie et du Commerce : M. Moussa Alassane Diallo Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population : M. Imran Abdoulaye Touré Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Mme Dumbia Mariam Tangara Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration : M. Alhamdou Ag Ilyène Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme : M. Mamou Daffé Ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes : M. Mahamadou Koné Ministre de l’Élevage et de la Pêche : M. Youba Ba Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral : M. Mamani Nassiré
Forces armées béninoises : Bertin BADA entre dans l’histoire comme premier Général Cinq Étoiles

L’histoire des Forces armées béninoises (FAB) s’est enrichie, ce lundi 9 février 2026, d’une page inédite et hautement symbolique. Pour la première fois depuis sa création le 28 juillet 1960, l’armée béninoise compte en son sein un Général Cinq Étoiles, le plus haut grade de la hiérarchie militaire. Cette distinction, historique, a été officiellement portée par le Général Bertin BADA, Directeur du Cabinet Militaire du Président de la République, suscitant fierté et admiration au sein de la grande famille militaire. La cérémonie solennelle, marquée par une forte mobilisation d’Officiers Supérieurs, de Sous-officiers, d’hommes du rang et de nombreuses personnalités civiles et militaires, a été l’occasion de saluer un acte fort pour le prestige et la puissance symbolique des FAB. Dans les rangs, les échanges traduisaient une même émotion : celle de voir l’armée béninoise franchir un palier historique dans son affirmation et sa structuration. Les insignes de Général d’Armée Aérienne ont été remis au récipiendaire par le Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale, Monsieur Alain Fortunet NOUATIN. Désormais coiffé d’un képi orné de Cinq Étoiles et arborant un uniforme bleu ciel impeccable, le Général Bertin BADA a affiché une prestance empreinte de détermination. Pour le Ministre, cet instant illustre la volonté du Chef suprême des armées de bâtir des forces armées solides, disciplinées, loyales et stratégiquement aguerries. Revenant sur le parcours du promu, le Ministre Alain Fortunet NOUATIN a souligné que cette élévation successive aux grades de Général de Brigade aérienne, Général de Division aérienne, Général de Corps Aérien et enfin Général d’Armée aérienne n’est nullement une faveur, mais l’aboutissement logique d’un cheminement fondé sur le travail, la constance et le sens du devoir. « En vous conférant le grade de Général d’Armée Aérienne, la République ne célèbre pas seulement votre passé ; elle vous confie son présent et son avenir. À ce niveau, l’honneur devient charge et le grade, mission », a-t-il déclaré. Pilote militaire de formation, Bertin BADA a intégré l’armée béninoise en 1983 à l’issue d’un test psychotechnique de l’armée de l’air. Son parcours, riche et exemplaire, l’a conduit à occuper de hautes fonctions : Commandant de base, Chef de division, Chef d’État-Major de l’armée de l’air, instructeur pilote, Commandant de bord, entre autres. Formé dans de prestigieuses institutions militaires (École de guerre, structures d’État-Major, Université de défense nationale), il est également décoré de plusieurs distinctions nationales et internationales. La cérémonie s’est tenue en présence du Haut Commandement Militaire, conduit par le Général de Corps d’Armée Fructueux GBAGUIDI, ainsi que des membres du gouvernement, de nombreuses personnalités, parents et amis, venus saluer la loyauté et l’engagement d’un homme au service de la Nation.
Nomination à la tête de la BCID-AES : Le Professeur Balibié Serge Auguste BAYALA, un architecte du développement au service de la souveraineté financière sahélienne

Dans un contexte de profondes mutations institutionnelles et économiques au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), la nomination du Professeur Balibié Serge Auguste BAYALA à la présidence de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES) constitue un événement majeur qui mérite d’être salué à sa juste valeur. Bien que passée relativement sous silence, cette désignation revêt une portée stratégique considérable, tant pour le Burkina Faso que pour l’ensemble de l’espace confédéral. Professeur Titulaire des universités, expert en gestion financière et dirigeant public de premier plan, le Professeur BAYALA incarne une génération de cadres africains alliant excellence académique, expérience opérationnelle et vision institutionnelle. Titulaire d’un Doctorat (PhD) en Gestion Financière de l’Université de Groningen, il cumule plus de vingt années d’expérience dans la gouvernance d’organisations complexes, la structuration de mécanismes innovants de financement du développement et la conduite de réformes institutionnelles structurantes. Au Burkina Faso, il a joué un rôle déterminant dans la mise en place de la Caisse des Dépôts et d’Investissements (CDI-BF), contribuant à doter le pays d’un outil structurant de mobilisation de l’épargne longue au service de l’investissement productif. Sur le plan régional, il a dirigé le Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG) à Dakar, qu’il a repositionné comme centre régional d’excellence, consolidant son autonomie institutionnelle et son rayonnement académique. Il a également intégré le haut management de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment au sein du COFEB, où il a contribué au renforcement des capacités des décideurs publics et des banques centrales de la sous-région. La Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) n’est pas une institution financière ordinaire. Elle s’inscrit dans la dynamique de consolidation de l’Confédération des Etats du Sahel, portée par le Collège des Chefs d’Etat de l’AES, et répond à une ambition claire : doter l’espace sahélien d’un instrument autonome de financement de son développement. Dans un contexte où les États sahéliens affirment leur volonté de renforcer leur souveraineté politique, économique et monétaire, la BCID-AES est appelée à devenir un outil structurant : de financement des infrastructures stratégiques ; de soutien à l’industrialisation ; de mobilisation de ressources internes et régionales ; de promotion de projets intégrateurs à fort impact social et économique. La désignation du Professeur BAYALA à sa tête traduit la volonté de placer cette institution sous le leadership d’un technicien aguerri, capable d’articuler rigueur financière, crédibilité internationale et vision stratégique. Au-delà de la reconnaissance d’un parcours individuel remarquable, cette nomination est également une source de fierté nationale. Elle témoigne de la qualité des compétences burkinabè capables d’occuper les plus hautes responsabilités dans les nouvelles architectures régionales. Elle illustre aussi la confiance placée dans l’expertise burkinabè pour porter des instruments clés de la transformation structurelle du Sahel.
Forces Armées Béninoises : De nouvelles étoiles pour Fructueux A. GBAGUIDI et Dieudonné D. TÉVOÈDJRÈ

De nouvelles distinctions ont été officiellement décernées ce lundi 05 janvier 2026 à deux hauts responsables de l’armée béninoise. Le Chef d’État-Major Général des Forces armées béninoises, Fructueux A. GBAGUIDI, a été élevé au grade de Général de Corps d’Armée, tandis que le Colonel-Major Dieudonné TÉVOÈDJRÈ a été promu Général de brigade. Ces nominations, décidées en Conseil des ministres le 26 décembre 2025 par le Président de la République, Monsieur Patrice TALON, interviennent dans un contexte sécuritaire marqué par des défis majeurs, notamment aux frontières nord du pays. La cérémonie officielle de port des nouveaux attributs a été présidée par le Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale, Monsieur Alain Fortunet NOUATIN. À cette occasion, le Ministre a salué des Officiers qui incarnent, selon lui, « la fidélité à la République, la rigueur professionnelle et l’engagement sans faille au service de l’État ». Il a rappelé que les menaces terroristes persistantes imposent à l’armée béninoise une vigilance constante et un commandement doté d’une grande maturité stratégique. Le Ministre NOUATIN a également souligné que les récents évènements liés à une tentative de coup d’État avortée rappellent l’importance capitale de la discipline républicaine et de la loyauté aux Institutions légalement établies. « La stabilité institutionnelle ne saurait jamais être tenue pour acquise », a-t-il insisté, appelant à une armée résolument engagée dans la défense de la démocratie et de l’ordre constitutionnel. Devant un parterre d’invités de marque, parmi lesquels plusieurs membres du Gouvernement conduits par le Ministre d’État Romuald WADAGNI, les deux Officiers promus ont reçu leurs insignes : quatre (04) étoiles dorées aux épaulettes du Général Fructueux A. GBAGUIDI, deux (02) étoiles pour le Général de brigade Dieudonné TÉVOÈDJRÈ, accompagnées d’un casque étoilé pour chacun. La solennité de l’instant a marqué l’importance des responsabilités désormais confiées aux deux chefs militaires. Le Général de Corps d’Armée Fructueux A. GBAGUIDI est un ancien enfant de troupe et un Officier de terrain aguerri. Son parcours est jalonné de hautes responsabilités, notamment comme Chef d’État-Major de l’Armée de terre, Diplomate militaire et acteur majeur d’opérations de maintien de la paix des Nations unies. Le Général de brigade Dieudonné D. TÉVOÈDJRÈ, actuel Commandant de la Garde républicaine, est lui aussi un ancien enfant de troupe, reconnu pour son sens du devoir et son expérience sur plusieurs théâtres opérationnels. En les élevant à ces grades, la Nation leur confie une charge accrue : garantir la sécurité du territoire, renforcer la cohésion des forces armées et préserver la pérennité de la démocratie béninoise.