Le tourisme international en bonne voie pour retrouver ses niveaux d’avant la pandémie

Le tourisme international s’est significativement amélioré pour retrouver ses niveaux d’avant la pandémie, a indiqué l’Organisation mondiale du tourisme. Selon les nouvelles données publiées récemment par l’institution spécialisée des Nations unies, le redressement rapide du secteur continue sur sa lancée en 2023. En effet, «les voyageurs ont été deux fois plus nombreux au premier trimestre 2023 que durant la même période en 2022», a noté l’organisation chargée de promouvoir et de développer un tourisme responsable, durable et universellement accessible. D’après son analyse, les arrivées internationales ont atteint globalement 80% de leur niveau d’avant la pandémie au titre du premier trimestre 2023, estimant qu’il y a eu 235 millions de touristes internationaux au cours des trois premiers mois de 2023. Ce qui est plus du double que pour la même période en 2022. Pour l’OMT, les résultats du premier trimestre 2023 sont conformes aux scénarios prévisionnels pour l’année, d’après lesquels les arrivées internationales retrouveront de 80% à 95% de leurs niveaux d’avant la pandémie. Rappelons à ce propos que le groupe d’experts de l’OMT tablait sur de solides résultats pendant la haute saison (mai-août) dans l’hémisphère Nord, ainsi qu’en témoigne le dernier indice de confiance de l’OMT. A bien y regarder, tout porte à croire que « la performance pendant cette période a toutes les chances d’être encore meilleure qu’en 2022», a en effet déduit l’organisation internationale. «Ce début d’année illustre une fois encore la capacité incomparable qu’a le tourisme de rebondir. En bien des endroits, on est proche, voire même au-dessus des niveaux d’arrivées d’avant la pandémie», s’est réjoui le secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili. Ce dernier appelle toutefois à «rester vigilants face aux défis tels que l’insécurité géopolitique, les pénuries de personnel et l’impact potentiel de la crise du coût de la vie sur le tourisme, en veillant à ce que pendant son redressement, le tourisme soit à la hauteur de ses responsabilités en tant que solution à l’urgence climatique et en tant que moteur du développement inclusif.» En effet, comme le rappelle l’institution spécialisée des Nations unies, il est important de tenir compte du fait que « la reprise du tourisme est aussi soumise à un certain nombre de défis». Sachant que l’inflation élevée et la hausse des cours du pétrole font augmenter les coûts du transport et de l’hébergement, le groupe d’experts de l’OMT prévient à ce propos : «La situation économique demeure le principal facteur pesant sur la reprise efficace du tourisme international en 2023». Pour l’OMT, il faut ainsi s’attendre à ce que, de plus en plus, de touristes fassent davantage attention au rapport qualité-prix et voyagent plus près de chez eux. Par ailleurs, fait-elle remarquer, «l’incertitude provoquée par l’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine et la montée d’autres tensions géopolitiques continuent aussi de représenter des risques baissiers». A titre de rappel, «d’après les données révisées pour 2022, les touristes internationaux ont été plus de 960 millions l’an dernier, soit les deux tiers (66%) du volume d’avant la pandémie », a indiqué l’OMT qui en déduit que le tourisme continue de prouver sa résilience. D’après l’organisation, les recettes du tourisme international sont reparties à la hausse, franchissant le cap des 1.000 milliards d’USD en 2022. Elles ont bondi de 50% en valeur réelle par rapport à 2021, grâce à une forte reprise des voyages internationaux. En ce qui concerne les dépenses des visiteurs internationaux, les données montrent qu’elles ont atteint 64% de leurs niveaux d’avant la pandémie (-36% par rapport à 2019, mesurées en valeur réelle). Alain Bouithy
Le tourisme mondial s’accélère au premier trimestre

La reprise du tourisme s’est accélérée au premier trimestre 2022, selon un récent rapport de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). L’assouplissement des restrictions et la hausse de la confiance ont beaucoup contribué à cette évolution permettant ainsi au secteur touristique de poursuivre sa reprise à un rythme soutenu. Après analyse des données de l’OMT, il ressort globalement que « les destinations ont reçu près de trois fois plus d’arrivées internationales au premier trimestre 2022 qu’à la même période de 2021, l’Europe étant en tête du rebond du secteur », a indiqué l’organisation internationale. Ces données montrent que « le tourisme international a connu une augmentation de 182% en glissement annuel en janvier-mars 2022, les destinations du monde entier ayant reçu quelque 117 millions d’arrivées internationales, contre 41 millions au premier trimestre 2021 ». Selon le dernier Baromètre du tourisme mondial de l’OMT, « sur les 76 millions d’arrivées internationales supplémentaires au cours des trois premiers mois, quelque 47 millions ont été enregistrées en mars, ce qui montre que la reprise s’accélère ». Dans le détail, l’Europe a accueilli près de quatre fois plus d’arrivées internationales (+280%) au premier trimestre 2022 qu’au cours de la même période de 2021, a indiqué l’OMT précisant que les résultats ont été portés par une forte demande intrarégionale. S’il est établi que les arrivées ont plus que doublé (+117%) au cours des mêmes trois mois dans les Amériques, les chiffres rendus publics par l’OMT montrent que les arrivées en Europe et dans les Amériques sont toutefois restées respectivement de 43 % et 46 % en dessous des niveaux de 2019. La reprise étant également au rendez-vous du coté du Moyen-Orient (+132 %) et de l’Afrique (+96%) qui ont connu une forte croissance au premier trimestre 2022 par rapport à 2021, selon les mêmes données. Mais à en croire l’organisation internationale, celles-ci montrent également que les arrivées sont restées respectivement de 59 % et 61% en dessous des niveaux de 2019. Quant à l’Asie-Pacifique, les données révèlent qu’elle « a enregistré une augmentation de 64% par rapport à 2021, mais les niveaux étaient là encore inférieurs de 93% aux chiffres de 2019, car plusieurs destinations sont restées fermées aux voyages non essentiels ». A noter que la répartition par sous-région montre que les Caraïbes et le sud de l’Europe méditerranéenne continuent d’afficher les taux de reprise les plus rapides, a fait savoir l’organisation. Selon l’OMT, « dans les deux cas, les arrivées se sont rétablies à près de 75% des niveaux de 2019, certaines destinations atteignant ou dépassant les niveaux pré-pandémie ». Quoi que nous enseignent ces données, et en dépit du fait que le tourisme international reste de 61% en dessous des niveaux de 2019, l’OMT est persuadée que la reprise progressive devrait se poursuivre tout au long de l’année 2022. Et pour cause : « davantage de destinations assouplissent ou lèvent les restrictions de voyage et la demande refoulée est libérée », a constaté l’organisation. L’OMT en veut pour preuve : «au 2 juin, 45 destinations (dont 31 en Europe) étaient exemptes de restrictions liées à la Covid-19. En Asie, un nombre croissant de destinations ont commencé à assouplir ces restrictions». Mais attention! L’organisation mondiale du tourisme a toutefois prévenu que « la situation économique difficile, associée à l’offensive militaire de la Fédération de Russie en Ukraine, représente un risque baissier pour la reprise du tourisme international ». Quand bien même il n’a eu qu’un impact direct limité sur les performances globales, « ce conflit a d’importantes répercussions économiques au niveau mondial ». Dans ce sens qu’il exacerbe les prix déjà élevés du pétrole et l’inflation générale et perturbe les chaînes d’approvisionnement internationales ; au point d’entraîner « une hausse des coûts de transport et d’hébergement pour le secteur du tourisme », a-t-elle fait savoir. Il est important de relever que la dernière édition du Baromètre du tourisme mondial révèle en outre que les recettes d’exportation se redresseront plus rapidement à mesure que les dépenses augmenteront. Selon l’OMT, « les recettes totales des exportations touristiques (y compris les recettes du transport de passagers) ont atteint un montant estimé à 713 milliards d’USD en 2021, soit une augmentation de 4% en termes réels par rapport à 2020, mais toujours de 61% en dessous des niveaux de 2019 ». Les recettes du tourisme international ont pour leur part atteint 602 milliards d’USD, soit également 4% de plus en termes réels qu’en 2020, a poursuivi l’organisation précisant que l’Europe et le Moyen-Orient ont enregistré les meilleures performances, les revenus atteignant environ 50% des niveaux pré-pandémiques dans les deux régions. Alain Bouithy
La reprise du tourisme mondial se fait lente et fragile

Le tourisme mondial a connu une embellie au troisième trimestre 2021, selon un récent rapport de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) qui estime toutefois que la reprise demeure encore fragile. Il a rebondi pendant la saison estivale de l’hémisphère nord, après un premier semestre 2021 morose. Ce qui a dopé « les résultats du troisième trimestre de l’année, notamment en Europe », a indiqué l’institution spécialisée des Nations unies. Il ressort, en effet, du dernier Baromètre OMT du tourisme mondial, que les arrivées de touristes internationaux (visiteurs avec nuitées) ont bondi de 58% en juillet-septembre par rapport à la même période de 2020. Dans son rapport, rendu public récemment, l’agence onusienne constate néanmoins que le nombre des arrivées touristiques est resté inférieure de 64 % aux niveaux enregistrés en 2019. « Les données pour le troisième trimestre de 2021 sont encourageantes. Toutefois, les arrivées sont toujours inférieures de 76 % aux niveaux prépandémiques et les résultats dans les différentes régions du monde restent inégaux », a en outre fait savoir le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili. A en croire l’OMT, les données recueillies montrent que « l’Europe a enregistré la meilleure performance relative au troisième trimestre, avec des arrivées internationales en baisse de 53 % par rapport à la même période de trois mois de 2019. En août et septembre, les arrivées, en retrait de 63 % par rapport à 2019, affichaient leurs meilleurs résultats mensuels depuis le début de la pandémie ». Selon la dernière édition du Baromètre OMT du tourisme mondial, entre janvier et septembre, les arrivées de touristes internationaux dans le monde ont reculé de 20 % par rapport à 2020, représentant ainsi une nette amélioration par rapport aux six premiers mois de l’année (-54 %). La même source indique que les arrivées ont dépassé les niveaux de 2020 au cours des neuf premiers mois de 2021 dans certaines sous-régions, notamment en Europe du Sud et méditerranéenne, dans les Caraïbes, en Amérique du Nord et centrale. Selon les données disponibles, il ressort du même rapport que « certaines îles des Caraïbes et d’Asie du Sud, ainsi que quelques petites destinations d’Europe méridionale et méditerranéenne, ont connu leurs meilleures performances au troisième trimestre 2021, avec des arrivées proches des niveaux pré-pandémiques, voire parfois supérieures », rapporte en outre l’organisation internationale. En dépit de la remontée constatée au troisième trimestre de l’année, l’OMT constate que le rythme de la reprise reste inégal selon les régions du monde ; en raison « des degrés variables de restrictions de mobilité, de taux de vaccination et de confiance des voyageurs ». « Alors que l’Europe (-53 %) et les Amériques (-60 %) ont bénéficié d’une amélioration relative au cours du troisième trimestre 2021, les arrivées en Asie et dans le Pacifique ont diminué de 95 % par rapport à 2019, de nombreuses destinations restant fermées aux voyages non essentiels », a relevé l’organisation dans sa publication spécialisée. Après analyse, il ressort par ailleurs que « l’Afrique et le Moyen-Orient ont enregistré des baisses respectives de 74 % et 81 % au troisième trimestre 2021 par rapport à 2019 ». En revanche, la Croatie (-19 %), le Mexique (-20 %) et la Turquie (-35 %) ont affiché les meilleurs résultats en juillet-septembre 2021, a indiqué l’OMT. Au niveau des recettes du tourisme international, les données font état d’une amélioration du même ordre. En ce sens que, « le Mexique a enregistré le même niveau de recettes qu’en 2019 tandis que la Turquie (-20 %), la France (-27 %) et l’Allemagne (-37 %) ont connu un repli comparativement moindre qu’en début d’année ». S’agissant des voyages à l’étranger, l’OMT rapporte que les résultats ont également été quelque peu meilleurs, notamment en France et en Allemagne où ils ont enregistré respectivement, -28 % et -33 % pour les dépenses du tourisme international au troisième trimestre. Comme le relève l’organisation mondiale du tourisme dans son rapport, « la reprise en toute sécurité du tourisme international continuera de dépendre largement d’une réponse coordonnée entre les pays en termes de restrictions de voyage, de protocoles de sécurité et d’hygiène harmonisés et d’une communication efficace pour contribuer à rétablir la confiance des consommateurs, en particulier à un moment où les cas se multiplient dans certaines régions ». Alain Bouithy
L’impact massif du Covid-19 sur le tourisme pourrait réduire le PIB mondial de 1,5% à 2,8%

Il est désormais admis que le tourisme a été parmi les secteurs les plus durement touchés par la pandémie de coronavirus (Covid-19) et qu’aucun pays au monde n’a été épargné par cette crise d’une ampleur et d’une portée sans précédent. En l’espace de cinq mois, « entre janvier et mai, la baisse soudaine et rapide des arrivées de touristes a coûté environ 320 milliards de dollars. C’est trois fois plus important que l’impact de la grande récession de 2007-2009 sur notre secteur – et ceci uniquement pour les cinq premiers mois de l’année », a annoncé la semaine dernière Zurab Pololikashvili, le Secrétaire général de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). L’impact de la crise sur ce secteur capital pour l’économie mondiale est tel que « pas moins de 100 millions d’emplois directs dans le secteur du tourisme sont menacés et que la chute massive des recettes d’exportation du tourisme pourrait réduire le PIB mondial jusqu’à 2,8% », a averti le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. En effet, selon les prévisions des analystes de l’OMT, les arrivées de touristes internationaux pourraient chuter de 58% à 78% cette année, ce qui mettrait en péril jusqu’à cent millions d’emplois directs dans le secteur du tourisme. L’impact massif sur le tourisme international et national aura des répercussions plus larges et pourrait réduire le produit intérieur brut mondial de 1,5% à 2,8%, poursuit l’organisation. Tandis que le recul des dépenses touristiques pourrait se situer entre 910 et 1.200 milliards de dollars. Considérés comme étant les groupes les plus représentés dans le secteur touristique, de même que les travailleurs de l’économie informelle, l’agence onusienne souligne que les plus menacés sont les femmes et les jeunes de 15 à 24 ans. Selon toujours les mêmes prévisions, les flux mondiaux d’investissements étrangers directs pourraient diminuer de 40% en 2020. Une situation que devraient connaître également les pays développés. Considéré comme l’un des secteurs économiques les plus importants du monde, le tourisme fournit «des moyens de subsistance à des centaines de millions d’autres personnes», tout en «stimulant les économies et en permettant aux pays de prospérer», a rappelé Antonio Guterres dans une note d’orientation traitant des effets de la pandémie sur le secteur du tourisme intitulée «Tourisme et Covid-19». Le secteur touristique permet, en même temps, «aux gens de découvrir certaines des richesses culturelles et naturelles du monde et de se rapprocher les uns des autres, mettant en évidence notre humanité commune », a-t-il poursuivi dans sa note de synthèse qui expose les répercussions probables de la pandémie sur le tourisme mondial et ce que cela pourrait signifier pour l’emploi, les moyens de subsistance et le développement économique. Comme l’a relevé l’OMT dans un communiqué, ledit document donne dans le même temps un aperçu du rôle du tourisme dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), s’agissant notamment de l’égalité des sexes, de l’intégration et de la préservation du patrimoine naturel et culturel. Il présente également des exemples de mesures prises par les gouvernements pour soutenir les emplois dans le secteur du tourisme, préserver la biodiversité et la culture et relancer le tourisme en toute sécurité. Il est à souligner qu’en dépit des prévisions on ne peut plus inquiétantes, Zurab Pololikashvili affirme que «le redémarrage en toute sécurité du tourisme est possible». Ainsi, dans sa note de synthèse, basée sur les dernières données livrées par l’OMT, avec des contributions de diverses institutions dont l’OACI, l’OIT, l’OMI, le Centre du commerce international, CNUCED, le PNUD, l’UNESCO, l’OMS et l’OMC, le Secrétaire général de l’ONU fait des recommandations à l’intention des décideurs politiques axées sur le rôle de l’innovation, de la numérisation, de la collaboration et de la durabilité. Il s’agit de cinq domaines prioritaires clés identifiés par l’OMT «pour que le tourisme revienne et favorise une reprise plus large». Des propositions que les gouvernements et le secteur privé ont le devoir de mettre en action, souligne-t-on sur le site officiel de l’organisation. Pour faire redémarrer le tourisme, Antonio Guterres propose concrètement d’atténuer les impacts socioéconomiques préjudiciables aux moyens de subsistance, en particulier pour ce qui est de l’emploi des femmes et de la sécurité économique. Il estime aussi important de stimuler la compétitivité et renforcer la résilience, notamment par la diversification, avec la promotion du tourisme national et régional lorsque cela est possible, et par la facilitation d’un environnement commercial propice pour les MPME. Autre proposition : faire progresser l’innovation et la transformation numérique dans le secteur du tourisme, notamment par la promotion de l’innovation et l’investissement dans les compétences numériques, en particulier pour les travailleurs temporairement sans emploi et pour les demandeurs d’emploi. Selon le Secrétaire général des Nations unies, le redémarrage exige aussi de favoriser la durabilité et la croissance verte pour réussir la transition vers un secteur du tourisme résilient, compétitif, économe en ressources et neutre en carbone. Enfin, selon lui, il va falloir également promouvoir la coordination et les partenariats pour redémarrer et conduire le secteur vers la réalisation des ODD, en veillant à ce que le redémarrage et la reprise du tourisme mettent les gens au premier plan et en travaillant ensemble pour alléger et lever les restrictions de voyage de manière responsable et coordonnée. Alain Bouithy
Zurab Pololikashvili, Secrétaire général de l’OMT: le véritable potentiel du tourisme est encore à réaliser

La vingt-troisième session de l’Assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) s’est ouverte mercredi 11 à Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie). Des délégués de haut niveau se sont joints aux dirigeants du secteur du tourisme venus du monde entier pour la réunion la plus importante du secteur mondial du tourisme. Plus d’un millier de participants de 124 pays se sont rendus à Saint-Pétersbourg pour participer à plus d’une douzaine de manifestations internationales sur la gouvernance du tourisme organisées cette semaine par l’institution spécialisée des Nations Unies pour un tourisme responsable et durable. L’Assemblée générale est une ouverture vers la contribution du tourisme au Programme pour le développement durable à l’horizon 2030 et positionne le tourisme au cœur de l’action des Nations Unies et des politiques mondiales. Des sommets et des débats de haut niveau aborderont des sujets clés, notamment le rôle toujours plus important du tourisme dans la promotion du programme de durabilité, la coopération public-privé et la place de l’innovation et de l’esprit d’entreprise dans l’avenir du tourisme, en accordant une attention particulière à la création d’emplois, la formation et la lutte contre le changement climatique. Ouvrant l’Assemblée générale, le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a déclaré aux États membres de l’Organisation et à ses Membres affiliés du secteur privé que le véritable potentiel du tourisme en tant que facteur essentiel de la croissance économique, du développement durable et de l’égalité est encore à réaliser. « Une attitude fondée sur ‘des méthodes habituelles’ ne sera pas en mesure d’apporter le changement que nous voulons voir. Le secteur du tourisme doit refléter les réalités d’un monde en mutation », a déclaré M. Pololikashvili à l’Assemblée générale. « Cela signifie qu’il faut promouvoir l’esprit d’entreprise. Il faut former les gens aux emplois de demain. Et cela signifie aussi qu’il faut être ouvert à l’innovation, y compris au pouvoir de la technologie afin de changer notre manière de voyager – et de faire en sorte que les bénéfices que le tourisme peut apporter soient partagés aussi largement que possible. » L’Assemblée générale se tient quelques jours seulement après que le dernier Baromètre mondial du tourisme de l’OMT a souligné la force et la résistance du tourisme mondial. Selon les dernières données, le nombre total des arrivées de touristes internationaux a augmenté de 4 % entre janvier et juin 2019 par rapport à la même période en 2018. Cette croissance a été tirée par le Moyen-Orient (+8 %) et l’Asie-Pacifique (+6 %), avec des voyages aériens plus abordables, des économies mondiales fortes et une amélioration de la facilitation des visas qui ont tous contribué à cette tendance positive. Avec CM
Annonce des finalistes de la quinzième édition des prix de l’OMT

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a dévoilé les noms des finalistes de la quinzième édition des prix de l’OMT, lesquels récompensent des projets qui apportent une contribution précieuse à la promotion du tourisme durable et représentent une source d’inspiration. Les candidats retenus se distinguent par leur travail à l’appui du Code mondial d’éthique du tourisme établi par l’OMT et des objectifs de développement durable. Parmi les finalistes des prix 2019 de l’OMT, on trouve des initiatives venues du Canada, de la Colombie, d’Espagne, de l’Inde, de l’Italie, des Philippines et de la Suisse. Elles vont du développement du tourisme communautaire à la conservation de la nature grâce à l’innovation, en passant par le tourisme de découverte du patrimoine et la promotion du tourisme accessible. Pour cette édition, le jury était composé de huit experts du tourisme appartenant au secteur public, à des entreprises privées et à des universités : Mme Diana Robino, Chef de file des Partenariats mondiaux dans le tourisme, Mastercard Prof. Dimitrios Buhalis, Directeur de la Faculté de tourisme et d’hôtellerie, université de Bournemouth (Royaume-Uni) (Membre affilié) M. Eduardo Santander, Président et Directeur exécutif, Commission européenne du voyage M. Istvan Ujhelyi, Vice-Président de la Commission des transports et du tourisme du Parlement européen M. Jae-sung Rhee, Président-directeur général de l’Organisation de tourisme de Séoul (Membre affilié) Mme Judy Kepher-Gona, Fondatrice et Directrice, Sustainable Travel and Tourism Agenda (STTA) (Kenya) Professor Kaye Chon, Doyen et titulaire d’une chaire professorale Fondation Walter Kwok, Professeur de gestion hôtelière internationale à l’École de gestion hôtelière et de tourisme de la Hong Kong Polytechnic University (Membre affilié) Mme Sally Davey, Directrice chargée du secteur, Trip Advisor (Membre affilié) Les prix de l’OMT viennent récompenser la contribution d’institutions publiques et privées et d’ONG au développement d’un secteur du tourisme plus compétitif, responsable et durable tourné vers la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de ses 17 objectifs de développement durable. Pour cette quinzième édition annuelle du concours des prix de l’OMT, un total de 190 candidatures ont été reçues en provenance de 71 pays dans les trois catégories suivantes : politiques publiques et gouvernance, entreprises et organisations non gouvernementales. Liste des finalistes (par ordre alphabétique) : Prix de l’OMT dans le domaine des politiques publiques et de la gouvernance Programme Tourisme et paix, Ministère du commerce, de l’industrie et du tourisme (Colombie) Love San Sebastián, Live Donostia, Office du tourisme et des congrès de Saint-Sébastien (Espagne) Charte pour l’observation des baleines dans le respect de la durabilité, SPET – Turismo De Tenerife (Espagne) Prix de l’OMT aux entreprises Impact communautaire de V Resorts, V Resorts (sous l’égide de Bliss Inns Pvt. Ltd.) (Inde) Contre les déchets alimentaires en mer : programme 4GOODFOOD, Costa Crociere S.p.A. (Italie) Géoréserve de Masungi : innovations pour la conservation, Fondation de la géoréserve de Masungi (Philippines) Prix de l’OMT à des organisations non gouvernementales Embracing Our Potential, Association touristique Thompson Okanagan (Canada) Amuse Project, Fondation ONCE (Espagne) Treadright Foundation Heritage Initiative, Fondation Treadright (Suisse)
OMT: Aliko Dangote, premier Africain désigné Ambassadeur du tourisme responsable

Grande figure de la philanthropie mondiale, le richissime et très brillant homme d’affaires Aliko Dangote est devenu le premier Africain désigné par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) Ambassadeur du tourisme responsable. Aliko Dangote a été nommé Ambassadeur du tourisme responsable par le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, dans le cadre de la soixante et unième réunion de la Commission régionale pour l’Afrique qui s’est tenue dernièrement à Abuja (Nigéria). « Avec cette nomination, M. Dangote rejoint les personnalités nommées par l’OMT Ambassadeurs du tourisme responsable ; nous comptons sur eux pour diffuser à travers le monde notre travail et notre vision de l’avenir » a déclaré M. Pololikashvili. Pour rappel, Aliko Dangote a fondé Dangote Group il y a 30 ans devenu aujourd’hui le plus grand conglomérat de l’Afrique de l’Ouest. L’homme d’affaires a également créé la plus grande fondation d’Afrique, Dangote Foundation, laquelle se consacre à la nutrition, à la santé et à l’éducation des populations les plus vulnérables du continent, souligne l’OMT dans un communiqué. L’OMT rappelle aussi qu’il met œuvre en faveur d’un tourisme bien géré qui contribue au développement durable et responsable et qui offre des possibilités de croissance aux populations et aux économies. Adrien Thyg
Pour une plus grande prise en compte de la durabilité dans les politiques de tourisme

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a appelé de ses vœux une plus grande prise en compte de la durabilité dans les politiques de tourisme, les pratiques des entreprises et le comportement des touristes. S’il est bien planifié et géré convenablement, « le tourisme peut contribuer directement et efficacement à une évolution vers des modes de vie, de consommation et de production plus durables », a affirmé l’organisation dans un nouveau rapport décrivant le tourisme en tant que moteur de développement durable. L’OMT a estimé qu’« il faut pour cela que le secteur du tourisme, en tant que vecteur de changement positif, s’appuie sur des données factuelles pour prendre des décisions propres à garantir sa contribution continue au développement durable ». Intitulé « Le tourisme pour le développement », le rapport a été présenté en marge des Journées européennes du développement tenues récemment à Bruxelles, considérées comme le principal forum consacré au développement en Europe. Le document, qui contient des recommandations pratiques pour faire du tourisme un instrument efficace au service du développement durable, présente 23 études de cas du monde entier qui sont autant d’exemples de contributions du tourisme au développement durable dans toutes ses dimensions, a indiqué l’OMT dans un communiqué. Présenté en deux volumes, le document « montre que le tourisme a un rayon d’action mondial et des effets positifs sur de nombreux autres secteurs. Non seulement le secteur du tourisme tire la croissance, mais il améliore aussi la qualité de vie des populations, contribue à la protection de l’environnement, valorise le patrimoine culturel dans sa diversité et renforce la paix dans le monde», a-t-elle souligné de même source. Selon les précisions du secrétaire général de l’Organisation, Zurab Pololikashvili, cette publication « apporte un large éventail d’éléments concrets démontrant que le tourisme peut contribuer de manière importante et constructive au développement durable et à la réalisation du programme 2030 ». Publication phare de l’OMT, le rapport fournira des éléments utiles aux parties prenantes pour mettre à profit les possibilités offertes par le tourisme en changeant les politiques, les pratiques des entreprises et le comportement des consommateurs, a assuré l’organisation. A en croire les auteurs du rapport, une condition préalable est de mesurer l’impact du tourisme périodiquement et avec exactitude, les résultats venant ensuite étayer des choix appropriés de politiques, de pratiques d’entreprise et de comportement du consommateur. Ces derniers ont invité, en outre, les gouvernements à établir et faire appliquer des cadres de politiques globales et intégrées en faveur du développement touristique durable, souligne-t-on dans le communiqué. « Les entreprises doivent, pour leur part, démontrer leur engagement envers la durabilité dans leurs modèles économiques de base et les chaînes de valeur. Quant à la société civile et aux individus, ils doivent aussi adopter des pratiques et des comportements durables », ont-il conclu. Alain Bouithy