RDC. Message de la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) au Peuple Congolais meurtri et en danger pour une mobilisation nationale

Nous, forces vives congolaises, réunies au sein de la Coalition pour un Nouveau Congo, CNC en sigle, adressons avant toute chose nos meilleurs vœux de paix, de justice et de libération au Peuple Congolais meurtri et en danger face au projet accéléré de balkanisation de notre pays. Nous avons assisté, du 20 au 27 décembre 2023, à un processus électoral désorganisé et teinté de fraudes et d’irrégularités en violation flagrante de la Loi électorale. Les machines à voter entre les mains de membres de l’Union Sacrée proche du Président de la République, le désordre honteux pour notre pays qui a caractérisé ces élections et l’invalidation de 82 candidats aux élections législatives plaident pour l’annulation des élections à tous les niveaux. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) met en cause la crédibilité de la CENI et demande l’annulation de tout le processus électoral pour éviter un chaos qui pourrait arriver à tout moment. Toutes les parties prenantes à ce processus électoral doivent en tirer les conséquences. Nous invitons la Cour Constitutionnelle de ne pas tomber dans le piège de valider le grand désordre électoral que nous venons de vivre. Cela pourrait entamer la fragile paix civile. La République Démocratique du Congo (RDC) va tout droit contre un mur de sa balkanisation. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) dit non à la balkanisation de la RDC et demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre debout derrière la CNC pour la libération du Congo. Nous devons éviter l’émergence des nouvelles rébellions d’origine étrangère qui pourront nous faire vivre les tristes aventures de l’AFDL. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) s’engage à mobiliser toutes les forces vives congolaises pour la libération effective du Congo et la réappropriation de notre destin. Nous devons mettre fin à l’ordre politique injuste actuel pour établir un nouvel ordre politique au Congo. Debout Peuple Congolais avec la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) pour prendre en main votre destin menacé. La RDC risque de disparaître bientôt. Nous sommes déterminés à prendre nos responsabilités pour sauver le Peuple Congolais et son pays, la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Mbandaka, le samedi 07 janvier 2024 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Rapporteur
RD Congo. Quel message Dénis Kadima veut-il nous faire passer????

TRIBUNE. Cela peut paraître très idiot de ma part d’émettre des doutes sur le respect strict du calendrier électoral congolais, tant il est vrai qu’on voit tous les candidats, y compris le président sortant, s’activer fiévreusement pour sensibiliser leur base électorale en prévision du prochain scrutin du 20 décembre prochain. Pourtant l’opinion congolaise ( par refus de voir ou par ignorance) a négligé différents signaux de détresse que ne cesse de lui envoyer le président de la centrale électorale à chacune de ses interviews sur France 24, sur Top Congo, dans l’hebdomadaire Jeune Afrique ou encore sur Radio Okapi. Pour ne prendre que le contenu de son interview accordée à la Radio Okapi hier mercredi 22 novembre 2023, le journaliste de la Radio Okapi lui posait cette question-piège : « Au cours de la consultation avec des candidats aux présidentielles 2023, vous avez fait mention des 300 millions de $ que le gouvernement devait encore verser, aujourd’hui avec les contraintes, faut-il revoir le budget à la hausse . Est-ce que le gouvernement vous a déjà donné les moyens nécessaires pour y parvenir ? » et à Dénis Kadima de lui répondre : « Les coûts augmentent continuellement et s’il y a un volet qui n’a pas été respecté, il faut un coût additionnel en employant un moyen supplémentaire ou un moyen de transport plus rapide. » Mais ce qui a vraiment attiré mon attention, c’est la deuxième partie de sa réponse au sujet de l’argent même devant permettre l’organisation de ces élections et dont il a déclaré dans les interviews antérieures n’avoir reçu que le 1/4 du budget global. De ses propres paroles, le président de la CENI déclare : « À propos de l’argent, nous recevons GRADUELLEMENT ce qu’il nous faut. Évidemment euh! Le gouvernement nous donne ce qu’il a. Il ne peut pas nous donner ce qu’il n’a pas. Quant au financement, IL VIENT. Il n’est pas encore total. » Ces déclarations sont faites à quatre semaines de la tenue des élections. Le président Kadima prend la posture d’un homme d’état et évite de créer la panique dans l’opinion jusqu’au jour du 19 décembre 2023 où les congolais s’apercevront de l’irréparable que le pauvre fonctionnaire de l’Etat s’emploie à nous faire comprendre via des messages subliminaux. Quand il dit « l’argent vient graduellement », « le financement vient. Il n’est pas total » ou encore « le gouvernement ne peut pas nous donner ce qu’il n’a pas », cet homme attire notre attention sur un détail sensible qu’il lui est interdit de formuler en termes crus, sur quelque chose de très grande importance que la plupart des congolais refusent de voir, à savoir la grande probabilité que le scrutin qui suscite tant de passions ne se tienne pas au mois de décembre prochain. Ce mauvais augure est encore renforcé par une autre affirmation du même Denis Kadima au cours de l’interview à Radio Okapi. À propos de la disponibilité des matériels électoraux, le président Kadima répond : « je peux vous dire que l’essentiel des matériels est soit là soit EN ROUTE. » Le peuple congolais par son amnésie légendaire a déjà oublié que Dénis Kadima s’est rendu à Séoul le 7 novembre 2023 dernier et s’est fait filmé dans une usine où sont fabriquées ces machines. Leur production peut avoir été déjà réalisée mais il se murmure que la livraison de ces machines traîne encore dans les usines de Séoul en Corée du Sud, faute de paiement par la partie congolaise. Les réponses du président de la CENI sont teintées de grande prudence et sont traversées par ce jeu d’équilibrisme entre la vérité de faits en présence et la protection de celui qui lui a confié la charge. Dans ce contexte fort délicat, en vue de saisir l’intrigue de son narratif, il importe de lire entre les lignes de ce que le président Kadima veut dire par des mots feutrés pour faire comprendre la gravité de la situation et le SOS qu’il lance à l’opinion congolaise sans trop faire voir qu’il gratigne sur Nicolas Kazadi, le ministre des finances, avec qui il a déjà eu un clash en mars 2023. Pour quelle raison? Le ministre congolais des finances déclarait à la Radio Top Congo “avoir donné des moyens financiers à la CENI” alors que le président de la CENI, Denis Kadima, lui, l’avait directement contredit en arguant qu’il n’avait encore rien reçu. J’espère vraiment que c’est moi qui pousse trop loin le raisonnement et que mes propos seront contredits le 20 décembre prochain. Wait and see! Par Germain Nzinga
Congo. Message de l’honorable Juste Bernardin Gavet aux femmes du district de Yaya

Nous publions ci-dessous le message adressé par le député Juste Bernardin Gavet aux femmes du district de Yaya, à l’occasion de la Journée internationale de la femme. « Chères femmes,Chères mères et sœurs, Bien que la fracture numérique reste encore assez importante dans le district de Yaya pour vous permettre à toutes de lire ce message, nous ne saurions nous garder de vous adresser ces quelques mots pour partager avec vous ce jour mémorable. Il est de coutume que la journée du 8 mars donne lieu à des célébrations diverses ; une pratique qui au fil des années s’est enracinée dans les mœurs; et qui parfois porte à croire que le 8 mars est synonyme de festivités. Sans déroger à la philosophie de la journée internationale de la femme, symbole de la lutte pour l’émancipation de la femme en générale, et de la femme congolaise en particulier, nous avons choisi, pour cette édition 2023, de mettre l’accent sur l’autonomisation ainsi que la participation effective de la femme à la production des richesses, véritables gages de développement de notre communauté. Ainsi, nous sommes heureux de vous annoncer, ce jour 8 mars 2023, la mise à disposition au profil de la caisse féminine de Yaya de la somme de vingt millions de francs CFA ( 20.000.000) pour le démarrage effectif des activités de ladite caisse. Cet important investissement, fruit de l’engagement du Ministre Émile OUOSSO de contribuer efficacement au développement du district de Yaya, devrait permettre aux femmes de Yaya, porteuses des projets, de bénéficier des financements nécéssaires au développement de leurs activités. Dans les jours à venir, il sera procédé à l’organisation des ateliers de sensibilisation sur les mécanismes de fonctionnement de la caisse y compris les procédures à suivre. Il s’agit donc, à partir de cette édition, de construire des nouveaux paradigmes, adopter des nouvelles pratiques qui favorisent l’investissement au détriment de la jouissance. Devons-nous apprendre à célébrer sobrement cette importante journée, afin d’orienter l’énergie et les ressources dans ce qui est durable en vue du développement de notre merveilleux district. Excellente journée internationale de la femme à toutes et que Dieu bénisse notre district. Honorable Juste Bernardin GAVET«
Message au ministre de l’intérieur de la République du Congo

À Monsieur le Ministre de l’Intérieur Vous avez tenu un discours en ce début d’année qui semble avoir traversé les frontières et acquis l’assentiment d’une grande partie de nos compatriotes. Intervention au cours de laquelle vous avez suggéré (menacé ?) d’introduire des contrôles au-delà de 21 heures avec pour mission, d’appréhender tout individu non-détenteur d’une pièce d’identité qui s’aventurerait hors de chez lui. Ceci pour lutter contre la recrudescence des cas d’incivisme, et prévenir les délits commis par les tristement célèbres bébés noirs encore appelés Kulunas. Il faut croire que vos intentions sont nobles. Sans doute devrait-on applaudir. Heureusement pour vous, votre message est parvenu aux oreilles d’un esprit éclairé. Voici ce qu’il vous répond. En prélude à l’instauration d’une loi, d’une règle susceptible de modifier les habitudes, il serait de bon aloi de consulter le peuple et de toujours y associer des mesures d’accompagnement, des alternatives pour s’assurer du consentement d’une majorité. En passant outre ces préalables, la loi risque de susciter la controverse, voire s’exposer à un rejet massif. Et vous, en tant que principal instigateur, passerez pour un amateur au mieux ou pour un tyran au pire. J’ose croire que vous n’êtes ni l’un ni l’autre. L’épisode du COVID-19 avec son lot de privations progressivement bafouées par une population exsangue ne vous a-t-il donc rien enseigné ? Bien entendu, nous gardons en tête qu’une loi aussi juste soit elle, ne fera presque jamais l’unanimité. Mais la raison se doit de primer. Si vous résidez en République du Congo comme c’est le cas pour près de 90 % de Congolais, vous êtes donc sans ignorer le calvaire qui est celui de nos compatriotes qui s’engagent dans le processus d’obtention d’une pièce d’identité ou d’un document administratif. Entre lourdeurs administratives, pannes récurrentes des machines, absences d’agents de l’État, absence de réseau informatisé, ruptures de stock, coupures de courant, commissions occultes, nul ne sait où donner de la tête. Nous avons tous en mémoire la révolte de nos jeunes frères bacheliers qui ont dû camper des jours durant devant la préfecture pour se voir délivrer un passeport. Je vous invite à faire une descente au tribunal de grande instance de Brazzaville. Vous vous rendrez vite compte de la mafia et du désordre qui entourent la délivrance du casier judiciaire et du certificat de nationalité. Des individus se disant démarcheurs, opérant sans mandat étatique pour le bénéfice d’on ne sait qui, s’amusent à convoyer des documents sensibles moyennant paiement au vu et au su des maitres de la loi. J’ai été témoin d’une scène ubuesque dans laquelle des sujets étrangers se sont vus délivrer lesdits documents sur présentation de documents justificatifs à l’origine douteuse. Ce genre de pratique est à proscrire dans un état sérieux, géré par des gens sérieux. Cette supposée injonction si elle est maintenue ouvrira la voie à plusieurs abus, notamment des forces de l’ordre qui se verront pousser des ailes et excéder de zèle en outrepassant leur mandat. Mettez-vous à la place de ces honnêtes citoyens qui souhaiteraient effectuer une promenade nocturne à la corniche. Songez à ces restaurateurs, ces gérants d’établissements hôteliers, de bars, de discothèques, ces femmes de joies qui réalisent le plus gros de leur chiffre d’affaires la nuit. Il ne s’agit pas ici de faire l’apologie de la débauche, mais de mettre en lumière un fait. N’oubliez pas ces commerçants qui doivent quitter leur domicile tard la nuit ou très tôt le matin pour quérir de la marchandise fraîche. Ayez de la pitié pour ce compatriote pris d’une migraine à minuit et qui ne pourra se procurer une thérapie dans une pharmacie de nuit située à quelques mètres de chez lui, car ne disposant pas d’une pièce d’identité. Pensez à toutes ces autres urgences familiales, médicales qui pourraient ne pas être réglées ou dont le dénouement serait retardé du fait de cette loi mortifère. Vous conviendrez avec moi que, de même que tous les Allemands ne sont pas nazis, de même que tous les arabo-musulmans ne sont pas d’obédience ‘‘Al-qaidienne’’ tous les noctambules et ‘‘Ma tamboula mpipa’’ du Congo ne sont pas Kulunas. Ne faites pas ce malheureux amalgame. Nous avons déjà la désagréable impression de ne pas choisir librement nos dirigeants. Alors de grâce, ayez la décence de nous laisser vaquer librement à nos occupations lorsque celles-ci ne vont pas à l’encontre des règles élémentaires de bienséance. Il est particulièrement aisé et dangereux de porter un jugement sur une situation lorsque l’on ne dispose pas de la totalité des faits. Pour cela, il nous faut remonter l’histoire afin de produire une opinion objective. Je souhaiterais rappeler aux amnésiques et à tous ceux qui font semblant de l’être, que la déperdition de la jeunesse congolaise prend son origine dans les années 2000 au lendemain du coup d’État de 1997 et de la longue période d’instabilité qui a succédé. Le phénomène des bébés noirs qui a pris son apogée autour des années 2010 n’est qu’une des nombreuses manifestations du mal-être et du manque de perspectives qui sont le quotidien de nos jeunes compatriotes. Certains parmi nous ont naïvement pensé qu’après l’opération ‘‘Mbata ya bakolo’’ tout rentrerait dans l’ordre. Que nenni. Nous avons assassiné la famille qui demeure l’unité fondamentale d’une nation, la base de toute société. Nous avons asphyxié l’éducation nationale, enterré notre culture pour embrasser celle ‘‘plus moderne, plus sexy’’ des autres et échangé nos aires de loisirs sains contre des lieux de culte et de beuverie. Une fois de plus je vous convie à l’université, au lycée, au collège et à l’école primaire où vous constaterez la vétusté des programmes scolaires, leur manque de diversité, de pertinence, ainsi que leur inadéquation avec le marché du travail et les défis qui sont les nôtres. Obtenir un diplôme universitaire en République du Congo reste un véritable parcours du combattant, tant le chemin est tortueux et jalonné de grèves, d’absences répétées d’enseignants, d’atteintes à l’intégrité des portemonnaies (d’où les fameux NET= notes économiquement transmissibles), et d’atteintes à l’intégrité sexuelle d’étudiantes (et
Burkina Faso: Message du Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, à l’occasion du nouvel an 2023

Chers compatriotes, Vaillant peuple combattant du Burkina Faso, Ce jour marquant la fin de l’année 2022 et le début de 2023 dans les heures qui suivent, nous nous retrouvons ici pour passer un message aux fils et filles combattants du Burkina Faso. Le lieu précis, parmi ces combattants, est solennel parce qu’ailleurs pendant que les esprits sont à la fête, dans la tête de ces combattants, l’esprit est à la guerre. Et vous le savez, cette guerre qui est en train de commencer; depuis un certain temps, une opération a été menée pour pouvoir libérer ici même le chef-lieu d’une province. C’est le lieu pour moi de venir saluer la bravoure de ces hommes qui ont mené cette opération afin de reconquérir cette ville. La reconquête est bien, certes, mais la consolidation est celle qui va commencer maintenant. C’était le lieu pour moi de venir les saluer et à travers eux donc saluer tous ces combattants qui sont engagés sur tout le territoire burkinabè : Forces armées nationales, Forces de sécurité intérieure, Volontaires pour la défense de patrie, et je n’oublierai pas les plus grands combattants qui sont les mères et les épouses de ces hommes qui sont sur le terrain. Aujourd’hui, nous sommes ici pour partager ces moments avec nos frères d’armes et les encourager à aller de l’avant dans cette lutte. Les encourager, signifie qu’ils doivent chercher en eux du courage pour continuer. Et où chercher ce courage? Je dirai à tous les combattants de ce pays, que le courage, ils l’auront là où ils sont implantés ; partout dans les villages où ils passeront, ils peuvent regarder dans les yeux des enfants qui les bénissent. Ces bénédictions sont une source intarissable de courage qu’ils doivent rechercher pour continuer cette guerre parce que ces populations, leur seul espoir de vie ce sont ces combattants. C’est le lieu pour moi de leur dire de ne jamais baisser les bras, jamais baisser les bras ; il faut protéger ces populations, il faut les défendre. Lorsque dans la journée, ils se battent pour chercher leur pain quotidien, que nous, nous soyons dans les brousses pour leur permettre de le chercher en toute sécurité. Et la nuit, lorsqu’ils seront endormis, que nous soyons encore dans la brousse pour leur permettre de dormir tranquillement ; c’est notre mission, la mission du combattant, mission noble. Et c’est ça la gloire, c’est ça l’honneur. C’est ce que je demande donc aux braves combattants partout au Burkina Faso de redoubler d’efforts, de voir l’espoir de vie que cela suscite chez les populations en les voyant. C’est ce qui doit leur permettre de se réarmer de courage et de continuer cette lutte. La réorganisation de l’armée a commencé depuis quelques temps et nous sommes dans une phase de changement de tactique. Je dis de tactique, pas de stratégie, pour l’instant. La tactique doit d’abord changer sur le terrain. Et pour la stratégie, le changement global de l’organisation de l’armée, nous parlerons de changement stratégique dans les jours à venir. Mais, dans la mentalité des combattants, la tactique a déjà changé, en témoigne çà et là, les victoires sur le terrain. Cela leur donne donc du moral, cela leur prouve qu’ils sont au-dessus, qu’ils sont capables. Voilà pourquoi, je tenais à venir le leur dire en face et les amener à comprendre cet état de fait et à redoubler encore plus d’efforts. Pour l’équipement et la logistique militaires qui peinaient, nous avons donc, depuis un certain temps, commencé un processus d’équipement. Et c’est le lieu pour moi de dire merci à certains pays voisins qui n’ont menagé aucun effort pour nous aider à acquérir un certain nombre de moyens aériens et terrestres. Encore, merci à tous, pour tout ce qu’ils font pour le Burkina et à tous les partenaires du Burkina Faso. Cette réorganisation logistique est en cours et va s’amplifier dans les jours à venir. Parce que le souhait pour nous, c’est que lorsque les populations demandent les forces, qu’elles soient présentes. Et cela demande de la logistique. C’est en cours de résolution et nous n’avons aucun doute que cela puisse se faire et que nous puissions dans des brefs délais, pouvoir subvenir rapidement aux besoins sécuritaires de nos populations. C’était l’occasion pour moi aussi de voir dans ces zones, la nécessité des infrastructures routières qui posent un sérieux problème de développement de cette Nation. Ça nous interpelle et parlant de cela, nous verrons quel programme urgent d’investissement en infrastructures routières pour accompagner l’élan de cette guerre. Parce que la mobilité logistique nécessite même ces infrastructures routières. C’est aussi le lieu pour moi de parler de gouvernance. La gouvernance a longtemps piétiné. Nous sommes dans un processus intense contre la corruption et de biens mal acquis. Il y aura un cadre de concertation que le Premier Ministre va bientôt lancer, pour la refondation de la Nation. Il faut réformer totalement notre système de gouvernance. La justice et les contrôleurs ont reçu carte blanche pour commencer à mener la lutte contre la corruption et cela peut se sentir déjà sur le terrain. Je les encourage à continuer le travail et à pouvoir nous aider à changer notre système de gouvernance. C’est aussi le lieu pour moi de dire merci, comme je le disais, à toutes ces femmes, mères et épouses qui sont à l’arrière, ces héroïnes, qui, jours et nuits, prient, ne sachant que sont devenus leurs enfants ou que sont devenus leurs maris, souvent par manque de communication, elles peinent à avoir des informations mais elles supportent. C’est le lieu pour moi de leur dire merci, de continuer à tenir bon parce que c’est ce qui nous galvanise aussi sur le terrain. Quand nous savons qu’elles tiennent bon, ça galvanise le soldat. Merci encore et que leurs prières continuent d’accompagner tous ces combattants. Je ne saurais terminer mes propos sans dire que cette lutte, que ce soit du côté de l’administration, ou dans le volet militaire, nous avons opté pour une modernisation, une digitalisation des institutions.
Céleste Ngantsui Okouri publie « Le chrétien et le monde corrompu par le péché »

Maître Céleste Ngantsui Okouri a publié récemment « Le chrétien et le monde corrompu par le péché : les vérités déformées et non révélées du message de Jésus-Christ ». Paru chez Edilivre, ce livre de 154 pages est un cri d’alarme que l’auteur lance à l’égard des chrétiens et des chrétiennes pour qu’ils prennent conscience de leur engagement en tant que baptisés, c’est-à- dire disciples de Jésus-Christ. Ce travail est le résultat d’un constat fait suite à la fréquentation de plusieurs églises de confession chrétienne et à la participation à des groupes de prière et de partage, peut-on lire. Un livre que nous conseille de lire impérativement son auteur, «car il est la voie royale de la délivrance, de la liberté et de l’élévation», assure-t-il. Face à la méchanceté et à la dangerosité du monde actuel, le chrétien est appelé à se réapproprier de façon sincère et pragmatique son baptême pour suivre fidèlement Jésus Christ afin de garantir son avenir (l’avenir de l’homme est plus élevé que son existence terrestre) et d’éclairer son monde immédiat, environnant et lointain. Pour ce faire, il doit livrer bataille chaque minute, chaque heure et chaque jour contre ses bourreaux (défauts, vices, mauvaises pensées, idées du mal et les tentations), résume, pour sa part, l’éditeur. Ce combat s’inscrit dans la dynamique de la restauration de l’être humain qui repose sur le principe de l’effort individuel et persévérant. La grâce dont parle la Bible est la possibilité donnée à tout homme de travailler sur soi afin d’avoir un cœur (un esprit) bon et bien, écrit-il. Juriste spécialiste du droit international des droits de l’homme, maître Céleste Ngantsui Okouri est diplômé de l’université de Liège et de l’université Saint Louis à Bruxelles. Il est également l’auteur de plusieurs articles et analyses publiés dans la presse. Le chrétien et le monde corrompu par le péché : les vérités déformées et non révélées du message de Jésus-Christ est disponible sur le site de l’éditeur. Il sera disponible sous peu à la FNAC et dans les différentes librairies en France, en Belgique et en Suisse.