65 ans de la République du Congo : les congolais appelés au civisme face à la République par Denis Sassou N’Guesso

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Le Président congolais Denis Sassou Nguesso.


Cette invite a été faite, le 28 novembre dernier, par le Chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso lors de son message sur l’état de la Nation, devant le parlement réuni en congrès, couplé à l’an 65 de la proclamation de la République.

« Que chaque citoyen intériorise ses droits tout en observant ses devoirs vis-à-vis de la République ». a déclaré Denis Sassou N’Guesso à ses compatriotes.

La République du Congo célèbre ses 65 ans, le 28 novembre 2023, depuis qu’elle a quitté le statut de protectorat français en 1958. L’événement est désormais couplé au message du président de la République sur l’Etat de la nation devant le parlement réuni en congrès. Dans son message, le président de la République a fait le point sur la mise en œuvre du programme du gouvernement. Mais, il a également magnifié la République, célébrée cette année sous le thème « Civisme et pérennité de la République ».

Le drame d’Ornano est encore présent dans les cœurs et dans les mémoires des Congolais, au premier desquels, Denis Sassou N’Guesso. Dès l’entame de son propos, en effet, le président de la République a fait observer une minute de silence, en mémoire des jeunes Congolais qui voulaient servir le pays sous drapeau et qui ont été arrachés à l’affection de la Nation, le 21 novembre 2023, à Brazzaville.

L’incivisme, un frein au développement

Le président de la République a magnifié les valeurs de la République dans la seconde partie de son message. Des valeurs qui sont mises à mal par certains de ses compatriotes qui brillent par l’incivisme. Denis Sassou N’Guesso a rappelé qu’à la proclamation de la République du Congo en 1958, l’Etat n’était réduit qu’à sa plus simple expression et le Congo était un pays quasiment en friche, a-t-il déclaré.

Pourtant, « 65 ans après l’avènement de la République, des progrès sensibles ont été réalisés par notre pays dans plusieurs secteurs. Nous nous attelons à en consolider les acquis et à amplifier les bienfaits au profit de nos populations », a relevé le Président de la République. Exprimant son optimisme en l’avenir, il a affirmé poursuivre les efforts dans le cadre de la marche du pays vers le développement.

Pour Denis Sassou N’Guesso, « les investissements sont cumulatifs afin que les réalisations d’aujourd’hui, capitalisées avec soin et parcimonie, cessent d’être des soucis pour les générations de demain ». Il a dénoncé le comportement de certains Congolais qui vandalisent des infrastructures « construites à grands frais ».

Le stade de la concorde, l’université de Kintélé, le système d’éclairage du viaduc, sont entre autres infrastructures qui ont subi les affres de de l’incivisme de certains compatriotes.
Denis Sassou N’Guesso a souligné la nécessité de conserver les acquis du développement pour que notre pays se place à la hauteur des enjeux et des défis de son développement, au moment où le monde s’emploie à instaurer un nouvel ordre international.

En effet, processus cumulatif de progrès et d’avancées significatives, le développement ne peut être réalisé dans un contexte de destruction des édifices et autres ouvrages d’art, a relevé le président de la République. Il estime que « seul le dévouement du citoyen pour la communauté nationale et l’abnégation pour le patrimoine commun peuvent encore faire prévaloir le respect de la « chose publique », donc de la République qui signifie elle-même, la « chose publique ».

Pour le chef de l’Eta congolais, « les efforts de l’Etat pour la prospérité de la Nation et la transformation de notre pays, en une société qui se modernise inexorablement, doivent s’accompagner d’une véritable adaptation, d’un réel changement de mentalités, d’attitudes et de comportements de tous et de chacun ».

Ainsi, Denis Sassou N’Guesso a conclu son message par un appel au sursaut salvateur pour intensifier la lutte contre l’incivisme. « Que chaque citoyen intériorise ses droits tout en observant ses devoirs vis-à-vis de la République », a conclu le président congolais.

Wilfrid Lawilla D.

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