La démocratie a-t-elle vraiment échoué en Afrique ?

PARLONS-EN. Ce que l’on présente souvent comme des oppositions naturelles repose en réalité sur une construction idéologique soigneusement entretenue. L’Occident a réussi à opposer des notions qui ne relèvent pas du même registre. On a mis la démocratie face au communisme, et la dictature face au capitalisme, comme si ces concepts formaient des couples équivalents. Or ils ne parlent pas de la même chose. La démocratie et la dictature concernent la manière dont le pouvoir est exercé. Le capitalisme et le communisme concernent la manière dont les richesses sont produites et réparties. Confondre ces deux niveaux est un choix politique qui brouille volontairement la compréhension. Cette confusion n’est pas innocente. Le capitalisme ne s’est pas introduit en Afrique comme un choix souverain des peuples. Il s’est imposé par la violence de la conquête, dans une logique d’extraction et d’accumulation qui n’a jamais cessé de se perfectionner. Nos terres, nos ressources, nos corps mêmes ont été intégrés de force dans un système dont la finalité première était l’enrichissement d’autres sociétés, au prix de l’appauvrissement structurel des nôtres. Face à cela, les luttes pour l’indépendance ont porté en elles une aspiration qui dépassait le simple transfert de souveraineté formelle. Elles visaient aussi la réappropriation des richesses, la fin de l’exploitation, la redistribution au service d’un projet de société. C’est dans ce contexte que des modèles inspirés du socialisme ou du marxisme ont trouvé un écho profond et sincère, non par mimétisme idéologique, mais parce qu’ils offraient un langage pour penser la justice et la fin de l’exploitation dans des termes qui correspondaient à l’expérience africaine de la dépossession. Mais très tôt, ces trajectoires ont été brisées. Les dirigeants qui portaient ces visions ont été renversés, éliminés ou marginalisés, remplacés par des élites dont la fonction réelle était de maintenir l’ordre économique hérité de la colonisation et de le rendre praticable pour les capitaux extérieurs, en s’appuyant sur des réseaux d’influence, des interventions dissimulées, et une redéfinition progressive du discours politique global. C’est précisément là que la démocratie a été instrumentalisée. Les États-Unis et ses alliés européens ont soutenu pendant des décennies des régimes parmi les plus autoritaires de la planète, des monarchies héréditaires, des juntes militaires, des présidents à vie, les ont armés, financés, défendus dans les instances internationales. Et dans le même temps, ils brandissaient la démocratie comme l’horizon moral de l’humanité au nom duquel ils se donnaient le droit d’intervenir et de déstabiliser d’autres gouvernements. La règle réelle était simple : ce qui comptait, ce n’était pas la nature du régime, mais sa disponibilité économique. Un régime autoritaire qui ouvrait ses marchés était un allié fréquentable. Un gouvernement élu qui tentait de reprendre le contrôle de ses ressources devenait une menace, et l’étiquette de dictature lui était collée dessus pour rendre son renversement moralement présentable. Face à ce constat, je veux être précise, parce que la clarté sur ce point engage une position intellectuelle. Je préfère la démocratie. Non par révérence pour l’Occident qui en a fait un étendard aussi souvent brandi que trahi, mais pour une raison structurelle. La démocratie ne vaut pas parce qu’elle produit toujours de bons gouvernements. Elle vaut parce qu’elle contient en elle-même les instruments de sa propre correction. Elle est le seul cadre politique dans lequel un peuple peut, sans verser de sang et sans attendre que le chef meure, dire collectivement : nous voulons quelqu’un d’autre, nous voulons autre chose. Ce n’est pas un luxe réservé aux sociétés riches. C’est la condition la plus élémentaire de la souveraineté populaire. Aucun régime autoritaire, aussi bienveillant qu’il se prétende, ne peut offrir cette garantie. La bienveillance d’un chef n’est pas inscrite dans une loi ni dans une institution que ses successeurs seraient obligés d’honorer. Elle est inscrite en lui, dans sa personne. Et les personnes changent, se corrompent, perdent le sens des réalités que vivent ceux qu’elles gouvernent. Quand cela arrive dans une dictature, il n’existe aucun mécanisme pour corriger la trajectoire. Les populations se retrouvent seules face au pouvoir, sans recours légal, sans contre-pouvoir, sans voix. Reconnaître qu’un régime autoritaire peut produire certains résultats sociaux positifs est une observation que l’honnêteté intellectuelle impose de faire. Mais elle doit immédiatement appeler deux questions. La première : ces résultats auraient-ils été impossibles dans un cadre démocratique ? Rien ne le démontre. La deuxième : à quel prix ont-ils été obtenus, et qui a payé ce prix sans jamais avoir été consulté ? Car ce qui définit la dictature, ce n’est pas uniquement l’absence d’élections. C’est l’impossibilité structurelle pour les populations d’influencer les décisions qui les concernent et de se protéger contre les abus d’un pouvoir qui n’a de comptes à rendre à personne. Il faut également refuser le discours qui prétend que la démocratie serait culturellement inadaptée à l’Afrique, comme si ses peuples étaient incapables de se gouverner sans un homme fort. Ce qui a échoué dans de nombreux pays africains, ce n’est pas la démocratie : c’est sa simulation. Des constitutions ont été rédigées, des élections organisées, sans que le pouvoir ne cesse d’être concentré entre les mains d’un individu qui n’avait aucune intention de le partager. Une élection dont l’issue est connue d’avance n’est pas un exercice démocratique. C’est une mise en scène destinée à produire une légitimité de façade à usage international. Les faits résistent à toutes les manipulations discursives. Le Botswana, depuis son indépendance en 1966, a maintenu des alternances pacifiques et des institutions qui fonctionnent, et affiche aujourd’hui l’un des revenus par habitant les plus élevés d’Afrique subsaharienne. La Namibie a construit depuis 1990 une presse libre, une justice relativement indépendante, et figure parmi les pays les mieux classés du continent en matière de libertés civiles. Le Cap-Vert, sans ressources naturelles spectaculaires, présente des indicateurs de développement humain que des pays bien plus riches en pétrole ne parviennent pas à atteindre. À l’inverse, au Togo, la famille Gnassingbé gouverne depuis 1967, d’abord le père pendant trente-huit ans, puis le fils qui lui a succédé comme on hérite d’un domaine privé,
RDC. La CNC exige la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion et s’insurge contre la dictature du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion et préconise une justice équitable pour tous contre la dictature du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. Les arrestations des acteurs politiques et d’opinion qui se multiplient en République Démocratique du Congo, particulièrement à Kinshasa, inquiètent de plus en plus toute la société congolaise, tant les méthodes ressemblenet à ce que nous avons vécu avec les « Hiboux » (milices du pouvoir) à l’époque de la présidence languissante de Mobutu Sese Seko. Est-ce l’histoire qui se répète ? Un peuple qui ignore son histoire est condamné de répéter les mêmes erreurs. Une nouvelle dictature s’installe sans aucun doute en République Démocratique du Congo. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée est déterminé à punir toute voix opposée ou discordante à la sienne. On enregistre des dérives avec des milices du pouvoir que personne n’arrive plus à contrôler. C’est ainsi que la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), attachée à une vraie justice, demande la libération de tous les acteurs politiques et d’opinion qui sont arrêtés et la mise en place des procédures justes de justice. 1-La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est mobilisée contre le retour de la dictature en République Démocratique du Congo. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle le Peuple Congolais à la vigilance face à la nouvelle dictature qui se met violemment en place avec le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée, voire diabolique. Cela nous rappelle tristement les graves moments de descente en enfer du pouvoir de Mobutu Sese Seko avec ses « hiboux ». Ils nous ont vanté hier le deal FCC-CACH. Ajourd’hui, c’est devenu un mariage impossible et diabolique. Il faut une transparence totale de la justice pour éclairer le Peuple Congolais qui vit déjà dans l’insécurité totale, sans oublier son extrême pauvreté. 2-La justice doit être équitable pour éviter de briser la cohésion sociale fragile et l’unité nationale menacée. La RDC connait une crise terrible sur le plan sécuritaire et risque d’être balkanisée de fait. Il faut faire très attention et éviter tout ce qui nous divise profondément face à nos ennemis. Il faut libérer tous les acteurs politiques et d’opinion arrêtés. La CNC s’insurge contre l’instrumentalisation politique de la justice et plaide pour une justice indépendante. La CNC souligne toujours l’obligation pour notre pays d’avoir un système judiciaire approprié avec des acteurs honnêtes, car c’est la justice qui élève une nation. 3-La CNC appuie l’organisation d’un dialogue national inclusif. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est et sera toujours du côté du Peuple Congolais. La CNC appuie l’organisation d’un dialogue national inclusif, soue l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notrebeau pays, la RDC. La CNC saisit cette occasion pour adresser un message de paix et d’espoir au Peuple Congolais meurtri. Que Dieu protège le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 30 janvier 2026 Pour la Coalition pour un Nouveau CongoIsidore EKOFO LOKENYOLe Porte-parole
Afrique. Président éternel, cela n’existe pas !

TRIBUNE. Il y’a moins d’une semaine, le Président Français Emmanuel Macron parlait d’épidémie de coups d’Etat en Afrique, en feignant volontairement d’indexer l’origine du virus qui sévit dans les différentes capitales du continent. Ce phénomène, qu’on l’approuve ou non, vécu de temps à autre, a une fortune particulière aujourd’hui. Nous étions tous préoccupés par le changement climatique à l’échelle de la planète avec les angoisses qui s’y rapportent, mais l’on était loin d’imaginer qu’un autre changement, celui-là africain, portant sur l’autodétermination d’un continent trop longtemps jouet des autres. On a beau dire que le Général Brice Olingui Nguema, patron des putschistes Gabonais soit un homme du système et serait issu des rangs du pouvoir, il est aisé de comprendre que dans toutes les dictatures, seuls les talles du système sont le plus souvent capables de ramener à la raison et de façon abrupte, les despotes folingues. Penser naïvement dans le contexte géopolitique actuel, que l’armée taille les croupières à l’opposition Gabonaise, c’est ignorer qu’il y’a 5 ans, cette même opposition avait déjà réussi à remporter l’élection présidentielle dans les urnes, mais n’avait pas été capable de transformer l’essai. Parti des terres arides, le peuple Gabonais a donc fait le choix du verre à moitié plein plutôt que de continuer l’aventure dans les bagages des Bongo; ce qu’aurait été dramatique pour tous. En d’autres termes, valider une révolution de palais même orchestrée par des mains noires serait un moindre mal, pourvu que la tête du monstre soit décapitée. Il est aujourd’hui clair qu’il en va des héritiers partout dans le monde et d’égale façon, force est de le constater. Il y’en a moins nombreux qui savent prendre soin de l’héritage et pourquoi pas de le fructifier. En principe, ils en donnent des gages par une hygiène de vie avérée, le sens du bien commun et l’obsession de tenir du fondateur. Il en est d’autres malheureusement plus nombreux, enfermés dans une très grande fatuité, élevés avec une cuillère d’argent à la bouche, nourris de mille prodigalités et qui, fermés à tout discernement, finissent par se convaincre que le bien commun est leur. Le gâchis devient alors leur crédo et ils ne doivent souvent leur existence, notamment en politique, que grâce à un outil répressif acquis à leur dévotion et à des petites mains qui ont la reconnaissance du chien vis à vis de la main qui les nourrit. Cela induit une très longue agonie pour les peuples qui subissent, mais heureusement le jour finit toujours par se lever. S’en suit la déchéance du tyran, avec un choix de qualificatifs souvent en rapport avec la rudesse du système répressif dont il était le porte étendard. Le dernier appelé étant le Gabon, il est à craindre de voir le charmant fleuve Ogooué qui prend sa source en République du Congo, affluer vers les autres eaux d’Afrique Centrale. Une chose est sûre, l’Afrique Centrale vient de sortir du statu quo ! Que Dieu délivre le Congo-Brazzaville. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen
Pr Lohata Tambwe : La RDC s’enfonce dans la dictature et le sous-développement

TRIBUNE. La République démocratique du Congo (RDC) « s’enfonce dans la dictature et le sous-développement bien que les fanatiques applaudissent au lieu de réagir contre la destruction de ce qui nous est commun », déplore le Professeur Lohata Tambwe okitokosa Paul René dans la tribune ci-dessous. De violation du droit en violation du droit, le cas Franck Diongo est une illustration de la supériorité des hommes sur les institutions en RDC. Ce qui veut dire que l’on s’enfonce dans la dictature et le sous-développement bien que les fanatiques applaudissent au lieu de réagir contre la destruction de ce qui nous est commun. Mon peuple a péri à cause de l’ignorance. Tenez, la constitution congolaise et le code pénal garantissent le droit de la défense, la convocation ou l’invitation avant le mandat d’amener, la durée de garde à vue. Mais rien de tout ça n’est respecté s’agissant de détention, en fait enlèvement de Diongo et l’on prétend que nous sommes dans une république. A quoi sert d’avoir de beaux textes dont l’application ne suit pas. C’est un décor juridique et judiciaire stérile. L’enseignement dans les facultés de droit en RDC éloigne les étudiants de la réalité. Le pouvoir arrête le pouvoir, principe doctrinal vulgarisé par Montesquieu en souffre énormément. En lieu et place d’un État de droit, c’est la jungle. Le Fatshisme a rattrapé le retard qui le séparait de kabilisme Avec les arrestations arbitraires comme celles d’Honorable Franck Diongo, le Fatshisme a rattrapé le retard qui le séparait de kabilisme. Il ne reste que de regrouper le PPRD avec l’UDPS pour rééditer l’exploit informe du parti unique comme le MPR. Mais je doute fort que cela réussisse aujourd’hui, étant donné que l’héritage d’avril 1990 est encore frais pour qu’une mésaventure de cet ordre réussisse. Nous devons sans nous en fatiguer, continuer à socialiser politiquement la population pour développer l’esprit de résistance non violente. Nous y reviendrons. Professeur Lohata Tambwe okitokosa Paul René.
RD Congo. Quid du mythe de la destruction de notre pays pendant 32 ans par la dictature de Mobutu ?

OPINION. En remontant jusqu’au Déluge, d’aucuns constateraient qu’aussi bien Joseph Kasa Vubu, en 1960, que Mobutu, en 1965, avaient hérité des caisses de l’Etat vides pour la simple raison que, en 1960, une des résolutions de la Table Ronde économique disposait que toutes les sociétés à Chartes du Congo-Belge devenaient d’office de droit belge et de 1960 à 1965, suite au chaos que le pays avait connu, notre économie ne produisait presque rien. Par contre, en deux ans seulement de gestion du pays, soit de 1965 à 1967, le nouveau Président Mobutu réalisa un très fulgurant redressement de notre économie nationale qui fit notamment que, de 1967 à 1974, 1 Zaire valait 2 dollars. Malgré la zairianisation, en 1972, en 1974, selon les chiffres du Pnud, avec un niveau de développement humain proche de celui du Maroc et de la Tunisie, le Grand Zaire était classé parmi les dix meilleures économies africaines. A la fin du système mobutiste, en 1990, selon les chiffres du Pnud de 1991, le Grand Zaire était de loin plus développé que le Nigeria, Sénégal, la Tanzanie, l’Ouganda et l’Angola. Par contre, depuis la chute du régime Mobutu, au regard des chiffres du Pnud, la Rdc squatte constamment le peloton de queue des pays les plus pauvres de la planète. Moralité : autant le système mobutiste avait permis notre développement national de 1967 à 1990, autant ceux qui ont succédé à Mobutu à la tête de notre Etat l’auront détruit. Ça c’est une vérité historique. Nous n’avons jamais entendu les partisans de Paul Kagame citer le nom d’Habyarimana. Ce sont les actes que pose Paul Kagame qui condamnent ipso facto son prédécesseur. Banissons de nos discours ce mythe mensonger de la destruction du pays par Mobutu destiné à voiler notre incapacité à sécuriser le territoire national et à redresser notre économie. Regardons tous vers ce Nouveau Grand Zaire qui arrive par la volonté de Dieu de Kimbangu. Bonne réflexion. A suivre !!! Par Faustin Bosenge
Laconiquement, qu’en est-il de la démocratie dictatoriale ?

OPINION. Dire que la démocratie est un bon aloi des pays occidentaux et la dictature est un axiome dans les autres pays, est une irréfragable duperie politique ! Démocratie laïque ou démocratie divine ? Qu’elle soit l’une ou l’autre, l’homme reste le seul à veiller sur l’application de la démocratie. Du moment que l’homme ne peut jamais renoncer à son égo, la démocratie n’est donc qu’une manœuvre d’illusionnisme des esprits, une dictature démocratique ! Pourquoi les citoyens des présupposés pays démocratiques manifestent contre des lois issues des gouvernements démocratiques ? Estiment-ils que leurs élus imposent des lois à l’image des dictateurs et des dirigeants de la religion ? Corona par sa dictature écrasante a mis en évidence la vérité cachée de tous les systèmes politiques et religieux du monde en mettant à nu la dictature latente de la démocratie et le silence glacial de la religion. Imposer un vaccin, un couvre-feu, des restrictions et soumettre la libre circulation des citoyens du monde à des conditions handicapantes, est-ce démocratique ? Laconiquement, la démocratie n’est-elle pas l’ombre d’une dictature intelligente ? Docteur J. Mabrouki, Psychiatre, psychanalyste de la société marocaine
Quand le tyran sanguinaire est l’otage de sa propre violence!

TRIBUNE. L’esprit pernicieux du dictateur congolais est tel qu’il tient un marteau; c’est ainsi que pour lui les opinions contraires et revendications des droits sont des clous qu’il faut enfoncer. C’est donc un truisme que d’affirmer que le peuple est tenu par une main de fer! Bien évidemment, il y a lieu d’enfoncer les portes ouvertes en affirmant sans coup férir que plutôt que de défendre la liberté, les forces de l’ordre et l’armée au Congo sont au service d’un tyran qui asservit, opprime et martyrise le peuple. En effet, sous un Etat policier et un pouvoir hyper militarisé les gens vivent sous une terreur permanente que produit cette espèce d’effet de l’épée de Damoclés, véritable incarnation du terrorisme d’Etat. Il sied d’affirmer sans coup férir qu’il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle qui s’exerce sous une démoncrature. A L’évidence, il est question d’esprits maléfiques du moins des forces du mal à l’oeuvre dans notre pays; lesquelles sont manifestement animées par une volonté de destruction.C’est ainsi que la bête immonde au sommet de l’Etat n’a de cesse de briser de précieuses vies et de détruire le pays. Pour ce faire, les opposants politiques et membres de la société civile, sur la ligne de front, sont les premiers à en faire les frais, tant ils sont ainsi persécutés, réduits au silence et souvent arbitrairement embastillés en raison de leurs opinions. Dans ces conditions, hélas, le peuple qui non seulement est confronté à une tyrannie sanglante, mais subit également de plein fouet les affres d’une crise socio-économique sans précédent et voit chaque jour davantage la dégradation inexorable de ses conditions de vie, n’a plus d’alternative quant à une éventuelle insurrection populaire salvatrice. En ma qualité de patriote, à l’humanisme en bandoulière, j’éprouve une vive empathie notamment pour les retraités sciemment privés de leur pension et qui ne peuvent jouir d’une vie sociale descente et digne. Cette situation est telle qu’ils sont dans l’incapacité financière de s’offrir les soins de santé et sont tourmentés à l’idée d’être fauché même par des pathologies bénignes qui pourraient les affecter. C’est pourquoi il est naïf de croire qu’un tyran sanguinaire peut instaurer la paix des coeurs et la tranqulité des esprits. Aller donc en parler à cette masse d’infortunés retraités! Il sied cependant de souligner qu’un tyran sanguinaire qui n’écoute pas la volonté de son peuple et pire réprime tout soulèvement populaire dans le sang, porte en lui sa propre violence destructrice et en devient l’esclave sinon l’otage. Il s’agit d’une violence prétendument conservatrice exercée par le pouvoir, violence qui est dirigée contre son propre peuple. Mais on ne peut occulter le fait que cette violence sera finalement dirigée contre lui-même puisque, à terme, elle pourra se solder par le renversement du tyran sanguinaire par le peuple, et dans le pire des cas à son élimination physique. En fait, tous les efforts déployés pour promouvoir cette culture de la violence ne peuvent affaiblir l’espérance de liberté, bien au contraire ils ne servent qu’à la conforter et l’affermir davantage. Si au Congo-Brazzaville, la tyrannie instille la terreur dans l’âme humaine, la tenace espérance de liberté console les esprits martyrisés et fait survivre les damnés de la patrie. Hélas, il convient de le souligner un fait indéniable, à savoir : le temps est trop lent pour l’opprimé qui veut le changement, trop rapide pour l’oppresseur qui redoute le retour du bâton. A force de malmener le peuple, de l’opprimer et de lui avoir imposé une misère endémique honteuse, le tyran congolais vit dans la peur du peuple. Il est donc aisé de comprendre que Sassou Nguesso, l’effroyable tyran sanguinaire des bords de l’Alima, est l’otage de ses propres crimes envers le peuple congolais. D’où la confiscation du pouvoir et sa militarisation outrancière. C’est pourquoi il faille rappeler ici et maintenant cette maxime, à savoir “Les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre”. C’est à se demander si les dieux ne rendent pas d’abord sourds et aveugles les dirigeants politiques qu’ils veulent perdre. Il est cependant de notoriété publique que l’implacable loi de la nature est telle que l’on ne récolte ce que l’on sème. Aussi, avec autant de destins hypothéqués, de vies brisées, un pays détruit tous azimuts, nul ne peut avoir la force moral et psychologique lui permettant d’avoir la conscience tranquille et vivre en paix avec soi-même. C’est pourquoi le satrape et angoualima des bords de l’Alima a désormais l’âme terrorisée à l’idée du retour implacable de bâton. Sinon, comment donc comprendre le spectaculaire et imprésionnant armada dont le prétendu « homme des masses » s’entoure à chacune de ses apparitions publiques? Voilà une question qui vaut tout son pesant d’or et qui a toute son importance dans la compréhension du syndrome du cercle vicieux du « Je t’aime, moi non plus » sinon du désamour entre le tyran et le souverain primaire qui, dans une souffrance contenue sinon refoulée dans l’inconscient, l’attend impatiemment au tournant et cela n’est qu’une question de temps! En somme, l’idéal est que le bourreau du peuple réponde de ses multiples crimes économiques et de sang devant les hommes d’abord, dans ce bas monde; autrement dit ce serait trop beau qu’il s’en tire à bon compte. Mais l’histoire a prouvé qu’aucune dictature n’est éternelle. L’âme de l’insurrection ne peut être étouffée indéfiniment, car le peuple à hâte de voir la lumière au fond du tunnel, tant il languit de récouvrer la liberté tant chérie.C’est pourquoi quoi qu’il arrive, tôt ou tard le peuple se devra de prendre ses responsabilités devant l’histoire et faire valoir son doit de résistance à l’oppression. En fait, la furie d’un peuple opprimé, martyrisé par un tyran sanguinaire n’est qu’un volcan prêt à exploser.Justement, c’est cette perspective du retour de manivelle qui hante le tyran sanguinaire et qui est surtout tant redoutée. En somme, la révolte commence par l’information permettant aux masses populaires de s’engager dans l’action salvatrice quant à l’aboutissement de l’espérance de liberté et de l’assumer en toute connaissance de cause. Du reste, seule la
Afrique. Le déboulonnage (mode d’emploi)

TRIBUNE. Un DICTATEUR n’a qu’une seule vocation, celle d’exercer le POUVOIR jusqu’à son dernier souffle. Dans une DICTATURE, le scrutin MAJORITAIRE est synonyme de « QUI PERD GAGNE ». Aucune VICTOIRE ne repose au fond des URNES. Pour faire basculer le POUVOIR, l’opposant doit être capable de lui couper l’herbe sous les pieds en occupant en permanence la RUE, les FORETS ou les MONTAGNES pour prendre de la HAUTEUR afin de créer un rapport de FORCE ( MILITAIRE, si possible). QUI VEUT LA PAIX PREPARE LA GUERRE. On ne peut opposer des textes à un DICTATEUR, même ceux paraphés par sa propre main. La CONSTITUTION en AFRIQUE c’est comme du PECU, celui qui occupe le FAUTEUIL n’en a cure. L’ALTERNANCE est la plus grande hantise de son occupant, qui en dehors de donner des ORDRES, ne sait rien faire d’autre. Il est quotidiennement entouré de ses courtisans, une ENGEANCE d’opportunistes constituée essentiellement de SOLDATS et de LOUANGEURS professionnels issus de sa TRIBU, ce qui lui donne l’ILLUSION d’être INAMOVIBLE. Un DICTATEUR est prêt à HYPOTHEQUER tout le SOUS-SOL de son pays pour se maintenir sur le FAUTEUIL au détriment du bien-être de sa POPULATION. En cas de crise constitutionnelle, il peut toujours compter sur un puissant lobby ETRANGER grassement rémunéré. Des mercenaires déguisés en JURISTES qui font pencher la BALANCE en sa faveur. Les dialogues inclusifs ou les gouvernements d’union nationale sont des SEDATIFS pour endormir l’OPPOSITION. De l’aveu du Maréchal de PACOTILLE, IDRISS DEBY ITNO, Président à vie du TCHAD, en 2006, c’est l’ELYSEE qui lui a envoyé des RETOUCHEURS pour MODIFIER la constitution afin de le maintenir au POUVOIR. Avec ses nouveaux GALONS, DEBY a repris du poil de la bête. Pour changer la donne, l’opposition tchadienne n’a plus qu’un SEUL choix, se muter en REBELLION. Le SCRUTIN MAJORITAIRE est possible en AFRIQUE, mais uniquement dans un pays sans ressources NATURELLES. Par Nysymb Lascony