Le Franc Congolais face au dollar : un défi structurel pour une monnaie forte

La concurrence entre le Franc Congolais (FC) et le dollar américain a constitué un défi structurel pour l’émergence d’une monnaie forte en République démocratique du Congo (RDC), a affirmé lundi un spécialiste en leadership économique et fondateur de l’ « Africa Economic Forum » (AEF) lors d’un entretien avec l’ACP.« La récente fluctuation du Franc Congolais sur les marchés financiers attire l’attention et suscite un optimisme prudent, mais elle masque des défis profonds pour la construction d’une monnaie solide en RDC », a déclaré le Dr Billy Issa, spécialiste en leadership économique et fondateur de l’Africa « Economic Forum » (AEF). Selon lui, la puissance monétaire ne se limite pas seulement à la gestion des flux financiers, mais repose surtout sur une construction politique, industrielle et institutionnelle solide. « Ces fluctuations peuvent sembler médiatiquement séduisantes, mais l’écart qui sépare le FC d’une véritable grande monnaie comme le dollar est structurel et institutionnel », a-t-il précisé. Pour illustrer son idée, le Dr. Issa a cité le dollar américain, fruit d’un investissement massif dans la production, la sécurité et la logistique monétaire rappelant aussi qu’« En 2024, 5,8 milliards de billets ont été imprimés, représentant 146,1 milliards de dollars, soutenant une économie de 26 000 milliards de dollars. Le budget de production monétaire s’élève à 1,104 milliard de dollars, reflétant l’importance stratégique accordée à la souveraineté monétaire par les États-Unis », a-t-il détaillé. Pour lui, le dollar bénéficie également d’une demande mondiale constante et d’un écosystème industriel qui lui confère son statut de monnaie de réserve. Il a, par ailleurs, souligné que l’expérience du franc CFA illustre les limites des monnaies africaines face à l’absence de souveraineté complète. « La stabilité technique du CFA se fait au prix d’une croissance faible et d’un chômage élevé, particulièrement chez les jeunes », a-t-il précisé. Pour construire une monnaie solide, la source a estimé qu’il faut des institutions crédibles, un leadership politique éclairé et une économie diversifiée. Selon lui, en RDC, la faiblesse institutionnelle, la corruption et l’instabilité politique constituent des freins majeurs. « Tant que les fondamentaux de la gouvernance ne seront pas profondément réformés, le Franc Congolais restera à la merci des soubresauts des marchés », a insisté le Dr. Issa. Il a conclu que la voie vers une monnaie forte nécessite un choix politique courageux, plaçant selon lui, la construction d’institutions solides et l’investissement dans la souveraineté industrielle au cœur de l’action de l’État. « Les fluctuations récentes du FC doivent être considérées comme des signaux d’alerte plutôt que comme des indicateurs de succès », a-t-il averti. ACP
Le dinar-or pourrait rejoindre la course mondiale contre le dollar
Le gouvernement malaisien réexaminerait l’idée d’utiliser le dinar-or comme monnaie de réserve, selon le Premier ministre. « Cela réduirait la dépendance à l’égard du dollar américain. » Le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim a annoncé au Parlement le retour à l’idée d’utiliser le dinar-or comme monnaie de réserve. Malgré l’absence de réponse substantielle à l’idée d’utiliser le dinar depuis les années 1990, il a déclaré que ce serait l’un des sujets de discussion lors d’une prochaine réunion sur l’économie et la finance islamiques à Kuala Lumpur en décembre prochain. L’ancien Premier ministre Mahathir Mohamad avait précédemment plaidé en faveur du dinar-or comme monnaie de réserve internationale pour les pays musulmans, à la place du dollar américain, ce dernier étant parfois instable… Lire la suite sur Sputniknews
Les BRICS vont lancer une monnaie adossée à l’or, le Dollar est « grillé » – Kiyosaki
Robert Kiyosaki, le célèbre auteur du best-seller de finances personnelles Rich Dad Poor Dad, a réitéré son alerte sur les risques d’effondrement du dollar mercredi, affirme que le billet vert risque de disparaître alors qu’une coalition de nations s’apprête à lancer une nouvelle monnaie adossée à l’or. Dans un nouvel épisode du Rich Dad Radio Show, Robert Kiyosaki a déclaré que le dollar américain sera « grillé » après que les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) auront entamé des discussions sur le lancement de leur nouvelle monnaie lors d’une conférence qui se tiendra à Johannesburg ce mois-ci. « L’un des plus grands changements dans l’histoire du monde se produira le 22 août 2023. Les nations des BRICS organisent une conférence à Johannesburg pour créer leur propre monnaie en or. Qu’est-ce que cela signifie pour le dollar américain ? », a-t-il en effet interrogé… Lire la suite sur Investing.com
Le dollar « ne sera plus la monnaie dominante », avertit un économiste de renom
Les sanctions prises contre la Russie et l’émergence d’un monde multipolaire mettent le dollar en délicatesse, a déclaré à Reuters le fameux économiste Paul Gruenwald. Le billet vert va perdre son monopole au profit du yuan chinois, selon lui. Le billet vert commence à se décolorer sérieusement. Même le célèbre économiste américain Paul Gruenwald a admis qu’il « se passait des choses en dehors du monde du dollar », rapporte l’agence de presse Reuters. Le patron de la société de notation financière Standard & Poor’s a souligné que le yuan allait faire de plus en plus concurrence au billet vert. La devise chinoise a d’ailleurs dépassé le dollar dans les transactions transfrontalières en Chine en mars dernier, a-t-il rappelé. « Le dollar continuera d’être la principale monnaie mondiale, mais il ne sera plus la monnaie mondiale dominante […] Il n’a plus tout à fait l’attrait qu’il avait auparavant », a ainsi déclaré Paul Gruenwald lors d’une conférence de Standard & Poor’s à Londres. Les grosses banques asiatiques, comme l’Asia Infrastructure Investment Bank et la New Development Bank, intensifient par ailleurs leurs prêts mondiaux, ce qui renforce encore le yuan. Sanctions anti-russes Le dollar paie par ailleurs le prix des sanctions occidentales contre la Russie, a admis l’économiste. Moscou s’est en effet tourné massivement vers le yuan après les restrictions, donnant encore plus de poids à la monnaie chinoise. En février dernier, elle avait dépassé le dollar comme devise la plus échangée en Russie, rapportait d’ailleurs Bloomberg. La part du yuan était pourtant négligeable sur le marché russe avant le début du conflit ukrainien. Depuis plusieurs mois, divers pays se sont investis dans un processus de dédollarisation. Les échanges en monnaies nationales se sont multipliés, en particulier au sein des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Le groupe des Cinq va d’ailleurs tester un système commun baptisé BRICS Pay pour faciliter ces transactions. Les mêmes logiques sont à l’œuvre en Afrique, continent qui souffre des fluctuations actuelles du billet vert. Le Président kényan, William Ruto, s’était ainsi récemment interrogé sur le rôle du dollar dans le commerce intra-africain, se demandant pourquoi des commerçants kényans vendant à Djibouti devaient automatiquement passer par la monnaie américaine et payer à chaque fois des commissions. Il avait là encore avancé la piste du paiement en devises nationales. Retrouvez cet article sur Sputniknews
« Le dollar va mourir »: les BRICS pourraient porter un coup au billet vert via une cryptomonnaie
Le fameux économiste Robert Kiyosaki a affirmé que les BRICS allaient mettre le dollar en délicatesse à travers la création d’une cryptomonnaie. Le groupe réfléchit toujours à la création d’une devise commune. Le dernier clou dans le cercueil? Alors que le dollar est amoindri par une dette américaine hors de contrôle et d’importants efforts de dédollarisation, le coup de grâce pourrait venir d’ailleurs, a déclaré l’économiste Robert Kiyosaki. L’auteur du best-seller « Père riche, père pauvre » a affirmé que les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) allaient sortir une cryptomonnaie commune adossée à l’or. L’annonce devrait être faite fin août, à l’occasion du sommet du groupe à Johannesburg, selon lui… Lire la suite sur Sputniknews
La part du dollar dans les réserves de change mondiales atteint son niveau le plus faible en 25 ans

D’après l’enquête du FMI sur la composition en monnaies des réserves de change officielles (COFER), la part des réserves en dollars détenues par les banques centrales a chuté à 59 % au cours du quatrième trimestre 2020, soit le niveau le plus faible enregistré ces 25 dernières années. Certains analystes estiment que cette baisse est due en partie au rôle moins important que joue le dollar américain dans l’économie mondiale face à l’utilisation croissante d’autres monnaies par les banques centrales pour réaliser des opérations internationales. À grande échelle, ces variations dans la composition des réserves que détiennent les banques centrales peuvent avoir une incidence sur les marchés des devises et des obligations. Notre graphique de la semaine porte un regard à plus long terme sur les données récemment publiées. Il indique que la part des actifs en dollars américains dans les réserves des banques centrales a baissé de 12 points de pourcentage — de 71 à 59 % — depuis le lancement de l’euro en 1999 (plage supérieure), avec toutefois des fluctuations notables durant cette période (courbe bleue). Dans le même temps, la part de l’euro a fluctué autour de 20 %, tandis que la part d’autres monnaies, dont le dollar australien, le dollar canadien et le renminbi chinois, a atteint 9 % au quatrième trimestre (courbe verte). Les fluctuations des taux de change peuvent avoir un effet majeur sur la composition en monnaies des portefeuilles de réserves des banques centrales. Les variations de la valeur relative des différents effets publics peuvent également être un facteur, mais ce dernier a tendance à être moindre car les rendements des obligations émises dans les principales monnaies suivent habituellement la même trajectoire. De façon générale, lorsque la valeur du dollar américain par rapport aux principales monnaies est plus faible, sa part dans les réserves mondiales diminue puisque la valeur en dollars des réserves libellées dans d’autres devises augmente (et vice versa lorsque le dollar est plus vigoureux). À leur tour, les taux de change du dollar peuvent être influencés par plusieurs facteurs, tels que les divergences entre les trajectoires économiques des États-Unis et ceux d’autres pays, des politiques monétaires et budgétaires différentes, et les ventes et achats de devises par les banques centrales. La plage inférieure montre que la valeur du dollar américain par rapport aux principales monnaies (courbe noire) est restée globalement inchangée au cours des vingt dernières années. Cependant, des fluctuations considérables ont été enregistrées dans l’intervalle, pouvant expliquer environ 80 % de la variance à court terme (trimestrielle) de la part du dollar américain dans les réserves mondiales depuis 1999. Les 20 % restants de la variance à court terme tiennent principalement aux opérations volontaristes d’achat et de vente des banques centrales en appui à leurs propres monnaies. Quant à l’année écoulée, si l’on tient compte de l’effet des mouvements des taux de change (courbe orange), on constate que la part du dollar américain dans les réserves est restée globalement stable. Toutefois, à plus long terme, le fait que, dans l’ensemble, la valeur du dollar américain soit restée inchangée, tandis que sa part dans les réserves mondiales ait diminué, indique en effet que les banques centrales se détournent progressivement du dollar américain. Certains s’attendent à ce que la part du dollar américain dans les réserves mondiales continue de baisser, car les banques centrales des marchés émergents et des pays en développement cherchent à diversifier davantage la composition monétaire de leurs réserves. Quelques pays, comme la Russie, ont déjà annoncé leur intention de le faire. Malgré les changements structurels majeurs qu’a connus le système monétaire international au cours des 60 dernières années, le dollar américain demeure la monnaie de réserve internationale dominante. Comme l’illustre notre graphique de la semaine, tout changement dans le statut du dollar ne sera probablement visible qu’à plus long terme. Par Serkan Arslanalp et Chima Simpson-Bell Chef adjoint de la division balance des paiements et économiste au département des statistiques du FMI.
Maroc: le dirham s’apprécie de 0,25% par rapport au dollar et se déprécie de 0,16% vis-à-vis de l’euro

Le dirham s’est apprécié de 0,25% par rapport au dollar et s’est déprécié de 0,16% vis-à-vis de l’euro au cours de la période allant du 11 au 17 octobre 2018, selon Bank Al-Maghrib (BAM). Durant cette période, aucune opération d’adjudication n’a été réalisée sur le marché des changes, indique BAM dans une note sur ses indicateurs hebdomadaires pour cette semaine. Concernant les réserves internationales nettes, elles sont restées, au 12 octobre, quasiment stables d’une semaine à l’autre, à 223,7 milliards de dirhams, alors qu’en glissement annuel, elles ressortent en baisse de 1%, relève BAM. Pour ce qui est des interventions sur le marché monétaire, BAM a injecté un total de 74,3 MMDH, dont 72 MMDH sous forme d’avances à 7 jours sur appel d’offres et 2,3 MMDH accordé dans le cadre du programme de soutien au financement de la TPME. Durant cette période, le taux interbancaire s’est situé à 2,30%, alors que le volume des échanges s’est établi à 5 MMDH, fait savoir la note, ajoutant que lors de l’appel d’offres du 17 octobre (date de valeur le 18 octobre), BAM a injecté un montant de 68 MMDH sous forme d’avances à 7 jours. Côté Bourse, la Banque centrale indique que sur la période allant du 11 au 17 octobre 2018, le Masi s’est déprécié de 0,3%, sa contre-performance depuis le début de l’année s’étant ainsi creusée à 10%, relevant que l’évolution hebdomadaire de l’indice de référence recouvre notamment des baisses des indices sectoriels du « Pétrole et gaz » de 4%, des « banques » (-0,8%) et de l’immobilier (-0,2%), ainsi que des augmentations des « bâtiments et matériaux de construction » de 1,1% et de « l’agriculture » de 0,2%. Le volume global des échanges a, quant à lui, atteint 356,7 millions de dirhams (MDH), contre 564,9 MDH la semaine dernière, fait remarquer la même source, précisant que sur le marché central qui a drainé 96% des transactions, il a totalisé un montant de 341,6 millions, après 286,8 millions. MAP
Iran et Irak abandonnent le dollar américain pour leurs transactions commerciales

L’Iran et l’Irak ont décidé d’abandonner le dollar américain pour leurs transactions commerciales bilatérales, a appris RT France. Selon la chaîne d’information russe, Téhéran et Bagdad ont convenu d’éliminer la devise américaine de leurs transactions commerciale préférant utiliser désormais à la place le rial iranien, l’euro et le dinar irakien. « Le dollar américain a été retiré de la liste des monnaies utilisées par l’Irant et l’Irak dans leurs transactions commerciales. Le rial iranien, l’euro et le dinar irakien seront désormais utilisés dans les transactions financières », a annoncé le président de la Chambre de commerce irano-irakienne, Yahya Ale-Es’Haq, dans un communiqué cité par la chaîne. A noter que cette décision intervient un peu plus de trois mois après l’annonce du maintient des sanctions américaines et du retrait des Etats-Unis de l’Accord sur le programme iranien. « Selon les deux pays, les échanges commerciaux réalisés entre les institutions bancaires iranienne et irakienne représentent au moins 8 milliards de dollars », a souligné RT France. Martin Kam