Festival JIDAR : une 11e édition qui confirme l’empreinte du street art à Rabat

Sous un soleil printanier éclatant, Rabat s’est une nouvelle fois laissée transformer. Au fil des jours, les nacelles ont pris de la hauteur, les pinceaux ont rythmé les façades, et les regards se sont levés. Pour sa 11e édition, le Festival JIDAR – Rabat Street Art Festival a réactivé cette sensation désormais familière : celle d’une ville en mouvement, devenue terrain d’expérimentation à ciel ouvert pour des artistes venus du Maroc et d’ailleurs. Cette année, 15 fresques monumentales et un mur collectif sont venus enrichir le parcours urbain, portant à 146 le nombre total de fresques réalisées à Rabat depuis 2015. Une progression qui dépasse le simple cumul pour dessiner une véritable transformation du paysage urbain. En un peu plus d’une décennie, JIDAR a contribué à faire de Rabat une capitale du street art sur le continent africain, régulièrement citée pour la qualité de ses fresques monumentales et la cohérence de son parcours artistique à l’échelle de la ville. Au cœur de l’Agdal, difficile de manquer l’intervention de RDS. Face à la maternité, l’artiste s’attaque à un mur vertigineux: 40 mètres de haut, 11 mètres de large, soit 440 m². Une deuxième prise de parole sur ce bâtiment, dont une première façade avait déjà été investie il y a deux ans par les artistes marocains Normal et italien Luogo Comune. Cette fois, RDS compose avec la brutalité architecturale du lieu : des lignes tendues, des volumes affirmés, des nuances de gris qui épousent le béton, traversées de touches orangées évoquant la rouille. Une fresque qui semble littéralement émerger du bâtiment, comme si elle en révélait la structure cachée. Plus loin, dans différents quartiers de la ville, les fresques racontent chacune une histoire, tissent des liens, déplacent les imaginaires. À L’Océan, l’Italien VESOD déploie une composition inspirée de la lanterne marocaine, transformée en métaphore d’une ville lumineuse et hospitalière, dont les paysages semblent surgir de la mer comme un souvenir ou un mirage. À Yacoub El Mansour, l’équatorien AZPEGER propose une réflexion ouverte sur l’égalité, rappelant que « le même soleil et la même lune nous éclairent tous », laissant au regardeur la liberté d’y projeter son propre sens. Dans un autre registre, l’artiste chilienne JUMU inscrit au cœur de sa fresque un lion protecteur, entouré de palmiers, de motifs floraux et de symboles inspirés de la culture visuelle marocaine, entre mémoire, territoire et récits personnels. À Agdal, le Catalan Guillem Font s’inspire des fleurs d’oranger et de la présence familière du lézard pour évoquer une relation sensible au vivant et aux usages du quotidien, tandis que le Marocain Nassim Azarzar, dans un autre quartier, développe un langage plastique nourri de la culture ornementale des camions de transport, créant un dialogue subtil entre tradition populaire et abstraction contemporaine. De son côté, Keya Tama (Afrique du Sud) propose une fresque habitée par le mouvement et les interactions humaines, traversée d’animaux, de céramiques et de motifs végétaux, inspirés de l’atmosphère de Rabat et de ses traditions. Il explique : « La fresque explore l’idée de communauté à travers une image de mouvement partagé, d’échange et de vitalité quotidienne. Associée au proverbe “معرفة الناس كنز” – “Connaître les gens est une richesse” – elle s’ancre dans l’atmosphère de Rabat, capturant l’effervescence de la vie à travers une constellation de formes liées au territoire. » Une manière de relier gestes, objets et symboles dans une vision organique et interconnectée du vivre-ensemble. À travers ces propositions, auxquelles s’ajoutent les univers singuliers de Marat Morik (Russie), Marina Capdevila (Espagne), Ruído (Portugal), ainsi que les artistes marocains Rosh, Ritanosko, Mizmiz et Iramo, cette édition confirme la pluralité des écritures et des regards qui composent le paysage mural de JIDAR. Au total, près de 2 500 m² de surfaces murales supplémentaires ont été réalisés en 2026, portant à plus de 20 000 m² la surface peinte depuis la création du festival. Derrière ces chiffres, une réalité tangible : celle d’une ville qui se construit, couche après couche, image après image. En onze éditions, plus de 250 artistes ont contribué à cette cartographie vivante. Dans cette dynamique, le mur collectif continue de jouer un rôle clé. Véritable laboratoire à ciel ouvert, il s’impose comme un espace de formation, d’expérimentation et de révélation. Cette année, sur les cinq artistes marocains invités à réaliser une fresque monumentale, la majorité en est issue. Une trajectoire devenue presque naturelle. Comme le souligne Salah Malouli, directeur artistique du festival : « Le mur collectif est une véritable pépinière d’artistes muralistes marocains. C’est là que beaucoup font leurs premières armes à grande échelle, avant de s’approprier pleinement la ville. » Une passerelle concrète entre émergence et professionnalisation, qui structure aujourd’hui toute une scène. Et puis il y a les passants. Ceux qui s’arrêtent, qui observent, qui reviennent. Les habitants qui redécouvrent leur quartier au fil des jours. Les enfants qui lèvent la tête. Les visites guidées, elles aussi, témoignent de cet engouement : complètes chaque week-end, avec trois parcours proposés dans les circuits Hassan, l’Océan et Yacoub El Mansour, elles ont accompagné des centaines de visiteurs à la découverte des fresques et de leurs histoires. JIDAR ne se contente pas d’ajouter des œuvres à la ville, il modifie les regards, installe des habitudes, crée des points de rencontre. Année après année, Rabat s’écrit ainsi autrement, à même ses murs.
Le Pavillon Italie au SIAM 2026 met en lumière l’excellence technologique italienne au service de la filière agricole

Dans le cadre de la 18ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc, organisée à Meknès au Maroc du 20 au 28 avril 2026, ICE, Agence italienne pour le commerce extérieur, et l’Ambassade d’Italie au Royaume du Maroc, en collaboration avec FederUnacoma, la Fédération italienne des constructeurs de machines agricoles, ont organisé un Pavillon Italie au sein du Pôle international de l’exposition. Déployé sur une superficie de 150 m², le Pavillon Italie a réuni cinq entreprises italiennes de référence, venues présenter leur savoir-faire dans des domaines stratégiques pour le développement agricole et agro-industriel. Cette participation a permis de mettre en avant des expertises complémentaires couvrant la certification alimentaire, les machines de remplissage et d’emballage automatique pour l’industrie agroalimentaire, les pompes à eau de haute performance, les systèmes d’abattage et de transformation de la viande, ainsi que la production, la sélection et la distribution de plantes et d’arbres fruitiers de haute qualité, notamment les variétés de pommiers, poiriers, kiwis et fraisiers, en plus des machines agricoles. Cette présence italienne au SIAM 2026 a également illustré la volonté de renforcer les relations commerciales, industrielles et technologiques entre les entreprises italiennes et marocaines. À ce titre, ICE, organisme gouvernemental italien chargé du développement des échanges et des partenariats internationaux, a porté cette initiative aux côtés de FederUnacoma, qui regroupe sept associations sectorielles représentant l’industrie des machines agricoles, forestières et de jardinage, ainsi que les systèmes et technologies numériques appliqués aux machines et à la production agricoles. Le Pavillon Italie a accueilli plusieurs acteurs spécialisés. CCPB, organisme d’inspection et de certification pour l’agroalimentaire et les produits non alimentaires, a présenté son expertise en matière de conformité et de qualité. COGEMAT a mis en avant ses solutions de planification et de construction de systèmes d’abattage complets et de lignes de transformation de viande clé en main, notamment avec certification halal. GALDI, groupe international spécialisé dans les solutions d’emballage alimentaire de haute technologie, a exposé ses innovations destinées aux industries agroalimentaires. Dolomit Fruits Plants / Thaler Gerhard a présenté son offre dédiée aux plantes et arbres fruitiers, aux accessoires et aux machines agricoles. UDOR, fabricant de pompes à moyenne et haute pression, a également valorisé ses solutions destinées aux usages agricoles et hydrauliques. Tout au long de l’événement, les entreprises participantes ont animé des présentations et des approfondissements techniques sur le Pavillon Italie, permettant aux professionnels, partenaires et visiteurs d’échanger directement avec les exposants autour de solutions concrètes, d’innovations sectorielles et d’applications adaptées aux besoins du marché. Dans le prolongement de cette dynamique, ICE et FederUnacoma ont organisé, le 23 avril, une conférence dédiée à la presse et aux opérateurs du secteur autour de la technologie italienne pour la filière agricole. Cette rencontre a également été l’occasion de présenter la 26ème édition d’EIMA, le Salon international des machines pour l’agriculture et le jardinage, qui se tiendra à Bologne du 10 au 14 novembre 2026. À travers cette participation, le Pavillon Italie a confirmé le rôle de l’innovation, de la mécanisation et des technologies spécialisées dans l’accompagnement des mutations de l’agriculture. Il a aussi constitué un espace d’échanges privilégié entre opérateurs italiens et marocains, en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs à forte valeur ajoutée.
Signature de deux conventions-cadres de partenariat entre AXA Services Maroc, l’Université Mohammed V de Rabat et l’École supérieure de technologie de Salé (ESTS)

AXA Services Maroc a récemment procédé à la signature de deux conventions-cadres de partenariat avec l’Université Mohammed V de Rabat et l’École Supérieure de Technologie de Salé (ESTS), établissement relevant de l’Université Mohammed V de Rabat. S’inscrivant dans leur volonté d’établir des partenariats privilégiés, ces accords visent à développer des actions conjointes de communication, de formation et de promotion des opportunités professionnelles offertes aux étudiants, ils s’inscrivent également dans une dynamique de coopération durable, en cohérence avec les missions des institutions académiques en matière de formation et de développement des compétences, ainsi qu’avec la stratégie d’AXA Services Maroc en matière de valorisation des talents, de développement des compétences et de renforcement de sa marque employeur. À ce titre, Thierry GOUMENT, Directeur Général d’AXA Services Maroc, déclare : « À travers ces partenariats, nous réaffirmons notre engagement en faveur du développement des compétences et de l’employabilité des jeunes talents. En renforçant nos liens avec l’Université Mohammed V de Rabat et l’EST de Salé, nous souhaitons co-construire des parcours de formation en adéquation avec nos besoins métiers et contribuer activement à l’insertion professionnelle des étudiants. » Les conventions prévoient notamment la mise en place de programmes de formation continue diplômante ou certifiante co-construits, ainsi que l’accueil d’étudiants dans le cadre de stages, projets de fin d’études, alternance et travaux de recherche. Dans ce cadre, un volet spécifique avec l’ESTS porte sur le développement d’une filière en alternance dédiée aux métiers de l’assurance. Mohammed RHACHI, Président de l’Université Mohammed V de Rabat, souligne : « Cette collaboration illustre notre volonté de rapprocher davantage l’université de son environnement socio-économique, en offrant à nos étudiants des opportunités concrètes de développement de compétences et d’insertion professionnelle, en phase avec les exigences du marché. » Elles couvrent également des actions de collaboration en matière d’employabilité, incluant l’identification des besoins en recrutement d’AXA Services Maroc, la communication de fiches de poste, ainsi que l’accès à des opportunités de stages, de contrats estivaux et d’emplois pour les étudiants et jeunes diplômés. Abderrahman NOUNAH, Directeur de l’École Supérieure de Technologie de Salé, ajoute : « Ce partenariat, notamment à travers la mise en place d’une filière en alternance dédiée aux métiers de l’assurance, constitue une avancée majeure pour renforcer l’employabilité de nos étudiants et leur offrir des perspectives professionnelles concrètes. » Les partenariats intègrent par ailleurs des volets de coopération scientifique et technologique, fondés sur le partage d’expertise, la conduite de projets de recherche communs et l’organisation d’événements académiques et professionnels (conférences, séminaires, hackathons).
ALTEN Maroc et le ministère de la Transition numérique renforcent leur convergence stratégique autour de l’intelligence artificielle au Maroc

À l’occasion de sa visite au Maroc, Monsieur Gualtiero Bazzana, Directeur IA du Groupe ALTEN, accompagné du comité de direction d’ALTEN Maroc, a été reçu par Madame Amal El Fallah Seghrouchni, Ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration. Les échanges ont porté sur la contribution d’ALTEN dans la mise en œuvre des initiatives nationales en intelligence artificielle, notamment à travers son modèle de gouvernance, son expertise en ingénierie et sa capacité à accompagner des projets à forte valeur ajoutée dans les secteurs public et privé. Le Groupe met l’accent sur une IA responsable, sécurisée et conforme aux cadres réglementaires, et se positionne comme un relais opérationnel de la vision « AI Made in Morocco ». La rencontre a également permis de mettre en avant le développement de partenariats stratégiques du Groupe dans le domaine de l’intelligence artificielle, avec le déploiement progressif de solutions innovantes au sein de ses activités. Dans ce cadre, ALTEN Maroc se positionne comme un acteur clé, notamment grâce à la mise en place d’un Centre d’Excellence dédié et au développement de cas d’usage concrets. À cette occasion, Gualtiero Bazzana a souligné le rôle important d’ALTEN Maroc dans la stratégie globale du Groupe en matière d’intelligence artificielle, à travers la création de solutions IA pour les clients internationaux, ainsi que la conception d’outils internes favorisant l’adoption et l’industrialisation de l’IA. À travers cet échange, ALTEN confirme sa volonté de renforcer son ancrage au Maroc et de contribuer activement au développement d’un écosystème IA performant, responsable et compétitif à l’échelle nationale et internationale.
Maroc. L’inflation annuelle repart à la hausse en mars 2026

Portée par les produits alimentaires et les carburants L’inflation annuelle pointe de nouveau le bout de son nez. Après deux mois consécutifs de baisse, en glissement annuel, les prix à la consommation ont repris de la hauteur au cours du mois de mars 2026, a indiqué le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon les chiffres publiés par l’institution publique, comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 0,9% au troisième mois de l’année en cours, mettant ainsi fin aux reculs consécutifs observés en février (0,6%) et janvier (0,8%) derniers. Ce rebond des prix s’explique par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,6% et de celui des produits non alimentaires de 1,1%, a indiqué l’institution publique précisant que, pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 0,4% pour les «Loisirs et culture» à une hausse de 3,5% pour les «Biens et services divers». Les prix à la consommation augmentent de 1,2% sur un mois et de 0,9% sur un an Pour rappel, le recul annuel de l’IPC en février dernier avait été enregistré en raison de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 2% et de Hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%. Au cours du même mois, les variations des produits non alimentaires allaient d’une baisse de 2,7% pour le «Transport» à une hausse de 3,8% pour les «Biens et services divers». Un mois plus tôt (janvier), le HCP avait attribué la première baisse de l’année de l’IPC au recul de l’indice des produits alimentaires de 2,1% et à la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%, ajoutant que les variations des produits non alimentaires étaient allées d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 2,8% pour les «Biens et services divers». Dans sa note d’information relative à l’IPC du mois de mars 2026, l’institution constate que les prix à la consommation ont connu une hausse de 1,2% par rapport au mois précédent, résultant de la hausse de 1,9% de l’indice des produits alimentaires et de 0,6% de l’indice des produits non alimentaires. Selon la même source, les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2026 ont concerné principalement les «Légumes» (9,7%), les «Fruits» (2,6%), les «Viandes» (2,4%), les «Poissons et fruits de mer» (1,3%) et le «Café, thé et cacao» avec 0,3%. En revanche, les prix ont diminué de 2,4% pour les «Huiles et graisses» et de 0,2% pour le «Lait, fromage et œufs». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 10,7%. A titre de comparaison, les hausses des produits alimentaires observées entre janvier et février 2026 avaient concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (4,5%), les «Fruits» (2,1%), les «Viandes» (1,6%), les «Légumes» (1,0%) et le «Lait, fromage et œufs» et le «Café, thé et cacao» (0,4%). Dans une note relative à cette période, l’organisme avait en revanche fait état d’une diminution des prix pour les «Huiles et graisses» et pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes» respectivement de 2,2% et 0,4%. S’agissant des produits non alimentaires, la note relevait une hausse ayant concerné principalement les prix des «Carburants» (3,1%). En mars 2026, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Guelmim et Al-Hoceima (2,7%), à Errachidia (1,8%), à Agadir (1,6%), à Safi (1,4%), à Tanger (1,3%), à Marrakech, Dakhla et Béni-Mellal (1,2%), à Laâyoune (1,1%), à Casablanca, Oujda et Tétouan (1,0%), à Kénitra, Rabat et Meknès (0,9%) et à Fès et Settat (0,7%), selon le HCP. A titre de comparaison, le mois précédant, elles avaient été enregistrées à Oujda et Tanger (1,4%), à Tétouan (1,2%), à Fès, Kénitra et Al-Hoceima (0,7%), à Béni-Mellal (0,6%), à Agadir, Meknès et Dakhla (0,5%) et à Casablanca, Rabat et Settat (0,3%). En revanche, selon la note du HCP d’alors, des baisses avaient été enregistrées à Safi avec 0,4% et à Guelmim et Errachidia avec 0,2%. Au final, l’institution estime que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de mars 2026 une hausse de 0,1% par rapport au mois de février 2026 et une baisse de 0,6% par rapport au mois de mars 2025, a conclu l’institution. Rappelons qu’en 2025, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 0,8% par rapport à l’année 2024. En effet, l’IPC annuel moyen avait enregistré, au terme de cette année-là, une augmentation de 0,8% par rapport à l’année 2024, conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,8% et de celui des produits non alimentaires de 0,5%. Les variations enregistrées pour les produits non alimentaires étaient allées d’une baisse de 2,6% pour le «Transport» à une hausse de 3,3% pour les «Restaurants et hôtels». Alain Bouithy
Maroc. Malgré un rebond de confiance au premier trimestre 2026 : Des perceptions des ménages encore pessimistes

Un moral des ménages qui reste fragile L’Indice de confiance des ménages (ICM) a enregistré une amélioration, aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année 2025, a annoncé le Haut-Commissariat au plan (HCP) précisant qu’il s’est établi à 64,4 points au premier trimestre de 2026, au lieu de 57,6 points au trimestre précédent et 46,6 points au même trimestre de l’année précédente. Ainsi, d’après les résultats de l’enquête de conjoncture auprès des ménages menée par l’institution publique, 75,1% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 19,1% un maintien au même niveau et 5,8% une amélioration. Il en ressort que « le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 69,3 points, contre moins 72,5 points au trimestre précédent et moins 76,5 points au même trimestre de l’année passée », a indiqué le HCP. L’enquête montre que 45,1% des ménages s’attendent à une dégradation de l’évolution de leur niveau de vie au cours des 12 prochains mois, 38,5% à un maintien et 16,4% à une amélioration. Bien qu’en amélioration, le solde de cet indicateur demeure négatif, après s’être établi à moins 28,8 points contre moins 39,5 points au trimestre précédent et de moins 46,3 points au même trimestre de l’année précédente. S’agissant de l’évolution du chômage, au premier trimestre de 2026, l’enquête montre que 57,9% des ménages s’attendent à sa hausse au cours des 12 prochains mois, contre 23,2%. Tout en restant négatif, le solde de cet indicateur s’est amélioré pour s’établir à moins 34,7 points contre moins 47,7 points au trimestre précédent et moins 73,4 points au même trimestre de l’année précédente. Les résultats de l’enquête révèlent par ailleurs que 66,9% des ménages contre 15,9% considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. En conséquence, le solde s’est établi à moins 51 points contre moins 52,9 points au trimestre précédent et moins 72 points au même trimestre de l’année précédente, selon l’institution. Parmi les principaux enseignements de l’enquête sur l’évolution de la situation financière des ménages, il ressort que 59,9% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 37,5% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 2,5% affirment épargner une partie de leur revenu. Ainsi, le solde d’opinion est resté négatif, à moins 35 points, contre moins 36,6 points le trimestre précédent et moins 39,8 points une année auparavant. D’après l’enquête, 41,5% des ménages contre 4,8% considèrent que l’évolution de leur situation financière s’est dégradée au cours des 12 derniers mois. Le solde d’opinion s’est ainsi amélioré, tout en restant négatif, à moins 36,7 points contre moins 43,5 points au trimestre précédent et moins 49,3 points au même trimestre de l’année précédente. En revanche, 21,1% des ménages contre 15,3% s’attendent à une amélioration de leur situation financière au cours des 12 prochains mois. Dans ce cas, « le solde de l’indicateur a atteint 5,8 points, marquant une amélioration aussi bien par rapport au trimestre précédent (moins 4,2 points) qu’au même trimestre de l’année précédente (moins 16,4 points) », a ajouté l’institution. Alain Bouithy Prix des produits alimentaires : Opinions toujours négatives. Au premier trimestre de 2026, 93,3% des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois. Ainsi, le solde d’opinion s’est établi à moins 92,7 points, contre moins 90,9 points au trimestre précédent et moins 97,4 points au même trimestre de l’année précédente. Quant aux perspectives de leur évolution au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 78,9% des ménages, contre 2,4% seulement qui s’attendent à leur baisse. Le solde d’opinion est resté négatif, s’établissant à moins 76,5 points, contre moins 73 points au trimestre précédent et moins 80 points au même trimestre de l’année précédente (HCP).
Coopération sud-sud : la DG de l’OFPPT et le Ministre ivoirien délégué chargé de l’enseignement technique explorent les perspectives de collaboration en matière de formation professionnelle

Dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud et de la promotion du partage d’expertises en matière de formation professionnelle, Madame Loubna Tricha, Directrice Générale de l’OFPPT, a accueilli le 17 avril 2026, à la Cité des Métiers et des Compétences de Casablanca-Settat (à Nouaceur), une délégation ivoirienne conduite par Monsieur Jean-Louis Moulot, ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique de la République de Côte d’Ivoire, chargé de l’Enseignement technique, afin d’examiner les perspectives de collaboration bilatérale. Dans son mot d’ouverture, Madame Loubna Tricha s’est réjouie de la pérennité du partenariat entre les deux parties, fort de 25 années de coopération, fondé sur la confiance mutuelle, le partage d’expertise et la mise en œuvre de projets structurants. Madame Loubna Tricha a également réaffirmé l’engagement constant de l’OFPPT à accompagner la Côte d’Ivoire dans le développement de son système de formation professionnelle en soutenant les efforts entrepris pour renforcer la qualité et la pertinence du dispositif de formation ivoirien. Pour sa part, Monsieur Jean-Louis Moulot a salué les avancées réalisées dans le domaine de la formation professionnelle au Maroc ainsi que le rôle de l’OFPPT dans le rehaussement de la qualité des compétences. À cet égard, il a exprimé l’intérêt de la partie ivoirienne pour le renforcement du partenariat avec l’OFPPT, notamment à travers l’échange de bonnes pratiques, l’appui en matière de formation et le renforcement des capacités des formateurs, ainsi que l’accompagnement de la Côte d’Ivoire dans des secteurs prioritaires tels que l’agro-industrie, les mines et énergies, le développement durable, le tourisme, l’hôtellerie et la restauration. L’échange entre les deux parties a porté, entre autres, sur la feuille de route du ministère ivoirien pour la période 2026-2035 et la volonté de perpétuer le transfert d’expertise et l’échange de connaissances pour les prochaines décennies. La rencontre a été l’occasion de revenir sur les projets communs reliant l’OFPPT et la Côte d’Ivoire en matière de formation professionnelle. En effet, la coopération entre le Maroc et la République de Côte d’Ivoire s’inscrit dans une dynamique ancienne et structurée, initiée le 13 avril 2001 avec la signature du Protocole d’Accord de Coopération entre les deux gouvernements. Cette relation bilatérale a été consolidée lors des visites officielles de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, en Côte d’Ivoire, notamment à travers la signature, le 19 mars 2013, d’une convention-cadre portant sur l’appui au ministère ivoirien du Tourisme dans le domaine de la formation professionnelle. Elle s’est également renforcée en juin 2015 avec la signature d’une nouvelle Convention-cadre de coopération entre les deux gouvernements, consacrant ainsi la volonté commune de développer et de structurer davantage ce partenariat stratégique. L’inauguration, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, le 27 novembre 2017 du Centre multisectoriel de formation professionnelle « Mohammed VI » de Yopougon à Abidjan a couronné cette dynamique de coopération. Ce rapprochement s’est également traduit par la signature de conventions cadres portant sur des projets structurants, à l’instar du protocole d’accord conclu le 6 juin 2018 relatif à la construction et à l’équipement d’un complexe de formation dans les métiers de l’Hôtellerie-Tourisme-Restauration et du Bâtiment et des Travaux Publics à Abidjan. Ce partenariat s’est poursuivi et renforcé jusqu’en 2025, notamment avec la signature, le 17 janvier 2025 à Laâyoune, d’une convention cadre de coopération entre les Ministres des Affaires étrangères des deux pays, consacrant la formation professionnelle comme axe stratégique de partenariat. La coopération entre l’OFPPT et le ministère ivoirien porte également sur l’accueil de stagiaires ivoiriens au sein de ses établissements de formation professionnelle. L’OFPPT a accueilli, depuis 2011, près de 1500 jeunes ivoiriens et a contribué, depuis 2014, à la formation et au perfectionnement de 82 formateurs et personnels technico-pédagogiques ivoiriens dans des secteurs clés. En matière d’accompagnement, des missions de diagnostic du dispositif de formation ont été également conduites par des experts de l’OFPPT dans l’objectif d’appuyer le développement du système de formation professionnelle ivoirien. Il est à noter que dans le cadre de son portefeuille d’actions, l’OFPPT œuvre pour le développement de 5 cursus de formation pour la partie ivoirienne en plus de l’appui à la création du Centre de formation des formateurs à Abidjan, spécialisé dans l’agriculture et l’agro-industrie. A l’issue de la rencontre, une visite des espaces pédagogiques de la CMC de Casablanca-Settat a été effectuée, permettant aux membres de la délégation ivoirienne d’explorer, de visu, les atouts et les infrastructures de cet établissement nouvelle génération réalisé dans le cadre du programme des Cités des Métiers et des Compétences, épine dorsale de la nouvelle Feuille de route pour le développement de la formation professionnelle. CMC Casablanca-Settat, une plateforme d’application multisectorielle Implantée à Nouaceur sur une superficie de 20 hectares, avec une capacité d’accueil globale de 4670 places pédagogiques, la CMC de Nouaceur garantit une offre de formations qualifiantes et diplômantes, alignée avec les besoins de l’écosystème économique de la région et les priorités du marché du travail. Conçue au travers d’une démarche d’intelligence collective, l’offre de formation de ce nouvel établissement est conçue autour de 9 pôles métiers, regroupant 111 filières dont 61% nouvellement créées. Ouverte aux jeunes apprenants le 11 novembre 2024, cette plateforme multisectorielle et multifonctionnelle adopte une approche pédagogique immersive qui favorise l’acquisition de compétences pratiques par l’expérimentation active. Les plateformes d’application intégrées de la CMC favorisent l’immersion des stagiaires dans un environnement qui reproduit fidèlement la réalité de l’entreprise : La CMC est également dotée de structures communes assurant une intégration harmonieuse entre l’apprentissage des compétences métiers, le développement du savoir-être et des soft skills, ainsi que le bien-être des stagiaires. Elles comprennent un espace de coworking, un fablab, une digital factory, un incubateur, un centre de langues et de soft skills, une médiathèque ainsi qu’un centre de conférences. Et en vue de promouvoir les valeurs de cohésion et de vivre ensemble, la CMC de Casablanca-Settat dispose de nombreux espaces de vie, dont une maison de stagiaires d’une capacité de 700 lits et couverts, une cafétéria, plusieurs espaces de rencontres, ainsi que des
Economie nationale : Une accélération modérée de la croissance à 5% au premier trimestre 2026 (Maroc)

Selon les estimations du Haut-commissariat au plan (HCP), la croissance économique nationale aurait atteint 5% au premier trimestre 2026, en variation annuelle, au lieu de 4,1% au quatrième trimestre 2025. L’accélération des activités agricoles et la résilience des branches tertiaires, sur fond d’une hausse continue de la demande intérieure, ont contribué à cette évolution, a indiqué l’institution publique dans sa récente note de conjoncture relative à la situation des principaux indicateurs économiques soulignant un premier trimestre marqué par un rééquilibrage du régime de croissance en faveur de l’offre. Dans le détail, « l’activité agricole aurait enregistré une expansion de 14,8%, apportant un gain de 1,5 point à la croissance globale, contre +0,5 point au trimestre précédent », sous l’effet d’une pluviométrie favorable. Selon le HCP, hors agriculture, l’activité aurait crû de 3,8%, au lieu de +4% au quatrième trimestre 2025, alors que les branches secondaires auraient été pénalisées par la poursuite du ralentissement des industries extractives et de la construction. Portée par le rétablissement de l’agroalimentaire et par un redressement de la filière de fabrication du matériel de transport, la croissance de l’industrie manufacturière se serait maintenue. Les services seraient, pour leur part, restés bien orientés, affichant une amélioration de 4,3%. « L’accélération de la croissance économique serait intervenue dans un contexte de légère reprise de la demande extérieure européenne, sur fond de l’intensification des investissements et des effets d’assouplissement maintenu des conditions monétaires », a poursuivi l’institution ajoutant que cette évolution aurait principalement bénéficié aux services et aux biens de consommation. Ce qui a stimulé une augmentation du volume des exportations nationales de biens et services de 7,4%. Parallèlement, les importations auraient prolongé leur mouvement ascendant à un rythme moins prononcé qu’à fin 2025 (+6,9%). De l’avis du HCP, l’activité aurait été, également soutenue, par une demande intérieure en hausse continue, bien qu’à un rythme plus modéré (+4,8% au lieu de +6,2% au dernier trimestre 2025).Quant à l’investissement, il aurait poursuivi sa phase de normalisation, après cinq trimestres de forte progression, alors que la consommation des ménages se serait accrue de 4,6%, portée par l’amélioration des revenus, notamment en milieu rural, et par la poursuite de la détente des prix. A noter qu’au deuxième trimestre 2026, sous l’hypothèse de la stabilisation des prix de l’énergie, l’institution s’attend à ce que le PIB s’établisse à 4,7%, tiré principalement par la diffusion des effets du renforcement de la production agricole sur l’activité et l’emploi. Alain Bouithy