Burkina Faso/Conseil des ministres : le gouvernement approuve le recrutement de 4000 agents des Eaux et Forêts

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce mercredi le Conseil des ministres. Plusieurs décisions ont été prises parmi lesquelles, le recrutement de 4000 agents des Eaux et Forêts, l’organisation de la Semaine nationale de la Culture (SNC), l’adoption du rapport statistique national 2021. Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le Conseil a adopté le rapport statistique national 2021 et le programme national statistique 2023. « Ce sont des outils de suivi-évaluation de la stratégie du schéma directeur statistique 2021-2025 », a précisé la ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, chargée du budget, Fatoumata BAKO/TRAORE. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a approuvé l’organisation du recrutement spécial de 4000 agents des Eaux et Forêts d’ici à 2025. Le ministre en charge de l’environnement, Augustin KABORE a indiqué que « cette autorisation spéciale s’inscrit dans le cadre du plan d’urgence du ministère de l’Environnement, spécifiquement pour le corps paramilitaire des Eaux et Forêts ». Selon le ministre KABORE, 2000 agents seront recrutés courant 2023 pour renforcer les effectifs et contribuer efficacement à la reconquête du territoire et à la relance économique de notre pays. Au titre du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le Conseil a examiné et adopté un avant-projet de loi portant protection, sauvegarde et valorisation du patrimoine culturel du Burkina Faso. Cet avant-projet de loi comporte des innovations dont la définition claire du rôle des acteurs clés de la mise en œuvre, la circulation et la restitution des biens culturels illicitement exportés, la protection des biens culturels en période de conflits armés. Par l’adoption de cet avant-projet de loi, « le gouvernement marque sa volonté d’assurer une protection optimale du patrimoine culturel du Burkina Faso, socle de nos valeurs culturelles, mais aussi de nos identités », a indiqué le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel OUEDRAOGO. Toujours concernant le ministère en charge de la culture, une communication a été faite sur l’organisation de la 20e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) Bobo 2023. Cette manifestation culturelle est prévue du 29 avril au 6 mai 2023 sous le thème : « Diversité culturelle, ferment de l’unité nationale », selon le ministre Jean Emmanuel OUEDRAOGO.
BCEAO : le gouverneur salue la résilience de l’économie burkinabè

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a accordé une audience au Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi BROU. Les échanges ont concerné entre autres la vie de l’institution bancaire et l’économie du Burkina Faso jugée résiliente malgré la situation sécuritaire. Le Gouverneur de la BCEAO a en effet salué la résilience de l’économie burkinabè au regard des défis sécuritaire et social avec un nombre important de déplacés internes. « La croissance économique en 2022 est ressortie positive et devrait continuer à s’améliorer en 2023 avec notamment l’amélioration de la campagne agricole », a-t-il soutenu. Jean-Claude Kassi BROU a aussi noté que l’inflation reste un défi pour l’économie burkinabè comme c’est le cas dans tous les autres pays de l’espace UEMOA. Cependant, le secteur bancaire burkinabè « est quand même solide avec de bons résultats et les taux de dégradation du portefeuille restent en deçà de la moyenne régionale. Ce sont des signes encourageants », a indiqué le Gouverneur de la BCEAO. Les réformes engagées dans certaines dispositions au niveau de la banque centrale pour la région ont été évoquées au cours des échanges. Il s’agit de la nouvelle loi bancaire, la loi sur les microfinances, et la nouvelle loi contre le blanchiment des capitaux. Sur la question sécuritaire au Burkina, Jean-Claude Kassi BROU a présenté ses condoléances et toute sa compassion aux autorités burkinabè pour « les nombreuses victimes civiles et militaires et tout le soutien de la banque centrale pour toute cette situation difficile que connaît le pays avec la multitude des attaques depuis quelques années ». Il a enfin indiqué que la banque centrale soutient les autorités burkinabè pour tous les efforts qu’elles déploient pour lutter contre cette gangrène qu’est le terrorisme qui déstabilise la sous-région.
Burkina Faso/CENI : le Chef de l’Etat reçoit le rapport 2021-2022

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience, ce lundi, une délégation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui a remis le rapport 2021-2022 de l’institution, conformément aux textes régissant son fonctionnement. « Nous avons eu l’honneur d’être reçus par le Chef de l’Etat, dans un premier temps, pour satisfaire à une obligation légale, qui est celle prescrite par le code électoral qui nous oblige à adresser au Chef de l’Etat, chaque année, un rapport public sur l’exécution de nos missions », a déclaré le Président de la CENI, Elysée Ouédraogo, à l’issue de l’audience. Il a précisé que la mission de la CENI c’est la conservation du fichier électoral, l’organisation des élections pour le renouvellement des mandats (Présidence du Faso, Assemblée nationale, collectivités territoriales) et l’organisation des scrutins référendaires. Le rapport remis au Président de la Transition retrace, selon le Président de la CENI, la vie de l’institution de juillet 2021 à mi 2022 et trace les perspectives de l’institution dans le contexte actuel de la transition politique. Dans un deuxième temps, « nous avons reçu de la part du Chef de l’Etat, ses encouragements. Il nous a rassuré de son soutien et des efforts qui sont faits actuellement dans notre pays pour créer un climat sécuritaire favorable à la tenue d’élections libres, transparentes et équitables tel que la charte de la transition l’a prévu ». Elysée Ouédraogo a rappelé que la responsabilité de la CENI, ce n’est pas de dire quand est-ce que les élections vont se tenir, mais de travailler à créer les conditions optimales pour une bonne organisation des processus électoraux.
Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 8 février 2023

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé, ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres qui a examiné et adopté, selon le Porte-parole du Gouvernement, Jean-Emmanuel OUEDRAOGO, plusieurs dossiers importants inscrits à son ordre du jour parmi lesquels des dossiers du ministère de l’Economie des Finances et de la Prospective et du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques. Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le conseil a adopté un premier décret portant création de l’Agence de promotion de l’économie communautaire. Il s’agit selon le ministre Aboubakar NACANABO « de faire en sorte que les énergies puissent être canalisées vers une initiative qui permette à tous les acteurs qui veulent apporter quelque chose dans l’économie communautaire à travers des contributions diverses de le faire ». Le deuxième décret adopté au titre du ministère en charge de l’économie porte allègement des procédures de passation des marchés. « Il est évident que dans une situation comme la nôtre, il y a des cas où on ne peut pas aller avec toute la lourdeur qui ralentit les actions », a précisé le ministre NACANABO, qui explique les fondements de l’adoption du présent décret. Il s’agira concrètement d’une relecture du décret portant procédure de passation des marchés, pour alléger les contrôles à priori, mais renforcer davantage les contrôles à posteriori afin de permettre la réalisation des infrastructures dans un délai assez raisonnable. Au titre du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le conseil a adopté et approuvé l’importation et l’utilisation de pesticides pour la protection du cotonnier contre les jassides. Il est question d’une autorisation d’importation, de transport et d’utilisation de pesticides contre les jassides. « Les jassides sont des insectes suceurs qui ont fortement affecté la production du coton au cours de la campagne passée », a expliqué le ministre en charge de l’agriculture, Denis OUEDRAOGO.
16e édition du SIAO : faire de l’artisanat un facteur de résilience des populations

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce vendredi dans la matinée, la cérémonie d’ouverture de la 16e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Placée sous le thème « artisanat africain levier du développement et facteur de résilience des populations », cette présente édition va réunir du 27 janvier au 05 février dans la capitale burkinabè des professionnels, des acheteurs et des milliers de visiteurs autour de l’art et de l’artisanat africains. Cette édition qui se tient dans un contexte de défis sécuritaire et humanitaire est une hymne à la résilience et à la volonté du peuple burkinabè, décidé avec détermination à montrer au monde entier l’image d’un pays résolument engagé sur le chemin de son développement. En organisant le SIAO dans ce contexte, «c’est un signal fort du gouvernement vis-à-vis de son peuple d’abord puis vis-à-vis des artisans, des partenaires et du reste du monde » a soutenu le ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises, Serge Gnaniodem PODA. Face à la morosité économique que traversent plusieurs pays africains, « l’artisanat a toujours fait preuve de sursaut salvateur en préservant les emplois tout en étant un vecteur de cohésion sociale et d’intégration », a indiqué le ministre en charge du commerce. En effet, l’artisanat qui contribue entre 5 et 30% au PIB des pays africains, est une véritable source de développement local, national et international. C’est pourquoi le Président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), Ousmane BOUGOUMA parrain de cette 16e édition du SIAO a rendu un vibrant hommage aux artisans et à l’ensemble des acteurs de l’artisanat pour leur créativité, et leur effort soutenu aux cotés de l’Etat pour la promotion des emplois et la création de richesses. Plus d’une vingtaine de pays participent à la 16e édition du plus grand salon dédié à la promotion, à la valorisation et à la commercialisation des produits de l’artisanat africain. Le ministre du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et moyennes entreprises, Serge Gnaniodem PODA a, au nom du Président de la Transition, Chef de l’Etat le Capitaine Ibrahim TRAORE, adressé ses vifs et sincères remerciements à toutes les délégations venues d’Afrique et d’ailleurs pour célébrer l’artisanat africain au Pays des Hommes intègres. En marge de la 16e édition du SIAO, notre pays abrite la 10e Conférence des ministres en charge de l’artisanat des pays membres du comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA) qui a ouvert ses portes le 26 janvier et ce, jusqu’au 28 janvier prochain.
Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 11 janvier 2023

Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé, ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres qui a examiné et adopté, selon le Porte-parole du Gouvernement, Jean-Emmanuel OUEDRAOGO, plusieurs dossiers importants. Parmi ces dossiers figurent deux rapports au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective. Le premier rapport porte création du Fonds de soutien patriotique, avec un besoin de près de 100 milliards de francs CFA pour son alimentation. Selon le Ministre chargé des Finances, Aboubakar NACANABO, il s’agit de la contribution des Burkinabè à la lutte contre le terrorisme, notamment par le soutien des Volontaires pour la Défense de la Patrie qui a plusieurs composantes. La première composante est relative à la contribution des fonctionnaires et des travailleurs du privé. « Pour cette composante, nous avons voulu qu’elle soit volontaire, dans la mesure où on n’a pas pu dégager un consensus avec les partenaires sociaux », a expliqué le Ministre NACANABO. Selon le Ministre Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel OUEDRAOGO, « la Transition a affirmé de façon claire la volonté de pouvoir mener cette guerre de façon souveraine. Il faut que les Burkinabè eux même soient les acteurs de la reconquête de notre territoire et de la refondation de notre pays ». Aussi, les membres du gouvernement ont-ils décidé de façon unanime de céder chacun 5% de son salaire mensuel comme contribution à ce fonds. La deuxième composante concerne les taxes sur la consommation des boissons, du tabac et une contribution sur la consommation en matière de télécommunication et sur les jeux de hasard. Le second décret porte sur l’évaluation de l’étude nationale prospective Burkina 2025 qui décrit la vision du Burkina jusqu’en 2025. Pour le ministre Aboubakar NACANABO, cette évaluation est à son terme et l’on devrait passer à une autre. Le Conseil s’est également penché sur les violences perpétrées par des éléments des Forces de Défense dans le quartier Nangrin de Ouagadougou. « Le Conseil condamne fermement cette dérive et exprime toute sa solidarité avec les populations civiles qui en ont été victimes », a déclaré le Ministre Jean-Emmanuel OUEDRAOGO qui a ajouté que le gouvernement a instruit le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense de prendre toutes les dispositions afin de s’assurer, « d’une part, que les auteurs de cette dérive puissent être sanctionnés sévèrement, et, d’autre part, de travailler pour que de telles dérives ne puissent pas se produire à l’avenir » dans notre pays.
Burkina Faso: Message du Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, à l’occasion du nouvel an 2023

Chers compatriotes, Vaillant peuple combattant du Burkina Faso, Ce jour marquant la fin de l’année 2022 et le début de 2023 dans les heures qui suivent, nous nous retrouvons ici pour passer un message aux fils et filles combattants du Burkina Faso. Le lieu précis, parmi ces combattants, est solennel parce qu’ailleurs pendant que les esprits sont à la fête, dans la tête de ces combattants, l’esprit est à la guerre. Et vous le savez, cette guerre qui est en train de commencer; depuis un certain temps, une opération a été menée pour pouvoir libérer ici même le chef-lieu d’une province. C’est le lieu pour moi de venir saluer la bravoure de ces hommes qui ont mené cette opération afin de reconquérir cette ville. La reconquête est bien, certes, mais la consolidation est celle qui va commencer maintenant. C’était le lieu pour moi de venir les saluer et à travers eux donc saluer tous ces combattants qui sont engagés sur tout le territoire burkinabè : Forces armées nationales, Forces de sécurité intérieure, Volontaires pour la défense de patrie, et je n’oublierai pas les plus grands combattants qui sont les mères et les épouses de ces hommes qui sont sur le terrain. Aujourd’hui, nous sommes ici pour partager ces moments avec nos frères d’armes et les encourager à aller de l’avant dans cette lutte. Les encourager, signifie qu’ils doivent chercher en eux du courage pour continuer. Et où chercher ce courage? Je dirai à tous les combattants de ce pays, que le courage, ils l’auront là où ils sont implantés ; partout dans les villages où ils passeront, ils peuvent regarder dans les yeux des enfants qui les bénissent. Ces bénédictions sont une source intarissable de courage qu’ils doivent rechercher pour continuer cette guerre parce que ces populations, leur seul espoir de vie ce sont ces combattants. C’est le lieu pour moi de leur dire de ne jamais baisser les bras, jamais baisser les bras ; il faut protéger ces populations, il faut les défendre. Lorsque dans la journée, ils se battent pour chercher leur pain quotidien, que nous, nous soyons dans les brousses pour leur permettre de le chercher en toute sécurité. Et la nuit, lorsqu’ils seront endormis, que nous soyons encore dans la brousse pour leur permettre de dormir tranquillement ; c’est notre mission, la mission du combattant, mission noble. Et c’est ça la gloire, c’est ça l’honneur. C’est ce que je demande donc aux braves combattants partout au Burkina Faso de redoubler d’efforts, de voir l’espoir de vie que cela suscite chez les populations en les voyant. C’est ce qui doit leur permettre de se réarmer de courage et de continuer cette lutte. La réorganisation de l’armée a commencé depuis quelques temps et nous sommes dans une phase de changement de tactique. Je dis de tactique, pas de stratégie, pour l’instant. La tactique doit d’abord changer sur le terrain. Et pour la stratégie, le changement global de l’organisation de l’armée, nous parlerons de changement stratégique dans les jours à venir. Mais, dans la mentalité des combattants, la tactique a déjà changé, en témoigne çà et là, les victoires sur le terrain. Cela leur donne donc du moral, cela leur prouve qu’ils sont au-dessus, qu’ils sont capables. Voilà pourquoi, je tenais à venir le leur dire en face et les amener à comprendre cet état de fait et à redoubler encore plus d’efforts. Pour l’équipement et la logistique militaires qui peinaient, nous avons donc, depuis un certain temps, commencé un processus d’équipement. Et c’est le lieu pour moi de dire merci à certains pays voisins qui n’ont menagé aucun effort pour nous aider à acquérir un certain nombre de moyens aériens et terrestres. Encore, merci à tous, pour tout ce qu’ils font pour le Burkina et à tous les partenaires du Burkina Faso. Cette réorganisation logistique est en cours et va s’amplifier dans les jours à venir. Parce que le souhait pour nous, c’est que lorsque les populations demandent les forces, qu’elles soient présentes. Et cela demande de la logistique. C’est en cours de résolution et nous n’avons aucun doute que cela puisse se faire et que nous puissions dans des brefs délais, pouvoir subvenir rapidement aux besoins sécuritaires de nos populations. C’était l’occasion pour moi aussi de voir dans ces zones, la nécessité des infrastructures routières qui posent un sérieux problème de développement de cette Nation. Ça nous interpelle et parlant de cela, nous verrons quel programme urgent d’investissement en infrastructures routières pour accompagner l’élan de cette guerre. Parce que la mobilité logistique nécessite même ces infrastructures routières. C’est aussi le lieu pour moi de parler de gouvernance. La gouvernance a longtemps piétiné. Nous sommes dans un processus intense contre la corruption et de biens mal acquis. Il y aura un cadre de concertation que le Premier Ministre va bientôt lancer, pour la refondation de la Nation. Il faut réformer totalement notre système de gouvernance. La justice et les contrôleurs ont reçu carte blanche pour commencer à mener la lutte contre la corruption et cela peut se sentir déjà sur le terrain. Je les encourage à continuer le travail et à pouvoir nous aider à changer notre système de gouvernance. C’est aussi le lieu pour moi de dire merci, comme je le disais, à toutes ces femmes, mères et épouses qui sont à l’arrière, ces héroïnes, qui, jours et nuits, prient, ne sachant que sont devenus leurs enfants ou que sont devenus leurs maris, souvent par manque de communication, elles peinent à avoir des informations mais elles supportent. C’est le lieu pour moi de leur dire merci, de continuer à tenir bon parce que c’est ce qui nous galvanise aussi sur le terrain. Quand nous savons qu’elles tiennent bon, ça galvanise le soldat. Merci encore et que leurs prières continuent d’accompagner tous ces combattants. Je ne saurais terminer mes propos sans dire que cette lutte, que ce soit du côté de l’administration, ou dans le volet militaire, nous avons opté pour une modernisation, une digitalisation des institutions.
Burkina Faso/Situation nationale : le Chef de l’Etat échange avec les fonctionnaires internationaux

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a échangé, ce jeudi en fin de matinée, avec une délégation de fonctionnaires internationaux burkinabè présents à Ouagadougou dans le cadre de la première édition d’un forum consacré à la contribution des fonctionnaires internationaux au développement inclusif du Burkina Faso. Selon la Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Mme Olivia ROUAMBA qui a conduit la délégation, cette rencontre a été une occasion pour les fonctionnaires internationaux d’exprimer leur reconnaissance au chef de l’Etat pour la tenue du forum en dépit du contexte difficile. La rencontre a été également une opportunité pour les fonctionnaires internationaux de recueillir des orientations du Chef de l’Etat et de s’imprégner de la vision du Président de la Transition. Le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a salué l’esprit patriotique des fonctionnaires internationaux à travers la tenue de ce forum qui est l’expression de leur attachement manifeste à la mère-patrie qui traverse des moments difficiles. A cette occasion, le Président de la Transition a dépeint la situation nationale marquée par une double crise sécuritaire et humanitaire toujours préoccupante. Face à cette situation, le Chef de l’Etat a expliqué aux fonctionnaires internationaux que des actions sont en train d’être développées pour lutter contre le terrorisme et pour le retour des déplacés internes dans leurs localités d’origine. Dans cette perspective, le Capitaine Ibrahim TRAORE a réaffirmé sa volonté de se battre avec l’ensemble des fils et filles du pays pour reconquérir et libérer toutes les parties du territoire national sous occupation terroriste et pour le bien-être de la population. C’est pourquoi, le Chef de l’Etat a salué l’initiative des fonctionnaires internationaux qui encourage, galvanise et motive à aller de l’avant. Au cours des échanges, le Président de la Transition a invité les fonctionnaires à rester unis et toujours solidaires de la mère-patrie. La représentante des fonctionnaires internationaux, Mme Elise OUATTARA, a salué l’initiative des nouvelles autorités à travers l’organisation du forum, un cadre d’échanges interactifs et d’expériences au profit de la mère-patrie. « C’est ensemble que nous allons édifier la paix, le développement », a déclaré Mme OUATTARA qui a souligné l’engagement des fonctionnaires internationaux à accompagner le Chef de l’Etat à travers leur expertise.