Quand la recherche scientifique se met au service d’un agenda politico-diplomatique : le cas Vincent Duclert et le rôle de la France au Rwanda

Quand la recherche scientifique se met au service d’un agenda politico-diplomatique : le cas Vincent Duclert et le rôle de la France au Rwanda

PARLONS-EN. Le rôle des universitaires dans l’accompagnement de l’impérialisme, ou plus largement d’agendas gouvernementaux, est bien documenté. À cet égard, le cas de l’historien Vincent Duclert offre une illustration particulièrement éclairante. En avril 2019, à la veille des commémorations du génocide rwandais, Emmanuel Macron lui confie la mission de constituer une commission chargée d’examiner le rôle de la France au Rwanda. Macron affirme s’être engagé auprès de Paul Kagame pour que « le génocide des Tutsis prenne toute sa place » dans la « mémoire collective » française, inscrivant d’emblée la démarche dans un horizon à la fois historique et diplomatique. Deux ans plus tard, la commission d’historiens présidée par Monsieur Duclert produit son rapport. Celui-ci conclut que la France porte une responsabilité dans le génocide sans en être complice. La formule s’apparente moins à un verdict historiographique qu’à un exercice d’équilibrisme juridico-diplomatique. Johan Swinnen, ancien ambassadeur de Belgique au Rwanda (1990–1994), dénonce un document « coupable de légèreté et d’omissions inexcusables ». En clair, le récit que propose Vincent Duclert, après un dépouillement des archives françaises, est tenable politiquement mais fragile historiquement. Jambo Asbl, ONG basée en Belgique, vient de publier une synthèse particulièrement fournie des principales objections adressées à ce rapport scientifiquement politisé : https://www.jamboasbl.com/…/lasbl-jambo-propose-une… On le sait — et la littérature l’a abondamment montré —, le monde académique peut fonctionner comme une caisse de résonance des priorités d’État, sous couvert de neutralité scientifique. Le cas de Vincent Duclert, qui s’est dit satisfait d’avoir contribué à la réconciliation entre la France d’Emmanuel Macron et le Rwanda de Paul Kagame, est particulièrement éloquent. Patrick Mbeko

Congo/Recherche Scientifique : Vers la transformation en pain du manioc et de l’igname de Gamboma

Congo/Recherche Scientifique : Vers la transformation en pain du manioc et de l’igname de Gamboma

Le directeur du Centre de recherche et d’initiation des projets de technologie au ministère de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, (Cript), M. Michel Dzondo Gadet, et le directeur de la société “Le Badila”, M. Roger Kwama, ont signé le 20 octobre 2020 à Brazzaville, un accord cadre de partenariat, en vue de la transformation en pain du manioc et l’igname de Gamboma. La signature de cet accord a eu lieu sous le patronage du directeur de cabinet du ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Jean Boukono. M. Kwama a dit  à cet effet qu’il est bon pour les africains de se tourner vers les produits du terroir, à l’instar du manioc et de l’igname qui font partie des rares produits plantés un peu partout sur le continent. L’accord cadre de partenariat signé aura une durée de cinq ans et permettra aux deux structures de s’engager à respecter et à soutenir le droit à la propriété intellectuelle attribuée à l’institution de recherche. Concernant les bénéfices générés par l’utilisation du brevet, ceux-ci feront l’objet d’un partage selon une clé de répartition conventionnelle. Dans cet accord, le Cript s’engage à octroyer le droit d’utilisation des procédés de fabrication de certains produits alimentaires conçus au Cript, à accompagner la société ‘’Le Badila’’ dans l’élaboration de certains produits élaborés au Cript, ce pour réaliser un suivi sur le terrain, en vue d’éventuelles améliorations et/ou de l’optimisation. Quant à la société “Le Badila”, elle prend l’engagement d’accepter d’utiliser, selon les règles de l’art, les procédés du Cript avec les coûts y afférents, de vulgariser et de commercialiser certains produits conçus par le Cript et d’accepter les suivi ainsi que les améliorations apportées aux différents produits par les chercheurs du centre du Cript. Florent Sogni Zaou