Rigobert Song nommé sélectionneur de la Centrafrique : une nouvelle page s’écrit

Rigobert Song nommé sélectionneur de la Centrafrique : une nouvelle page s’écrit

FOOTBALL. Après avoir été limogé de son poste de sélectionneur du Cameroun en février 2024, à la suite de l’élimination des Lions Indomptables en huitièmes de finale de la CAN, Rigobert Song rebondit de manière inattendue en prenant les rênes de l’équipe nationale centrafricaine. Une annonce inattendue qui fait sensation Alors que rien ne laissait présager un tel rebondissement, la légende camerounaise a créé la surprise lundi en apparaissant dans une photo largement partagée sur les réseaux sociaux. Sur ce cliché, Song échangeait des maillots avec le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, et le ministre des Sports, Héritier Doneng. Ce moment a suffi à alimenter les rumeurs, rapidement confirmées dans la soirée par un communiqué officiel du ministère des Sports centrafricain. Ce dernier a publié un arrêté officialisant la nomination de Song comme sélectionneur principal des Fauves du Bas-Oubangui. Il sera épaulé par une équipe technique composée d’Éloge Enza-Yamissi, Sébastien Ngato et Éric Cabalero. Éloge Enza-Yamissi, ancien international centrafricain, assurait l’intérim depuis le départ du Suisse Raoul Savoy, démis de ses fonctions en octobre dernier. Une mission ambitieuse pour un défi inédit Rigobert Song, qui connaît ici sa première expérience de coach hors du Cameroun, devra relever plusieurs défis. La Centrafrique, actuellement quatrième de son groupe de qualification pour la Coupe du monde 2026, accuse un retard de cinq points sur le duo de tête composé du Ghana et des Comores. De plus, une question reste en suspens : Song dirigera-t-il également la sélection A’ qualifiée pour la première fois de son histoire au CHAN ? Cette équipe, dirigée jusque-là par Sébastien Ngato, s’est distinguée en éliminant… le Cameroun lors des qualifications. Une nomination orchestrée en coulisses Selon le journaliste Bruno François Bidjang, cette nomination porte l’empreinte de Joel Kouemo, ministre conseiller auprès du président centrafricain et homme d’affaires camerounais. Ce dernier aurait œuvré pendant plusieurs mois pour concrétiser l’arrivée de Song à ce poste. Un avenir à construire Bien que la Centrafrique ne soit pas qualifiée pour la CAN 2025, cette nomination marque une volonté de structurer le football national et d’insuffler une nouvelle dynamique. Song sera confronté à une double échéance avec le CHAN, prévu du 1er au 28 février prochains au Kenya (co-organisé avec l’Ouganda et la Tanzanie), et les qualifications pour le Mondial 2026. Le tirage au sort du CHAN, attendu mercredi, donnera un premier aperçu de l’ampleur du défi qui l’attend. Rigobert Song, figure emblématique du football africain, entame donc un nouveau chapitre dans sa carrière d’entraîneur. Saura-t-il relever ce défi et écrire une nouvelle page glorieuse, cette fois avec les Fauves du Bas-Oubangui ? L’avenir nous le dira. Ya Willy.

Cameroun/Marc Brys vide son sac : Samuel Eto’o, Rigobert Song et André Onana dans la tourmente

Cameroun/Marc Brys vide son sac : Samuel Eto’o, Rigobert Song et André Onana dans la tourmente

Le sélectionneur du Cameroun, Marc Brys, a récemment accordé une interview explosive dans laquelle il n’a pas hésité à critiquer vertement Samuel Eto’o, actuel président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot). Durant cet entretien, Brys est revenu sur ses premières interactions avec Eto’o, révélant une relation tendue, marquée par des affrontements verbaux et des divergences profondes sur la gestion de l’équipe nationale. Dès les premières minutes de l’interview, Marc Brys ne mâche pas ses mots : « Samuel Eto’o n’a réussi que comme footballeur ! Dans les autres domaines, il a échoué : comme entraîneur, entrepreneur, et manifestement comme dirigeant, si l’on en juge par sa gestion de la Fecafoot. » Cette déclaration percutante résume le mécontentement du sélectionneur, qui critique ouvertement la manière dont Eto’o dirige l’institution, le jugeant déconnecté des réalités du management sportif. « Rigobert Song était sa marionnette » Brys dénonce particulièrement les manœuvres de la Fédération pour, selon lui, déstabiliser l’équipe nationale et compromettre ses chances de succès. « Comment peut-on agir contre son propre pays ? » s’interroge-t-il, soulignant l’absurdité de la situation. Il accuse également Eto’o d’avoir transformé l’ancien sélectionneur, Rigobert Song, en une simple marionnette sans aucun pouvoir décisionnel. « Eto’o entrait dans le vestiaire avant et pendant les matchs, modifiant l’équipe de fond en comble. Les joueurs se sentaient opprimés ; c’était une véritable farce. Dans de telles conditions, il était illusoire d’espérer de bonnes performances de la part du Cameroun. » Une altercation marquante avec Eto’o L’entraîneur relate également un incident particulièrement tendu survenu à la Fecafoot le 28 mai 2024. Convoqué à une réunion « sans ordre du jour », Brys raconte qu’Eto’o l’a d’abord ignoré avant de lui adresser la parole de manière agressive. « Je l’ai ignoré en retour, et c’est là que la situation a dégénéré. Il s’est senti humilié par mon attitude et a commencé à crier et à me menacer », relate Brys. Cet accrochage a marqué un tournant décisif dans leur relation déjà fragile. Ce conflit, loin d’être isolé, semble symptomatique d’une série de dysfonctionnements dans la gestion de la sélection camerounaise. Brys évoque également des épisodes chaotiques, comme celui où l’équipe, la veille d’un match contre le Cap-Vert (victoire 4-1), n’avait ni bus, ni ballons, ni équipements. « C’était intentionnel. J’ai donc transformé l’entraînement en simple promenade pour montrer que la situation était inacceptable. » « André Onana a dû s’échauffer seul » La nuit précédant un autre match, Brys reçoit des courriels à des heures indues exigeant que les passeports des joueurs et la composition de l’équipe soient remis à un commissaire de la FIFA logeant à une heure et demie de là. « À 7 h du matin, j’ai loué une voiture pour tout lui apporter moi-même, craignant que la Fecafoot n’intervienne dans ma sélection. Comme si cela ne suffisait pas, mon staff n’était pas accrédité pour ce match, obligeant André Onana, gardien de Manchester United, à s’échauffer seul, sans entraîneur des gardiens ! Du jamais-vu. Voilà le triste bilan de Samuel Eto’o à la tête de la Fecafoot. » Malgré ces tensions, Marc Brys reste déterminé à accomplir sa mission avec les Lions Indomptables. Interrogé sur l’avenir de sa collaboration avec Eto’o, il répond avec pragmatisme : « La balle est dans son camp. S’il veut une relation cordiale et apaisée, je suis prêt. S’il préfère une relation hostile et brutale, elle le restera jusqu’à la fin de ma mission. » Ya Willy.

Cameroun : Tumulte surréaliste autour du poste de sélectionneur !

Cameroun : Tumulte surréaliste autour du poste de sélectionneur !

Le gouvernement camerounais a déclenché une véritable tempête en officialisant, mardi, la nomination de Marc Brys au poste de sélectionneur sans l’accord préalable de la Fédération. Cette décision a engendré un véritable bras de fer qui promet d’être tendu. Une scène digne d’un scénario absurde se déroule actuellement au Cameroun. Mardi soir, un communiqué émanant du Ministère des Sports du pays africain a annoncé la nomination du Belge Marc Brys en tant que nouveau sélectionneur des Lions Indomptables. Fort de son expérience, notamment dans son pays d’origine, Brys prend ainsi la relève de Rigobert Song après une Coupe d’Afrique des Nations décevante, où le Cameroun a été éliminé dès les huitièmes de finale. Ce choix a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, de nombreux supporters de l’équipe nationale camerounaise s’attendant à un nom plus prestigieux, à l’image d’Hervé Renard, dont le palmarès sur le continent est éloquent. Il a même été question de José Mourinho il y a quelques jours. Manifestement, les supporters camerounais ne sont pas les seuls surpris par cette nomination. En effet, la Fecafoot, la fédération camerounaise de football, n’était même pas au courant de cette décision ! La Fecafoot a réagi vivement à cet affront en publiant un communiqué incisif. « La Fédération Camerounaise de Football a appris, en même temps que l’ensemble des Camerounais, la nomination à des postes de responsabilité au sein de la Sélection Nationale Seniors de football masculin. La Fecafoot exprime son profond étonnement face à cet acte qui contrevient aux termes du Décret N°2014/384 du 26 juillet 2014 portant organisation et fonctionnement des sélections nationales de football », peut-on lire dans le communiqué de l’institution dirigée par Samuel Eto’o. Cette situation rocambolesque est d’autant plus surprenante que l’ancienne star du FC Barcelone et ses équipes travaillaient de leur côté sur le recrutement d’un nouveau sélectionneur, qui n’était clairement pas Marc Brys. La Fecafoot semble déterminée à engager un bras de fer avec le gouvernement. Qui sortira vainqueur de ce conflit ? La réponse ne devrait pas tarder à se dessiner… Ya Willy.

CAN 2023 : Remue-ménage chez les lions indomptables.

CAN 2023 : Remue-ménage chez les lions indomptables.

Rigobert Song, le sélectionneur du Cameroun, est sous une pression intense à quelques semaines du début de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en Côte d’Ivoire (13 janvier-11 février). Sa mission : remporter le titre continental pour espérer prolonger son contrat. Mais cette mission cruciale est accompagnée de défis complexes, incluant des pressions politiques, des critiques sur sa gestion d’équipe et des relations tendues entre deux figures majeures : Samuel Eto’o et André Onana. Après l’échec de la sélection nationale du Cameroun au premier tour de la Coupe du monde 2022, Song se prépare à un nouveau défi. La tâche du sélectionneur camerounais est de trouver la formule magique qui pourrait permettre aux Lions Indomptables de remporter une sixième étoile continentale. Cependant, la perspective de la CAN en Côte d’Ivoire ne semble pas favorable pour Song, dont l’avenir est sérieusement menacé. Le ministre des Sports a mis la pression en exigeant des performances exceptionnelles de l’équipe nationale. Song doit faire briller l’équipe pour satisfaire les attentes du gouvernement camerounais. Cependant, ses compétences sont souvent remises en question en raison de ses choix tactiques et de gestion d’équipe contestés. Son bilan de 5 victoires, 6 nuls et 7 défaites en 18 matches soulève des doutes sur sa capacité à tirer le meilleur parti des joueurs. Malgré des performances prometteuses de certains joueurs, Song a été critiqué pour ses rotations constantes dans l’équipe, ce qui a eu un impact négatif sur la cohésion. De plus, la tension entre deux figures clés de l’équipe, André Onana et Samuel Eto’o, reste un obstacle majeur pour Song. Leur relation s’est détériorée depuis la Coupe du monde 2022, créant des frictions au sein de l’équipe. La CAN 2023 représente un test crucial pour Rigobert Song. Outre ses compétences tactiques, il doit également gérer les dynamiques internes complexes de l’équipe camerounaise. Le succès de l’équipe sur le terrain de football revêt une signification bien plus large pour lui. Ya Willy.

Qatar 2022. United Cameroon chantant de la même feuille de chanson

Qatar 2022. United Cameroon chantant de la même feuille de chanson

Rigobert Song donne régulièrement aux fans de football camerounais de quoi crier à nouveau. L’ancien défenseur aguerri a supervisé une campagne de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA éprouvante mais réussie et prépare son équipe pour un groupe difficile au Qatar. Beaucoup de choses ont changé dans le football camerounais ces dernières années. D’abord, Samuel Eto’o, recordman de buts du pays avec 56 buts, a été élu au poste de président de la Fédération camerounaise de football en décembre 2021, avec l’objectif affiché de « redonner le football aux footballeurs ». En février de cette année, Rigobert Song, l’ancien capitaine talismanique du Cameroun et détenteur du record d’apparitions – il a remporté 137 sélections – a pris la tête de l’équipe nationale. Son objectif ? Redonner un peu de fierté à une nation absente de la Coupe du Monde de la FIFA 2018™. Après une campagne de qualification spectaculaire qui a abouti à une victoire en barrage contre l’Algérie, le Cameroun se rendra sur la plus grande scène du football au Qatar pour la huitième fois de son histoire – un record pour un pays africain. Et le capitaine Vincent Aboubakar et ses coéquipiers entendent bien suivre les traces de leurs prédécesseurs en marquant significativement la compétition. Les rencontres du Groupe G du Cameroun Suisse-Cameroun 24 novembre, 13h00 (heure locale) Cameroun-Serbie 28 novembre, 13h00 (heure locale) Cameroun-Brésil 2 décembre, 22h00 (heure locale). L’approche et la tactique de Song Les attaquants qui ont croisé la route de Rigobert Song sur le terrain de football ont rapidement découvert que l’ancien skipper des Lions indomptables était un défenseur robuste et agressif, avec une mentalité de gagnant, une perspective que les compatriotes de Song appellent « hemlé ». C’est cet état d’esprit courageux que l’entraîneur-chef souhaite insuffler à ses joueurs. Song favorise une formation en 4-3-3 et des passes courtes et verticales. Son équipe est fondée sur une solidité défensive irréprochable, qui est complétée par un rythme sur les flancs sous la forme de Collins Fai et Nouhou Tolo. Au milieu de terrain, Song sélectionne les joueurs qui peuvent utiliser leurs compétences de balle lors des phases de transition, tandis que l’attaquant Karl Toko Ekambi tombe souvent pour récupérer la possession en profondeur ou offrir une option supplémentaire. Dans l’ensemble, Song adopte une approche pragmatique axée sur la négation des adversaires du Cameroun, ce qui produit souvent des performances qui appartiennent à la catégorie solide plutôt qu’expressif. Joueur clé : Vincent Aboubakar Vincent Aboubakar n’est pas seulement le capitaine du Cameroun, mais aussi l’un des joueurs les plus compétents techniquement de l’équipe. A 30 ans, le déterminé natif de Garoua, dont la longue carrière internationale a commencé en 2010 – aux côtés de piliers de l’équipe nationale comme Eto’o et Pierre Webo – est sur le point de disputer sa troisième Coupe du monde. C’est maintenant au tour d’Aboubakar de servir de modèle à une équipe dans laquelle de nombreux joueurs clés participeront à leurs premières Coupes du monde. Après avoir marqué huit fois en tête du classement des buteurs de la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF 2021, organisée cette année, l’attaquant confiant ne sera probablement pas déconcerté par ses responsabilités de leadership, ni par les défis qui attendent son équipe au Qatar, comme il l’a récemment expliqué. à FIFA+. « Nous n’aurons pas peur du Brésil », a-t-il déclaré. « Cependant, nous sommes aussi une grande équipe, représentant un grand pays, et nous pensons que nous pouvons aller loin. Nous laissons notre football parler. Ce tournoi réunit les meilleures équipes du monde et nous devons bien nous préparer pour pouvoir concourir. A surveiller : André-Frank Zambo Anguissa André-Frank Zambo Anguissa a été en excellente forme pour Napoli lors du premier quart de la saison de Serie A, un fait noté par l’homme en charge du Cameroun. « Anguissa nous sera très utile en novembre », a déclaré Song lors du récent camp d’entraînement de l’équipe en République de Corée. Inventivité, improvisation et rapidité d’exécution exceptionnelle sont parmi les attributs qui ont assuré à Anguissa une place dans le onze de départ de son pays. Sa principale qualité, cependant, est une capacité à se sortir des situations de pression grâce à des compétences de dribble exceptionnelles – un atout inestimable pour un milieu de terrain titulaire. Aujourd’hui âgé de 26 ans, Anguissa a considérablement mûri en tant que joueur depuis son passage en Premier League avec Fulham en 2018, et sa détermination, sa forte personnalité et son ingéniosité ont une influence considérable sur le style de jeu du Cameroun. Il reprend possession à plusieurs reprises pour son équipe et maintient une approche extraordinairement disciplinée de son rôle. L’histoire de la Coupe du monde du Cameroun Le Cameroun est l’un des trois seuls pays africains à avoir atteint les quarts de finale de la Coupe du monde – aux côtés du Sénégal et du Ghana – un exploit qu’ils ont réalisé en 1990, en Italie. Les Lions Indomptables, dont la formation comprenait l’irrépressible attaquant Roger Milla, ont choqué le monde lors de leur match d’ouverture de ce tournoi, battant les champions en titre argentins, qui mettaient en vedette le grand Diego Maradona, grâce à une tête de François Omam-Biyik – un but qui entré dans le folklore du football africain. Depuis cette course remarquable vers les huit derniers, les campagnes de Coupe du monde du Cameroun se ressemblent étrangement, avec des éliminations en phase de groupes en 1994, 1998, 2002, 2010 et 2014. Après avoir échoué à se qualifier en 2018, le Cameroun pourrait-il imiter l’équipe bien-aimée de 1990 et enfin donner à ses fans de quoi crier au Qatar ? @FIFA.com