Diplomatie : Des diplômes à Dieudonné Moyongo et Christian R. Okemba et une décoration à Lydie Pongault

Diplomatie : Des diplômes à Dieudonné Moyongo et Christian R. Okemba et une décoration à Lydie Pongault

Le ministre de la Culture et des arts, Dieudonné Moyongo et l’administrateur-maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba ainsi que Mme Lydie Pongault ont respectivement reçu, le 12 avril 2019 à Brazzaville, des diplômes d’honneur pour les deux premiers et une décoration pour la conseillère du Président de la république, chef du département de la Culture, des arts et du tourisme au cabinet du Chef de l’État. Ces distinctions de  l’Agence fédérale russe pour la coopération internationale et humanitaire leur ont été remises par l’ambassadeur russe au Congo, M. Valery Mikhaylov à l’occasion du premier anniversaire de l’implantation du buste du cosmonaute russe Youri Gagarine à Brazzaville. Réagissant à cette distinction, le ministre Moyongo a déclaré que le diplôme qui venait de lui être attribué fera en sorte les autorités de l’ambassade et tous les collègues qui ont fait leurs études dans ce pays, travaillent pour le renforcement des relations entre les deux pays. Pour Mme Lydie Pongault, à côté du buste de l’illustre cosmonaute Youri Gagarine seront célébrés le courage et les prouesses de la science et que la vie signifie aussi la coopération entre les peuples et les pays.   «La décoration que je reçois aujourd’hui prolonge heureusement cet espoir que nos pays et leurs dirigeants, les Présidents Vladimir Poutine et Denis Sassou N’Guesso, poursuivront le raffermissement de nos liens», a-t-elle indiqué. L’ambassadeur de la Fédération de Russie au Congo, M. Valery Mikhaylov, a reconnu quant à lui que Mme Pongault avait beaucoup fait pour le développement des relations entre les deux pays et que cette décoration était un signe honoraire pour l’amitié et la coopération entre les deux peuples avant de préciser qu’elle est attribuée par l’Agence fédérale russe pour la coopération internationale et humanitaire. L’érection du buste du cosmonaute devant le Centre culturel russe avait eu lieu à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de ce centre. Il est le premier du genre en Afrique, a-t-on appris du diplomate russe qui a remercié le Conseil départemental et municipal de Brazzaville, pour avoir autorisé l’implantation du buste du cosmonaute russe à cet endroit.   Youri Alexeïevitch Gagarine, de sa formation pilote militaire et cosmonaute soviétique, est le premier homme à avoir effectué un vol dans l’espace au cours de la mission Vostok 1, le 12 avril 1961, dans le cadre du programme spatial soviétique. Il est né le 9 mars 1934 à Klouchino, en Russie et est décédé le 27 mars 1968 à Kirjatch, toujours en Russie. Florent Sogni Zaou

Maroc: Le chômage continue d’affecter les jeunes et les diplômés

Maroc: Le chômage continue d’affecter les jeunes et les diplômés

Le recul du taux de chômage en 2018, qui passe de 10,2% à 9,8% au niveau national, est loin d’apaiser les inquiétudes des jeunes, des femmes et des diplômés. En effet, selon les résultats de l’enquête nationale sur l’emploi menée par le Haut-commissariat au plan (HCP), ces trois catégories sociales concentrent les plus forts taux de chômage. Dans une note d’information rendue publique récemment, le HCP a indiqué que le taux de chômage a atteint 26% parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans et 43,2% parmi les citadins de cette même tranche d’âge. D’après l’institution gouvernementale, «le chômage affecte les femmes plus que les hommes, avec des prévalences respectives de 14% et 8,4%. Ce constat est plus notable en milieu urbain où le taux de chômage atteint 24,3% parmi les femmes contre 11,4% parmi les hommes ». Dans sa note, qui porte sur les «Principales caractéristiques de la population active en chômage en 2018 », le Haut-commissariat a aussi relevé que le taux de chômage croît avec le niveau de qualification. Il apparaît ainsi que le taux de chômage passe de 3,4% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme à 17,2% pour les diplômés et se situe à 14% pour les diplômés de niveau moyen et à 23% pour ceux ayant un diplôme de niveau supérieur. Selon les données recueillies par l’organisme statistique du Royaume, « il reste relativement plus élevé parmi certaines catégories de diplômés dont particulièrement les détenteurs des diplômes supérieurs délivrés par les facultés (25,9%), des certificats en spécialisation professionnelle (24,2%), des diplômes de techniciens et de cadres moyens (23%) et des diplômes de qualification professionnelle (21,4%) ». Soulignant la prédominance des primo-demandeurs d’emploi parmi les chômeurs, le Haut-commissariat a relevé que 57,9% d’entre eux sont à la recherche de leur premier emploi, 51,8% parmi les hommes et 69,1% parmi les femmes, précisant que la majorité est citadine (87%), âgée de 15 à 34 ans (92%) et diplômée (90,9%). L’institution a, par ailleurs, noté que « les trois quarts des primo-demandeurs d’emploi (75%) sont concentrés dans cinq régions, à savoir Casablanca-Settat (22,2%), Rabat-Salé-Kénitra (17,2%), Fès-Meknès (12,9%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,8%), et Marrakech-Safi (10,9%) ». Dans sa note, le HCP a également livré des chiffres sur la prépondérance du chômage de longue durée, relevant qu’environ les deux tiers des chômeurs (67,6%) sont à la recherche d’un emploi depuis une année ou plus, 63,5% parmi les hommes et 75,4% parmi les femmes. Il ressort également des chiffres sur l’emploi que plus de 7 chômeurs âgés de 15 à 34 ans sur 10 (71,1%) chôment depuis une année ou plus. A ce propos, le Haut-commissariat a précisé que « cette part augmente avec le niveau de diplôme, passant de 46,1% pour les non diplômés à 77,7% pour les diplômés de niveau supérieur ». A noter que l’enquête du HCP s’est aussi intéressée au recours par les chômeurs à l’intermédiation institutionnelle dans la recherche d’emploi que l’institution a jugé faible. Sur ce point, il apparaît que les deux tiers des chômeurs (67,9%) font appel aux personnes parentes ou à l’entourage (30,2%) ou au contact direct des employeurs (37,7%) et que les hommes (74,2%) emploient plus ces deux modes que les femmes (56,4%). Le Haut-commissariat a, en outre, noté que « la participation aux concours (10,4%) et les réponses aux annonces (11,5%) ont été déclarées comme modes de recherche d’emploi par 21,9% des chômeurs, les femmes plus que les hommes avec respectivement 32,9% et 16% ». Quant aux chômeurs diplômés du supérieur, l’enquête a révélé qu’ils recourent aux réponses aux annonces et à la participation aux concours avec respectivement 24,8% et 25,0%. Ce qui est loin d’être le cas des chômeurs non diplômés qui préfèrent s’appuyer, « dans leur recherche d’emploi, sur les personnes parentes ou l’entourage avec 44,2%, et sur le contact direct des employeurs avec 44,0% », a constaté le HCP. En ce qui concerne le statut d’emploi de salarié, les résultats de l’enquête font ressortir que les trois quarts (75%) des chômeurs désirent travailler en tant que salariés. S’il s’avère que « ce statut est recherché par les femmes (80,6%) relativement plus que les hommes (72%) et par les diplômés du supérieur (81,3%) plus que les non diplômés (71,1%) », le HCP a toutefois noté que 67,6% des chômeurs sont disposés à exercer dans n’importe quel secteur. Tandis que 20,1% d’entre eux optent pour le secteur privé et 9,3% ont une préférence pour le secteur public. Alain Bouithy

MAROC: Les jeunes et les diplômés, principales victimes du chômage

MAROC: Les jeunes et les diplômés, principales victimes du chômage

L’économie marocaine a créé 116.000 postes d’emplois nets, entre le premier trimestre de 2017 et la même période de 2018, indique une note du Haut-commissariat au plan (HCP), soulignant que 77.000 l’ont été en milieu urbain et 39.000 en milieu rural, contre une création de 109.000 une année auparavant. Dans sa note rendue publique récemment, le HCP précise que les « services » ont créé 50.000 emplois, l’ »agriculture, forêt et pêche » 43.000, les BTP (32.000 alors que le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat » en a perdu 9.000. Le volume global de l’emploi a ainsi atteint 10.882.000 actifs occupés. « Dans ce contexte, avec une hausse de 6.000 personnes en milieu urbain et une baisse de 30.000 en milieu rural, le nombre total des chômeurs a baissé de 24.000 personnes au niveau national, atteignant 1.272.000 chômeurs », souligne l’organisme public. Selon les analystes du HCP, le taux de chômage est ainsi passé de 10,7 à 10,5% au niveau national, de 15,7 à 15,6% en milieu urbain et de 4,1 à 3,5% en milieu rural. En détail, il ressort des chiffres collectés que les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les adultes âgés de 35 à 44 ans (-0,8 point) et les personnes n’ayant aucun diplôme (-0,3 point). En revanche, les hausses les plus importantes ont été enregistrées parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (+0,2 point), particulièrement parmi les citadins d’entre eux (+2 points). La même source relève que la population sous-employée s’est accrue de 33.000 personnes, s’établissant à 1.090.000 au niveau national. En effet, explique-t-on, « le taux de sous-emploi a ainsi augmenté de 0,2 point, par rapport au premier trimestre de 2017, passant de 9,8 à 10%. Il a augmenté de 10,3 à 10,7% en milieu rural et a stagné à 9,4% en milieu urbain ». En ce qui concerne des taux d’activité et d’emploi, il ressort des données récoltées qu’avec 12.154.000 personnes, la population active âgée de 15 ans et plus a augmenté, entre les premiers trimestres de 2017 et 2018, de 0,8% au niveau national (+1,2% en milieu urbain et +0,2% en milieu rural). La population en âge d’activité s’est accrue, quant à elle, de 1,7%. Le HCP estime ainsi que « le taux d’activité est passé, entre les deux périodes, de 47,5 à 47,1%, enregistrant une diminution de 0,4 point. Ce taux a baissé en milieu urbain de 43,1 à 42,4% (-0,7 point) et a augmenté en milieu rural de 54,9 à 55,4% (+0,5 point) ». En ce qui concerne l’emploi, les chiffres indiquent que 142.000 postes d’emploi rémunérés ont été créés au cours de la période, 79.000 postes en milieu urbain et 63.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, composé d’environ 98% d’aides familiales, a en revanche enregistré une baisse de 26.000 postes, 2.000 en zones urbaines et 24.000 en milieu rural. Selon les estimations du HCP, avec la création de 77.000 emplois en milieu urbain et 39.000 en milieu rural, l’économie marocaine a créé au total 116.000 postes nets d’emploi. En conséquence, note-t-il, « le volume global de l’emploi est passé, entre les deux périodes, de 10.766.000 à 10.882.000 personnes. Le taux d’emploi a, quant à lui, reculé de 0,2 point au niveau national, passant de 42,4 à 42,2%. Ce taux a baissé en milieu urbain de 36,3 à 35,8% (-0,5 point) et a augmenté en milieu rural de 52,7 à 53,5% (+0,8 point) ». A propos de la contribution sectorielle à la création nette d’emplois, le HCP relève que le volume d’emploi dans le secteur des « services », après une progression de 45.000 postes d’emploi l’année dernière, s’est accru, entre le 1er trimestre de 2017 et la même période de 2018, de 50.000 postes au niveau national (un accroissement de 1,1%). Selon le milieu de résidence, 46.000 postes sont créés en milieu urbain et 4.000 en milieu rural, précise-t-il. De son côté, et après 28.000 postes d’emploi créés l’année dernière, le HCP estime que le secteur de l’ »agriculture, forêt et pêche » a créé 43.000 cette année (11.000 postes en zones urbaines et 32.000 en zones rurales), ce qui correspond à une hausse de 1,1% du volume d’emploi dans ce secteur. Quant au secteur des BTP, le Haut-commissariat fait état de la création nette de 32.000 emplois (26.000 en milieu urbain et 6.000 en milieu rural). Ce qui correspond à une hausse de 2,9% du volume d’emploi dans ce secteur. L’année dernière, ledit secteur a connu une création de 20.000 postes, souligne-t-il. En revanche, le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat », après une création de 16.000 postes d’emploi l’année dernière, a perdu 9.000 postes cette année (6.000 emplois en milieu urbain et 3.000 en milieu rural), ce qui correspond à une baisse de 0,6% du volume d’emploi dans ce secteur. S’agissant du volume et du taux de chômage, la note du HCP relève qu’avec une baisse de 24.000 chômeurs, résultant d’une hausse de 6.000 en milieu urbain et d’une baisse de 30.000 en milieu rural, la population active en chômage est passée, entre le premier trimestre de l’année 2017 et celui de 2018, de 1.296.000 à 1.272.000 chômeurs, enregistrant une baisse de 1,9% dans le volume global du chômage au niveau national. Le taux de chômage est ainsi passé, entre les deux périodes, de 10,7 à 10,5% au niveau national, de 15,7 à 15,6% en milieu urbain et de 4,1 à 3,5% en milieu rural. A noter que le chômage reste encore élevé parmi les diplômés et les jeunes. En effet, « si le taux de chômage enregistre 4% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme, il passe à 14,5% parmi ceux ayant un diplôme de niveau moyen , au niveau desquels il enregistre 22,7% parmi les actifs ayant un certificat de spécialisation professionnelle, et à 25,4% parmi les détenteurs d’un diplôme de niveau supérieur , avec en particulier un taux de 27,8% pour les lauréats des facultés », constate le HCP. Selon l’organisme, il est de 25,7% parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans et

Maroc: Les actifs chômeurs sont relativement plus diplômés que les actifs occupés

Maroc: Les actifs chômeurs sont relativement plus diplômés que les actifs occupés

Les taux de diplômés de l’enseignement général et de la formation professionnelle les plus élevés se trouvent dans la population en chômage, indique une récente étude publiée par le Haut-commissariat au plan (HCP) soulignant qu’ils sont respectivement près de 48% et 17% environ. L’étude dont les principales conclusions ont été présentées mercredi au siège de l’organisme public, à Rabat, fait toutefois observer que la population du Maroc en emploi compte plus de diplômés que la population active, avec respectivement près de 48% et 51%. Par ailleurs, selon les chiffres collectés par le HCP, les diplômés de l’enseignement général aussi bien que ceux de la formation professionnelle en constituent un pourcentage plus faible, avec respectivement 38% au lieu de 40% et près de 10% au lieu de 11%. Cette valorisation relative du niveau de qualification générale de la population en chômage trouve son origine dans le différentiel d’impact de ce dernier sur le type de formation et les niveaux de qualification et de diplôme, explique le HCP. Selon Ahmed Lahlimi, « globalement, le taux de chômage des diplômés de l’enseignement général est en moyenne annuelle de près de 20% et avoisine 26% environ dans la catégorie des diplômés de la formation professionnelle et près de 11,2% dans celle des actifs occupés sans diplôme ». Autre observation relevée par le ministre: le taux de chômage a tendance à s’élever de la base au sommet de la pyramide des niveaux de formation et des diplômes de la formation professionnelle, alors que cette tendance est globalement inverse dans le cas de la pyramide des niveaux et des diplômes de l’enseignement général. Le Haut-commissaire fait ainsi observer que « les taux de chômage baissent avec les diplômes de l’enseignement général, du niveau secondaire, collégial jusqu’au niveau du DEUG, passant de 22% environ à 15% respectivement et vont au-delà de la licence à environ 19% parmi les licenciés, à 16% parmi les DEA/DES/Master, pour baisser à 7,7% parmi les ingénieurs et cadres supérieurs et à 4% parmi les docteurs ». Si l’assertion selon laquelle le taux chômage s’élèverait systématiquement avec les niveaux de diplômes au Maroc est à nuancer, le Haut-commissaire affirme en revanche qu’elle est parfaitement fondée en ce qui concerne la formation professionnelle. En effet, il explique que le chômage des diplômés de la formation professionnelle augmente d’environ 21% parmi les diplômés d’initiation professionnelle, à 26% parmi les diplômés spécialisés, à 29% parmi les qualifiés et à près de 27% parmi les techniciens spécialisés. A noter que plus de la moitié de la population active occupée (52,2%) ne détient aucun diplôme contre 34,2% pour la population en chômage. L’étude, qui s’est intéressée à la population active par diplôme, indique que 47,8% parmi la première population et 65,8% parmi la seconde ont au moins le certificat primaire. Cette répartition montre en conséquence que les actifs chômeurs sont relativement plus diplômés que les actifs occupés. Il ressort aussi de l’étude que 38% des actifs occupés sont diplômés de l’enseignement général et 9,8% ont un diplôme de formation professionnelle. Ces proportions, parmi la population en chômage, sont de 48,4% et de 17,4% respectivement. Le taux de chômage des diplômés de l’enseignement général est de 19,7% contre 25,5% pour les diplômés de la formation professionnelle et 11,2% pour les actifs occupés sans diplôme. L’autre enseignement suggéré par l’étude vient de la structure de l’adéquation qui fait état de neuf actifs occupés sur dix en situation d’adéquation ou de surclassement. « La correspondance entre les catégories selon le diplôme et celle selon la profession exercée montrent que 45,7% de la population active occupée est en situation d’adéquation, 7,6% en situation de déclassement et 46,7% en situation de surclassement », explique le HCP soulignant que le taux de déclassement passe au double si l’on se limite aux diplômés seulement en écartant les sans diplômes (16,1%). En détail, en ce qui concerne de l’adéquation par diplôme, Ahmed Lahlimi note qu’en emploi, avec un taux moyen national de 7,6% parmi l’ensemble des diplômés, les diplômés de la formation professionnelle enregistrent un taux global de déclassement trois fois supérieur à celui qui affecte les diplômés de l’enseignement général. En effet, « les diplômés de l’enseignement général ont enregistré un taux de déclassement de 11,6% contre 33,6% pour les diplômes de formation professionnelle, soit trois fois », relève le HCP ajoutant que le taux d’adéquation des diplômés de formation professionnelle, de 58,5%, est légèrement supérieur à celui des diplômés de l’enseignement général, de 51,4%. Ainsi, l’étude conclut que les diplômés de formation professionnelle actifs ont tendance à être plutôt déclassés que surclassés. Pour le ministre, la « disparité entre les taux de déclassement des diplômés des deux types d’enseignement se retrouve aussi bien au niveau des professions exercées par leurs détenteurs que dans les métiers que ces derniers exercent et les secteurs d’activité qui les emploient ». A noter que les déclassements restent particulièrement élevés dans «l’agriculture, sylviculture et pêche», «l’industrie extractive et manufacturière», ou encore le BTP où l’offre d’emplois est élevée et peu qualifiée. En revanche, ils ont tendance à se réduire dans l’administration publique, l’enseignement et la santé, dont les emplois exigent plus de qualification, affirme le HCP. Commentant ce point, Ahmed Lahlimi précise que « les déclassements, parmi la catégorie des diplômés, sont relativement insignifiants dans les professions où le recrutement obéit à un référenciel strict de compétences ou encore celles dont l’exercice est subordonné à des formations spécifiques ». Ainsi, il constate que l’adéquation entre emplois et formations ressort d’une façon notoire dans les professions relevant, par exemple, du système financier, de l’administration publique, de la santé ou encore des domaines religieux ou sécuritaire. Concernant l’adéquation par profession, il ressort que deux groupes de professions (72,4%) enregistrent les taux de déclassement les plus importants. L’étude pointe du doigt les « employés» (20,9%) et des « manœuvres non agricoles, manutentionnaires et travailleurs des petits métiers » (15,1%). Ces deux catégories représentent respectivement 38,8% et 33,6% des actifs occupés en situation de déclassement. Précisons que les employés administratifs enregistrent le

Mundiapolis et ENCG de Casablanca : Nouvelles promotions de diplômés en LMGE et Master management et achat

Mundiapolis et ENCG de Casablanca : Nouvelles promotions de diplômés en LMGE et Master management et achat

L’Université Mundiapolis et l’Ecole nationale de commerce de Casablanca en partenariat avec l’Ecole universitaire de management IAE Grenoble et l’Université Savoie Mont Blanc ont remis à 36 étudiants leur diplôme lors d’une cérémonie qui s’est tenue, vendredi 29 décembre, à l’ENCG de Casablanca. 27 étudiants ont reçu leur diplôme en Licence en Management et gestion des entreprises LMGE (BAC +3). Il s’agit de la troisième promotion pour ce triple cursus universitaire public Mundiapolis- ENCGIAE Grenoble. Neuf autres étudiants ont reçu le leur en Master en Management logistique et achat (BAC+5). C’est la deuxième promotion pour ce double diplôme avec l’Université Savoie Mont Blanc. « Nous sommes extrêmement fiers de nos lauréats. Grâce à l’expertise académique combinée à l’agilité culturelle acquise notamment par la double et triple diplomation avec nos prestigieuses universités partenaires, ils ont désormais les atouts nécessaires pour entamer leur carrière et s’affirmer dans le monde professionnel », a déclaré à cette occasion, Amine Bensaid, le Président de l’Université Mundiapolis.

Maroc: Le chômage touche fortement les diplômés du supérieur

Maroc: Le chômage touche fortement les diplômés du supérieur

L’analyse des données relatives au marché du travail couvrant la période de 1999 à 2016 alterne le bon et le moins bon quant à l’évolution du taux du chômage au Maroc. La bonne nouvelle, c’est que le chômage s’est réduit au cours de la période étudiée, son taux étant passé de 13,8% en 1999 à 9,4% en 2016. Selon une étude sur « Le marché du travail au Maroc : défis et opportunités », cette réduction provient des zones urbaines où le chômage s’est réduit, de 22% à 13,9%, tandis que les zones rurales se caractérisent par un faible taux de chômage (de 5,4% en 1999 à 4,2% en 2016). La mauvaise nouvelle, c’est que le chômage demeure un phénomène urbain touchant principalement les jeunes diplômés et les femmes. D’après cette étude du Haut-commissariat au plan (HCP) et de la Banque mondiale (BM), le taux de chômage est plus élevé chez les jeunes et a enregistré une tendance haussière depuis 2010. En effet, « après avoir atteint un seuil inférieur en 2010 (31,3%), le taux de chômage des 15-24 ans urbains est reparti à la hausse. Il touchait 41% de cette dernière catégorie en 2016, un niveau inquiétant, à rebours de l’évolution des autres classes d’âge », a souligné l’étude dont les conclusions ont été rendues publiques récemment. En ce qui concerne les diplômés et particulièrement ceux du supérieur, l’étude a révélé qu’ils sont fortement touchés par le chômage, notant une situation marocaine assez singulière. En effet, à en croire les auteurs de l’étude, le taux de chômage est cinq fois plus élevé pour les diplômés du supérieur (25% en 2014) que pour les non-diplômés (4,7%) et, tandis que le chômage a diminué pour les non-diplômés, il a augmenté pour les diplômés. Ce n’est pas tout. Il ressort des données analysées que près des trois quarts des jeunes (15-24 ans) diplômés du supérieur sont au chômage, ce qui représente plus de 7 fois le taux des non-diplômés. «Cette réalité statistique est néanmoins à nuancer, le taux d’activité augmentant avec les diplômes. Ainsi, le taux d’activité est de 65,1% pour les diplômés d’universités, tandis qu’au niveau du baccalauréat celui-ci est de 27,7% », a souligné le HCP expliquant que le taux de chômage élevé des diplômés est probablement dû aux difficultés à entrer sur le marché du travail. « C’est en effet la principale raison du chômage pour 66,9% des hommes diplômés du supérieur, alors que pour les hommes ayant un faible niveau d’éducation, l’arrêt de l’activité est la principale raison », a expliqué le Hat-commissariat. Poursuivant ses analyses, l’organisme public a affirmé que si les jeunes ont tendance à être plus instruits, ils ont des difficultés à trouver un emploi après leurs études. Parmi les jeunes chômeurs (âgés de 15 à 24 ans), 48,6% étaient sans emploi après leurs études. En revanche, comme l’a souligné l’étude, « les plus âgés ont tendance à être au chômage principalement en raison de la fermeture de leur entreprise ou d’un licenciement. Les prétentions salariales ne semblent pas constituer un frein à l’embauche ». En effet, fait-on observer, sur l’ensemble du territoire, les deux tiers des chômeurs sont prêts à accepter un emploi dont la rémunération est inférieure ou égale au SMIG (moins de 2 600 dirhams mensuels). En outre, plus d’un quart des chômeurs accepterait un emploi pour n’importe quel salaire, lorsque seulement 5,5% ne l’accepterait qu’à partir de 5000 dirhams mensuels. Quoi qu’il en soit, les auteurs de l’étude ont noté que le marché du travail marocain, tant du point de vue des travailleurs que des entreprises, pâtit du manque d’inclusion, de la faiblesse de la création et de la faible qualité des emplois. Rappelons que ce travail est le résultat d’une collaboration entre le HCP et la BM qui s’insère dans une étude plus large «Diagnostic Systématique Pays » (SCD) réalisée par la Banque mondiale, en étroite concertation avec les autorités nationales. A travers ce travail, les deux parties entendaient permettre l’analyse des principales caractéristiques du marché du travail marocain, notamment l’évolution de l’emploi en termes qualitatif et quantitatif. Selon le HCP, ce document « met également en évidence les contraintes au développement du marché du travail et identifie les politiques pouvant rendre le marché du travail plus dynamique et inclusif afin de mieux contribuer à l’amélioration du niveau de vie de la population ».