Côte d’Ivoire. Déclaration N°008-2025 de Générations et Peuples Solidaires (GPS) relative à la vie de la Nation

Côte d’Ivoire. Déclaration N°008-2025 de Générations et Peuples Solidaires (GPS) relative à la vie de la Nation

TRIBUNE LIBRE. À l’occasion de sa réunion hebdomadaire du samedi 24 mai 2025, le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) a procédé à l’analyse de l’actualité socio-politique internationale et nationale en portant un intérêt tout particulier aux points suivants : 𝐃𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐄𝐃𝐄𝐀𝐎 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐄́𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐀𝐥𝐥𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐒𝐚𝐡𝐞𝐥 (𝐀𝐄𝐒) 𝐚̀ 𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨 Une rencontre entre le Président de la Commission de la CEDEAO et les ministres des Affaires étrangères de l’AES s’est tenue à Bamako le 22 mai 2025. Ce sommet s’inscrivait dans le cadre de consultations préalables à l’ouverture officielle des négociations entre les deux entités. Malgré la rupture institutionnelle et les divergences passées, les délégations ont réaffirmé l’importance de préserver les acquis de l’intégration régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens et le droit d’établissement, ainsi que de privilégier l’intérêt supérieur des populations. Face à la menace terroriste, la rencontre a enregistré une volonté commune de renforcer la coopération. Cette rencontre marque à nos yeux l’échec des menaces proférées à l’encontre des Etats de l’AES et de leurs dirigeants. Elle induit la reconnaissance tacite de cette nouvelle organisation et de son caractère irréversible par la CEDEAO. En outre, l’on peut croire que l’angoisse de la situation sécuritaire qui devient intenable et cruciale s’impose désormais comme une préoccupation globale pour l’ensemble des Etats de la sous-région. GPS se réjouit qu’après l’échec d’un bras de fer inutile et sans fondement, le moment de la raison soit arrivé maintenant pour entamer, dans le respect mutuel, des pourparlers directs sur des problèmes de fond portant sur des questions d’intérêts communs. GPS exhorte les deux parties à travailler dans la perspective d’une solution durable à la situation sécuritaire et à privilégier l’intérêt supérieur des populations ouest-africaines en sauvegardant les acquis de l’intégration sous-régionale. 𝐃𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐜𝐞𝐧𝐝𝐢𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐚𝐬𝐭𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́ 𝐏𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐋𝐨𝐦𝐞́ 𝐝’𝐀𝐝𝐣𝐚𝐦𝐞́ Le jeudi 15 mai 2025, la ville d’Abidjan s’est réveillée avec un énième incendie de marché, celui du marché dit Petit Lomé d’Adjamé. Si les Ivoiriens sont coutumiers de tels incendies dont le modus operandi ne laisse plus de doute quant à leur origine criminelle, la société ivoirienne, les autorités municipales et l’Etat de Côte d’Ivoire sont interpellés, pour mettre fin à cette criminalité, à cette série d’incendies dans nos marchés. Les marchés, dans nos différents centres urbains, sont les poumons économiques qui alimentent les ménages en termes d’activités pour les uns et de consommation pour les autres. Il convient donc d’en assurer la protection et la pérennité. Il en est ainsi de celui d’Adjamé qui draine plus de 2 millions de personnes par jour. Le dynamisme de ce grand marché a un impact considérable sur les finances municipales. Le dernier incendie du marché d’Adjamé dit Petit Lomé, interpelle nos consciences. Alors qu’elles avaient fait le plein de leurs provisions en prévision de la fête de Tabaski prévue pour le 6 juin 2025, plus de 500 femmes ont vu leur fonds de commerce partir en feu une nuit, pour cause d’un éventuel accident, mais aussi en raison d’une violence politique dont le RHDP est coutumier. Notons que ces commerçantes rechignaient à quitter les lieux dans le cadre d’un projet de réhabilitation/rénovation dont le but inavoué est d’augmenter le coût des pas-de-porte et des loyers futurs. La conséquence d’un tel projet est de faire le lit à de nouveaux acquéreurs plus fortunés en accointance avec les pouvoirs publics et les autorités municipales. Cet incendie, probablement involontaire, mais certainement souhaité par les rénovateurs du marché Petit Lomé est un aveu d’échec des politiques économiques et sociales du RDR-RHDP. Car, à défaut de formaliser le secteur informel qui est un pan très important de l’économie ivoirienne, pour l’intégrer dans nos comptes publics, ce parti a choisi de réduire ces petits opérateurs économiques à la pauvreté absolue, pour ensuite leur distribuer des filets sociaux non productifs. Le pouvoir RHDP a dénié au peuple de Côte d’ivoire, tous ses droits, les droits politiques et syndicaux, les droits associatifs, et avec cet incendie criminel, ses droits économiques. GPS apporte son soutien aux commerçants du marché Petit Lomé, hommes comme femmes, et leur exprime sa compassion pour les énormes pertes subies. GPS apporte son soutien à ces braves dames dans la préservation de leurs droits, car elles ont contribué, par leurs activités, à la création de valeur de ce marché qui est une référence dans la sous-région ouest africaine. 𝐃𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐜𝐚𝐧𝐝𝐚𝐥𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐂𝐨𝐫𝐬𝐚𝐢𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐈𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) prend acte avec consternation de la signature, le 15 mai 2025, d’une convention de partenariat entre la compagnie aérienne française Corsair et plusieurs institutions publiques ivoiriennes : le Sénat, l’Assemblée nationale, l’Assemblée des Régions et Districts, l’Union des Villes et Communes, et le Conseil économique, social, environnemental et culturel. Ce partenariat, qui offre des réductions sur les vols Corsair ainsi qu’un accès préférentiel à l’Hôpital américain de Paris aux élus ivoiriens et à leurs familles, pour des voyages aussi bien professionnels que privés, est une insulte à la nation, un affront à la dignité du peuple ivoirien, et une nouvelle manifestation du divorce entre une élite dirigeante arrogante et la réalité quotidienne des citoyens. Ces institutions, censées œuvrer à l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble des Ivoiriens, s’organisent désormais ouvertement pour garantir à leurs membres et à leurs proches un traitement de faveur dans des structures étrangères, aux frais indirects du contribuable. Ce cynisme institutionnalisé n’est rien d’autre qu’un mépris froid pour le peuple ivoirien. Alors que les hôpitaux publics ivoiriens sont en détresse chronique, que le peuple ivoirien, malmené par une politique sociale mal pensée caractérisée par des actes qui lui ôte sa dignité à travers la distribution de filets sociaux, que les cours des matières premières sont fixés au détriment des paysans, que certaines populations sont jetées à la rue suite à la mise en œuvre des politiques inhumaines de déguerpissement, les représentants de la République, pendant ce temps, s’offrent, par voie contractuelle, les services de l’Hôpital américain

Justice ivoirienne : La cabale sans issue continue contre Guillaume Soro

Justice ivoirienne : La cabale sans issue continue contre Guillaume Soro

La justice ivoirienne semble s’ériger en véritable instrument politique dans le cadre d’une croisade contre Guillaume Kigbafori Soro, l’ancien Premier ministre en exil. Dans un contexte où son nom résonne comme une menace pour la carrière politique de certains, il apparaît que chaque occasion est saisie pour nuire à sa réputation et à celle de son mouvement, Générations et Peuples Solidaires (GPS). Les arrestations ciblées de cadres de GPS témoignent d’une stratégie délibérée pour affaiblir politiquement l’ancien Premier ministre Guillaume Kigbafori Soro. Le 15 janvier 2025, la Cour d’appel d’Abidjan a confirmé la condamnation de Kando Soumahoro et Mamadou Traoré, deux figures emblématiques de GPS, à deux ans de prison ferme. Les charges retenues contre eux incluent le « maintien illégal d’un parti politique » et « l’atteinte à l’ordre public ». Cette décision s’inscrit dans un climat de tensions palpables depuis plusieurs années entre la justice aux ordres du gouvernement du RHDP, et le mouvement présidé de main de maitre par Guillaume Soro, dissous en 2021. Les avocats de Guillaume Soro, menés par Maître Souleymane Diallo, s’attachent à défendre vigoureusement leurs clients, avec l’intention de se pourvoir en cassation. Pour eux, les poursuites sont infondées et la classification de GPS comme un parti politique est contestable. Diallo insiste sur le fait que GPS devrait être perçu comme une association, un détail qui pourrait s’avérer déterminant dans les prochaines étapes judiciaires. Et compte se pourvoir en cassation. Les accusations contre Kando Soumahoro, qui datent d’août dernier, sont liées à une déclaration conjointe signée par GPS et d’autres partis d’opposition, appelant à une refonte du système électoral en vue des élections présidentielles de 2025. Cette initiative a été perçue comme une menace par les autorités du RHDP, qui n’ont pas hésité à utiliser la justice pour réagir. Quant à Mamadou Traoré, il a été condamné pour des propos jugés diffamatoires envers le président Alassane Ouattara, publiés sur sa page Facebook. Le tribunal l’a reconnu coupable de « diffusion de nouvelles fausses de nature à porter atteinte au moral de la population » et d’« atteinte à l’ordre public ». Nous avons toujours indiqué que cette série de condamnations soulève de vives inquiétudes concernant l’état des droits politiques et des libertés d’expression en Côte d’Ivoire, particulièrement à l’approche des élections d’octobre 2025. La situation met en lumière un climat de répression où les voix dissidentes sont systématiquement muselées, laissant planer un doute sur l’équité du processus électoral à venir. Toute chose dénoncée par Guillaume Kigbafori Soro, qui avec sérénité réitère sans cesse que Générations et Peuples Solidaires se saurait être intimidé et reste très mobilisé et solidaire pour faire face à toute cette véritable cabale politico-judiciaire, qui pour seul but, de réduire au silence toute opposition ivoirienne, au détriment d’un dialogue inclusif entre toutes les parties prenantes. D’ailleurs dans son message de fin d’année, le Président de Générations et Peuples Solidaires a appelé à l’union des membres des différentes formations politiques, de veiller à la bonne conduite des élections et de s’assurer que chaque voix soit entendue. Guillaume Kigbafori SORO a, (à) cet effet, invité les tenants du pouvoir, ainsi que les acteurs politiques de se préparer à des débats constructifs, car la polarisation qui prévaut actuellement pourrait bien compromettre l’avenir du pays. Dans la vision du Président de génération et Peuples Solidaires, les enjeux sont lourds et ces condamnations à coup de pelle des cadres de l’opposition ne doivent en aucun (cas) affecter les objectifs visés. Pour Guillaume Kigbafori  Soro, il ne s’agit pas seulement de l’élection d’un nouveau Président, mais de la préservation définitive de la paix sociale et du respect des droits humains en Côte d’Ivoire. A la lumière de la vision de celui qui a hérité d’une longévité à la tête de la primature ivoirienne,  l’avenir politique du pays dépendra de la capacité de tous à s’engager dans un processus démocratique véritable, où le dialogue et la consolidation de la paix primeront sur les rivalités, les divisions et les arrestations. Koré Guy-Armand (KGA/Radio-gps)

Côte d’Ivoire/Présidentielle 2025 : Guillaume Soro, une force politique incontournable pour des élections apaisées et inclusives

Côte d’Ivoire/Présidentielle 2025 : Guillaume Soro, une force politique incontournable pour des élections apaisées et inclusives

Même si le Président de la République s’attèle à rassurer de façon lapidaire ses concitoyens que les élections d’octobre 2025 se dérouleront dans un climat apaisé, les Ivoiriens et toute la communauté internationale craignent au plus haut degré cette autre année électorale. 2025 comme les autres années électorales dans notre pays n’est pas une année ordinaire. Depuis le début de l’année, à environ 10 mois des échéances électorales, il y a déjà une effervescence dans les Quartiers Généraux (QG) des différentes chapelles qui animent la vie politique du pays. Même si le Président de la République, n’a pas encore annoncé officiellement sa candidature, 4ème mandat dont il devait se raviser d’ailleurs, parce que contraire aux dispositions de la Constitution ivoirienne, plusieurs leaders politiques qui ne se reprochent rien dont le Président de Générations et Peuples solidaires (GPS), M. Guillaume Kigbafori Soro et l’ex-Première Dame, Mme Simone Ehivet Gbagbo, Présidente de MGC ont déjà officiellement annoncé leur candidature. Beaucoup d’observateurs de la scène politique ivoirienne accuseraient à tort Guillaume Soro de ne pas avoir de projet politique pour la Côte d’Ivoire. Eh bien depuis 2019, bien qu’il soit contraint à l’exil, le Président Guillaume Soro qui n’a que faire des simulacres de condamnations aux relents politiques dont il est affublé depuis sa décision de briguer la magistrature suprême de son pays la Côte d’Ivoire, a bel et bien un programme de gouvernement dont il développera des grands pans en temps opportun. Il en a d’ailleurs déjà esquissé quelques pas à l’endroit de nos braves paysans lors de son adresse à la nation à l’occasion de la présentation de ses vœux de nouvel an 2025. D’ailleurs c’est aux programmes de gouvernement des différents candidats dont devaient se soucier tous les Ivoiriens et ivoiriennes, et non de la tête de tel ou tel candidat. Quoiqu’on puisse raconter sur lui, Guillaume Soro a un statut de « figure politique majeure » de la Côte d’Ivoire. Une ascension entamée depuis ses années FESCI, il y a environ une trentaine d’années. Guillaume, pour ne faire allusion qu’à ses années scolaires et universitaires, connait bien la Côte d’Ivoire son pays pour avoir fait contrairement à certains « fantômes » toutes ses classes ici au pays (de Diawala, Ferké, Touba Mankono et Katiola au nord en passant par Bouaké et enfin Abidjan). Les différentes positions clés que Soro a occupées ces dernières années avant son divorce avec le Président du RHDP constitue véritablement pour l’ivoirien honnête un tremplin idéal à son ascension à la magistrature suprême. Pour ne citer que de petits exemples, en tant que Premier ministre et Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro a parcouru hameaux et villages notamment dans les départements de Katiola et de Dabakala (pour ne citer que ces deux localités où il a séjourné) pour s’enquérir, loin des discours pompeux et mercantiles, des réelles difficultés des populations qu’il entend affronter lorsqu’il accèdera, avec le suffrage de ses compatriotes, au pouvoir d’État. Pour être plus précis, Le 11 mai 2019 à Katiola, il déclinait son projet politique en 4 points : faire de la Côte d’Ivoire un État de droit et une référence démocratique ; réaliser un développement intégral et harmonieux ; bâtir une société de champions nationaux et internationaux dans tous les domaines ; construire une Nation au-delà des particularismes communautaires, religieux et politiques. Et puis, si l’on veut remonter dans le temps pour lever tout équivoque et en savoir davantage sur la discorde du leader de la génération nouvelle avec le Président Ouattara, le Président de l’Assemblée nationale d’alors, Sem. Guillaume Soro s’est nettement démarqué du régime Ouattara depuis la fin du premier mandat en 2015. A la fin de son premier quinquennat, Guillaume Soro a juste souhaité et demandé au Président de la République de libérer les détenus politiques afin de donner un contenu au processus de réconciliation notamment avec le retour des exilés. Il n’a pas été entendu et c’est à partir de ce moment que Guillaume a estimé que c’en était fini de sa franche collaboration avec le Président de la République qui avait d’autres interlocuteurs privilégiés dans son nouveau parti du RHDP. Pour peu que je le connaisse, Bogota n’aime pas le mensonge, la roublardise et l’hypocrisie. Guillaume Soro pour donner force à cette décision va refuser d’adhérer au projet politique du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix). Et donc depuis fin 2018, il était considéré comme un ‘’paria’’ pour de nombreux militants et non des moindres du Rassemblement des Républicains (RDR) d’Alassane Ouattara. Quinze (15) ans après la grave crise politique consécutive aux élections de 2010 et son funeste bilan de plus de 3000 morts, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Notre pays n’a plus besoin de ces décomptes macabres. Les populations ivoiriennes n’aspirent qu’à une paix durable. Elles demandent aux autorités du pays notamment au Président de la République d’utiliser tous les moyens en son pouvoir pour permettre une élection démocratique, juste, apaisée et inclusive. Et Guillaume Soro, figure emblématique et incontournable de la jeunesse et de l’opposition ivoirienne, ne pourrait être absent une fois de plus à ces joutes électorales majeures de notre pays. GOORÉ Yves Axel (Radio-gps)

Alassane Ouattara : le flou autour de la 4e mandature ou le signe de la parabole de la calebasse enseignée par Guillaume Soro

Alassane Ouattara : le flou autour de la 4e mandature ou le signe de la parabole de la calebasse enseignée par Guillaume Soro

La parabole de la calebasse, enseignée par Guillaume SORO en 2019 avant l’exil, ce lors d’une de ses rencontres de proximité au clair de lune avec un club de jeunes à Ferkessédougou, sa terre natale, a été par lui scénarisée en ces termes : Lorsqu’un vieil homme monte sur une calebasse, deux résultats sont envisageables. Si la calebasse se brise, cela révélera son manque de lucidité et de clairvoyance pour n’avoir pas su à son âge qu’elle se briserait sous son énorme poids. En revanche si la calebasse résiste, cela indiquera que le vieillard ne pèse pas plus qu’une plume de poulet. Ces deux scénarios conduisent à la seule conclusion que la sagesse que recommande l’âge du vieil homme devrait le pousser à éviter de prendre des risques inutiles. Aussi, devrait-il faire le choix de s’asseoir tranquillement, en toute sagesse. C’est à la lumière de cette parabole de Guillaume SORO, qui relève simplement de sa culture de l’art oratoire africain, que s’inscrit le climat politique déjà tendu par la question de la candidature d’Alassane OUATTARA à un quatrième mandat à la présidence de la Côte d’Ivoire. Et cela soulève des inquiétudes et des interrogations. Alors que le pays se prépare pour ces élections de 2025, le Président sortant semble naviguer dans un flou artistique, hésitant à clarifier ses intentions. Cette ambiguïté pourrait bien se transformer en un véritable piège pour lui. Depuis son accession au pouvoir en 2010, Alassane OUATTARA a été un acteur clé de la politique ivoirienne. Toutefois, son désir de prolonger son mandat soulève des craintes légitimes. En effet, la Constitution ivoirienne, qui a été modifiée en 2016, limite le nombre de mandats présidentiels. Ses opposants ne manquent pas de rappeler que sa candidature pourrait être perçue comme une volonté de s’accrocher au pouvoir, au mépris des principes démocratiques. Le risque d’une honte historique plane sur sa présidence. Un quatrième mandat serait perçu non seulement comme un défi à la Constitution, mais également comme une provocation pour une population qui aspire à un renouvellement politique. Les souvenirs des tensions post-électorales de 2010-2011, qui ont profondément marqué le pays, demeurent encore frais dans les mémoires. L’option d’une nouvelle candidature pourrait raviver des fantômes que la Côte d’Ivoire peine encore à exorciser. Par ailleurs, la situation actuelle du pays, marquée par des défis économiques et sociaux, appelle à un leadership renouvelé. Le flou entretenu par OUATTARA sur ses intentions pourrait être interprété comme une absence de vision pour l’avenir de la Côte d’Ivoire. Les ivoiriens, en quête de stabilité et de progrès, pourraient voir dans cette hésitation un manque de courage et de responsabilité. Les récentes déclarations du président, oscillant entre promesse de retrait et affirmations de bilan positif, n’ont fait qu’accentuer l’incertitude. Ce flou pourrait être une stratégie pour tester le terrain, mais il risque aussi de le décrédibiliser aux yeux de l’opinion publique. Les citoyens ivoiriens sont de plus en plus exigeants et méfiants envers leurs dirigeants, et un manque de transparence pourrait se retourner contre lui. En définitive, la question n’est pas seulement de savoir si Alassane Ouattara se présentera ou non, mais plutôt comment son choix, quel qu’il soit, sera perçu par une population qui aspire à une gouvernance nouvelle et exemplaire. En maintenant le flou sur sa candidature, le président prend le risque de se retrouver piégé par ses propres ambitions, risquant ainsi de transformer ce qui pourrait être une sortie honorable en un véritable fiasco politique. Le message de la calebasse, ustensile emblématique en Afrique, semble dire que pour Alassane OUATTARA, la route vers 2025 pourrait être semée d’embûches, et la honte pourrait bien être au rendez-vous s’il ne sait pas gérer la délicate équation de son héritage. Alors, entre ambition d’un 4ème mandat et honte, Alassane OUATTARA devra-t-il s’imprégner des enseignements contenus dans la fameuse parabole de la calebasse enseignée par Guillaume SORO il y a six ans, afin d’en éviter le piège ? KORÉ Guy Armand (Radio-gps).

Côte d’Ivoire/ Guillaume Soro : « Houphouët-Boigny a montré que la véritable force d’une nation réside dans sa capacité à dialoguer et à surmonter ses différences »

Côte d’Ivoire/ Guillaume Soro : « Houphouët-Boigny a montré que la véritable force d’une nation réside dans sa capacité à dialoguer et à surmonter ses différences »

TRIBUNE. Premier président de la République de Côte d’Ivoire, « Houphouët-Boigny croyait en une Côte d’Ivoire où chaque citoyen, quelles que soient ses origines, pouvait vivre dans la dignité et la paix. Il a montré que la véritable force d’une nation réside dans sa capacité à dialoguer et à surmonter ses différences », affirme dans la tribune ci-dessous l’ancien Premier ministre et Président de l’Assemblée de la Côte d’Ivoire, Guillaume Soro. « 𝟑𝟏 𝐀𝐍𝐒 𝐀𝐏𝐑𝐄̀𝐒, 𝐋𝐄 𝐒𝐎𝐔𝐕𝐄𝐍𝐈𝐑 𝐃𝐄 𝐅𝐄́𝐋𝐈𝐗 𝐇𝐎𝐔𝐏𝐇𝐎𝐔𝐄̈𝐓-𝐁𝐎𝐈𝐆𝐍𝐘 𝐑𝐄𝐒𝐓𝐄 𝐕𝐈𝐕𝐀𝐍𝐓 Le 7 décembre 1993, la Côte d’Ivoire perdait un homme exceptionnel : Félix Houphouët-Boigny, premier Président de notre République et bâtisseur de notre nation. Aujourd’hui, 31 ans après sa disparition, son héritage continue de nous inspirer. Homme de paix et de dialogue, il a consacré sa vie à faire de la Côte d’Ivoire une terre d’unité, de tolérance et de prospérité. Grâce à sa vision, notre pays a pris son envol, s’imposant comme un modèle de développement et de stabilité en Afrique. Ses réalisations, qu’il s’agisse des infrastructures, de l’éducation ou de la diplomatie, sont autant de repères qui façonnent encore notre quotidien. Mais au-delà des monuments qu’il a bâtis, c’est son humanité qui nous marque le plus. Houphouët-Boigny croyait en une Côte d’Ivoire où chaque citoyen, quelles que soient ses origines, pouvait vivre dans la dignité et la paix. Il a montré que la véritable force d’une nation réside dans sa capacité à dialoguer et à surmonter ses différences. Aujourd’hui, souvenons-nous de cet héritage et engageons-nous à préserver ces idéaux. L’amour de la patrie, le respect mutuel et la quête de justice doivent demeurer les piliers de notre nation. Félix Houphouët-Boigny n’est plus, mais son rêve d’une Côte d’Ivoire unie et prospère vit encore en nous. Que son souvenir guide nos pas et éclaire notre chemin vers un avenir meilleur. 𝐑𝐞𝐩𝐨𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐢𝐱, 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫. 𝐒𝐎𝐑𝐎 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 Président de Générations et Peuples Solidaires (GPS) Ancien Président de l’Assemblée nationale Ancien Premier Ministre ».

Côte d’Ivoire/Message de Guillaume Soro à l’occasion de la célébration du Maoulid 2024

Côte d’Ivoire/Message de Guillaume Soro à l’occasion de la célébration du Maoulid 2024

𝐌𝐄𝐒𝐒𝐀𝐆𝐄 À 𝐋’𝐎𝐂𝐂𝐀𝐒𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐂É𝐋É𝐁𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐔 𝐌𝐀𝐎𝐔𝐋𝐈𝐃 𝟐𝟎𝟐𝟒 𝗖𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗼𝘁𝗲𝘀, 𝗖𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗳𝗿è𝗿𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝘀œ𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁é 𝗺𝘂𝘀𝘂𝗹𝗺𝗮𝗻𝗲, À l’occasion de la célébration du Maoulid, marquant la naissance du Prophète Muhammad (Paix et bénédictions sur lui), je tiens à m’unir à vous dans la prière, la réflexion et la communion spirituelle. Cette fête n’est pas seulement un rappel historique, mais aussi une opportunité unique pour chacun d’entre nous de redécouvrir les enseignements du Prophète, qui sont une boussole morale pour l’humanité entière. Il nous invite à rechercher sans cesse l’équilibre entre foi et action, entre spiritualité et engagement au service de l’autre. Le Maoulid, au-delà de la simple commémoration, est une occasion de réaffirmer notre attachement aux valeurs universelles que le Prophète Muhammad a incarnées. Il a prôné une société où la justice, l’égalité et la miséricorde ne sont pas de simples idéaux, mais des réalités vivantes. En ce jour béni, rappelons-nous que la tolérance, la paix et le pardon ne sont pas des choix optionnels, mais des impératifs pour bâtir une communauté solide, et au-delà, une nation harmonieuse. Aujourd’hui, alors que notre monde est secoué par des divisions, des conflits et des incertitudes, le message du Prophète résonne avec une acuité particulière. Il nous appelle à rejeter la haine et l’intolérance, à tendre la main à nos frères et sœurs dans l’adversité, et à œuvrer sans relâche pour la paix. C’est dans l’unité, le respect mutuel et la solidarité que nous trouverons la force de surmonter les défis qui se dressent devant nous. Cette célébration est aussi une opportunité pour chacun de renforcer sa foi et de raviver son engagement envers le bien commun. Il ne suffit pas de croire ; il faut aussi agir, comme le Prophète l’a enseigné, pour rendre notre société plus juste et plus fraternelle. Bâtissons ensemble une Côte d’Ivoire où chaque citoyen, quelle que soit sa croyance, se sente respecté et valorisé. Je forme le vœu que ce Maoulid inspire en nous tous un renouvellement de notre engagement à promouvoir la paix, à encourager l’harmonie sociale et à cimenter la cohésion nationale. Au-delà des différences de religion, cette célébration doit nous rappeler que nous sommes tous des membres d’une seule et même communauté humaine, appelée à vivre ensemble dans le respect, la solidarité et l’amour du prochain. Puissent les bénédictions de cette fête rejaillir sur chacune de nos familles et sur notre nation tout entière, en apportant la paix, la prospérité et une stabilité durable. Que ce Maoulid 2024 soit le point de départ d’une nouvelle dynamique de fraternité et de coopération entre tous les fils et filles de notre chère Côte d’Ivoire. Je vous souhaite à toutes et à tous une joyeuse fête de Maoulid, pleine de grâce, d’espoir et de sérénité. 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨 𝙋𝙧é𝙨𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚 𝙂é𝙣é𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙚𝙩 𝙋𝙚𝙪𝙥𝙡𝙚𝙨 𝙎𝙤𝙡𝙞𝙙𝙖𝙞𝙧𝙚𝙨 (𝙂𝙋𝙎)

1er Mai 2024/Guillaume Soro contre l’inflation et la précarisation des travailleurs en Côte d’Ivoire

1er Mai 2024/Guillaume Soro contre l’inflation et la précarisation des travailleurs en Côte d’Ivoire

FETE DU TRAVAIL. « La précarisation exponentielle d’une frange importante des travailleurs du secteur informel est une réalité préoccupante. Les expropriations et les déguerpissements brutaux affectent non seulement leurs moyens de subsistance, mais aussi leurs lieux de vie et de travail », déplore l’ancien Premier ministre et Président de l’Assemblée de Côte d’Ivoire, SORO Kigbafori Guillaume, dans la tribune ci-dessous: MESSAGE POUR LA FÊTE DU TRAVAIL 2024. « Agissons ensemble contre l’inflation et la précarisation des travailleurs » En ce 1er mai 2024, journée dédiée à célébrer le Travail, je tiens à rendre un vibrant hommage à tous les travailleurs et à toutes les travailleuses de Côte d’Ivoire, véritables piliers de notre société. Chaque jour, avec détermination et courage, ils se battent pour assurer le bien-être de leur famille et contribuer au développement de notre cher pays. Aujourd’hui, alors que nous célébrons leur contribution inestimable, nous ne pouvons ignorer les défis majeurs auxquels ils sont confrontés. L’explosion du coût de la vie due à une inflation devenue insoutenable, grève le pouvoir d’achat de nombreux travailleurs, rendant leur quotidien de plus en plus difficile. De plus, la précarisation exponentielle d’une frange importante des travailleurs du secteur informel est une réalité préoccupante. Les expropriations et les déguerpissements brutaux affectent non seulement leurs moyens de subsistance, mais aussi leurs lieux de vie et de travail. Nous ne devons pas oublier non plus nos jeunes, l’avenir de notre nation. Leur inclusion dans le marché du travail et leur accès à des opportunités équitables sont essentiels pour garantir un avenir prospère à notre pays. Nous devons investir dans leur éducation, leur formation et créer des emplois adaptés à leurs compétences et aspirations. En cette journée spéciale, je lance un appel à l’union et à la solidarité. Ensemble, en tant que nation, nous devons travailler main dans la main pour surmonter les défis qui se dressent devant nous. Nous devons nous engager à bâtir une Côte d’Ivoire prospère, où chaque citoyen peut réaliser son plein potentiel. A toutes et à tous, je souhaite une excellente Fête du Travail. SORO Kigbafori Guillaume

Burkina/Politique internationale : Guillaume Soro reçu par le Président de la Transition

Burkina/Politique internationale : Guillaume Soro reçu par le Président de la Transition

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu, en audience ce mardi (21 novembre, Dnr), l’ancien Premier Ministre et ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Kigbafori SORO. Cette figure de la politique ivoirienne dit fouler le sol du Burkina Faso avec beaucoup d’émotions car, dit-il, « j’ai été cinq ans durant loin du continent africain, en exil ». Guillaume SORO a déclaré que « c’est tellement saisissant de voir que je peux fouler, à nouveau, le sol du Burkina Faso, grâce à un gouvernement militaire, là où, les gouvernements prétendument démocratiquement élus ont refusé de reconnaître le droit du citoyen que je suis, du ouest-africain que je suis ». C’est pour cela, qu’il adresse ses mots de gratitude à l’endroit du peuple burkinabè. « J’ai rencontré le Président de la Transition ; j’ai été impressionné par sa grande vue des questions sous régionales », a indiqué M. SORO. Il ajoute avoir bénéficié des conseils du Chef de l’Etat sur la nécessité de consolider la paix et la réconciliation dans la sous-région. L’hôte du jour se réjouit de voir que le Burkina Faso bénéficie d’un leadership « éclairé ». Guillaume SORO a ainsi félicité le gouvernement et le peuple du Burkina Faso pour la capacité de résilience face aux groupes armées terroristes. « Vous menez un combat intense, important contre le terrorisme dans votre pays », a soutenu l’hôte du jour.