Sommet de l’UA : le Sénégal assure la présidence tournante de l’Union africaine
La République du Sénégal assure à partir de ce samedi la présidence tournante de l’Union africaine. Lors de la cérémonie d’ouverture de la 35ème session ordinaire du Sommet de l’Union africaine qui se tient à Addis-Abeba, le Président de la République du Sénégal, M. Macky Sall, a reçu les attributs du pouvoir (drapeau et marteau) et devient ainsi le nouveau Président en exercice de l’organisation panafricaine pour un mandat d’une année. Le chef de l’Etat sénégalais prend le relais après Félix Thisékédi, Président de la République démocratique du Congo (RDC) qui a assuré la présidence au titre de 2021- 2022. Le Sénégal assure pour la quatrième fois la présidence de l’Union africaine après l’exercice de 1980 avec le président Léopold Sédar Senghor et les séquences de1985 et 1992 sous le président Abdou Diouf du temps de l’organisation de l’Unité Africaine (OUA). Les Chefs d’Etat et de gouvernement des 54 pays membres de l’Union africaine ont entamé dans la matinée les travaux de la 35eme session ordinaire du Sommet de l’UA avec la participation du Maroc. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, représente SM le Roi Mohammed VI à cette 35eme session placée cette année sous le thème «Bâtir une résilience en matière de sécurité nutritionnelle sur le Continent africain : renforcer l’agriculture, accélérer le développement socioéconomique et du capital humain».
5ème EMERGING Valley, un véritable plaidoyer pour le prochain Sommet entre l’Union Européenne et l’Union Africaine en 2022

Placé sous le haut patronage du Président de la République Emmanuel Macron, le Sommet international EMERGING Valley s’est tenu mardi 14 décembre. Cette journée riche et inspirante a permis d’identifier des leviers pour renforcer la collaboration économique et technologique et créer des synergies entre l’Europe et l’Afrique au service des populations, de la biodiversité, des territoires et du financement de l’innovation. Ceux-ci seront synthétisés dans un plaidoyer en vue du prochain Sommet entre l’Union Européenne et l’Union Africaine en 2022. Organisé en format hybride en raison du contexte sanitaire (et avec une jauge de participants présentiel au Palais du Pharo de Marseille, limitée à 30%) EMERGING Valley a réussi à mobiliser une très grand nombre d’acteurs privés et publiques de l’innovation africaine : de très nombreux ministres africains, français, représentants de l’Union Européenne, investisseurs internationaux, startups ont largement répondu favorablement pour débattre et réfléchir ensemble. Comme indiqué, 54 conférences, ateliers et débats ont été proposés des thématiques au coeur de l’ADN de cet évènement : la biodiversité, l’entrepreneuriat féminin, les économies sociales et solidaires, l’éducation, la santé, les villes durables, la mobilité, les industries culturelles et créatives ou encore le financement de l’innovation. L’engagement du territoire Aix-Marseille-Provence dans les coopérations entre l’Europe et l’Afrique a également été abordé. EMERGING Valley s’est conclu par un échange au plus haut niveau entre : Antoine SEBERA, Chef de l’Innovation au Gouvernement du Rwanda, Papa AMADOU SARR, Ministre Délégué général à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes, Eva Sow EBION, Directrice i4policy, Antoine SEBERA, Government Chief Innovation Officer of Rwanda, Omar CISSE, CEO de Intouch et Pawel HANSDORFER, Senior director of international business d’Asseco organizations in Africa. De nombreuses idées maîtresses sont ressorties de ce débat passionnant. Créé en 2017 à Aix-Marseille-Provence, le nouveau Hub des innovations émergentes entre l’Europe et l’Afrique, EMERGING Valley est le sommet international qui attire en Provence les investisseurs, les startups africaines et les écosystèmes numériques africains et émergents qui veulent renforcer leur attractivité à l’internationale, développer leurs relations business et accélérer leur impact à l’échelle globale.
Mali : les sanctions de l’UA et de la Cédéao divisent
Les sanctions politiques de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union africaine mettent les militaires putschistes sous pression. Après la Cédéao dimanche dernier (30.05), c’était en effet au tour de l’Union africaine hier mardi (01.06) de suspendre le Mali de toutes ses instances jusqu’à ce que l’ordre constitutionnel normal soit rétabli dans le pays. L’UA demande également aux militaires maliens au pouvoir de regagner d’urgence, « sans conditions » leurs casernes et de s’abstenir de toute nouvelle ingérence dans le processus politique au Mali. « Des mesures d’amélioration de la gouvernance » Amadou Maiga, premier secrétaire parlementaire au Conseil national de transition, refuse de parler d’isolement du Mali et accuse les deux institutions… Lire la suite sur DW
L’Algérien Smaïl Chergui essuie des plâtres lors du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine

TRIBUNE. Après un passage très controversé à la tête d’un des plus importants Commissariats de l’Union Africaine, celui de la Paix et Sécurité CPS), l’Algérien Smaïl Chergui a osé engager son dernier combat contre le Maroc afin de sauver l’honneur du régime militaire, qu’il sert en réaction aux retentissantes victoires diplomatiques engrangées par le Maroc sur le dossier de son Sahara marocain, notamment la reconnaissance par les Etats-Unis d’Amérique de la souveraineté du Royaume sur ses Provinces sahariennes. A trois jours de son départ, après deux mandats contestables et détestables en tant que Commissaire Paix et Sécurité (2013-2021) de l’Union Africaine (UA), voilà un fidèle de ses serviteurs, le Chef de l’Etat kényan, Uhuru Kenyatta, qui convoque un Sommet du Conseil Paix et Sécurité, en sa qualité de Président de cette structure pour le mois de mars 2021. Alors que les participants s’attendaient à un Sommet sur les répercussions de la pandémie de la COVID-19 sur l’Afrique et sur la répression sauvage du Hirak algérien pour l’instauration d’un Etat civil et démocratique, ils eurent droit à débattre sur la question du Sahara marocain. Quoi qu’il en soit, le Sommet du CPS au niveau des Chefs d’État, en date du 09 mars 2021, n’a connu que la participation de 04 Présidents (l’Algérien Tebboune et ceux d’Afrique du Sud, du Kenya et du Mozambique) alors que les 2/3 des membres étaient représentés par leurs Ministres des Affaires Etrangères. De plus, la majorité des membres participants a rappelé, dans ses interventions, l’exclusivité du mandat de l’ONU dans la gestion du dossier du Sahara marocain et a réitéré l’appui à la décision 693 adoptée à l’unanimité lors du Sommet des Chefs d’État et de Gouvernements de Nouakchott en juillet 2018 instaurant la Troïka comme seul mécanisme au niveau de l’Union Africaine pour contribuer positivement aux efforts des Nations-Unies sur ce dossier. Enfin, on retiendra la tentative ratée du Président du CPS (Kenya), en concertation avec le Commissaire sortant, de faire adopter en force, à l’insu du Président de la Commission, Monsieur Moussa Faki Mahamat, un projet de communiqué sanctionnant les conclusions de ce Sommet et ne reflétant pas les travaux. Cette tentative a été bloquée nette par Moussa Faki Mahamat, qui a publiquement dénoncé le comportement irresponsable et les manipulations du Commissaire algérien Chergui, en rappelant le non-respect des normes et des procédures par le Commissaire sortant. Mieux, Moussa Faki Mahamat a même déclaré : « il faut que cette manoeuvre de Chergui s’arrête ! », avant d’ajouter: « ce n’est pas loyal ! Ce n’est pas légal ! ». Le triomphe auquel était supposé assister le Président Abdelmadjid Tebboune a finalement tourné à la dénonciation des méthodes mafieuses, indignes d’un diplomate, celles de son concitoyen Smaïl Chergui, dont les bureaux ont été nettoyés au kärcher avant l’arrivée du nouvel élu à ce poste. Face à l’échec de cette dernière tentative du Commissaire algérien sortant, ce larbin sort par la petite porte au moment du renouvellement du leadership de la Commission de l’Union Africaine et l’entrée en fonction, le 12 mars 2021, du nouveau Commissaire des Affaires Politiques et Paix et Sécurité, le Nigérian Bankole Adeoye. Pour ce dernier baroud d’honneur, après 17 années de mainmise absolue sur la plus importante structure de l’UA, les responsables algériens ont réussi le plus retentissant fiasco de l’histoire de leurs ratages diplomatiques. Il est à noter, qu’à ce jour, aucun communiqué officiel n’a été publié à la suite de la réunion du CPS ; un indice supplémentaire de l’échec des partisans des manœuvres basses, l’Algérie et sa complice kényane. La réunion du 09 mars 2021 apporte la preuve que l’Afrique de la sagacité, de la sérénité et de l’unité prévaut face aux manœuvres et aux tentatives de division. La légalité a primé sur les manœuvres de bas étage, malgré le rassemblement, à l’arrachée, des quelques adversaires du Maroc dans une seule réunion. Par contre, alors que Tebboune assistait au recadrage sévère de son concitoyen, sieur Smaïl Chergui, des centaines de milliers d’étudiants et de citoyens algériens marchaient jour même, soit le 09 mars 2021, à Alger, en criant « Tebboune, l’usurpateur, a été placé par les militaires ! ». C’en était certainement trop pour ses pauvres oreilles. Farid Mnebhi.
RD Congo. La nouvelle stature africaine de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo

ZOOM. C’est dans un contexte difficile marqué par la pandémie de la Covid-19 dont les effets sinistres sont durement ressentis chaque jour sur le continent sur fond des conséquences socioéconomiques que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a pris, le samedi 6 février 2021, les rênes de l’Union Africaine (UA). Déjà adoubé par ses pairs dans la foulée du 33è sommet de l’UA où il fut porté à la Première vice-présidence, Félix-Antoine Tshisekedi qui maitrise bien les arcanes de l’Institution panafricaine, est bien dans l’accomplissement de son destin et, à travers lui, la RDC renoue avec l’Afrique. La gestion de la crise sanitaire sera sans doute au centre de son mandat en cette période où la majorité des États membres attendent impatiemment la livraison des premières doses de vaccin à disponibiliser grâce au Covax. L’un des objectifs à court terme de sa mandature, sera donc d’apporter une réponse collective censée accélérer la campagne de vaccination en Afrique aux fins d’éradiquer définitivement la pandémie. Certes la problématique de la Covid-19 figure en bonne place dans l’agenda du nouveau président de l’UA, ceci qui ne l’empêchera toutefois pas d’avoir un regard attentionné sur quelques dossiers-clé du continent lesquels tendent à obstruer son émergence. Il va sans dire que pour atteindre les sept aspirations portées par l’agenda 2063 dont celle d’une Afrique prospère basée sur la croissance inclusive et le développement durable, il faudra au successeur du sud-africain Cyril Ramaphosa de faire sauter les verrous qui maintiennent le continent en état d’immobilisme et d’y insuffler une dynamique nouvelle. Félix Tshisekedi qui a déjà pris la mesure de sa tâche immense s’est, d’ores et déjà, fixé neuf piliers stratégiques sur lesquels devra reposer son action. L’on citera, entre autres, son engagement pour l’émergence d’une Afrique en paix durable et en sécurité renforcée par la poursuite de l’action « Faire taire les armes », ainsi que sa détermination à développer une Afrique en marche dans l’édification de la Zone de libre-échange continentale (Zeclaf). De l’accélération de la construction du Grand Barrage d’Inga au bénéfice de la renaissance africaine à la consolidation des initiatives de l’UA dans la lutte contre la Covid-19, en passant par la réalisation d’une Afrique performante par le renforcement des compétences dans les sciences, les technologies, l’innovation et l‘autonomisation des jeunes etc, autant d’axes stratégiques sur lesquels va se circonscrire l’action de Félix-Antoine Tshisekedi durant son mandat à la tête de l’UA (2021-2022). Aussi, pour matérialiser sa vision d’une Union africaine au service des peuples, il sait qu’il doit s’inscrire dans la continuité du combat mené par son prédécesseur pour faire taire définitivement les armes sur le continent. Il s’agira, pour lui, de poursuivre la réalisation de cette ambition panafricaine légitime et de faire avancer l’Afrique dans la voie de son unification pour le bénéfice de ses populations. Paix et stabilité à tout prix Pour une Afrique en paix et en sécurité renforcée, Félix Tshisekedi devra veiller constamment, au cours de son mandat, sur la prévention, la gestion des conflits en cours ainsi que sur les tensions qui se déclarent un peu partout sur le continent. Au Sahel devenu l’épicentre du groupe de l’État islamique, des violentes incursions djihadistes sont constamment signalées avec, à la clé, la multiplication des exactions notamment au Mali par la secte Boko Haram. La montée de l’islamisme radical menant au djihadisme représente aujourd’hui le talon d’Achille d’une Afrique tirée vers le bas qui n’arrive toujours pas à exorciser le démon de la déstabilisation qui la gangrène depuis la nuit des temps. L’opinion africaine espère voir l’UA jouer, sous la houlette de Félix Tshisekedi, un rôle décisif dans la gestion de ces différentes crises comme celle de l’Ethiopie où les velléités autonomistes dans la région dissidente du Tigré et les questions d’appartenance nationale semblent avoir la dent dure. Après avoir joué un rôle important en 2019 pour aboutir à un accord entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain, l’UA émet de plus en plus des signes d’épuisement dans la gestion d’un conflit cristallisé autour de la contestation électorale. Au Soudan du sud, une grave crise humanitaire provoquée par une violente guerre civile mettant en cause l’armée sud soudanaise à des groupes d’opposition, dure depuis plus de quatre ans. Tout ceci n’échappe guère à la clairvoyance de Félix Tshisekedi qui, au lendemain de sa prise de pouvoir, avait déjà pris à bras le corps certains dossiers continentaux ayant nécessité son arbitrage à l’instar du conflit rwando-ougandais et il s’en est tiré à bon compte. Le conflit entre l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan autour du Barrage de la Grande Renaissance en cours de construction sur l’affluent du Nil bleu en Ethiopie autant que l’Est de la RDC en proie à une insécurité récurrente entretenue par des groupes armés, figurent également dans son agenda. A cela s’ajoutent la famine au Madagascar ainsi que toutes ces crises humanitaires résultant des conflits armés qui empestent le continent, du nord au sud. Lui qui tient à ce que l’Afrique se concentre sur elle-même et trouve des solutions idoines à ses propres problèmes, entend exploiter toutes les pistes de solution pour que la paix règne partout sur le continent. Toute une gageure. La Zlec, l’autre enjeu Outre les affaires politiques, la paix et la sécurité, l’intégration économique du continent via la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) sera sans doute au cœur du mandat panafricain de Félix-Antoine Tshisekedi qui devra en donner l’impulsion nécessaire. En effet, 55 pays vont s’unir pour constituer un seul marché de 1,2 milliard de personnes avec un PIB combiné de 2,5 billions de dollars pour faire de l’Afrique, la plus grande zone de libre-échange du monde. Il s’agit d’un enjeu économique important sur lequel Félix-Antoine Tshisekedi est attendu, vu que plusieurs Etats y ont déjà adhéré. Il s’agira pour lui de poursuivre l’opérationnalisation effective de la Zlecaf en accélérant le rythme de ratification du Protocole sur le libre échange, la circulation des personnes, le droit de résidence et le droit d’établissement. Felix Tshisekedi entend par ailleurs promouvoir,
Lorsque le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine se met à cracher le venin de l’algérien Smaïl Chergui sur le Maroc

TRIBUNE. Du jamais vu ou entendu dans les annales d’une organisation internationale ; le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA), dirigé par l’Algérien Smaïl Chergui, s’en est pris une nouvelle fois au Maroc en saisissant l’occasion de la Journée des Frontières en Afrique pour porter atteinte à l’intégrité territoriale d’un membre de l’Union Africaine. Ainsi, dans un long communiqué du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, publié le 21 juin 2020, à l’issue de sa 930ème réunion consacrée à la célébration de la Journée Africaine des Frontières, l’agence de presse officielle algérienne (APS) n’a retenu qu’une seule expression. Celle qui lui a servi d’angle de tir contre le Maroc à savoir « UA : le CPS rappelle le respect des frontières africaines héritées de la colonisation ». Un communiqué qui n’est rien d’autre qu’une minable instrumentalisation de l’U.A dans la voie du complexe algérien à l’égard du Maroc incarnée par Samïl Chergui et son commis, l’Ambassadeur algérien auprès de l’U.A qui officie pour l’année 2020 le poste de Président Cet impair réside dans l’introduction peu à propos, après une longue succession de « réaffirmant, rappelant, soulignant, agissant » qui émaillent ce communiqué du CPS, du principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Pour rappel, ce principe dit de l’« uti possidetis juris » n’a jamais fait l’objet que de controverses qui voient en lui, au mieux « une solution de commodité », au pire un « non-sens juridique » au service des adversités politiques entre Etats. D’ailleurs, il est à noter que de nombreux Etats africains ont célébré cette journée dans ce même esprit, mais pas l’Algérie qui a préféré ramer une nouvelle fois à contre-courant des décisions de l’Union Africaine qui recommandent des rapports pacifiés, de bon voisinage et de coopération frontalière entre Etats. Le plus drôle, c’est que l’Algérie qui passe son temps à énumérer les crimes du colonialisme défend bec et ongles les frontières que lui a données son ancien colonisateur: la France. Dans ce paradoxe consistant à criminaliser la colonisation tout en se reconnaissant de son héritage se trouve l’une des clefs qui définissent le mieux l’identité du régime algérien. Personne en Afrique n’est dupe quant à l’attachement de l’Algérie aux frontières dont l’a doté la France ; un pays qui s’est le plus étendu dans le continent grâce à la présence d’une puissance étrangère. C’est que l’Algérie française n’était pas considérée comme une colonie, mais comme un département français et dans cette distinction réside une brèche, à la fois sémantique et juridique, qui soustrait l’Algérie de la liste des pays qui peuvent se réclamer des frontières africaines héritées de la colonisation. Autre allergie des responsables algériens est la construction d’une caserne militaire marocaine à vocation d’hébergement de troupes dans la région de Jerada à quelques encablures de la frontière algérienne. Et quand bien même, il s’agirait d’une base militaire en quoi cela regarderait les responsables algériens. Le Maroc est souverain sur son territoire national où il y exerce sa pleine souveraineté. Nul pays n’est en droit d’interdire au Maroc de construire des bases militaires sur son territoire, quelles soient terrestres, aériennes, marines ou sous-marines. Pour ce qui est de l’affirmation tonitruante du régime algérien selon laquelle ce projet de base militaire marocaine serait destiné à accueillir des structures d’espionnage électronique avec l’aide des Israéliens, elle constitue un véritable scoop foireux, comme le font toujours les autorités algériennes. Une ritournelle reprise à tire-larigot par la presse algérienne et les partis politiques proches des militaires alors que le Général Saïd Chengriha a assisté à un exercice militaire à balles réelles à Oran. A cette occasion, il a invité les Algériens à « redoubler d’efforts afin de repousser toutes les tentatives hostiles à l’Algérie » et déclaré « Nous allons construire une base similaire ou plus dans le cadre de la réciprocité. Nous avons tout ce qu’il faut pour monter un tel projet ». Des révélations sur la construction par le voisin marocain de l’Est d’une base militaire non loin des frontières marocaines ont été publiées le même jour de l’annonce de la visite de Said Chengriha en Russie pour examiner la conclusion de nouveaux contrats d’armement. Quant au remaniement ministériel, il n’est que la résultante d’une Algérie fortement affaiblie par la dégringolade des prix du pétrole et d’une confrontation à une crise du système politique doublée d’une extrême urgence sanitaire et ce, à l’aube d’une menace d’un krach financier et de troubles sociaux se profilant à l’horizon. Au regard de ce qui est écrit, il plus que certain que le salut de l’Algérie passera par son peuple et certainement pas par son armée ni ses politiques. Farid Mnebhi.
L’ITFC et l’Union Africaine s’associent pour renforcer leurs objectifs communs

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), membre du groupe de la Banque islamique de développement (BID), a signé un protocole d’accord avec l’Union Africaine (UA) ayant pour objectif de renforcer leurs activités communes dans le développement du commerce interrégional entre les pays africains et arabes membres de l’OCI et au soutien des entreprises à exploiter les opportunités à grande échelle dans la région. Le protocole d’accord a été signé entre le Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’Union Africaine, Son Excellence Albert Muchenga et le directeur général de ITFC, M. Hani Salem Sonbol. « La signature du protocole d’accord formalise le partenariat entre l’UA et ITFC et permet de nouvelles opportunités de collaboration pour accroître le commerce intra-africain, en particulier dans le contexte de la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), dans laquelle les échanges commerciaux commenceront le 1er juillet 2020 » a indiqué le commissaire Muchanga. M. Hani Salem Sonbol, directeur général de ITFC a souligné « Ce protocole coïncide avec une période de progrès pour la coopération africaine. Il permettra notamment un alignement de nos objectifs socio-économiques communs concernant le développement du commerce et le désir partagé de servir les 1,3 milliard de citoyens du continent avec des biens et services africains de haute qualité. Notre collaboration dans le ‘Intra African Trade Fair’ et par le biais du programme de Ponts de Commerce Arabo-Africain est très logique et ce protocole nous permet de travailler de manière encore plus globale pour atteindre notre objectif commun d’améliorer les conditions de vie et de favoriser le commerce dans le continent. » L’une des initiatives clés au centre de cette collaboration entre les deux institutions est le Programme de Ponts de Commerce Arabo-Africain (AATB), lancé par ITFC en 2017. Le Programme AATB a pour objectif principal d’exploiter les opportunités commerciales dans les régions arabe et africaine. Le protocole d’accord fournit alors un cadre permettant d’accélérer l’intégration sociale et économique des pays membres de l’OCI dans le continent et de permettre un développement économique durable. Les domaines de collaboration des deux institutions comprendront la promotion du commerce entre les pays africains membres de l’OCI durant la deuxième édition de l’Intra-African Trade Fair (IATF), du 1er au 7 septembre 2020 à Kigali, au Rwanda. Évènement pour lequel ITFC est l’un des partenaires clefs par le biais son programme phare, le Programme de Ponts de Commerce Arabo-Africain (AATB). La signature du protocole intervient à un moment critique de l’histoire de la région, quelques mois seulement après la signature de l’accord de libre-échange (AfCFTA) entre 28 pays africains, témoignage d’un alignement des stratégies qui servent à développer les chaînes de valeur régionales et mondiales. Le Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’UA a commenté « En collaborant avec ITFC, nous sommes en mesure de proposer de nombreux avantages quant à la mise en place de la nouvelle zone de libre-échange continentale, notamment en soutenant les PME africaines, en encourageant les États parties à mettre en œuvre des mesures supplémentaires pour le développement de la production et soutenir l’émergence de « grandes entreprises innovantes » sur le continent. Grâce à ces interventions, le partenariat UA-ITFC contribuera sans aucun doute à stimuler les échanges non seulement entre les 27 pays africains de l’OCI, mais aussi entre ceux-ci et les autres du pays continent et dans le monde. » CP
Tribulations africaines de l’algérien Smaïl Chergui

TRIBUNE. Il est un fait indéniable est que l’Union Africaine (UA) devrait élire à la tête de ses Commissions des Femmes et des Hommes dotés de compétences pointues et d’une moralité irréprochable. Seulement voilà, à observer l’organigramme de l’institution panafricaine, on relève que tel n’est pas le cas si on prenait pour exemple édifiant la direction de sa Commission Paix et Sécurité (CPS), au sein de laquelle règne sans partage depuis le 12 octobre 2013 le diplomate algérien Smaïl Chergui ; un diplomate sans aucune garantie de probité et dont ses deux mandats sont marqués par l’échec de ses initiatives comme en République Centrafricaine mais aussi par la mise en place de ses réseaux servant uniquement son agenda personnel et celui de son pays. Smaïl Chergui est taxé par ses collègues de l’UA de « fonctionnaire vénal » en raison de graves soupçons qui pèsent sur lui quant à son intégrité, dont il attendu qu’il fasse preuve auprès des différents pays africains en crise, auxquels il garantissait de défendre leurs intérêts dans son organisation ; tout cela sans oublier la pétition interne à l’UA signée, en janvier 2018, par 37 femmes membres de la Commission de Paix et de Sécurité qui dénonçaient des pratiques discriminatoires sur les fonctionnaires féminins qui fut retirée suite à des pressions sur nombre de victimes, plaintes et qui furent retirées suite à des pressions exercées sur nombre de victimes. Par ailleurs, Smaïl Chergui, selon la majorité des fonctionnaires de l’UA, ne peut représenter l’Afrique et est même soupçonné d’avoir un agenda préjudiciable aux intérêts de la République de Djibouti ; raison pour laquelle le Ministre djiboutien des Affaires Etrangères, Mahmoud Ali Youssouf, a demandé, le 14 août 2019, à ses diplomates auprès de l’UA et en Ethiopie d’avoir à l’œil ce diplomate. Autre impair de ce Smaïl Chergui, son désaccord, exprimé le 07 septembre 2019, à la recommandation de la Commission de la Paix et de la Sécurité de l’Union Africaine demandant à la CPI d’ouvrir d’urgence une enquête sur les crimes au Burundi qu’il estimait inappropriée en raison de l’orientation de l’UA à traiter les cas de crimes relevant du Droit Pénal International commis en Afrique à travers des institutions de l’UA, notamment la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Une vision de ce responsable africain étonnante du fait que la Cour Africaine n’a pas compétence pour juger les crimes relevant du Droit Pénal International à savoir les crimes de génocide, de guerre et ceux contre l’humanité pour la simple raison que le Protocol de Malabo n’est pas entré en vigueur car non ratifié par au moins 15 pays membres de l’UA. S’agissant de l’Accord de Paix de Khartoum relatif à la situation prévalant en République Centrafricaine (RCA), faussement considéré par Chergui comme une réalisation phare de son mandat, force est de constater que ce pays continue malheureusement de vivre une situation d’instabilité politique et sécuritaire des plus dangereuses. Il est à remarquer que l’UA a préféré choisir, en août 2019, le mauritanien Mohamed El Hacen Lebatt, au détriment de l’algérien Chergui en raison de son faible rendement, pour conduire le processus de dénouement de la crise politique du Soudan ; une opération qui fut un grand succès diplomatique. Smaïl Chergui, est rétif, voire hostile, à toutes initiatives dans le domaine de la sécurité sur le continent africain, notamment au Sahel et en Libye, et ne donne aucune preuve de sa volonté à promouvoir la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue, la traite humaine et l’impunité en Afrique répondant de ce fait à l’agenda des autorités de son pays. Il est donc plus que temps que le mauritanien Mohamed El Hacen Lebatt prenne sa place à la tête de la Commission Paix et Sécurité au sein de l’Union Africaine pour effacer une action diplomatique « cherguienne » faite de manque de transparence, de double-jeu, d’agenda caché et, surtout, d’inefficacité. Farid Mnebhi.