Congo. Quarante ans de pleurs et de souffrance et on en est encore là !

Congo. Quarante ans de pleurs et de souffrance et on en est encore là !

HAUT ET FORT. C’est fou et diabolique de penser qu’en 2025, nous devons encore nous battre pour le droit d’exister dans notre propre pays, le Congo-Brazzaville. Démarrons donc cette nouvelle année 2025 avec un objectif simple : Osez sortir de notre zone de confort et découvrir des horizons inexplorés. Pour y arriver, nous aurons besoin d’une dose d’aventure et d’originalité dans tout ce que nous entreprendrons. Si certains fragiles d’esprit se laisseront berner, rappelons-nous toujours de ne pas suivre les loups et louveteaux déguisés en agneaux qui continueront de nous faire miroiter une année de la jeunesse qui n’existe que dans leur cerveau sans fenêtre. Esprit léger et pieds en mouvement, allons de l’avant et faisons en sorte que chaque jour soit une nouvelle occasion de briller, un pas de plus vers le bonheur tant attendu par notre peuple tenu en esclavage dans cette prison à ciel ouvert qu’est devenu le Congo-Brazzaville ! Alors, prêts pour 2025, sans blabla ni tralala ? Bonne année 2025 et que Dieu bénisse le Congo-Brazzaville. Laurent DZABA Président de la Dynamique VJ2R

Congo Brazzaville. Nos oreilles ont beaucoup souffert et nos cœurs, nos esprits et nos âmes ont pris le relais de la souffrance

Congo Brazzaville. Nos oreilles ont beaucoup souffert et nos cœurs, nos esprits et nos âmes ont pris le relais de la souffrance

TRIBUNE. M. Hydevert Mouagny, Député de la Majorité Présidentielle, au Congo Brazzaville, en son âme et conscience, avec la liberté de parole et d’action qui le caractérisent, a laissé entendre, de sa propre bouche, que l’insécurité sous le Président Pascal Lissouba avait été sciemment orchestrée pour gêner la gouvernance de ce dernier. On imagine que M. Hydevert Mouagny, lui même, devait être partisan de cette installation de l’insécurité. Et par extension, le camp politique opposé au Président Pascal Lissouba. Parce que ne pouvait gêner le pouvoir du Président Pascal Lissouba que celui qui s’opposait, de fait, à la marche harmonieuse, pour des intérêts nationaux de l’exercice du Président Pascal Lissouba. En politique, voies légales, démocratiques on non, on trouble un système en place pour des velléités de changement et d’appropriation aux fins de se donner les moyens de gouverner à son tour. On comprend alors, 27 ans après les violences du 5 juin 1997, à Brazzaville, la raison fondamentale, motif réel, de ces tragiques événements qui ont embrasé la capitale congolaise, fait des milliers victimes, endeuillé des familles, détruit des immobilisations, et, en dernier ressort, contraint de nombreux partisans du Président Pascal Lissouba à un exil forcé à l’étranger. Un exil où le Président Pascal Lissouba trouvera la mort, le 24 août 2020, à Perpignan, dans le Sud de la France. J’y perdrais mon épouse, Mave, et un enfant de 15 ans, Didi O. Le temps est passé. Ce qui est passé est passé Mais, les violences du 5 juin 1997 valaient-elles la peine? J’estime que non. Les élections présidentielles, sanctionnant le mandat du Président Pascal arrivaient. Leur préparation était collégiale. Les représentants de l’opposition y prenaient part. Ce sont ces violences qui ont été à la base du report objectif de l’élection présidentielle décidée par le Conseil Constitutionnel, avec à sa tête, M. Note Agathon. Autant les brutalités dans Brazzaville et ses environs se sont accrues lorsque le report des présidentielles a été arrêté, parce que clamé illégal par l’opposition de l’époque, autant le Président Denis Sassou Nguesso ne s’est pas empêché de modifier la Constitution en 2015, pour se créer les conditions d’un troisième mandat en 2016, au prix des violences qui ont généré des détentions des candidats Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Le 15 août 2024, le Congo Brazzaville célébrera les 64 ans de son indépendance. Cette durée semble ne pas jouer sur l’état d’esprit et la faculté des dirigeants congolais à mieux gouverner notre pays. Depuis l’indépendance, les pouvoirs qui se succèdent se cherchent toujours, semblant naviguer à vue. Et pourtant, je l’ai écrit, le 7 mars 2024, le Congo Brazzaville est pays merveilleux. Un don de Dieu. Rien ne lui manque pour être cette Nation modèle, à tous points de vue. Mr Hydevert Mouagny, nos oreilles ont beaucoup souffert. Et nos coeurs, nos esprits et nos âmes ont pris le relais de la souffrance. Député de la Majorité Présidentielle vous êtes. J’ose croire que, du fond de coeur, vous ferez amende honorable, parce que le 5 juin 1997 est un désastre. Une guerre de la Nation congolaise contre elle-même. Elle n’a pas fait avancer le Congo. La cohésion et l’unité nationales peinent à se construire. L’économie, en dépit d’immenses ressources naturelles dont dispose le pays traîne à se développer. Le chômage, particulièrement, celui des jeunes est élevé. Le cri sur l’arrêt des anti-valeurs s’évanouit, dans l’air, comme de la fumée, sans résultat. L’arrière pays et les cités ne se modernisent pas. L’effet d’entraînement au travail des Congolais est lourd. Les autorités, ne s’en imposant pas comme référence. Et les Congolais attendent toujours de leurs dirigeants la phrase symbolique et pleine de résonance productive « Faites comme nous ». Paris 11 mars 2024 Ouabari Mariotti Ancien Garde des Sceaux Ministre de la Justice Congo Brazzaville