Le CMC relativise l’impact de l’accord UE-Mercosur sur l’économie marocaine : Une menace ciblée plutôt qu’un choc  global pour le Maroc

Le CMC relativise l’impact de l’accord UE-Mercosur sur l’économie marocaine : Une menace ciblée plutôt qu’un choc  global pour le Maroc

Les métiers mondiaux du Maroc réduisent la part des secteurs susceptibles d’être exposés à une substitution directe, selon le CMC L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (UE-Mercosur) « ne constitue pas, pour le Maroc, un choc commercial frontal et uniforme », selon le Centre marocain de conjoncture (CMC) qui affirme que les structures d’exportation du Mercosur et du Maroc vers l’Union européenne ne se recouvrent que partiellement. Explications. «Le Mercosur ne concurrence pas directement le Maroc sur l’ensemble de ses produits à l’export», écrit d’emblée le Centre dans sa publication mensuelle «Maroc Conjoncture» du mois de mars 2026 (N°388). Sous le titre « ALE UE-Mercosur. Quelles incidences pour le Maroc ? », la publication livre une analyse expliquant qu’« il n’existe pas d’équivalent direct entre les exportations bovines sud-américaines et les exportations agricoles marocaines vers l’Union européenne dominées par les fruits et légumes. De même, l’importance prise par les métiers mondiaux du Maroc réduit mécaniquement la part des secteurs susceptibles d’être exposés à une substitution directe ». Dans son argumentaire, l’observateur privé de l’économie marocaine, spécialisé dans l’analyse et le suivi de la conjoncture, la prévision et l’évaluation d’impact, fait remarquer que le Mercosur dispose d’avantages comparatifs qu’il s’agisse de viande bovine, de sucre, de soja ou de produits nets dans les productions agricoles de grande échelle, d’autres produits de base issus d’une agriculture extensive et compétitive en coût. L’autre argument limitant l’impact de cet accord sur le Royaume, est qu’à l’inverse, le Maroc exporte vers l’Union européenne un panier de biens plus diversifié, où les produits industriels occupent désormais une place importante, en particulier dans l’automobile, les équipements électriques et certains segments manufacturiers intégrés aux chaînes de valeur européennes. Par ailleurs, «parallèlement, l’agriculture marocaine d’exportation est fortement orientée vers l’horticulture: tomates, fruits rouges, agrumes, légumes frais, et plus marginalement certains produits comme l’huile d’olive», argue-t-il. Pour autant, l’absence de recouvrement complet ne signifie pas absence de risque, reconnait le Centre qui fait état de deux mécanismes à considérer : l’érosion des préférences commerciales » et la pression sur les prix ainsi que la compétition pour les débouchés. En ce qui concerne le premier mécanisme, le Centre estime que «dès lors que l’UE accorde au Mercosur des conditions tarifaires favorables, cet avantage relatif se réduit. Ce phénomène bien connu n’entraîne pas nécessairement une chute des volumes exportés, mais il accroît la pression concurrentielle et réduit la capacité à maintenir des marges confortables». S’agissant du deuxième canal, même lorsque les produits ne sont pas strictement identiques, l’arrivée de volumes supplémentaires sur le marché européen peut renforcer le pouvoir de négociation des grandes centrales d’achat et des importateurs. Ainsi, « le Maroc peut alors être affecté non parce qu’il affronterait un substitut parfait, mais parce qu’il opérerait dans un environnement commercial devenu plus disputé ». De l’avis des experts de l’observatoire, cette optique nécessite un examen des filières véritablement exposées. A commencer par les agrumes, pour lesquels l’Argentine et l’Uruguay disposent d’une capacité exportatrice réelle. Pour le CMC, elles  apparaissent comme l’un des terrains susceptibles de rencontrer une concurrence partielle mais crédible, surtout sur certains segments ou à certaines périodes. Concernant les fruits rouges, le CMC propose une lecture plus nuancée, estimant que « la concurrence est possible, mais elle est atténuée par la proximité géographique du Maroc, par la nature périssable du produit et par des fenêtres de production qui ne se superposent pas toujours complètement ». A l’inverse, dans des filières comme la tomate fraîche, le Maroc conserve un avantage comparatif plus solide, affirme-t-il. Les exportations marocaines vers l’UE reposent ici sur une combinaison difficile à reproduire: rapidité d’accès au marché, capacité de livraison fréquente et flexibilité d’ajustement à la demande européenne. L’huile d’olive pourrait subir, elle, une pression sur les prix et une concurrence sur les segments d’entrée de gamme. Le Maroc conserve d’importants facteurs de résilience Après analyse de ces cas, il apparaît évident que « la menace n’est pas homogène. Elle est sélective, plus élevée dans quelques segments agricoles, plus faible dans les filières où la rapidité d’accès au marché est déterminante, et limitée dans l’industrie manufacturière »,  en déduit l’observateur. Quoi qu’il en soit, le Maroc conserve d’importants facteurs de résilience. Le Centre évoque notamment la proximité géographique, l’intégration industrielle avec l’Europe, l’avantage logistique et la spécialisation croissante dans des segments où la réactivité est importante. Par ailleurs, il convient de noter les effets potentiellement positifs de l’accord du côté de la logistique. En effet, comme le suppose le Centre dans son analyse, « si les échanges entre l’Amérique du Sud et l’Europe s’intensifient, les routes maritimes transatlantiques pourraient gagner en importance. Dans ce cadre, le Maroc, et en particulier Tanger Med, peut espérer capter une partie de la valeur ajoutée liée à l’augmentation des flux ». En définitive, si l’accord UE-Mercosur renforce la concurrence sur le marché européen, surtout dans certains segments agricoles, il ne « remet pas en cause les fondements de la compétitivité marocaine dans les filières où le Royaume a construit de véritables avantages structurels ». Alain Bouithy BON A SAVOIR: L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur constitue l’un des projets commerciaux les plus ambitieux de ces dernières décennies. Il vise à rapprocher deux ensembles économiques majeurs : d’un côté l’Union européenne, qui compte environ 450 millions d’habitants, et de l’autre le Mercosur, bloc régional sud-américain regroupant près de 270 millions d’habitants, dominé démographiquement et économiquement par le Brésil. L’objectif général est de réduire très largement les barrières tarifaires entre les deux blocs, avec une libéralisation progressive des échanges de biens, ainsi que des dispositions relatives aux services et aux investissements. L’accord institue une libéralisation graduelle, asymétrique selon les secteurs, mais reste suffisamment ample pour modifier les équilibres concurrentiels. (CMC) LES FACTEURS DE RESILIENCE DU MAROC. Selon le CMC, le Royaume dispose de plusieurs facteurs de résilience qui atténuent les risques associés à l’accord UE-Mercosur. Le premier est la proximité géographique avec l’Europe, centrale dans les filières agricoles fraîches et dans toutes les activités où le délai de livraison constitue un déterminant majeur de compétitivité. Cet avantage devient stratégique dans un contexte où les chaînes

L’Association des Régions du Maroc, en partenariat avec l’initiative WestMED, réunit à Rabat les acteurs nationaux et internationaux autour du rôle des régions dans le développement des clusters maritimes

L’Association des Régions du Maroc, en partenariat avec l’initiative WestMED, réunit à Rabat les acteurs nationaux et internationaux autour du rôle des régions dans le développement des clusters maritimes

Plus de 150 responsables institutionnels, représentants des régions, experts et partenaires internationaux ont échangé sur le rôle des territoires dans la structuration de l’économie bleue et sur les perspectives de développement de clusters maritimes régionaux au Maroc. L’Association des Régions du Maroc (ARM), en partenariat avec l’initiative WestMED, a organisé récemment à Rabat une conférence consacrée au rôle des régions dans le développement des clusters maritimes côtiers. Cet événement a réuni des membres du Gouvernement marocain, des présidents de conseils régionaux, des représentants d’institutions publiques, des acteurs économiques et territoriaux (SGAR, CRI, AREP, directeurs de ports…), ainsi que des partenaires internationaux et des experts des secteurs maritimes. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique nationale visant à structurer et déployer une économie bleue compétitive et durable, fondée sur la valorisation du potentiel maritime du Royaume et sur la mobilisation des territoires côtiers. Avec plus de 3 500 kilomètres de littoral et une zone économique exclusive d’environ 1,2 million de km², le Maroc dispose d’atouts stratégiques pour développer des chaînes de valeur maritimes génératrices de croissance et d’emplois. Les échanges ont porté sur les conditions nécessaires à l’émergence de clusters maritimes régionaux, conçus comme des écosystèmes territoriaux rassemblant entreprises, institutions publiques, centres de recherche et acteurs du financement. Ces plateformes de coopération visent à favoriser l’innovation, à renforcer les compétences liées aux métiers de l’économie bleue et à soutenir la mise en place de projets structurants au sein des régions côtières. Les participants ont également examiné plusieurs expériences internationales en matière de clusters maritimes, notamment dans l’espace méditerranéen et européen, tout en mettant en perspective les opportunités offertes par la Stratégie Nationale de l’Économie Bleue (SNEB) pour accompagner la structuration progressive de ces écosystèmes à l’échelle des territoires. Les travaux de la conférence se sont articulés autour de trois sessions thématiques consacrées respectivement au rôle des clusters maritimes dans le développement de l’économie bleue à l’échelle internationale, aux approches opérationnelles de développement de clusters régionaux alignés sur les potentialités territoriales marocaines, ainsi qu’aux enjeux liés à l’accès aux financements bleus et au renforcement des capacités pour le montage de projets intégrés. La conférence s’est clôturée avec la lecture de l’Appel de Rabat, réaffirmant l’importance de consolider le rôle des régions dans la structuration de l’économie bleue, de développer des clusters maritimes régionaux adaptés aux spécificités territoriales, de renforcer la coopération internationale et de poursuivre un diagnostic concerté des territoires pour mettre en place des projets intégrés et mobiliser la finance bleue à l’échelle internationale. À travers cette initiative, l’Association des Régions du Maroc entend encourager une approche territoriale du développement de l’économie bleue, fondée sur la coopération entre acteurs publics, secteur privé, institutions de recherche et partenaires internationaux, dans l’objectif de soutenir l’émergence de projets structurants et durables dans les régions côtières du Royaume.

Clôture du programme d’amélioration de l’employabilité dans le cadre du projet CESAR II : plus de 6 200 jeunes sensibilisés et formés aux métiers de l’eau et de l’assainissement (Maroc)

Clôture du programme d’amélioration de l’employabilité dans le cadre du projet CESAR II : plus de 6 200 jeunes sensibilisés et formés aux métiers de l’eau et de l’assainissement (Maroc)

La Fondation Marocaine de l’Éducation pour l’Emploi (EFE-Maroc), en partenariat avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a organisé récemment la cérémonie de clôture de son programme d’amélioration de l’employabilité dans le cadre du projet CESAR II de la GIZ marquant l’aboutissement d’un programme ambitieux visant à renforcer l’employabilité des jeunes dans le secteur stratégique de l’eau et de l’assainissement. Lancé en juillet 2024 dans un contexte marqué par une forte demande de compétences dans ce secteur clé pour le développement durable, l’intervention de EFE-Maroc dans le cadre du projet CESAR II avait pour objectif de faciliter l’accès des jeunes aux opportunités professionnelles du domaine, tout en contribuant à l’évolution du secteur à travers des actions de mobilisation, de sensibilisation et de formation. Mis en œuvre dans plusieurs régions du Royaume, notamment Casablanca–Settat, Marrakech–Safi, Souss–Massa et Tanger–Tétouan–Al Hoceima, le programme a permis de déployer différentes initiatives visant à rapprocher les jeunes des opportunités du secteur. Dans ce cadre, des formations en soft skills ont été dispensées afin de renforcer les compétences transversales de près de 600 nouveaux collaborateur(trice)s des Sociétés Régionales Multiservices (SRM) dans les régions Casablanca-Settat, Marrakech-Safi et Souss-Massa et de faciliter leur intégration professionnelle. Le programme a également contribué à sensibiliser les jeunes aux métiers de l’eau et de l’assainissement à travers trois tournées régionales de la “Caravane de l’Emploi : Eau et Assainissement”, qui ont permis de mobiliser plus de 4 600 jeunes autour des perspectives de carrière offertes par ce secteur et des compétences recherchées par les employeurs. En parallèle, plus de 885 jeunes, dont 56% femmes, ont bénéficié de formations en techniques de recherche d’emploi afin de mieux se préparer à intégrer le marché du travail. Le programme a également donné lieu à l’organisation d’un salon de l’emploi réunissant près de 200 participant(e)s, offrant un espace de rencontre entre jeunes talents et acteurs du secteur. Au total, plus de 6 200 jeunes ont été sensibilisés ou formés dans le cadre de ce programme, contribuant ainsi à renforcer l’attractivité du secteur de l’eau et de l’assainissement auprès des nouvelles générations. Houda Barakate, Directrice Générale d’EFE-Maroc, a souligné l’importance de ce programme dans l’accompagnement des jeunes vers des opportunités professionnelles durables : “ Alors que nous clôturons ce chapitre du programme d’amélioration de l’employabilité dans le cadre du projet CESAR II, nous mesurons l’impact concret de notre alliance avec la GIZ. Dans un secteur aussi vital que celui de l’eau et de l’assainissement, préparer les jeunes — et en particulier les femmes — aux métiers d’avenir n’est pas seulement un levier d’employabilité, c’est une contribution essentielle à la souveraineté hydrique et à la résilience de notre pays.” De son côté, Michael Kirchesch, Conseiller Technique Principal du projet CESAR II de la GIZ a ajouté “L’eau est un pilier stratégique pour le Maroc face aux défis climatiques. À travers ce programme, la coopération allemande agit à la racine en formant une jeunesse qualifiée, capable de répondre aux besoins du marché et d’accompagner l’évolution de ce secteur. Nous sommes fiers des résultats accomplis avec EFE-Maroc et nos partenaires académiques et professionnels, et confiants dans la poursuite de cette dynamique essentielle.” À travers cette coopération, EFE-Maroc et la GIZ Maroc réaffirment leur engagement commun à accompagner les jeunes vers des opportunités professionnelles durables, tout en contribuant au développement d’un secteur essentiel pour la gestion durable des ressources et la transition écologique au Maroc. À propos d’EFE-Maroc : La Fondation Marocaine de l’Éducation pour l’Emploi (EFE-Maroc) est une association de droit marocain, reconnue d’utilité publique et fondée en 2008 dont la mission est de donner aux jeunes chercheurs d’emploi les compétences et les opportunités nécessaires à une insertion réussie sur le marché du travail. EFE-Maroc propose aux jeunes des programmes de formation en compétences techniques, comportementales et linguistiques les plus demandées sur le marché du travail et offre à ses lauréats des opportunités d’embauche dans les secteurs en croissance et créateurs d’emplois.

Collection « Nid d’artistes » : Une archive vivante pour une souveraineté culturelle africaine

Collection « Nid d’artistes » : Une archive vivante pour une souveraineté culturelle africaine

Une consécration internationale pour l’édition marocaine et continentale : le 4ème opus sur Cotonou sacré « Plus beau livre africain » à Paris. C’est une reconnaissance internationale qui vient couronner une démarche éditoriale inédite sur le continent. À l’occasion du Salon du livre africain de Paris, qui s’est tenu du 21 au 22 mars 2026, Malika Éditions s’est vue décerner le prestigieux Prix du plus beau livre africain pour le quatrième opus de sa collection « Nid d’artistes », dédié à Cotonou et au Sud Bénin. Décerné par la Maison de l’Afrique, ce prix réaffirme une ambition claire : valoriser l’excellence éditoriale et artistique du continent tout en faisant rayonner la richesse de ses patrimoines. Réalisé avec le soutien de BANK OF AFRICA, cet ouvrage vient récompenser un projet de longue haleine. Après avoir exploré l’âme de Casablanca, le souffle de Dakar et l’énergie d’Abidjan, la collection « Nid d’artistes » confirme, avec cette distinction, son statut d’œuvre majeure à l’échelle du continent. Initiée en 2019 par Malika Éditions, cette collection s’impose aujourd’hui comme une archive précieuse et nécessaire : une mémoire vivante de l’Afrique racontée par ceux qui la créent. Une série de beaux-livres qui dépasse la simple chronique artistique pour s’affirmer comme un acte de résistance culturelle. Réappropriation du récit : Une mémoire construite de l’intérieur À une époque où l’image de l’Afrique a trop souvent été construite par un regard extérieur, « Nid d’artistes » opère un renversement fondamental. La collection est née d’une conviction profonde : la souveraineté culturelle commence par la maitrise de son propre récit et l’archivage de sa mémoire. Il ne s’agit pas seulement de montrer l’art, mais de documenter l’histoire en train de s’écrire. En donnant la plume et la voix aux artistes, écrivains et penseurs locaux, la collection répond à un véritable impératif d’archivage. Elle constitue une mémoire sensible, émotionnelle et visuelle de l’effervescence africaine pour les générations futures, offrant un espace d’expression à ceux et celles qui façonnent l’imaginaire de leurs villes. C’est une réappropriation du narratif, une manière de dire au monde : « Voici qui nous sommes, vus par nous-mêmes ». « Il est crucial que l’Afrique se raconte elle-même au lieu de laisser les autres la raconter à leur façon. Les artistes, les écrivains et les penseurs savent mieux que quiconque percevoir ce que nous ne voyons pas et exprimer ce que nous n’arrivons pas à dire », affirme Malika Slaoui, éditrice et fondatrice de la collection. « Ces ouvrages sont une source d’information pour les prochaines générations. C’est un travail de mémoire engagé : archiver la parole des créateurs aujourd’hui, c’est préserver l’identité de demain et protéger des voix, des visions et des gestes qui, sans cela, risqueraient de se perdre ». Une promenade émotionnelle et une archive esthétique À travers une mise en page exigeante et une iconographie généreuse, ces beaux-livres invitent à une promenade émotionnelle guidée par les gardiens du temple artistique africain. Véritable conservatoire vivant, chaque volume fédère une centaine d’acteurs culturels : plasticiens, photographes, designers, slammeurs, écrivains et musiciens. Qu’ils soient jeunes talents émergents ou ténors reconnus à l’international, ils tissent ensemble le récit intime et mémoriel de leur cité. Ils y déposent leurs visions singulières dans une histoire commune et une mémoire partagée, transformant chaque page en une archive précieuse du présent. C’est une ode à la diversité, une palette inépuisable de couleurs et de mots qui capture l’effervescence des capitales créatives. L’immersion et l’humilité comme méthode de travail La force de la collection « Nid d’artistes » réside aussi dans la méthodologie unique de son éditrice. Rejetant l’approche superficielle et loin de la compilation à distance, chaque livre est le fruit d’une immersion longue et patiente sur le terrain. C’est cette présence qui permet de constituer une équipe au niveau local (auteurs, contributeurs…) et favorise la rencontre, le dialogue et la collaboration dans une dynamique collective où la création se construit à plusieurs voix. « Pour chaque ville, je mène un travail immersif de terrain de plusieurs mois. Je vais personnellement à la rencontre des artistes, des écrivains et des acteurs culturels. Cette proximité constitue le socle de ma démarche. Elle me permet de tisser des liens forts et de restituer une vision juste, sensible et profondément humaine de la scène artistique. Le partage et l’échange sont au cœur de ce projet, qui s’inscrit pleinement dans notre ligne éditoriale axée sur la préservation de la mémoire, la transmission et le dialogue entre les cultures », explique l’éditrice.« J’ai profondément ressenti que, de Casablanca à Cotonou, ces scènes ont en commun une volonté farouche de raconter le monde depuis leur propre réalité. » Cette méthode, fondée sur l’humilité et l’écoute, permet de capter l’énergie brute des métropoles africaines. De Cotonou à Casablanca, ces villes partagent une vitalité incroyable et une volonté commune : interroger l’identité, le territoire et le présent. À propos de Malika Éditions. Fondée en 1998, Malika Éditions est une maison indépendante spécialisée dans les beaux-livres sur le patrimoine historique et artistique. Reconnue pour ses co-éditions prestigieuses avec des maisons européennes (Actes Sud, Gallimard, Somogy), elle a su enrichir sa ligne éditoriale en s’ouvrant à la scène contemporaine africaine. Sa signature : un dialogue constant entre l’image et le texte, au service de la transmission et du dialogue entre les cultures.

Coopération Maroc–Burundi : une délégation burundaise en immersion à la Trésorerie Générale du Royaume

Coopération Maroc–Burundi : une délégation burundaise en immersion à la Trésorerie Générale du Royaume

Du 30 mars au 02 avril 2026, la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) a reçu la visite d’une délégation de haut niveau de la République du Burundi, conduite par le Directeur général responsable du programme Gestion budgétaire au Ministère des Finances, du Budget et de l’Economie numérique. Il était accompagné de quatre directeurs centraux entre autres. Inscrite dans le cadre du renforcement de la coopération institutionnelle en matière de gestion des finances publiques, notamment avec les pays africains, cette visite s’est déroulée au siège de la Trésorerie Générale du Royaume. Elle « avait pour objectif de partager l’expérience marocaine et d’appuyer les autorités burundaises dans leur projet de mise en œuvre du Compte Unique du Trésor », indique la TGR dans un communiqué . « Le programme de la visite était articulé autour de rencontres avec les responsables et experts de la Trésorerie Générale du Royaume », poursuit la même source précisant que les échanges ont ainsi exploré les différentes facettes du Compte Unique du Trésor : son positionnement, sa structure, ses règles de fonctionnement et son évolution historique. Le communiqué indique en outre que les échanges ont également porté sur le dispositif de suivi des flux de trésorerie de l’État, la réforme de la comptabilité de l’État, l’organisation comptable et la tenue de la comptabilité de l’État, ainsi que le système d’information du Plan Comptable de l’État. « Cette visite traduit la volonté de l’institution de promouvoir le partage d’expertise et la diffusion des meilleures pratiques comme moyen de modernisation de la gestion des finances publiques et de renforcement des capacités institutionnelles ». Martin Kam

GITEX : la GIZ et We4She lancent un programme inédit pour faire progresser l’inclusion des femmes dans les secteurs du futur

GITEX : la GIZ et We4She lancent un programme inédit pour faire progresser l’inclusion des femmes dans les secteurs du futur

En marge de GITEX Africa 2026 à Marrakech, la GIZ et We4She annoncent le lancement d’un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) destiné à accompagner les entreprises marocaines dans l’intégration de l’égalité des genres au cœur de leur ADN. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet INEFF « Inclusion économique des femmes dans les secteurs du futur », porté par la GIZ en partenariat avec le Ministère de l’Inclusion Économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, et le réseau We4She. Présenté à l’occasion de la conférence « Women Shaping the Future Economy », cet AMI constitue une étape concrète dans la mise en œuvre d’actions visant à renforcer la place des femmes dans les secteurs stratégiques de l’économie marocaine. À l’heure où le Maroc connaît de profondes mutations, portées notamment par la digitalisation, la transition énergétique et la montée en gamme industrielle, la mobilisation des talents féminins s’impose comme un levier majeur de compétitivité. Ce programme a ainsi pour vocation de sélectionner un premier groupe d’entreprises évoluant dans ces secteurs d’avenir, afin de les accompagner dans la structuration et le déploiement de démarches ambitieuses en faveur de l’égalité des genres. Les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un accompagnement complet, articulé autour d’un diagnostic approfondi de leurs pratiques, d’un appui opérationnel sur mesure pour définir et mettre en œuvre des actions concrètes, ainsi que d’un soutien financier pouvant atteindre 250 000 dirhams pour la réalisation de ces mesures qui vont de la formation à la mise en place de crèches d’entreprises. L’ambition est d’ancrer ces transformations dans la durée, en dotant les entreprises d’outils de pilotage et de suivi adaptés, tout en encourageant l’émergence de pratiques exemplaires à l’échelle nationale. Ce lancement s’appuie également sur la signature d’un Mémorandum d’Entente (MoU) entre la GIZ et We4She, qui formalise un partenariat stratégique destiné à accélérer l’égalité des genres dans l’économie marocaine. À travers cette collaboration, les deux partenaires entendent agir de manière complémentaire sur la transformation des entreprises, la sensibilisation des acteurs économiques et la création d’un environnement plus propice à l’inclusion. Les entreprises intéressées par l’Appel à Manifestation d’Intérêt sont invitées à consulter les modalités de participation et à déposer leur candidature sur la plateforme dédiée : https://www.ineffwe4she.com/.

Casablanca, capitale de l’innovation : le Club FDS consacre l’intelligence collective pour la 8ème édition du Festival des Sciences

Casablanca, capitale de l’innovation : le Club FDS consacre l’intelligence collective pour la 8ème édition du Festival des Sciences

Le 19 avril prochain, la place des Nations Unies à Casablanca se transformera en un carrefour technologique majeur à l’occasion de la 8ème édition du Festival des Sciences. Organisé par le Club FDS, cet événement de référence s’inscrit désormais comme un pilier de la médiation scientifique, illustrant la vitalité d’une jeunesse résolument tournée vers les enjeux du futur. Sous le thème « L’Évolution de la Science », cette édition propose une rétrospective ambitieuse des grandes découvertes de l’humanité, tout en ouvrant des perspectives sur les révolutions technologiques en cours. Le parcours, conçu pour un public large et exigeant, se déploie à travers une série de stands interactifs où la théorie s’efface devant l’expérience. De la physique fondamentale aux mécanismes complexes de la biotechnologie, les experts du Club FDS guident les visiteurs à travers les méandres de l’innovation. Un accent particulier est mis sur l’intelligence artificielle et la robotique, secteurs stratégiques qui redéfinissent nos sociétés dans les décennies à venir. Au-delà de l’aspect festif, ce festival est le fruit d’une ingénierie rigoureuse portée par le Club FDS. En mobilisant des étudiants ingénieurs et des passionnés, le club réussit le pari de démocratiser le savoir tout en maintenant un standard d’excellence académique. Cette initiative souligne l’importance du « soft power » scientifique dans le développement socio-économique du Royaume et son rayonnement à l’échelle internationale. Le festival ne fait pas l’impasse sur les urgences climatiques et énergétiques. Des espaces dédiés aux énergies renouvelables et à la préservation des écosystèmes démontrent comment l’évolution de la science permet d’apporter des réponses concrètes aux problématiques de stress hydrique et de transition énergétique, des sujets cruciaux pour l’avenir. En investissant l’espace public au cœur de la capitale économique, la 8ème édition du Festival des Sciences prouve que le savoir est le levier le plus puissant pour transformer les sociétés. Casablanca, par le biais du Club FDS, confirme sa position de métropole inspirante, où la science devient un vecteur de fierté et de progrès partagé.

FIRST Robotics Competition : l’Équipe Matrix porte les couleurs du Maroc au tournoi d’Ankara

FIRST Robotics Competition : l’Équipe Matrix porte les couleurs du Maroc au tournoi d’Ankara

Première participation d’une équipe marocaine au tournoi international FRC  L’équipe Matrix, fondée par l’ONG LOOP For Science & Technology en partenariat avec le Ministère de l’Éducation nationale et l’Ambassade des États-Unis au Maroc, s’apprête à participer au prestigieux tournoi Başkent FRC Tournament à Ankara, du 10 au 12 avril 2026. Ce moment historique marque la toute première participation marocaine et arabe à la FIRST Robotics Competition (FRC), catégorie reine de la robotique mondiale. Après des mois de préparation intensive en mode « start-up » au sein de la Robots & More Academy, les 30 jeunes lycéens de l’équipe Matrix s’apprêtent à défier l’élite internationale avec un robot de classe industrielle conçu et programmé par leurs soins. « Ce départ pour Ankara est l’aboutissement d’un rêve et d’un travail acharné. En étant les pionniers au Maroc et dans le monde arabe, ces jeunes prouvent que notre jeunesse a le génie nécessaire pour s’imposer sur la scène technologique mondiale. Matrix n’est pas qu’une équipe de robotique, c’est un symbole de leadership et d’audace pour toute une génération. » Laila Berchane, Présidente de LOOP For Science & Technology « Le Ministère est fier de soutenir cette délégation qui incarne l’excellence de l’école marocaine. Cette initiative s’inscrit parfaitement dans notre stratégie de promotion des filières STEM. Voir nos élèves représenter le Royaume et la région arabe pour la première fois au niveau FRC est une étape majeure pour la modernisation de notre système éducatif par la pratique et l’innovation. », Ilham Laaziz, Directrice du programme GENIE au Ministère de l’Éducation Nationale L’ONG LOOP For Science & Technology et le Ministère de l’Éducation Nationale tiennent à exprimer leur profonde gratitude à tous les partenaires qui ont rendu ce rêve possible. Cette aventure humaine et technologique a été rendue possible grâce au soutien précieux de l’Ambassade des États Unis au Maroc, Royal Air Maroc, Arrow, Robots & More, Pesage Promotion, Salesforce, ST Microelectronics, Tecmaco, Armo, ainsi que de tous les mentors et bénévoles qui ont accompagné l’équipe. « En tant que sponsor, Pesage Promotion est particulièrement fière de soutenir l’équipe Matrix dans cette aventure historique. Soutenir ces talents, c’est encourager l’excellence et accompagner une génération capable de porter haut les couleurs du Maroc, du monde arabe et de l’Afrique sur la scène internationale », Ilham Bekkari DG de Pesage Promotion A propos de la FIRST Robotics Competition : La FIRST Robotics Competition (FRC), souvent qualifiée de « sport pour l’esprit », est la compétition de robotique pour lycéens la plus prestigieuse au monde, exigeant la conception de robots de classe industrielle pouvant peser jusqu’à 60 kg. Ce circuit se distingue par son haut niveau d’exigence technique, incluant la conception assistée par ordinateur (CAO) et la programmation complexe, tout en imposant aux équipes une organisation rigoureuse calquée sur le modèle des start-ups technologiques. Au-delà de la performance mécanique, le FRC valorise le leadership, le professionnalisme et l’impact social, préparant ainsi les jeunes aux défis de l’ingénierie moderne. La participation de l’équipe Matrix au tournoi d’Ankara marque un jalon historique, puisqu’il s’agit de la toute première participation marocaine et arabe ainsi que la deuxième équipe africaine à intégrer ce réseau d’élite internationale. A propos de l’Association LOOP For Science & Technology : LOOP For Science & Technology est une association marocaine dont l’objectif est de promouvoir STEAM (Sciences, Technologies, Ingénierie, Arts et Mathématiques) auprès des enfants et des jeunes issus de milieux fragiles. Fondée en 2018 par des jeunes ingénieurs et experts marocains, elle dispose d’une équipe expérimentée dans les domaines de l’éducation et de la technologie. L’association est partenaire de grandes organisations internationales telles que FIRST, World Robot Olympiad™ Association et son organisateur national pour tous ses programmes.