Nous avons peur. Les grandes puissances déstabilisent le monde des faits récents qui inquiètent

TRIBUNE. Les relations internationales sont actuellement marquées par des tensions et des conflits qui menacent la stabilité mondiale. Les grandes puissances, au compte desquelles, les États-Unis d’Amérique, la Russie et la Chine, jouent un rôle crucial dans cette élévation d’actes générateurs de tensions. Quelques faits récents illustrent les dissensions entre ces puissances. Les relations entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran sont tendues depuis des années, notamment en raison du programme nucléaire iranien. Les États-Unis d’Amérique ont imposé des sanctions économiques sévères à l’Iran et ont menacé de recourir à la force pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires. Les frappes américaines sur les sites iraniens, lors de l’opération dénommée « Marteau de minuit », dans la nuit du 21 au 22 juin 2025, au cours de la guerre Israël-Iran, ont relevé le niveau de la tension, au Moyen Orient. Les zones polaires, particulièrement le Groenland sont devenues un enjeu stratégique important en raison du réchauffement climatique et de l’accès aux ressources naturelles. Les États-Unis d’Amérique et le Canada ont des visées expansionnistes dans ces régions, notamment en ce qui concerne l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. La Russie et la Chine sont également présentes dans ces zones et cherchent à protéger leurs intérêts. La crise entre la Russie et l’Ukraine dure. La Russie a annexé la Crimée en 2014 et soutient les séparatistes dans l’Est de l’Ukraine. Les tensions entre les deux États sont élevées. Et la guerre s’est invitée depuis près de trois ans, avec ses graves conséquences humaines, culturelles et économiques. Les Occidentaux, au secours des Ukrainiens, ont imposé des sanctions économiques à la Russie? en raison de ses actions militaires en Ukraine. La Chine et Taiwan sont en situation sensible. Depuis des décennies, les relations entre les deux Etats, sont tendues. La Chine considère Formose comme une province rebelle et cherche à la réunifier avec le continent. Les États-Unis d’Amérique, forts de leurs bonnes relations multiformes avec Formose, la soutiennent. Ils lui fournissent des armes pour l’aider à se défendre contre les menaces chinoises. Ici, également, les tiraillements entre la Chine et Formose sont élevées, et les risques d’un conflit militaire sont toujours présents. Tous ces développements récents de faits de tension montrent que les grandes puissances sont prêtes à prendre des mesures agressives pour protéger leurs intérêts et étendre leur influence. Les conséquences de ces actions pourraient être graves . D’abord les risques de guerres. Les tensions entre les grandes puissances peuvent entraîner des conflits militaires qui pourraient avoir des conséquences dévastatrices pour les populations et les économies. Par effet d’entraînement, les actions des grandes puissances peuvent déstabiliser les relations internationales et créer des tensions entre les États. De tout ceci, il ressort que les développements récents montrent que la sécurité mondiale est menacée par les visées expansionnistes et les tensions entre les grandes puissances. Si l’on ajoute à ces zones de tension, le conflit entre Israël et le Hamas, la guerre au Soudan, le conflit à l’Est de la République Démocratique du Congo, toutes ces lignes de fractures qui déchirent le monde font peur. L’ordre mondial issu de la Seconde Guerre Mondiale est menacé d’une remise en question Nous avons peur. Paris 26 juin 2025 Ouabari Mariotti
La Banque africaine de développement et le Comité international de la Croix-Rouge s’unissent pour faire progresser des solutions durables dans les contextes touchés par les conflits

La Banque africaine de développement et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont signé, jeudi 14 décembre 2023 à Genève, un protocole d’accord pour relever ensemble les défis humanitaires et de développement en Afrique, renforçant ainsi le partenariat entre les deux institutions. La signature, qui s’est tenue en marge du Forum mondial sur les réfugiés, marque une étape importante dans un partenariat qui s’est considérablement développé au cours des dernières années. La Banque africaine de développement et le CICR reconnaissent le lien qui existe entre les initiatives pour la paix, l’action humanitaire et le développement, et partagent la même vision et le même engagement pour produire un impact durable dans les zones fragiles et touchées par les conflits. Le protocole d’accord fournit un cadre pluriannuel pour accroître l’impact dans les contextes sous-financés, incertains, fragiles et touchés par les conflits, en mettant l’accent sur la prévention des conflits et la résilience climatique. Ce partenariat innovant entre la première institution de financement du développement d’Afrique et la première organisation humanitaire mondiale tirera parti de leurs ressources et de leur expertise respectives pour poursuivre les objectifs suivants : Ce partenariat stratégique, qui s’inscrit dans le droit fil de la Stratégie 2022-2026 de la Banque pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique ainsi que la Stratégie institutionnelle 2024-2027 du CICR, fera donc progresser les interventions d’urgence et les solutions à plus long terme pour les populations les plus vulnérables dans ces contextes. L’accord a été signé par la vice-présidente de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, Marie-Laure Akin-Olugbade, qui a participé en visioconférence depuis Abidjan, et par le vice-président du CICR, Gilles Carbonnier, qui était au siège de l’institution à Genève. « Ce partenariat solide, continu, renouvelé et élargi entre la Banque africaine de développement et le Comité international de la Croix-Rouge est absolument essentiel », a déclaré Mme Akin-Olugbade. « Ce nouveau protocole d’accord exprime notre engagement commun à prévenir et à résoudre les problèmes complexes et interconnectés auxquels sont confrontées les communautés touchées par les conflits en Afrique », a-t-il poursuivi avant d’ajouter : « Nous devons veiller à ce que les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes, les personnes déplacées de force et les communautés d’accueil, entre autres, dans les zones affectées par la fragilité et le changement climatique, ne soient pas laissées pour compte ». Ce protocole d’accord s’appuie sur un projet pilote réussi au Sahel et repose essentiellement sur la mise en œuvre. « Ce protocole d’accord vise à apporter une réponse holistique, englobant la prévention, la protection et l’assistance, aux crises prolongées qui s’aggravent dans toute l’Afrique, avec l’ambition de produire un impact à grande échelle et rapidement, avec et pour les personnes touchées », a déclaré M. Carbonnier. Il a ajouté que « cette étape importante dans le partenariat entre le CICR et la Banque africaine de développement favorisera le respect du droit international humanitaire, qui protège les civils, mais aussi les infrastructures essentielles, limitant ainsi le risque de revers importants en matière de développement dans les conflits armés ». Concluant son propos, M. Carbonnier a indiqué que « les partenariats visant à renforcer la résilience et l’autonomisation des communautés sont un moyen puissant d’apporter dignité et espoir dans les contextes fragiles et de conflit ». La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants des deux organisations, notamment Yero Baldeh, directeur du Bureau de coordination des États en transition, Mamady Souaré, chef de Bureau pays pour la République centrafricaine et Jerome Berndt, chargé principal de la fragilité et de la résilience pour la Banque africaine de développement, ainsi que Patrick Youssef, directeur régional Afrique du CICR, Fidy Rajaonson, gestionnaire, et Jean François Yao, conseiller principal pour les partenariats institutionnels au CICR.
En Centrafrique, le viol pour terrifier les populations

Les violences sexuelles sont utilisées comme arme de guerre dans de nombreux conflits. En Centrafrique, une victime livre un témoignage accablant. La Cour pénale internationale vient à la rencontre des victimes des crises qui ont ensanglanté la République centrafricaine. Son président, le juge Piotr Hofmanski, est en visite de travail à Bangui. L’occasion pour lui de discuter avec les autorités mais surtout d’échanger avec les victimes des crimes de guerre relevant de la compétence de la CPI. Cette cour met d’ailleurs en œuvre un fonds au profit des victimes. Agnès Yangakola est l’une des bénéficiaires de ce fonds, elle vivait à Bambari, dans le centre du pays, au moment des faits et elle explique, dans un témoignage terrible, comment les Séléka l’ont violé, ont tué son mari, son garçon et sa sœur… Lire la suite sur DW
Centrafrique: lancement officiel de la campagne de sensibilisation « AGIR pour protéger les enfants affectés par les conflits ».

La base logistique de la MINUSCA à Bangui a servi de cadre, le jeudi 2 mai 2019, pour le lancement officiel de la campagne de sensibilisation « AGIR pour protéger les enfants affectés par les conflits ». Initiée par la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, en visite de quelques jours en RCA, cette campagne vise à optimiser la collaboration entre acteurs locaux et internationaux, afin de mettre fin mais aussi prévenir les violations graves des droits des enfants. Le lancement de la présente campagne, qui coïncide avec le 30ème anniversaire de la convention des Droits de l’enfant, s’inscrit dans le cadre d’une campagne mondiale lancée le 2 avril 2019 par le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés. A Bangui, il a vu la présence des principaux partenaires de la RCA sur cette question, dont des membres du Gouvernement, des représentants du Corps diplomatique et d’organisations internationales et non-gouvernementales, outre ceux du système de l’ONU. Précisant les principaux objectifs de la campagne, la Représentante spéciale Virginia Gamba fait valoir qu’il est « un appel à renouveler notre engagement collectif afin de mieux protéger les garçons et les filles dans des situations de conflit armé ». C’est aussiun appel à renforcer la sensibilisationpour mettre fin aux six violations graves des droits de l’enfant «qui constitue le cœur de mon mandat », ajoute-t-elle. Au nom du gouvernement, la ministre centrafricaine en charge de la Protection de l’Enfant, Aline Gisèle Pana, a, de son coté, annoncé les actions à venir en faveur des enfants de Centrafrique. « Je peux vous assurer que le code de protection de l’enfant sera adopté cette année, et que cette question de victimisation des enfants dans les conflits, pour faire en sorte qu’il ne soient pas des criminels mais des victimes, sera prise en compte dans ce code pour pouvoir contribuer à une réinsertion réelle de ces enfants », promet-elle. Le gouvernement vient, en outre, de s’engager pour la nomination d’un point focal en charge du DDR-enfant, dans le cadre de la mise en œuvre du programme national DDRR. Pour sa part, la Représentante de l’UNICEF, ChristineMuhigana, a rappelé les progrès accomplis sur la question, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du programme DDRR. En effet, 2807 enfants ont été libérés des mains de groupes armés en 2015, 10519 après le Forum de Bangui et 554 (dont 27% de filles) depuis le lancement du programme DDR en décembre 2018. A l’agenda de la Représentante spéciale en RCA figurent des rencontres avec des membres du gouvernement, la communauté diplomatique, des partenaires des Nations Unies et de la société civile, ainsi qu’une visite de terrain, pour évaluer l’impact du conflit sur les enfants et promouvoir le renforcement des mécanismes de protection de l’enfance dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix. Il convient de rappeler que les violations graves des droits de l’enfant qui nécessitent une attention particulière lors des conflits armés sont au nombre de six : meurtres et mutilations d’enfants ; recrutement et exploitation d’enfants par les forces et les groupes armés ; attaques contre les écoles et les hôpitaux ; viols et autres violences sexuelles sur les enfants ; enlèvements d’enfants ; et refus de laisser les enfants accéder à l’aide humanitaire. Avec CP ( MINUSCA )
Les conflits et les déplacements de population font augmenter le travail des enfants

Les conflits et les guerres de la dernière décennie ont coïncidé avec une augmentation du travail des enfants parmi les réfugiés, les déplacés internes et d’autres populations de la région, selon un rapport élaboré par plusieurs organisations. Le rapport Child Labour in the Arab Region: A Quantitative and Qualitative Analysis (Le travail des enfants dans la région arabe: une analyse quantitative et qualitative) est le premier à fournir un aperçu du profil et des tendances du travail des enfants dans les 22 états membres de la Ligue des États arabes (LEA). «Ces dix dernières années, durant lesquelles la région a connu des niveaux élevés de conflits armés se traduisant par des déplacements massifs de populations – à l’intérieur des pays et entre pays – il est certain que la situation a empiré», indique le rapport, qui a été commandé par la LEA et le Conseil arabe pour l’enfance et le développement (ACCD). «L’absence de collecte systématique et globale de données au niveau de la région ces dernières années implique qu’il est difficile de chiffrer avec exactitude l’augmentation du travail des enfants parmi les différents groupes de population», explique Frank Hagemann, Directeur régional adjoint pour les États arabes de l’Organisation internationale du Travail (OIT). L’OIT a supervisé l’élaboration de cette étude en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). «Le rapport indique pourtant clairement qu’en raison des récents chocs économiques, des troubles politiques, des conflits et des guerres, on assiste à une détérioration du niveau du travail des enfants, et à une inversion d’une grande partie des progrès obtenus par les États arabes dans la lutte contre le travail des enfants grâce à des politiques de développement et des mesures pratiques», d’après Hagemann. «Comme partout dans le monde, les conflits ont touché de façon disproportionnée les femmes et les enfants dans la région. Il en résulte que le travail des enfants est probablement devenu la question de protection de l’enfance la plus prégnante dans la région : elle exige une attention et une action de toute urgence.» Les pires formes de travail des enfants L’étude montre que dans certaines parties de la région arabe, les enfants «ont été progressivement impliqués dans les pires formes de travail des enfants et sont confrontés à une exploitation grave et préoccupante, à des abus et des violations de leurs droits». «Les enfants réfugiés et déplacés travaillent dans différents secteurs d’activité, avec une augmentation notoire du travail dans les rues, du travail en servitude pour dettes, des mariages précoces, et de l’exploitation sexuelle commerciale. Parmi les enfants réfugiés et déplacés, le travail des enfants est essentiellement un mécanisme permettant de survivre dans les familles confrontées à l’extrême pauvreté ou en cas de chômage des adultes», indique l’étude. Le cas des travaux dangereux dans l’agriculture «On trouve parmi les pires formes de travail des enfants les travaux dangereux du secteur agricole, auxquels participent la plupart des enfants dans la région arabe en étant rémunérés ou pas», dit Abdessalam Ould Ahmed, Directeur général adjoint de la FAO et représentant régional pour le Proche Orient et l’Afrique du Nord. «Les enfants représentent une main-d’œuvre bon marché pour les petites exploitations agricoles, qui utilisent des méthodes de production non mécanisées avec une forte intensité de main d’œuvre, ce qui implique des risques élevés.» Les conflits et les déplacements massifs de population ont eu des répercussions sur l’agriculture et la sécurité alimentaire. «C’est dans l’agriculture qu’on trouve plus de la moitié des enfants qui travaillent dans des pays comme le Yémen, le Soudan et l’Égypte. La prédominance du secteur agricole nécessite une attention spécifique car ce secteur se caractérise par une entrée précoce dans le travail par rapport à d’autres secteurs», ajoute Ould Ahmed. Les déplacements massifs de population et les conflits armés On trouve également les pires formes de travail des enfants dans les services et dans l’industrie, avec les multiples dangers associés au travail dans la rue. Les pires formes de travail des enfants sont également associés à la participation directe ou indirecte aux conflits armés et aux situations associées à ces conflits. Cette étude montre que près de la moitié des pays arabes sont actuellement touchés par des conflits ou un afflux de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. Parmi eux figurent l’Iraq, la Jordanie, le Liban, la Lybie, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, la Cisjordanie et la Bande de Gaza, et le Yémen. Cette étude montre une augmentation du recrutement et de l’utilisation des enfants par des bandes armées, parmi les populations locales ou réfugiées, notamment au Yémen, en Syrie et en Iraq. «La majorité des enfants recrutés sont généralement des garçons. Cependant, émerge une tendance à recruter plus de filles et d’enfants de moins de 15 ans. Des centaines d’enfants sont également en détention dans la région arabe, parfois même torturés pour avoir été impliqués dans des groupes armés», déclare le rapport. «Dans certaines parties de la région, des enfants sont forcés à pratiquer de nouvelles activités liées aux situations de conflit armé, comme la contrebande de biens en traversant les frontières ou entre des zones de combat, le ramassage de résidus de pétrole, la participation aux travaux funéraires (ramasser des parties de corps pour les enterrer), ou aller chercher de l’eau ou des aliments dans des champs ou des décharges remplis de restes explosifs de guerre», ajoute le rapport. La participation des enfants à l’emploi est très variable dans la région arabe, c’est au Soudan (19,2 pour cent) et au Yémen (34,8 pour cent) que les taux d’emploi des enfants sont les plus élevés. Les taux de travail des enfants sont plus élevés pour les garçons. Le rapport avertit toutefois que «certaines formes cachées de travail chez les filles peuvent échapper aux enquêtes, comme le travail domestique et les services domestiques non rémunérés, qui méritent des recherches et des enquêtes plus approfondies». Le travail non rémunéré est également plus élevé chez les plus jeunes et dans les zones rurales. Adoption et recommandations Ce rapport a été
La MONUSCO et le Centre africain de paix et gouvernance engagés contre les conflits en milieu universitaire

Du lundi 23 au vendredi 27 juillet 2018, la jeunesse estudiantine de quatre universités et instituts supérieurs de Bukavu a pris part à une série de conférences sur la cohabitation pacifique entre étudiants. Le Centre Africain de Paix et Gouvernance (CAPG) a reçu la main forte de la Section DDRRR de la MONUSCO pour la réalisation de ces activités. C’est successivement à l’Université Catholique de Bukavu, l’Université Evangélique d’Afrique, l’Institut Supérieur de Développement Rural et l’Institut Supérieur Pédagogique qu’ont eu lieu les échanges sur la prévention des conflits. Au moins 400 étudiants ont participé à ces activités animées par le CAPG et le DDRRR/CVR de la MONUSCO à Bukavu. Selon les organisateurs, le thème choisi se justifie du fait que les milieux universitaires de Bukavu n’ont pas été épargnés des revers des conflits qui ont frappé l’Est de la République Démocratique du Congo. « Il se vit une cohabitation difficile et une discrimination des fois entre étudiants, liée essentiellement à l’appartenance géographique ou ethnique, politique ou religieuse. » En cette période pré-électorale, le CAPG, avec le soutien de la Section DDRRR de la MONUSCO, s’inscrit dans les efforts de lutter contre « le risque que des violences se développent davantage dans les milieux universitaires avec les éventuelles manipulations des hommes politiques. » C’est ainsi que la Section DDRRR de la MONUSCO s’est étalée sur des explications sur ses projets de Réduction de Violence Communautaire (CVR Projects), en plus de l’appui financier pour l’organisation de ces conférences et des matches de la paix organisés entre les équipes de football féminin de ces quatre universités. Pour sa part, le chercheur Bienvenu Karakhubwa du CAPG s’est penché sur la compréhension de la paix et des conflits ainsi que sur les modes alternatifs de règlement des conflits. Tout cela, a-t-il dit, c’est pour engendrer et entretenir la cohésion sociale, spécialement en milieu universitaire. Dans ces quatre institutions d’enseignement supérieur, c’est avec grande satisfaction que l’activité a été accueillie, vu qu’elle a traité des questions effectivement vécues ou en cours. Les étudiants, qui avaient une pléthore de questions à ce sujet, ont d’ailleurs sollicité d’étendre ce genre d’échange à d’autres instituts supérieurs et universités de la ville de Bukavu au Sud-Kivu. Enfin, les étudiantes de l’ISP et celles de l’UEA devaient livrer le match de football en finale le samedi 28 juillet 2018 au terrain de football de l’ISDR, qui avait été réhabilité grâce à un projet à impact rapide (QIP) de la MONUSCO en 2015.
UNICEF: les attaques contre les enfants prennent des proportions alarmantes dans les zones de conflits

Selon les observations du Fonds des Nations unies pour l’enfance est une agence de l’Organisation des Nations unies (UNICEF), les attaques contre les enfants ont pris des proportions alarmantes tout au long de l’année 2017. Dans un rapport publié dernièrement, l’UNICEF a constaté que les parties aux conflits bafouent de façon flagrante les dispositions du droit international visant à protéger les plus vulnérables. Selon l’UNICEF, partout dans le monde, les enfants ont été directement pris pour cible, utilisés comme boucliers humains, tués, mutilés et recrutés pour combattre. Les viols, les mariages forcés, les enlèvements et l’esclavage sont devenus des tactiques courantes dans les conflits en Iraq, en Syrie et au Yémen aussi bien qu’au Nigéria, au Soudan du Sud et au Myanmar, a relevé l’organisation dans son rapport. Comme l’a fait observer le Directeur des programmes d’urgence de l’UNICEF, Manuel Fontaine, « les enfants sont pris pour cible et exposés à des attaques et des actes de violence chez eux, à l’école et sur leurs terrains de jeu ». C’est à un point tel qu’il craint que « cette violence devienne la norme. » Il faut rappeler que dans certains cas, les enfants enlevés par des groupes extrémistes subissent des sévices supplémentaires à leur libération lorsqu’ils sont détenus par des forces de sécurité. Le rapport a en outre noté que des millions d’autres pâtissent indirectement de ces conflits, en étant victimes de malnutrition, de maladies et de traumatismes alors qu’ils sont privés de services de base – y compris l’accès à l’alimentation, à l’eau, aux installations sanitaires et aux soins de santé – ou que l’infrastructure correspondante est endommagée ou détruite dans les combats, a souligné l’UNICEF sur son site web officiel.
RDC : l’escalade des conflits aggrave l’insécurité alimentaire, selon la FAO et le PAM

L’escalade des conflits aggravent l’insécurité alimentaire en République démocratique du Congo, ont déploré l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, la FAO et le PAM ont indiqué que près de 7,7 millions de personnes sont confrontées à une situation de famine face à la hausse des actes de violences et des déplacements de population, soit 30% de plus que l’année dernière. Selon les deux agences onusienne, entre juin 2016 et juin 2017, le nombre de personnes confrontées à une insécurité alimentaire « d’urgence » et de « crise » (Phase 4 et 3 et de l’IPC), soit les stades précédant celui de famine sur l’échelle de l’IPC et requérant une aide alimentaire et humanitaire d’urgence, a augmenté de 1,8 million, passant de 5,9 à 7,7 millions. Ce qui veut dire que plus d’une personne sur dix vivant en zone rurale souffre de la famine. « Les souffrances liées à la faim sont en hausse en raison de l’escalade des conflits, de sa persistance dans le temps et des déplacements de population dans le centre et l’est de la RDC, principalement dans les régions du Kasaï et du Tanganyika, où les actes de violences se sont généralisés », a souligné la FAO dans un communiqué rappelant que l’année dernière, près de 1,4 million de personnes ont été forcées de quitter leurs maisons. Un malheur n’arrivant jamais seul, le rapport a aussi noté que la situation humanitaire s’était de nouveau détériorée suite aux invasions de chenilles légionnaires et aux épidémies de choléra et de rougeole. Commentant la situation dans les régions touchées par les conflits, la FAO a constaté que plus de 1,5 million de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire « d’urgence » (Phase 4 de l’IPC). Pour l’organisation, cela « signifie que ces personnes n’ont pas d’autres choix que de vendre tout ce qu’elles possèdent, de sauter des repas ou encore de réduire leurs portions de nourriture ». D’après Alexis Bonte, Représentant par intérim de la FAO en RDC, « les conflits et les invasions de chenilles légionnaires, qui ont détruit plus d’un quart des cultures du territoire national, ont eu un effet catastrophique pour les communautés rurales. La situation est appelée à s’empirer si une aide urgente n’est pas apportée en temps opportun. » A noter que la malnutrition chronique affecte 43 pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans, soit plus de 7 millions d’enfants en RDC. Cette situation inquiète naturellement les deux institutions qui appellent à intensifier de manière urgente la fourniture de nourriture vitale et une aide nutritionnelle afin de lutter contre la malnutrition. « Il est nécessaire de distribuer également des semences et des outils afin que les agriculteurs puissent planter de nouveau et rebâtir leurs moyens d’existence », exhortent-elles.