Lancement de la chaîne de télévision CNB, la première dédiée à l’Afrique du Nord et au Grand Maghreb

CNB, la première chaîne de télévision familiale, généraliste et de divertissement dans la région Nord-Afrique et Maghrébine, annonce qu’elle commence la diffusion en langue Arabe dès le premier jour du mois du Ramadan. La chaîne de télévision « présente une programmation exclusive afin de mettre en avant un contenu innovant et diversifié qui répond aux attentes des téléspectateurs de toute la région, notamment le Maroc, la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Egypte », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Selon la même source, la nouvelle chaîne s’appuie sur une vision éditoriale créative et innovante, qui prend en considération les spécificités de chaque pays de la région. CNB se veut une plateforme généraliste, qui englobe le divertissement, la culture et un contenu familial couvrant les intérêts de tous les membres de la famille. Il est à noter que la programmation de la chaîne comprend un ensemble diversifié de programmes de divertissement et de shows exclusifs, dont des magazines, caméra cachée, plateaux sportifs, ainsi que des émissions destinées à la femme, la cuisine et la santé, a-t-on en outre annoncé. En plus de productions dramatiques et comiques de qualité avec la participation d’une élite d’acteurs, CNB attire également des acteurs de médias et des artistes de renom venant de l’Afrique du Nord pour conduire ses différents programmes, en exposant et traitant des sujets intéressants et innovants, afin d’enrichir la scène médiatique dans la région. Enfin, la diffusion de CNB sera disponible dans la région de l’Afrique du Nord et du Grand Maghreb sur les satellites Nilesat et Eutelsat sur la fréquence 12645 Horizontale, FEC 7/8 et un taux de symbole 27500. Patricia Engali
Congo. ROGA ROGA, le champion d’Afrique à l’honneur sur la chaîne de Télévision TV5

Carrière étonnante que celle de ce musicien de grand talent. Après avoir enregistré plusieurs scissions dans son groupe mythique “Extra-Musica” original, il est apparu comme un grand stratège, un virtuose de la guitare-solo et chanteur. Il s’est aujourd’hui transformé à un grand producteur et brillant chorégraphe. Pour sa visite à TV5, ROGA-ROGA a présenté son mariage heureux des deux styles musicaux qui constituent actuellement son répertoire: “BOKOKO” et RUMBA. 1) – « BOKOKO » (tradition séculaire relative au folklore) 2) -« RUMBA » (danse moderne congolaise inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco) En effet, depuis plusieurs mois la formation Extra-Musica a déclenché un mouvement, plus porté sur la fusion entre tradition et modernisme. L’intérêt est de marier la transe vocale et rythmique des premiers (Bokoko), une musique conçue avec bonheur sur la base de la rumba au tempo rapide avec quelques onomatopées des seconds (Rumba), avec la langue bantoue pour dénominateur commun. Clément OSSINONDE
Africanews, chaîne du groupe Euronews, fête son cinquième anniversaire

Africanews, chaîne du groupe Euronews, fête son cinquième anniversaire ce 20 avril. Pour marquer l’événement, la chaîne d’information panafricaine propose une couverture spéciale du 19 avril au 9 mai et lance une nouvelle campagne de marque. Au cours des prochaines semaines, Africanews reviendra sur ce qui s’est passé en Afrique au cours des cinq dernières années, et abordera la manière dont le continent relève aujourd’hui le défi de la COVID-19, ainsi que les perspectives, les espoirs et les aspirations des Africains pour les cinq prochaines années. Des interviews de personnalités représentant la diversité du continent africain et différents secteurs tels que l’économie, la culture, la santé, le sport, la diplomatie ou les nouvelles technologies, seront diffusées quotidiennement. Parmi celles-ci on retrouve Haweya Mohamed, la cofondatrice franco-somalienne de la société de technologie Afrobytes, Samuel Eto’o, footballeur international camerounais, Carlos Lopes, Haut Représentant de la Commission de l’Union Africaine, Femi Kuti, musicien nigérian, fils de Fela Kuti, créateur d’Afrobeat, Phumla Williams, directrice générale du département des systèmes d’information et de la communication du gouvernement sud-africain, chargée de la stratégie Covid-19, Angélique Kidjo, chanteuse béninoise lauréate de Grammy Awards, ou encore Didier Drogba, footballeur international ivoirien. Des éditions spéciales de l’émission « Morning Call », présentée par Laetitia Lago, et de l’émission « Night Shift », présentée par Jerry Fisayo Bambi, seront diffusées le 20 avril pour revenir sur les cinq ans d’Africanews. Au cours de cette semaine, la chaîne diffusera également des éditions spéciales « cinquième anniversaire » de ses émissions « Business Africa » et « Inspire Africa », qui apportent une perspective unique sur les développements du continent à travers des initiatives économiques, culturelles, commerciales et entrepreneuriales. Michael Peters, Président d’Euronews et d’Africanews, a déclaré: « Nous sommes fiers de tout ce qu’Africanews a accompli au cours des cinq dernières années, elle a accru son audience et est devenue une marque reconnaissable avec un positionnement unique en tant que média multilingue indépendant et impartial fait pour l’Afrique. Aujourd’hui, Africanews est distribué dans plus de 35 millions de foyers et plus de 40 pays en Afrique, mais aussi au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Près de la moitié des Africains connaissent Africanews[1]. L’audience est en constante augmentation, tant à la télévision que sur les plateformes numériques : Africanews compte un million d’abonnés sur les réseaux sociaux, et les pages vues sur son site web et son application ont augmenté de plus de 100 % au cours des six derniers mois. Nous avons hâte de développer davantage l’offre et la portée d’Africanews au cours des cinq prochaines années. « Parallèlement à la couverture éditoriale, Africanews lancera une campagne de marque « Fiers de faire entendre votre voix« , visant à réaffirmer la mission d’Africanews de permettre à la diversité des voix africaines de s’exprimer, et ainsi de connecter les Africains avec le continent et le reste du monde. La campagne sera déclinée sur différents supports : numérique, print, OOH. Du contenu apparaîtra également sur les plateformes des partenaires du média ainsi que sur les plateformes d’Africanews. Jerry Fisayo Bambi, présentateur d’Africanews, a dit: « Aujourd’hui, plus que jamais, Africanews s’efforce de faire entendre les voix africaines, à travers nos bulletins d’information et des émissions comme « Inspire Africa », que je présente. Nous nous distinguons par notre diversité, notre engagement à parler de sujets africains en cultivant un journalisme factuel et impartial, ainsi que par notre portée croissante sur le continent. Je suis impatient de voir ce que nous allons accomplir au cours des cinq prochaines années. » Africanews est la seule chaîne d’information internationale indépendante multilingue faite pour l’Afrique. Lancée en 2016, Africanews couvre de manière impartiale l’information et est disponible 24h/24 et 7j/7, à la fois à la télévision et sur les plateformes digitales, en français et en anglais. Avec une équipe de 50 correspondants représentant la diversité de l’Afrique, Africanews permet aux voix qui façonnent l’avenir du continent de se faire entendre. Euronews et Africanews sont largement distribuées en Afrique et au-delà[2]. Atteignant à elles deux plus de 50% des Africains « affluents » sur le continent, l’équipe commerciale du groupe Euronews travaille avec des marques à travers le continent africain, en développant la publicité, le sponsoring, le contenu de marque et les événements spécialisés leur permettant d’atteindre cette audience cible. Marianne Michelet, Directrice commerciale pour l’Afrique du groupe Euronews, a dit: « Nos équipes commerciales et nos partenaires de DSTV en Afrique du Sud travaillent avec des marques et des gouvernements à travers le continent, notamment Brand South Africa, MTN, Vodacom, la Banque africaine de développement ou OCP, ainsi qu’avec des marques internationales du monde entier qui cherchent à cibler ce public très attractif et en pleine expansion. Parmi les partenaires récents, citons Orange, Novartis, DP World et bien d’autres encore. » [1] Africascope, 2019 [2] Africanews a récemment atteint de nouvelles audiences grâce à sa disponibilité sur le réseau britannique DDT Freeview via Channelbox sur la chaîne 271. Dans les semaines à venir, la chaîne sera également disponible sur Smart TV dans plusieurs pays européens comme le Portugal, la Belgique, le Luxembourg, la Finlande, le Danemark ou la Norvège.
Presse : La chaîne de télévision «Africanews» menacée de fermeture

«Au mois d’octobre, face à la multiplication de nouvelles rumeurs et des articles de presse sur la suspension de la vente, nous avons saisi une nouvelle fois la direction d’Euronews pour avoir la vérité sur l’avenir de la chaîne. Toujours par vidéoconférence, le président du directoire nous a fait savoir que l’opération de cession était compromise et qu’en absence d’un nouveau preneur, la chaîne était condamnée à la fermeture », a informé la porte-parole du collectif du personnel d’Africanews, Armelle Nga. Armelle Nga a fait cette déclaration au cours d’un point de presse, le 13 janvier 2019 à leur siège, au cours duquel le personnel d’Africanews a lancéun appel au directoire du groupe Euronews/NBC afin de les rassurer sur sa disponibilité à trouver dans les meilleurs délais un nouveau preneur solide et sérieux pour assurer l’avenir de ce projet à la dimension de l’Afrique. Ces agents ont en outre suggéré à la direction de la chaîne de déléguer un représentant crédible à Pointe-Noire au Congo afin de fluidifier les relations au sein de l’entreprise d’une part et avec les autorités d’autre part. Cette entreprise de presse s’apprête à jeter l’éponge pour n’avoir pas trouvé un nouveau preneur. Cette filiale qui n’est âgée que de cinq ans, est une filiale d’Euronews/NBC. Selon les agents, c’est par voie de presse que les agents de cette structure ont appris la vente de leur outil de travail dont le principal actionnaire est Euronews/NBC. Les agents affirment et confirment que les raisons de la fermeture du siège social que l’on requalifie dans les discours de « bureau » de Pointe-Noire, ne se justifie pas. Pour eux, la chaîne a une valeur marchande, s’appuyant sur l’intérêt que lui portent des investisseurs comme celui avec lequel Euronews aurait conclu un préaccord de vente en juillet dernier. Africanews emploie une soixantaine d’employés de douze nationalités dont une majorité avec un Contrat à Durée Indéterminée. Selon ces agents, la chaîne a connu une progression exponentielle entre sa mise à l’antenne en novembre 2019, ne serait-ce qu’en termes de sollicitations commerciales. Les agents d’Africanews affirment ne pas militer pour la fermeture mais pour la survie de l’entreprise. Ils sollicitent pour cela l’apport de tous pour sauver leur structure. Florent Sogni Zaou
Sénégal : des sociétés nationales comme la chaîne de télévision seraient-elles le tombeau de certaines de nos langues nationales ?

TRIBUNE. Le Sénégal a une multitude de langues nationales mais le français demeure encore la langue officielle. D’aucuns se demandent encore pour combien de temps ? Mais quand on écoute les médias d’informations ou autres, on n’entend presque que du wolof. On reconnait qu’elle est la langue la plus parlée au pays. Mais les peuls ou foulbés seraient probablement en plus grand nombre, et que leur langue serait la langue sous régionale. Beaucoup de nos compatriotes fuient ce débat qui a trait à la représentativité ethnique dans les sociétés nationales (notre patrimoine). Jusqu’à quand et pour quoi ? beaucoup de pays ont déjà réglé ce problème. Et pourquoi pas nous ? Pour certains d’entre eux, la langue du Sénégal c’est tout simplement le wolof ce qui est faux et dangereux. Je pense sincèrement qu’il faut poser le débat et oser en parler avant que les gens fassent des amalgames comme au Mali et au Burkina Faso où on assimile tous les peuls à des terroristes. Il nous revient de mettre les choses au clair et de dire que le pays appartient à tous et à toutes sans distinction de race et de religion, car on vit dans une république laïque. Toutes les langues doivent être traitées équitablement. On ne devait pas privilégier une langue ou une culture. Au pire des cas, on devrait fonctionner selon le taux de représentativité ou par quotas dans les services publics. Mais à l’heure actuelle, beaucoup de nos belles langues comme le poular, le balante-ganja ou autres ont un très faible temps d’antenne ou sont presque absentes de la chaine nationale de Télévision. La langue poular aurait beaucoup moins de 7 heures par semaine. Ensuite viennent les autres langues comme le sérère, le sarakolé, le diola, le manjack etc… Apparemment le traitement réservé à la langue poular serait sensiblement le même que celui des autres langues locales (sauf le wolof) pris individuellement. Tout le reste du temps est réservé au français et/ou au wolof. Avec moins de 7 heures par semaine, le temps d’antenne allouée à la langue poular serait moins que 10% du temps total alors que les peuls ou fulbés constitueraient près de 30% de la population sénégalaise. On est souvent accusé à tort ou à raison d’être un ethniciste, à chaque fois qu’on aborde la question de la représentation par groupe ethnique dans les sphères étatiques. Il n’y a rien de plus normale que de défendre sa langue et sa culture. Ceux qui parlent de même ne sont en fait que des ignorants ou des dangereux profiteurs qui sont assis confortablement, car leur langue maternelle est largement et démesurément favorisée. Ces derniers devraient avoir le sens du partage et accepter que leur langue n’est pas meilleure que les autres langues. Favoriser une langue ou un groupe ethnique serait la forme la plus dangereuse d’ethnicization. Les anglais, les français et tous les autres peuples du monde entier défendent leurs langues et leurs cultures chez eux et partout ailleurs dans le monde. Pourquoi pas nous ? Sommes des demis citoyens ? La télévision sénégalaise est mal gérée. C’est notre patrimoine commun. Les temps d’antenne doivent être distribués équitablement à tous les groupes ethniques. Et ne serait-ce que par quotas augmentés, afin que tous les sénégalais puissent être informés et divertis dans leurs langues maternelles. Le mode colonial injuste dont nous avons hérité et sur lequel repose notre fonctionnement, doit être relégué aux oubliettes. La continuation de ce mode de gestion dont la France nous a laissé, a déjà créé des guerres au Rwanda, au Mali en Côte d’ivoire et ailleurs. Nous devons reconnaître les disfonctionnements dans la gestion de notre pays et l’améliorer au lieu de laisser les problèmes s’accumuler et qu’ils deviennent incontrôlables et insolvables. Gondiel Ka Montréal Canada.