Togo-Rwanda : des perspectives prometteuses en vue dans plusieurs secteurs

Etabli depuis plusieurs années, le partenariat bilatéral entre le Togo et le Rwanda va franchir un nouveau cap. Des perspectives prometteuses de renforcement se sont dessinées durant le weekend écoulé, à l’issue de la visite officielle du Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé à Kigali. Le déplacement, auquel a pris part une importante délégation ministérielle, a été l’occasion pour Lomé et Kigali de passer en revue la coopération et d’explorer de nouvelles pistes de diversification. A la fin des deux jours de travaux, plusieurs secteurs clés ont été notamment retenus pour un renforcement du partenariat, avec à la clé, de nouveaux accords : l’agriculture, le commerce et l’investissement, le financement vert et l’énergie, entre autres. En outre, les deux leaders, qui ont eu un tête-à-tête avant les séances de travail élargies, ont également relevé une convergence de positions sur les enjeux africains et internationaux. © République Togolaise
Togo: Conseil des ministres du vendredi 10 janvier 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni ce vendredi 10 janvier 2025, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République. Le Conseil des ministres a examiné un (01) projet de loi et quatre (04) décrets. Il a écouté une (01) communication et abordé un (01) point de divers. I-Au titre du projet de loi, Le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi relative au renseignement. Dans le contexte régional de menaces sécuritaires persistantes, le renseignement représente un enjeu majeur de sécurité nationale. Il doit disposer d’un cadre juridique adéquat garantissant une mise en œuvre coordonnée et efficiente, respectueuse des lois et règlements, et protectrice des droits et libertés. C’est l’objet du projet de loi adopté par le Conseil des ministres, qui s’inscrit dans le cadre des réformes déjà réalisées pour renforcer l’appareil de renseignement, et pour prendre en compte les nouvelles menaces transversales liées aux technologies de l’information et de la communication. Ce texte présente de nombreuses innovations, notamment l’instauration d’un délégué chargé de la coordination de l’ensemble des services de renseignement, l’institution d’un contrôle interne administratif et d’un contrôle externe par le Parlement. Son adoption permettra à notre pays de moderniser l’organisation de l’activité de renseignement, d’en assurer une meilleure coordination et de renforcer la transparence de leurs actions, en veillant au respect des droits des citoyens. II. Au titre des décrets, Le Conseil des ministres a examiné et adopté le décret portant création d’un conseil national de défense et de sécurité (CNDS). La mission de ce Conseil est de planifier la gestion des crises majeures en matière de sécurité, d’évaluer les risques de sécurité intérieure, et d’organiser la réponse à toute situation pouvant porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Le Conseil des ministres a ensuite examiné et adopté un décret relatif à la protection du secret de la défense nationale Dans un contexte mondial caractérisé par la circulation rapide de l’information, la protection du secret de la défense nationale devient un impératif. Le présent décret prévoit la définition des informations, supports, procédés, systèmes d’information, installations et lieux présentant un caractère de secret de la défense nationale. Il organise la protection des informations sensibles et définit les modalités et procédures de leur communication, afin de préserver la sécurité de l’État. Il crée également une commission du secret de la défense nationale dont la mission inclut la proposition, la diffusion, l’application et le contrôle de la mise en œuvre des mesures nécessaires à la protection du secret de la défense nationale. L’adoption de ce texte permettra d’assurer une protection des intérêts fondamentaux de la Nation à travers l’organisation du secret de la défense nationale. Le Conseil des ministres a également examiné et adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du commissariat à l’énergie atomique du Togo (CEAT). Membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 2012, le Togo a résolument opté pour une exploitation sûre, pacifique et innovante des technologies nucléaires civiles et de leurs multiples applications, notamment dans les domaines de l’énergie, de la santé, de l’agriculture ou de la lutte contre les changements climatiques. Après la loi du 10 juin 2020 sur le nucléaire et la création de l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires (ANSSN), il est donc mis en place le Commissariat à l’énergie atomique, institution stratégique pour coordonner les efforts, renforcer les capacités techniques et maximiser les retombées durables des sciences et technologies nucléaires dans divers secteurs. La création du Commissariat à l’énergie atomique permettra à notre pays d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes de formation, de recherche et d’application concernant le développement des technologies nucléaires, dans un cadre stratégique, technique et opérationnel spécifique à ce domaine hautement scientifique. Enfin, le Conseil des ministres a examiné en deuxième lecture et adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité togolaise des frontières (ATF). Cette structure vise à mutualiser les dispositifs existants, notamment la commission de gestion des frontières maritimes et la commission de gestion des frontières terrestres, pour en optimiser la gestion. La création de l’Autorité togolaise des frontières permet d’imprimer une approche globale et interactive aux réflexions et stratégies sur la juridiction territoriale, maritime et aérienne du Togo, en évitant des chevauchements éventuels et en améliorant l’organisation, le stockage et la diffusion des informations relatives aux frontières nationales. III. Au titre des communications, Le Conseil des ministres a écouté une communication du ministre de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise et du développement rural, relative au programme de modernisation de l’agriculture au Togo (PRoMAT). La transformation structurelle de l’agriculture togolaise vise à en faire un secteur productif, à haute valeur ajoutée, moteur de valeur économique pour les agriculteurs et de croissance pour le pays. Ainsi, en capitalisant sur les résultats de programmes d’investissement agricole mis en œuvre il y a quelques années, le nouveau programme dénommé programme de modernisation de l’agriculture au Togo est élaboré pour accroître les performances et pour relever les défis nouveaux du secteur, notamment la prise en compte des changements climatiques et le besoin de compétitivité des produits locaux. Le programme de modernisation de l’agriculture au Togo est articulé autour de quatre (04) axes incluant le soutien à la production agricole et à la résilience des systèmes de production, la valorisation des produits agricoles et l’accès aux marchés, l’accès au financement et la promotion des initiatives privées et le renforcement de la gouvernance du secteur. Le chef de l’État a instruit le gouvernement de veiller à maintenir le dialogue direct avec les producteurs agricoles pour une compréhension partagée des objectifs, et de privilégier une approche multisectorielle visant des résultats mesurables et un impact concret. IV. En divers, Le ministre de l’environnement et des ressources forestières a rendu compte au Conseil des ministres du bilan de la campagne nationale de reboisement 2024. Dans le cadre de l’ambition nationale d’étendre la couverture forestière à 25% du territoire et de planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030, la campagne de reboisement de l’année qui s’achève
Togo : le rapatriement des restes de Sylvanus Olympio divise

Le 13 janvier 1963, à Lomé, le premier Président de la République togolaise indépendante, Sylvanus Olympio, est assassiné. Soixante deux ans plus tard, les circonstance de son assassinat n’ont toujours pas été élucidées. Mais depuis lors, il repose à Agoué, au Bénin. Récemment, Awa Nana-Daboya, médiatrice de la République togolaise et présidente du Haut-Commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN), a évoqué la possibilité du rapatriement de la dépouille de Sylvanus Olympio au Togo. Cette démarche s’inscrit, selon elle, dans le droit fil des recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) de 2014. Pour revenir sur l’assassinat de Sylvanus Olympio, la DW a interrogé Ekue Foly Gada, ex-conseiller de Gilchrist Olympio, le président de l’Union des forces de changement (UFC) et par ailleurs fils du président défunt. Ekue Foly Gada est aussi le directeur de l’Institut d’études stratégiques (IES) de l’université de Lomé… Lire la suite sur DW
Togo: Conseil des ministres du jeudi 26 décembre 2024

1. Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 26 décembre 2024, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République. 2. Le Conseil des ministres a examiné deux (02) projets de loi et trois (03) décrets et a abordé un point de divers. 3. À l’entame des travaux, Madame le Premier ministre a, au nom de l’ensemble du gouvernement, salué la prise des mesures fortes ordonnées par le chef de l’État, pour soutenir le pouvoir d’achat des Togolais en cette période de fin d’année. 4. Elle a réitéré l’engagement du gouvernement à rester mobilisé aux côtés de nos compatriotes les plus vulnérables, dans une approche de solidarité et d’inclusion. 5. Le Président de la République a instruit le ministre de la réforme des services publics, du travail et du dialogue social d’examiner la possibilité de prendre une mesure ponctuelle de soutien en faveur des pensionnés du secteur privé dont l’allocation mensuelle est inférieure au SMIG. I.Au titre des projets de loi, 6. Le Conseil des ministres a examiné en première lecture un projet de loi portant transformation digitale. 7. La stratégie Togo Digital 2025 vise le développement des activités numériques du secteur public et du secteur privé au bénéfice des citoyens et des entreprises, pour moderniser l’économie togolaise. 8. La transition numérique dans l’administration publique requiert un cadre juridique clair et cohérent, destiné à encadrer les activités numériques et à favoriser l’innovation. 9. C’est l’objet du projet de loi portant transformation digitale, examiné en première lecture, qui va définir les principes fondamentaux, instaurer le portail national de services publics dématérialisés et légiférer sur la tenue des bases de données dématérialisées de l’administration. 10. Le Conseil des ministres a examiné et adopté un projet de loi relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive. 11. Le Togo, à l’instar de ses pairs de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a mis en place un dispositif juridique et institutionnel pour combattre le blanchiment de capitaux, les infractions sous-jacentes associées et le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive. 12. Le cadre réglementaire au niveau communautaire a récemment évolué, notamment avec l’adoption, le 31 mars 2023, de la directive et de la loi uniforme, relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive. 13. Il y a donc lieu de procéder à l’internalisation des dispositions nouvelles, en tenant compte également des recommandations révisées du groupe d’action financière (GAFI), des résultats des évaluations mutuelles organisées par le groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA) et des recommandations du réseau des cellules nationales de traitement des informations financières (CENTIF). 14. C’est l’objet du projet de loi relatif à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive, adopté par le Conseil des ministres. II.Au titre des décrets, 15. Le Conseil des ministres a examiné et adopté un décret portant identification systématique et obligatoire des abonnés aux services de communications électroniques au Togo. 16. Le cadre juridique des communications électroniques prévoit la détermination des conditions d’identification des abonnés par décret en conseil des ministres. 17. Ainsi le présent décret vise à instituer une identification systématique préalable obligatoire pour tous les abonnés aux services de communications électroniques. 18. Il interdit la vente anarchique des cartes SIM, la vente de cartes SIM pré-activées et pré-identifiées et limite le nombre de cartes SIM à détenir par chaque abonné auprès d’un opérateur. 19. Il instaure l’obligation pour les opérateurs de tenir une base de données et d’établir des rapports trimestriels sur l’identification de leurs abonnés, qui seront transmis à un certain nombre d’administrations. 20. Le Conseil des ministres a examiné et adopté un décret portant réaménagement du calendrier électoral et report de la date des élections sénatoriales. 21. Ce texte fait suite à la demande formulée par le Cadre permanent de concertation (CPC) tendant au report de la date limite de dépôt des candidatures pour les élections sénatoriales, et de la date du scrutin, en vue de permettre aux acteurs politiques de mieux s’organiser pour participer à ces élections qui se tiennent pour la première fois dans notre pays. 22. Cette proposition, acceptée par le Conseil des ministres après consultation de la Commission électorale nationale indépendante, a fait l’objet du décret portant réaménagement du calendrier des élections sénatoriales et report de la date des élections sénatoriales. 23. Le Conseil des ministres a examiné en première lecture un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’autorité togolaise des frontières. 24. La gestion des frontières constitue un enjeu crucial pour les perspectives de paix, de stabilité et de développement. 25. Dans notre pays, deux commissions étaient créées, l’une pour les frontières maritimes et l’autre pour les frontières terrestres. 26. Pour optimiser la gestion de l’ensemble des sujets relatifs à la délimitation des frontières avec un croisement efficace des données et une mutualisation des réflexions et stratégies dans une approche globale et interactive, le texte envisage la création d’une autorité stratégique et opérationnelle unique, ayant notamment pour mission de faire des propositions au gouvernement sur des sujets liés aux frontières nationales et internationales et de l’assister ou d’intervenir dans la résolution des différends liés à la gestion des frontières. III.Au titre des divers, 27. Le ministre des travaux publics a rendu compte au Conseil des ministres de la mise en œuvre des mesures urgentes de sécurisation, consécutives à l’accident de la passerelle du passage piéton d’Agoè-Zongo. 28. Il en ressort que le déploiement des forces de sécurité est effectif aux abords des passerelles. L’inspection des autres passerelles est effectuée et les portiques métalliques posés pour prévenir le passage de véhicules hors gabarit. 29. Le Conseil des ministres a déploré les comportements inciviques notés, en particulier les tentatives de passage en force par des conducteurs d’engin, entraînant la
La route Lomé-Cotonou, réhabilitée avec l’appui du Fonds africain de développement, renforce l’intégration économique et dynamise l’entrepreneuriat

Sous le soleil éclatant d’Aného, ville côtière, située à une quarantaine de kilomètres de Lomé, la capitale du Togo, Lionel Djondo traverse, à pas mesurés, le chantier de son futur hôtel en bord de mer. Bruits de pelleteuse, odeur du ciment frais qui se dégage des murs en construction, sous le clapotis des vagues de l’Atlantique, Lionel Djondo décrit avec enthousiasme, l’ambition de son projet qui sort de terre. « On voit les choses en grand, lance-t-il. Ce sera un hôtel d’une quarantaine de chambres. On aura la piscine face à la mer et aux palmiers. Un vrai petit paradis, à peine à quelque 30 mètres de la voie principale. C’est l’élément qui a déterminé le choix de l’endroit ». Cet ancien banquier de 44 ans s’est lancé dans l’hôtellerie et la restauration en misant sur un pari audacieux : l’impact de la réhabilitation de la route Lomé-Cotonou. Pour lui, cette route, qui relie deux des capitales les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest, est une promesse d’avenir, une source d’opportunités. Pas très loin du chantier de l’hôtel, son restaurant « le Miadjoe », est idéalement situé en face de l’embouchure du lac Togo, une nouvelle villégiature de plus en plus prisée des touristes. Là aussi, c’est la proximité de la route qui a déterminé l’implantation du restaurant. L’entrepreneur a rapidement constaté une nette augmentation de la fréquentation, portée par la fluidité des déplacements rendus possibles par la route réhabilitée et par l’éclairage nocturne nouvellement installé, qui permet aux clients de venir en toute sérénité, de jour comme de nuit. « Depuis qu’on a la route, on a beaucoup plus de clients, et comme la route est éclairée la nuit, ils peuvent aussi rester plus tard », raconte Lionel, convaincu d’avoir flairé le bon filon. Une aubaine pour un établissement qui s’anime fréquemment à la nuit tombée en proposant des spectacles musicaux et des évènements culturels. Cette route a été financée à hauteur de 40,85 millions de dollars américains dans le cadre de la deuxième phase du Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou, par le Fonds africain de développement, le guichet de prêts à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement. Avec ce financement, le Groupe de la Banque réaffirme sa volonté de faire des corridors de puissants viviers économiques et industriels de développement des pays africains. Pour l’institution, en effet, l’investissement dans des infrastructures d’envergure peut transformer les économies et les conditions de vie des populations en Afrique. Cette route constitue un tronçon du corridor routier stratégique Abidjan-Lagos, long de 1 028 kilomètres, véritable épine dorsale du développement en Afrique de l’Ouest qui doit relier le Togo, le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Nigéria. La Banque assure le rôle de chef de file dans la mobilisation des financements de ce gigantesque projet intégrateur. Désormais en 2×2 voies élargies, avec un revêtement de qualité et un éclairage solaire, la portion de route concernée par le mégaprojet Abidjan-Lagos garantit une sécurité accrue aux automobilistes et aux piétons, notamment grâce à la construction de passerelles-piétons surélevées, conçues pour protéger les usagers les plus vulnérables. Des infrastructures annexes ont également été modernisées, comme le poste de contrôle frontalier Sanvee Condji/Hillacondji entre les deux pays, où les opérations sont désormais plus fluides, favorisant le transport de marchandises et les déplacements des habitants. Le poste-frontière incarne une nouvelle approche de la gestion des flux aux frontières : efficace, rapide et adaptée à l’essor des échanges commerciaux entre les pays de la région. Plus qu’un simple chantier routier, le tronçon Lomé-Cotonou réhabilité incarne une intégration régionale réussie, accompagnée d’un dynamisme économique certain, avec notamment des retombées positives qui dépassent les frontières des deux pays concernés. Entre Lomé et Cotonou, Lionel Djondo n’est pas le seul à profiter de cette transformation. En parcourant la route, longue de 150 kilomètres, désormais élargie et modernisée, on découvre comment elle redessine la vie de toute une région et stimule l’activité économique de nombreuses communautés. Accélérateur de développement Alexis Coffi Aquereburu, le maire d’Aného observe, avec fierté, la métamorphose de sa commune. « C’était une route difficile, étroite et dangereuse. Aujourd’hui, elle a complètement changé le visage des villes et villages qu’elle traverse. Elle a accéléré le développement d’Aného dans le sens où elle a permis l’installation d’hôtels, l’organisation d’événements culturels et touristiques, mais également l’installation de plusieurs entreprises ». « La route bâtit l’intégration africaine en développant à la fois une économie de proximité et une économie de distance. C’est vraiment un outil indispensable pour construire un développement dans la paix », poursuit l’édile, qui salue le renforcement des échanges commerciaux, la fluidité des échanges humains et l’amélioration de la coopération régionale. Maël Gnancadja, concessionnaire automobile entre Lomé et Cotonou, profite lui aussi de la dynamique régionale de l’intégration. Installé à Lomé, où se déroule l’essentiel de ses activités, il parcourt, chaque week-end, ce tronçon pour retrouver sa famille au Bénin voisin. La fluidité des passages au poste-frontière rénové de Sanvee Condji/Hillacondji a grandement facilité ses déplacements tant personnels que professionnels. La réhabilitation de la route lui a donné pour ambition de développer non seulement ses concessions existantes au Togo et au Bénin, mais également d’étendre son activité aux pays voisins d’Afrique de l’Ouest, notamment le long du corridor Abidjan-Lagos. En attendant, Maël Gnancadja est satisfait des retombées économiques sur ses affaires. « Quand une route est bonne, on peut y mettre des véhicules de qualité, des bus et des camions de qualité. On peut offrir un meilleur service. C’est un cercle vertueux, accélérateur de croissance », se réjouit-il. Un peu plus loin, le long des rivages d’Aného, Johnny Humpati, pêcheur depuis son enfance et actuel conseiller pour la Fédération nationale des unions des coopératives de pêche du Togo, a les yeux rivés sur l’océan. « Toute la région dépend de notre pêche, et la route a transformé notre activité », se félicite-t-il. Johnny révèle que désormais, même à la tombée de la nuit, des commerçantes attendent en bord de mer le retour des pêcheurs pour récupérer le poisson frais et l’acheminer rapidement vers les marchés. Les
Togo : un financement de 100 millions de dollars pour accélérer la transformation numérique

La Banque mondiale a approuvé (mercredi 18 décembre, DNR) une première série de financement de 100 millions de dollars (environ 62 milliards de FCFA) de l’Association internationale de développement pour soutenir le gouvernement du Togo dans son ambition d’utiliser les technologies numériques comme levier essentiel pour accélérer la croissance, la création d’emplois et la compétitivité des secteurs prioritaires. Cette série de projets d’accélération numérique au Togo représente un engagement programmatique de la Banque mondiale visant à favoriser l’inclusion numérique, grâce à la connectivité haut-débit, les compétences numériques, l’entrepreneuriat numérique ainsi qu’au renforcement de la résilience au changement climatique par les technologies. Cette opération permettra de connecter environ 8 000 institutions publiques au haut-débit et à plus d’un million de personnes de bénéficier d’un accès Internet nouveau ou amélioré. Le projet mobilisera des financements du secteur privé et créera des conditions favorables pour étendre la connectivité aux ménages et aux entreprises à proximité. De plus, avec la collaboration de la Société Financière Internationale, le projet fournira des financements pour stimuler les compétences numériques, améliorant l’employabilité de la population, et l’écosystème entrepreneurial, le rendant plus attractif pour les investisseurs institutionnels. Les investissements dans la connectivité résiliente au climat et le développement de directives informées par le climat pour le secteur numérique renforceront l’efficacité énergétique et la résilience des infrastructures, essentielle pour déployer des solutions numériques pour l’adaptation au changement climatique. « Cette initiative est une véritable révolution pour le Togo, car nous connectons nos écoles, nos établissements de santé et nos institutions publiques à l’internet très haut débit, ouvrant ainsi la voie à l’innovation et au progrès », a déclaré Mme Cina Lawson, Ministre togolaise de l’Économie numérique et de la transformation digitale. « En dotant notre jeunesse de compétences numériques et en favorisant un environnement propice à l’entrepreneuriat, nous posons les bases d’une économie plus compétitive et résiliente. » Ce financement s’aligne avec la Feuille de route du gouvernement et le nouveau Cadre de Partenariat Pays du Groupe de la Banque mondiale pour le Togo qui identifie la technologie numérique comme un catalyseur transversal essentiel pour la réalisation de ses objectifs stratégiques. La transformation numérique du Togo et la réduction des fractures numériques existantes aideront le pays à accélérer une croissance inclusive et résiliente, à stimuler la création d’emplois de qualité et améliorer sa compétitivité. Cela s’inscrit dans le droit fil des priorités stratégiques du Groupe de la Banque mondiale, telles que décrites dans le nouveau programme de défi mondial « Accélérer la digitalisation ». « En mettant l’accent sur les technologies numériques, nous visons à soutenir la stratégie du gouvernement d’accélérer la transformation économique du pays, de stimuler la productivité et l’innovation. Cela sera réalisé en connectant les établissements de santé et d’éducation à Internet et en aidant les populations, notamment les jeunes et femmes, à accéder à des contenus éducatifs et à développer des compétences et l’entreprenariat numériques », souligne Fily Sissoko, représentant résident de la Banque mondiale pour le Togo. BM.
CAN CAF TotalEnergies 2025. Mohammed Sangaré offre la victoire au Libéria sur penalty face au Togo

Un penalty salvateur de Mo Sangaré a permis à la Libéria de s’imposer 1-0 face au Togo, mercredi, lors de leur rencontre de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) TotalEnergies, disputée au Samuel Kanyon Doe Sports Complex. Malgré des chances de qualification restreintes, les Lone Stars ont démontré un courage exemplaire et ont offert leur première victoire de la campagne à leur public. Cette victoire propulse la Libéria à la troisième place du groupe avec quatre points, tandis que le Togo rétrograde à la dernière position avec seulement deux unités. Dans une rencontre marquée par une faible quantité d’occasions franches, les deux formations ont éprouvé des difficultés à déstabiliser la défense adverse. Le Togo, qui devait impérativement s’imposer pour conserver ses maigres espoirs de qualification, a rapidement exercé une pression offensive, mais la défense libérienne a su se montrer infranchissable. Les attaquants togolais, Kodjo Laba et Kévin Denkey, ont tenté de prendre le contrôle du jeu, mais leurs initiatives ont été systématiquement contrées par la vigilance du gardien libérien et de sa défense. L’opportunité la plus nette pour la Libéria est survenue à la 83e minute, suite à une main de Djené Dakonam, le capitaine togolais, dans la surface de réparation. L’arbitre n’a pas hésité à accorder un penalty, et Mo Sangaré a pris ses responsabilités en envoyant calmement le ballon dans le coin inférieur gauche, offrant ainsi l’avantage décisif à la Libéria dans les derniers instants du match. Le Togo a réagi en multipliant les attaques dans les dernières minutes, cherchant désespérément l’égalisation. Kévin Denkey a vu son tir puissant repoussé par le gardien libérien dans le temps additionnel. Kodjo Laba a également manqué une occasion franche, expédiant son tir au-dessus de la barre transversale, accentuant ainsi la frustration des visiteurs. Ce succès permet à la Libéria de décrocher sa première victoire de cette phase de qualification, donnant un élan de confiance à l’équipe dirigée par l’entraîneur intérimaire Thomas Kojo. De leur côté, les Togolais aborderont leur dernier match de groupe avec la certitude que leurs chances de qualification sont désormais compromises, accusant un retard de cinq points sur la Guinée équatoriale, deuxième du groupe.
Ouverture du sommet du Commonwealth en présence du Premier ministre togolais

Le 27è Sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM) s’est ouvert ce vendredi 25 octobre 2024 à Apia aux Îles Samoa en Océanie sous le thème « Un avenir commun résilient : transformer notre richesse commune ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Roi Charles III d’Angleterre en présence de Mme le Premier ministre, Victoire Dogbé représentant le chef de l’État Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé. L’esclavage et la menace du changement climatique étaient au cœur des discussions entre les dirigeants des 56 États membres. L’institution doit également se trouver un nouveau secrétaire général après la fin de mandat de Patricia Scotland. Mme le Premier ministre des Samoa, l’honorable Fiamē Naomi Mata’afa s’est réjouie de la présence du Roi Charles III et des autres dirigeants du Commonwealth. Pour elle, « il s’agit d’une première historique organisée par un petit État insulaire du continent bleu du Pacifique, et c’est également la première réunion sous la direction de Sa Majesté le Roi Charles III en tant que chef de la famille du Commonwealth. Nous nous réunissons également à Samoa au moment où nous célébrons les 75 ans du Commonwealth moderne. » Le Roi Charles III d’Angleterre pour sa première participation à ce rendez-vous de haut niveau en tant que monarque, a réitéré son engagement en faveur de la paix, de la démocratie, de l’égalité et de la prospérité des États membres. Sur le dossier de l’esclavage, le Roi Charles III a souligné l’importance de reconnaître le passé du Commonwealth, en particulier ses inégalités. « En écoutant les gens du Commonwealth, je comprends à quel point les aspects les plus douloureux de notre passé continuent de résonner. Il est donc essentiel que nous comprenions notre histoire pour nous guider et faire les bons choix à l’avenir. », a dit le Roi d’Angleterre pour qui, « aucun d’entre nous ne peut changer le passé, mais nous pouvons nous engager de tout notre cœur à en tirer les leçons et à trouver des moyens créatifs de corriger les inégalités qui perdurent ». Il a réitéré sa confiance de longue date dans le Commonwealth en tant que plate-forme offrant de véritables opportunités, en particulier pour les jeunes et les voix marginalisées. Dans un appel à l’action, Charles III a annoncé le lancement d’un nouveau programme de bourses du Commonwealth visant à améliorer l’accès à l’éducation des étudiants des petits États insulaires. Cette initiative, a-t-il souligné, se concentrerait sur les compétences essentielles à un avenir résilient, notamment les soins infirmiers, l’enseignement, l’ingénierie et les technologies vertes. À l’issue des travaux, les chefs de gouvernement du Commonwealth ont choisi la ministre des affaires étrangères et de l’intégration régionale du Ghana, l’honorable Shirley Ayokor Botchwey comme nouvelle Secrétaire générale du Commonwealth.