RCA: une ex-otage de la LRA témoigne

RCA: une ex-otage de la LRA témoigne

À Obo, à l’est de Bangui, les enfants enrôlés de force ou violentés par les hommes de Joseph Kony, le chef de la LRA, essayent de survivre à leur traumatisme. C’est le cas d’Armandine qui témoigne au micro de la DW. « J’étais à la maison et nous avons décidé d’accompagner ma grand-mère aux champs quand les hommes de la LRA m’ont prise. Ils m’ont ramenée chez eux. Ils m’ont sévèrement frappée. Tout ça pour me forcer à travailler. Puis je suis devenue la femme d’un de leur commandant », raconte à la DW la jeune dame. Un calvaire qui a duré trois ans avant qu’Amandine trouve l’occasion de s’échapper. Pendant tout ce temps, elle affirme n’avoir jamais vu Joseph Kony et explique le ressentiment que certains hommes de la LRA ont pour leur chef. Selon elle, « ils sont nombreux les hommes de la LRA. J’ai passé trois ans de captivité et c’est la quatrième année que j’ai réussi à me libérer. Pendant la captivité, je n’ai jamais vu Joseph Kony. Mon bourreau de mari lui non plus n’a pas reçu d’ordre de Joseph Kony. Il a dû fuir pour venir vers le Mbomou. Et si d’aventure ils croisent Joseph Kony, ils vont le tuer ». Lire la suite sur DW

RD Congo. Le dernier jour du président J. Kasa Vubu

RD Congo. Le dernier jour du président J. Kasa Vubu

RETRO. Relégué dans sa province natale, le président Joseph Kasa Vubu a adopté le style d’une vie discrète pour ne pas gêner le nouveau régime qui venait de prendre le pouvoir un certain 24 novembre 1965. Il va vivre reclus dans sa résidence de Mont Kinsundi dans la ville de Boma. Le dernier jour, soit le soir du dimanche 23 mars 1969, le président honoraire invite l’artiste qui était chargé des travaux de décoration du mausolée en construction à venir prendre le repas du soir avec lui. L’artiste est resté tard chez lui et c’est le président qui l’invitera à passer la nuit dans son domicile pour pouvoir aller avec lui tôt le matin au chantier à Singini dans le village de Lukaba Bemba dans le territoire de Tshela Petite parenthèse : Joseph Kasavubu qui était tombé malade et était devenu de santé fragile demandait d’aller à l’étranger pour se faire soigner mais malheureusement il n’avait pas obtenu l’accord du nouveau régime. Il est mort chez lui à la maison un certain lundi 24 mars 1969. Ce soir là donc furent présents dans la maison : maman Kasa Vubu, Adolphe et ledit décorateur proche de la famille présidentielle. Après le repas et les conversations habituelles, il est parti dormir et c’est en voulant aller aux toilettes qu’il fera un début d’ictus. Il était assis mais ne savait plus commander ses membres. Les enfants sont allés chercher le médecin (d’origine haïtienne) qui était le seul médecin à l’hôpital de Boma mais très surveillé par les services de Mobutu dès lors qu’il courait un bruit que ce médecin voulait le faire exfiltrer en Amérique. Cette appréhension fut renforcée par les applaudissements que ne cessait de recevoir le président honoraire du Congo-Kinshasa chaque fois qu’il se rendait à la messe matinale de 6 :00 du matin. A la sortie, la foule venait l’attendre et l’acclamait avec ce titre « Kasavubu Roi, Roi, Roi », ce qui mettait sur les nerfs les services de sécurité qui finiront par convoquer le président Kasa Vubu dans leurs bureaux et lui rappeler son devoir de réserve en tant que président en retraite. C’est donc ce médecin haïtien qui va arriver tard la nuit à la résidence du président et son diagnostic fut sévère : début de crise cardiaque qui empêchait un moindre transfert dans l’hôpital mieux occupé de l’époque que fut les Cliniques Universitaires de Kinshasa. Il ne restait qu’une solution : trouver nuitamment des médicaments pour endiguer le mal. Malgré les premiers soins portés, la situation ne cessait d’empirer. A 5h00 du matin, le médecin conseilla d’appeler le prêtre pour les derniers sacrements. L’évêque de Boma, Mgr Ndudi Ndudi, qui était son condisciple de classe au petit séminaire Mbata Kiela, est arrivé vers 5 :30 du matin. On fit sortir la famille de la chambre mais l’angoisse de voir leur papa disparaitre les empêchait d’aller loin. Ils sont restés à la porte et ont tout suivi de la conversation entre le président mourant et l’évêque. L’évêque lui propose de confesser ses péchés. Le président Kasa Vubu lui répond : « Je n’ai pas de péché grave à confesser. Mais si j’avais fait du mal à quelqu’un sans m’en apercevoir, je demande sincèrement PARDON. Quant à moi-même, je pardonne à tout le monde, même à Joseph-Désiré Mobutu. Et si vous le voyez, Monseigneur, dites-lui de ne pas hypothéquer l’indépendance de notre pays. Le peuple congolais a beaucoup souffert pour l’avoir ». Ce furent ses dernières paroles. Il reçut la dernière communion comme son viatique et entra dans une lente agonie avant de rendre l’âme au petit matin. Il est mort non pas à l’hôpital mais dans sa modeste maison qu’il avait construite en 1954 quand il exerçait encore les fonctions de bourgmestre de Dendale, l’actuelle commune de Kasa Vubu. Aujourd’hui 24 mars 2022 où est célébré le 53e anniversaire de sa mort, nous voulons lui rendre un vibrant hommage pour le modèle d’amour de la patrie et d’intégrité dans la gestion de la chose publique qui ont caractérisé toute sa vie. Par Germain Nzinga

Livre-témoignage : L’homme de Dieu Martin Essomba vient de publier « Va et raconte ce que j’ai fait pour toi »

Livre-témoignage : L’homme de Dieu Martin Essomba vient de publier «  Va et raconte ce que j’ai fait pour toi »

Martin Tsala Essomba, né dans la région du Centre au Cameroun, est leader de l’église « Temple des Nations » à Asnières-sur-Seine (France). C’est sur instruction divine qu’il a rédigé son témoignage dans le livre Va et raconte ce que j’ai fait pour toi. En tant que docteur de la parole de Dieu, il relate ses années passées au service de Satan par la pratique de la magie, puis sa délivrance des ténèbres par Jésus-Christ. La genèse de cet ouvrage, à l’écriture impeccable et facile à lire, fait état des origines familiales de l’homme de Dieu avant d’introduire le lecteur dans le vif du sujet. Le jeune Martin n’a pas 17 ans lorsque ses parents sont tués par la sorcellerie familiale, alors que son père était un chrétien pratiquant. Pour venger la mort précoce des siens, il signe depuis le Cameroun un pacte avec le diable par le canal de la représentation à Grenoble en France de la secte satanique « Sakia mouni ». Chemin faisant, il devient un proche collaborateur de Lucifer, représentant de Satan au Cameroun, haut dignitaire du temple satanique situé sous la Grande-Bretagne et responsable d’un projet de destruction de l’Afrique avec une base au Soudan. Le récit est précis et la vérité saute aux yeux du lecteur. L’auteur ne cache rien de tous ses actes démoniaques de l’époque : assassinats mystiques, sorcellerie, organisation d’accidents, voyages astraux, consommation de chairs et de sang humains liés à des sacrifices… C’est avec connaissance et rigueur qu’il nous parle du satanisme, du péché, des envoûtements et malédictions, de l’ignorance des hommes (« mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance ») et de sa délivrance suivie de sa nouvelle naissance. L’expérience racontée est soutenue par la parole de Dieu… Du reste, en dépit de ses activités maléfiques, on s’aperçoit que celui qui est devenu serviteur de Dieu à travers le monde était en réalité destiné à faire le bien. Car Dieu avait semble-t-il commencé une œuvre en lui. Le jeune homme qu’il était alors a su ainsi résister au diable en refusant catégoriquement, au péril de sa vie, de livrer en sacrifices humains ses cousins au nombre de douze, réclamés par son supérieur. Et lorsqu’il tombe gravement malade, la médecine, l’animisme et la magie n’ayant pu le sauver, c’est Jésus-Christ en personne qui viendra le rencontrer et le guérir le 22 février 1992. À la suite de ce secours divin, il lui dit « Va et raconte ce que j’ai fait pour toi ». « Va et raconte ce que j’ai fait pour toi », témoignage de Martin Essomba, Éditions Cana, 177 pages, 10 euros. (www.vimdv.org/ tsalaes@yahoo.fr). Mito revista cultural n°42 du mois d’avril 2017.