Assemblées annuelles 2026 : le Maroc en tête du nouvel indice d’industrialisation de l’Afrique de la Banque africaine de développement

Assemblées annuelles 2026 : le Maroc en tête du nouvel indice d’industrialisation de l’Afrique de la Banque africaine de développement

Un nouveau rapport sur le baromètre des investissements montre que les capitaux affluent vers le continent, même si une trop grande part continue de s’échapper vers l’étranger L’Afrique connaît une transition industrielle « silencieuse mais irréversible », même si les progrès demeurent inégaux et concentrés, selon deux rapports lancés aujourd’hui en marge des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement à Brazzaville. Le Groupe de la Banque a lancé l’édition 2025 de son Indice d’industrialisation de l’Afrique (AII), aux côtés du tout premier Baromètre de l’investissement industriel en Afrique (AfIIB), élaboré par WITBA Invest SA en partenariat avec Trendeo. Ensemble, les deux rapports offrent le portrait le plus détaillé à ce jour des pays qui s’industrialisent le plus rapidement, des destinations qui attirent les investissements et de la valeur générée qui demeure sur le continent. Les deux rapports partagent un même diagnostic : l’intégration industrielle de l’Afrique est faible. Le commerce intra-africain ne représente que 14,4 % du commerce total, ce qui reflète des liens de production régionaux ténus et des écosystèmes industriels fragmentés. L’AII 2025, qui a évalué le développement industriel dans 54 pays africains sur la période 2010-2024, constate que 41 pays ont amélioré leur score d’industrialisation, la performance continentale progressant de 6 %. Les gains les plus marqués ont été enregistrés parmi les économies les moins performantes, signe d’une convergence. Des écarts importants subsistent néanmoins : l’Afrique représente moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations manufacturières ; et la valeur ajoutée manufacturière par habitant est tombée en deçà des niveaux d’avant 2014. Saluant la publication du rapport, Ousmane Fall, directeur du développement industriel et commercial du Groupe de la Banque africaine de développement, a déclaré : « Ce rapport est autant une feuille de route qu’un diagnostic. Il montre que 41 de nos 54 pays avancent désormais dans la bonne direction — mais il nous rappelle aussi que l’industrialisation à grande échelle exige des infrastructures résilientes, une création de valeur au plus près de la source et des financements mobilisés selon des modalités africaines. C’est précisément ce que les Quatre Points cardinaux sont conçus pour offrir. » Constat le plus frappant du rapport, le Maroc a dépassé l’Afrique du Sud pour devenir la première économie industrielle du continent, portée par une montée en gamme industrielle soutenue, une diversification des exportations et une politique industrielle vigoureuse. L’Afrique du Sud demeure une puissance industrielle continentale, mais sa compétitivité décline régulièrement. L’Afrique du Nord et l’Afrique australe dominent la production et la sophistication des exportations, tandis que l’Afrique de l’Est, de l’Ouest et centrale accusent un retard. L’AII appelle à faire évoluer l’intégration au-delà des simples réductions tarifaires vers des corridors économiques fonctionnels, des infrastructures de qualité et des normes harmonisées — le tout ancré dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’AfIIB examine l’industrialisation africaine à travers trois indices — diversification industrielle, attractivité et ancrage productif, ce dernier mesurant le degré d’intégration locale des investissements. L’Afrique du Nord arrive en tête des trois, captant 56 % de l’investissement continental cumulé entre 2020 et 2025, le Maroc et l’Égypte en première ligne. « Le véritable déficit du continent n’est plus l’absence de stratégies industrielles. L’Afrique en produit désormais en abondance. Ce qui manque encore, c’est la discipline d’exécution, la continuité des politiques publiques, la cohérence systémique entre financement, énergie, infrastructures, capital humain, gouvernance et vision industrielle. L’industrialisation africaine ne peut plus rester un discours d’intention ou une projection théorique. Elle doit devenir une dynamique mesurable, pilotée et assumée stratégiquement. L’Afrique industrielle n’est pas une promesse abstraite : c’est une nécessité historique capable d’élargir les horizons économiques, technologiques et géostratégiques du continent », a déclaré Harouna Kaboré, président de WITBA Invest SA. Attirer les investissements ne garantit pas que la valeur reste sur place, avertit le Baromètre. L’Afrique de l’Est affiche le deuxième score d’ancrage productif du continent, grâce à une intégration régionale poussée et à des chaînes de valeur agricoles complètes. À l’inverse, l’Afrique australe attire la plus forte part d’investissements à haute valeur ajoutée, tout en présentant une intégration verticale faible. Ainsi, les usines automobiles de la région assemblent essentiellement des kits importés plutôt que de s’approvisionner auprès de réseaux de fournisseurs locaux. L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale restent cantonnées à la première transformation : le cacao ivoirien exporté en poudre plutôt qu’en chocolat fini, la bauxite guinéenne expédiée brute, l’or et l’uranium sahéliens exportés sans industrie en aval. Les deux rapports soulignent comme leviers essentiels l’accès à une énergie fiable et compétitive, des infrastructures industrielles transfrontalières, des financements de long terme en monnaie locale, l’investissement dans les compétences techniques et l’harmonisation des normes. L’AfIIB exhorte également les industries africaines à se décarboner dès maintenant pour éviter d’être structurellement pénalisées par les mécanismes d’ajustement carbone aux frontières que l’Europe et les États-Unis imposeront au cours de la prochaine décennie. Pour les investisseurs privés, l’Afrique offre des rendements supérieurs à la moyenne dans les matériaux de construction, l’agro-transformation, les engrais et les médicaments génériques ; mais une réussite durable exigera des partenariats structurels et l’engagement de capitaux patients, fait valoir le Baromètre. Les autres intervenants du panel étaient : Ismaël Nabé, ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement de la République de Guinée ; Mme Mutesi Rusagara, ministre d’État pour les investissements publics et la mobilisation des ressources du Rwanda ; Michel Djombo, ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé de la République du Congo ; et Victor Djemba, responsable du bureau Afrique de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel qui a prononcé le discours de clôture. Les Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque, qui comprennent la 61e Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement et la 52e Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement, se tiennent du 25 au 29 mai à Brazzaville. Le rapport sur l’Indice d’industrialisation de l’Afrique peut être téléchargé ici (anglais) et ici (français). Banque

Gabon : le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement clôturent la 10e édition de l’Africa Energy Market Place vers un accès universel à l’énergie dans le cadre de la Mission 300

Gabon : le Groupe de la Banque africaine de développement et le gouvernement clôturent la 10e édition de l’Africa Energy Market Place vers un accès universel à l’énergie dans le cadre de la Mission 300

Au Gabon, environ 94 % de la population a accès à l’électricité et environ 90 % disposent de moyens de cuisson propre. La Banque africaine de développement, en partenariat avec le gouvernement gabonais, a clos la 10e édition de l’Africa Energy Market Place (AEMP) à Libreville. Ce forum phare, qui s’est tenu les 8 et 9 avril 2026 à la résidence Nomad Suites à Libreville, au Gabon, a réuni des décideurs politiques de haut niveau, des partenaires au développement et des dirigeants du secteur privé afin d’accélérer les réformes et les investissements nécessaires pour libérer le potentiel énergétique du Gabon et faire progresser l’initiative continentale Mission 300. La « Mission 300 », une initiative conjointe de la Banque africaine de développement et du Groupe de la Banque mondiale, vise à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030, le Groupe de la Banque s’étant engagé à fournir un accès à 50 millions de personnes. Lancé en 2018, l’AEMP est la principale plateforme de dialogue politique pour le secteur énergétique du Groupe de la Banque, opérant dans le cadre du Programme d’assistance technique au secteur de l’énergie en Afrique. Vingt-quatre pays ayant déjà rejoint cette initiative avant cette édition, le Gabon devient le 25e pays à participer à la plateforme. Le forum de Libreville a constitué un espace essentiel qui a permis au Gabon d’aligner ses priorités énergétiques nationales sur la feuille de route de la Mission 300 et d’élaborer un Pacte national pour l’énergie solide, capable de mobiliser des investissements, d’accélérer les réformes et de garantir un accès inclusif à l’énergie. « Notre expérience a montré que des réformes cohérentes sont le fondement de systèmes énergétiques durables. Ici, au Gabon, c’est exactement ce que nous avons constaté : une appropriation politique claire, un pacte énergétique cohérent et une détermination commune à transformer les plans en projets investissables. La participation du secteur privé n’est pas un simple complément de la Mission 300 ; elle est essentielle à son succès », a déclaré Kevin Kariuki, vice-président chargé de l’Énergie, du Climat et de la croissance verte du Groupe de la Banque africaine de développement. Les participants ont mené un dialogue structuré autour des cinq piliers stratégiques du projet de Pacte national de l’énergie du Gabon : l’extension des capacités de production et la modernisation des infrastructures du réseau ; la mise à profit de l’intégration énergétique régionale par le biais de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et du Pool énergétique de l’Afrique centrale ; le développement des énergies renouvelables distribuées (ERD) et des solutions de cuisson propre ; la mobilisation des investissements du secteur privé grâce à des financements innovants et à des partenariats public-privé ; et l’amélioration de la viabilité financière et de la gouvernance de la société nationale d’électricité SEEG. Les discussions ont porté sur l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique — de la production au transport et à la distribution —, avec un accent particulier mis sur l’électrification rurale. Wale Shonibare, directeur des Solutions financières, de la Politique et de la régulation de l’énergie du Groupe de la Banque africaine de développement, a qualifié ces deux jours de réunions de très fructueux. « L’objectif de l’Africa Energy Market Place est de créer un environnement propice à la participation du secteur privé, en mettant en place les réformes nécessaires pour attirer les investissements et mobiliser des financements auprès des partenaires donateurs, des banques de développement et des promoteurs du secteur privé. Cet AEMP a joué un rôle déterminant dans la consultation des parties prenantes afin de renforcer le Pacte national de l’énergie et de préparer le terrain pour une mise en œuvre rapide. L’appropriation par le gouvernement est absolument essentielle à la réussite, et c’est exactement ce que nous avons constaté ici », a déclaré M. Shonibare. Le Gabon fait figure de pionnier en matière d’accès à l’énergie en Afrique Le Gabon aborde ce processus avec des atouts majeurs : environ 94 % de sa population a accès à l’électricité et près de 90 % dispose de moyens de cuisson propre. Toutefois, cet accès reste fortement concentré dans les centres urbains, avec un déficit important dans les zones rurales. Le forum a également abordé un paradoxe structurel majeur : alors que certaines régions du pays ont une capacité de production excédentaire, d’autres sont confrontées à des pénuries persistantes — conséquence de l’existence de quatre réseaux isolés qui ne sont pas encore interconnectés. L’interconnexion de ces réseaux au sein d’un réseau national, et à terme l’intégration du Gabon au Pool énergétique de l’Afrique centrale ainsi qu’au marché régional élargi de l’énergie dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine, ont été identifiées comme des priorités stratégiques pour la sécurité énergétique, l’efficacité énergétique et la croissance économique à long terme. Les principaux résultats du forum comprennent une Note d’information sur les investissements dans l’accès à l’énergie au Gabon, alignée sur la Mission 300 ; un accord entre les parties prenantes sur les projets prioritaires en matière d’énergies renouvelables et d’extension du réseau électrique ; un projet de recommandations de réforme politique et réglementaire assorti de proposition de calendrier de mise en œuvre ; ainsi que la création d’une Unité de mise en œuvre et de suivi du Pacte (CDMU), qui servira de mécanisme gouvernemental de mise en œuvre et de responsabilisation. Dans les prochains mois, les travaux de mise en œuvre du Pacte national de l’énergie vont démarrer, le processus de l’AEMP ayant jeté les bases d’une action rapide et coordonnée. L’AEMP-Gabon a été organisé conjointement par la Banque africaine de développement et le gouvernement gabonais, avec la participation de coorganisateurs, tels que la Banque mondiale, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), le Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC), l’initiative Énergie durable pour tous (SEforALL) des Nations unies, l’Association des développeurs de mini-réseaux en Afrique (AMDA) et l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (AREI). Afdb

La Banque africaine de développement s’engage à investir jusqu’à 15 millions de dollars dans le Fonds « Alterra Africa Accelerator Fund », afin de soutenir les entreprises à forte croissance en Afrique

La Banque africaine de développement s’engage à investir jusqu’à 15 millions de dollars dans le Fonds « Alterra Africa Accelerator Fund », afin de soutenir les entreprises à forte croissance en Afrique

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un investissement en capital pouvant atteindre 15 millions de dollars américains dans le Fonds « Alterra Africa Accelerator Fund L.P ». (« Alterra » ou le « Fonds AAA »), un fonds de capital-investissement multisectoriel dédié au développement d’entreprises à forte croissance à travers l’Afrique. La participation du Groupe de la Banque permettra de mobiliser des capitaux institutionnels supplémentaires et de renforcer la capacité de ce fonds à fournir des capitaux de croissance à long terme aux entreprises africaines présentant un fort potentiel d’expansion. Grâce à cet investissement, la Banque contribuera à accélérer le développement d’entreprises à fort potentiel de croissance, notamment celles qui stimulent l’innovation, l’expansion régionale et la création d’emplois. Le Fonds AAA cible les entreprises de taille moyenne à forte croissance opérant dans de multiples secteurs en Afrique. Il a également pris des engagements en matière d’égalité de genre et d’inclusion sociale, notamment des mesures visant à améliorer la représentation aux postes de direction et à développer la passation de marchés auprès d’entreprises dirigées par des femmes, afin de garantir l’impact économique étendu et inclusif de ses investissements. Cet investissement s’inscrit pleinement dans les priorités stratégiques des Quatre points cardinaux de la Banque africaine de développement, contribuant à un meilleur accès au capital, soutenant la transformation démographique de l’Afrique, ainsi que la création d’infrastructures résilientes face au changement climatique et d’une forte valeur ajoutée dans les principaux secteurs économiques. Afdb

Cameroun : Le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne la mise en route d’un ambitieux projet d’aménagement de la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi

Cameroun : Le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne la mise en route d’un ambitieux projet d’aménagement de la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi

La société chargée du développement de la future zone industrielle intégrée adossée au port en eau profonde de Kribi, la « Kribi Port Industrial Zone (KPIZ) », a été officiellement lancée le 26 février 2026, à Yaoundé. Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre d’un projet structurant soutenu par le Groupe de la Banque africaine de développement. La cérémonie, présidée par Patrice Melom, président du Conseil d’administration de KPIZ et directeur général du Port autonome de Kribi, s’est tenue en présence des actionnaires engagés dans le développement de la zone, à savoir Africa Global Logistics (AGL), Arise Integrated Industrial Platforms et Belmont Investments LTD, de membres du gouvernement, de chefs de missions diplomatiques ainsi que de représentants d’organisations internationales. Adossée au Port autonome de Kribi, devenu l’un des hubs portuaires majeurs du continent, la zone industrielle intégrée au port s’affirme comme un levier stratégique au service du Plan directeur d’industrialisation et de la Stratégie nationale de développement du Cameroun. Elle vise à diversifier la production nationale, accroître la part du secteur manufacturier dans le PIB et dynamiser les exportations. Les retombées attendues à l’horizon 2040 sont considérables : les exportations de cacao et produits dérivés devraient passer de 11 487 tonnes en 2025 à 191 639 tonnes ; au moins 50 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects seront créés ; les recettes fiscales progresseront significativement ; et l’effet multiplicateur sur l’investissement initial pourrait atteindre jusqu’à vingt fois sa valeur d’origine. En qualité de chef de file et principal partenaire stratégique, le Groupe de la Banque s’est engagé, à mobiliser l’intégralité du financement public de 411 millions d’euros et s’est positionnée pour accompagner un financement privé de 384 millions d’euros. « L’Etat garantit la vision stratégique, la stabilité et l’alignement avec les priorités nationales ; le secteur privé apporte le capital, l’expertise technique, la rapidité d’exécution et l’innovation ; la Banque africaine de développement assure le leadership financier, la structuration des financements et la cohérence d’ensemble », a déclaré Léandre Bassolé, directeur général du bureau régional de développement, d’intégration, de prestation de services pour l’Afrique centrale du Groupe de la Banque. « En finançant ce projet stratégique, nous visons, aux côtés du gouvernement camerounais, à catalyser les investissements privés, à créer des emplois durables et à renforcer la compétitivité du pays sur les marchés régionaux et mondiaux », a-t-il ajouté. La Banque avait présenté le projet lors de l’Africa Investment Forum 2024, tenu à Rabat. Au-delà du financement, la Banque africaine de développement apportera aussi un appui technique de haut niveau, renforcera les capacités locales et veillera à l’intégration de standards exigeants en matière d’efficacité énergétique, de gestion responsable des ressources et de résilience climatique. « Par cette initiative, le Port de Kribi entend conjuguer la performance d’une infrastructure en eau profonde et l’expertise d’investisseurs de premier plan pour bâtir une zone industrielle portuaire de rang international au service de la transformation économique du Cameroun et du rayonnement de l’Afrique centrale », a affirmé M. Melom. Véritable pôle de compétitivité régionale, la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi ambitionne de devenir un catalyseur d’industrialisation inclusive, de création d’emplois durables et d’intégration économique en Afrique centrale. Banque Africaine de développement

République du Congo : la Banque africaine de développement accorde à Ecobank Congo une garantie de dix millions d’euros pour dynamiser le financement du commerce

République du Congo : la Banque africaine de développement accorde à Ecobank Congo une garantie de dix millions d’euros pour dynamiser le financement du commerce

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 13 février 2026 à Abidjan, la mise en place d’une facilité de garantie de transaction pour le financement du commerce d’un montant de dix millions d’euros au profit d’Ecobank Congo. Cette facilité vise à renforcer les capacités de financement du commerce de la filiale congolaise du Groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Grâce à cette garantie, la Banque africaine de développement pourra couvrir jusqu’à 100% du risque de non-paiement supporté par les banques lors de la confirmation des lettres de crédit et d’autres instruments similaires émis par Ecobank Congo. L’objectif est de faciliter les opérations de commerce international et de sécuriser les transactions dans un contexte où l’accès aux financements demeure un défi pour de nombreuses entreprises locales. « Cette garantie de transaction illustre l’engagement constant de la Banque africaine de développement à renforcer la capacité des banques africaines à soutenir le commerce international, a déclaré Lamin Drammeh, responsable de la Division du financement du commerce au Groupe de la Banque. A travers ce mécanisme de partage de risque, nous contribuons à fluidifier les échanges, à réduire les contraintes de liquidité et à offrir aux entreprises congolaises, en particulier les PME un meilleur accès aux marchés régionaux et internationaux.» La garantie permettra de soutenir des secteurs clés de l’économie congolaise, notamment le commerce en général et les technologies de l’information et de la communication. Les services, le transport, la santé, l’éducation ainsi que le commerce de produits alimentaires de première nécessité tels que l’huile ou le sucre, seront également pris en compte. Ces appuis permettront de couvrir les besoins à court terme du pays, dont le tissu industriel ne répond pas encore entièrement à la demande locale. « Cette garantie renforce significativement notre capacité à accompagner nos clients dans leurs opérations de commerce international, a souligné Monsieur Olivier Brou Kouamé, directeur général d’Ecobank Congo. Elle nous permettra d’offrir des solutions plus compétitives aux entreprises congolaises, notamment les PME, et de contribuer activement au dynamisme de l’économie nationale. »a-t-il conclu. Les principaux bénéficiaires de cette garantie seront les PME et autres entreprises locales engagées dans le commerce international et clientes d’Ecobank Congo. Une attention particulière sera accordée aux entreprises dirigées par des femmes et des jeunes ainsi qu’aux acteurs évoluant dans le secteur de la croissance verte. Une convention sera signée entre la Banque africaine de développement et Ecobank Congo et précisera les modalités de mise en œuvre de cette facilité, les critères d’éligibilité des transactions, les responsabilités de chaque partie, les exigences en matière de reporting ainsi que la conformité environnementale, sociale et climatique. Banque africaine de développement

Mali : Cédric Achille Mbeng Mezui prend ses fonctions de responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement

Mali : Cédric Achille Mbeng Mezui prend ses fonctions de responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement

Cédric Achille Mbeng Mezui, nommé représentant pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Mali, a présenté ses lettres d’accréditation au ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop, lors d’une audience le mercredi 4 février 2026. Au cours des échanges, le ministre a rappelé le nouveau paradigme de gouvernance adopté par le Mali, marqué par « la souveraineté retrouvée de l’action publique, la refondation institutionnelle et une vision stratégique axée sur la transformation structurelle de l’économie et la mobilisation accrue des ressources internes ». Il a souligné la nécessité d’une coopération multilatérale renforcée, alignée sur les priorités nationales et engagée dans un esprit de respect mutuel, de consultation permanente et sous le leadership du gouvernement malien. En recevant le nouveau responsable pays du Groupe de la Banque, Abdoulaye Diop a salué la solidité du partenariat entre le Mali et le Groupe de la Banque, notamment dans les secteurs prioritaires définis dans le Document de stratégie pays :  l’énergie, l’eau, l’agriculture et les infrastructures. Il souhaite voir la Banque maintenir son soutien actif pour accompagner le Mali dans la mise en œuvre de la Vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » (Mali nouveau : la voie du développement/progrès à l’horizon 2063) « Au nom du président du Groupe de la Banque africaine de développement [Dr Sidi Ould Tah], je voudrais vous réaffirmer notre engagement à accompagner le Mali dans la transformation de son économie et soutenir ses efforts de développement socio-économique », a déclaré Cédric Achille Mbeng Mezui. Au 31 décembre 2025, le portefeuille actif du Groupe de la Banque pour le Mali s’élevait à 597,55 millions de dollars américains, couvrant 21 projets. Le secteur public concentre l’essentiel de ces engagements avec 20 projets (578,20 millions de dollars, soit 96,8% du portefeuille), tandis que le secteur privé compte un projet de 19,35 millions de dollars (3,2%).  Les infrastructures d’énergie, de transport et l’agriculture constituent près de 74% du portefeuille actif du secteur public. Le reste se répartit entre l’eau et l’assainissement (11%), le social (4%), la gouvernance et les finances (6%), et le changement climatique (5%). Banque africaine de développement

République centrafricaine : Mamadou Coulibaly prend ses fonctions de responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement

République centrafricaine : Mamadou Coulibaly prend ses fonctions de responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement

Mamadou Coulibaly, nommé responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement en République centrafricaine (RCA), a pris ses fonctions officielles le 26 janvier 2026 à Bangui, en remettant ses lettres d’accréditation à la ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger, Sylvie Baïpo-Temon. Mme Baïpo-Temon a salué le soutien constant apporté par le Groupe de la Banque au développement de la République centrafricaine tout en soulignant la nécessité de renforcer davantage ce partenariat stratégique. M. Coulibaly a exprimé, de son côté, sa profonde reconnaissance au gouvernement centrafricain pour la confiance et le soutien accordés au Groupe de la Banque. Il a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de contribuer au progrès économique et social du pays. « Ma mission consistera à œuvrer aux côtés du gouvernement pour consolider les acquis tout en explorant des solutions concrètes et innovantes visant à renforcer le partenariat entre la Banque et la RCA, en cohérence avec les priorités du Plan national de développement 2024-2028 et les Quatre points cardinaux du Groupe de la Banque », a déclaré M. Coulibaly. Dans le cadre de sa prise de fonction, M. Coulibaly a été reçu en audience par le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Richard Filakota, également gouverneur de la Banque pour la RCA. Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2024-2028, les réformes structurelles en cours et les perspectives d’appui de la Banque à la relance économique et à la transformation structurelle du pays. Le lendemain, M. Coulibaly a été reçu par le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua. Cette rencontre a permis de mettre en avant les priorités du gouvernement à la suite de la table ronde sur le PND 2024-2028 et de souligner le rôle clé de la Banque dans le soutien aux politiques publiques, notamment en matière de stabilisation, de résilience et de développement. Au cours des cinq dernières années, le Groupe de la Banque africaine de développement a triplé la valeur de son portefeuille en République centrafricaine pour atteindre 583 millions de dollars américains en 2025. Dix projets d’investissement et deux appuis budgétaires, pour un montant total de 492 millions de dollars, ont été approuvés. De nouveaux financements sont prévus en 2026, notamment en faveur de l’emploi des jeunes, de la santé, des infrastructures de transport, dont la construction d’un pont sur l’Oubangui, ainsi qu’un nouvel appui budgétaire pour accompagner les réformes gouvernementales. Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement sanctionne Martin Obiero Achieng pour 24 mois pour pratique frauduleuse

La Banque africaine de développement sanctionne Martin Obiero Achieng pour 24 mois pour pratique frauduleuse

Le Groupe de la Banque africaine de développement annonce aujourd’hui (28 janvier, DNR) l’exclusion avec levée conditionnelle de M. Martin Obiero Achieng pour 24 mois. Cette sanction entre en vigueur à compter du 28 janvier 2026. M. Martin Obiero Achieng est ressortissant de la République du Kenya. Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement a établi que, dans le cadre du recrutement pour un poste de consultant au sein du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Martin Obiero Achieng a commis une pratique frauduleuse. Pendant la période d’exclusion, M. Martin Obiero Achieng et toute entité sous son contrôle direct ou indirect ne seront pas éligibles à participer aux activités financées par le Groupe de la Banque africaine de développement.  A l’expiration de la période d’exclusion, M. Martin Obiero Achieng ne pourra reprendre sa participation aux activités financées par le Groupe de la Banque africaine de développement qu’après avoir fourni la preuve qu’il a suivi et validé une formation appropriée en éthique des affaires et en lutte contre la corruption. À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque africaine de développement est responsable de la prévention, de la dissuasion et de l’investigation des allégations de corruption, de fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque.