Burkina Faso/Conseil des ministres du 03 mai 2023 : le gouvernement adopte trois décrets pour une nouvelle dynamique du monde syndical

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé ce mercredi, l’hebdomadaire conseil des ministres qui a examiné et adopté plusieurs dossiers soumis à son ordre du jour, a indiqué le Porte-parole du gouvernement Jean-Emmanuel OUEDRAOGO à l’issue des travaux du Conseil. Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil des ministres a examiné et adopté trois décrets. Le premier décret porte sur le prélèvement à la source des cotisations syndicales des agents publics de l’Etat et les modalités de mise en œuvre. Selon le ministre d’Etat, ministre en charge de la fonction publique, c’est « un prélèvement volontaire ». Ce qui signifie que « le militant syndical remplit une fiche qui permet à l’Etat de savoir quel est le montant qu’il consent au nom de son organisation syndicale et ce montant est coupé et reversé dans un compte dûment indiqué et exprimé par l’organisation syndicale en question », a expliqué le ministre Bassolma BAZIE. Ce décret, devra permettre, en outre, à l’organisation syndicale d’être financièrement indépendante et à l’Etat de veiller au contrôle de la transparence des ressources. Le deuxième projet de décret adopté au titre de ce même ministère est relatif aux procédures de traitement et modalités de liquidation de la retenue pour fait de grève. Pour le ministre Bassolma BAZIE, ce texte vient disposer des modalités de retenue pour fait de grève et fixe les montants qui peuvent être coupés à l’agent qui est allé en grève. « Et le montant qui doit être retenu est le 30e indivisible du salaire de base », a soutenu le ministre en charge de la fonction publique. Le troisième dossier adopté au titre du ministère en charge de la fonction publique est relatif à la fixation du nombre et de la modalité de désignation des agents publics de l’Etat bénéficiaires de mise à disposition auprès des organisations syndicales. Ce décret concerne essentiellement ceux que l’on appelle « les permanents syndicaux ». Selon le ministre Bassolma BAZIE, « ce décret permet de dire que si les travailleurs ont eu confiance en vous en vous élisant premier responsable pour parler en leur nom, il faut forcément que l’Etat crée les conditions pour que l’intéressé soit disponible à tout moment afin qu’il puisse, faire face à un certain nombre de préoccupations, donner son point de vue dans la vie de la Nation ». Le ministre BAZIE précise que l’adoption de ces trois décrets permet à notre pays d’être en conformité avec l’ensemble des conventions internationales notamment la convention 87 et la convention 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT). Au titre du ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, le Conseil a examiné et validé une demande de permis d’exploitation industrielle de la mine d’or de Poura à la Société Poura Gold Operation SA. Selon le ministre charge des mines, Simon Pierre BOUSSIM, le Conseil a accordé le permis d’exploitation sur la base des critères et des exigences que la société doit remplir. Cette mine d’or qui va couvrir une superficie de 32, 59 km2 a une production estimée à 11, 47 tonnes d’or. Cette mine va apporter plus de 51 milliards FCFA de recettes budgétaires à l’Etat et une contribution aux Fonds miniers de développement local à hauteur de plus 2 milliards 956 millions de FCFA. A la fin des activités de la mine qui vont s’étendre sur 10 ans, la société devra investir 4 812 750 000 FCFA pour les activités de fermeture et de réhabilitation de Poura.
Burkina Faso/20e édition de la Semaine nationale de la culture : faire de la culture le ferment de notre unité face à l’adversité

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a procédé, ce samedi en fin d’après-midi, au lancement officiel de la 20e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). C’est par trois coups de gong que le Chef de l’Etat a donné le top de départ d’une semaine de compétitions culturelles dans la ville de Sya. Placée sous le thème « Diversité culturelle, ferment de l’unité nationale », cette 20e biennale de la culture burkinabè est la traduction de la volonté des plus hautes autorités de s’appuyer sur nos valeurs culturelles pour renforcer notre capacité de résilience et notre nécessaire unité face aux défis sécuritaire et humanitaire de notre Nation. Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, « l’organisation de cette édition de la SNC montre que notre pays reste debout dans la résilience (…), que le Burkina reste debout par sa détermination à combattre et à vaincre les forces obscurantistes ». Et « réunir la communauté culturelle dans toute sa diversité pour célébrer la biennale revient à magnifier les idéaux et les valeurs qui permettent de renouer avec l’histoire de notre pays », a-t-il soutenu. Pour le Président de la délégation spéciale de la ville de Bobo-Dioulasso, Adama BIDIGA, cette biennale, au-delà de la promotion de notre culture, est « un véritable instrument de développement de la ville de Bobo-Dioulasso ». Il a donc traduit toute la gratitude des habitants de la municipalité de Sya aux plus hautes autorités pour la tenue de la présente édition en dépit du contexte sécuritaire difficile. Le parrain de la 20e édition de la SNC, Al Hassane SIENOU, par ailleurs Président de la chambre de commerce et d’industrie des Hauts-Bassins, a remercié le Chef de l’Etat et les organisateurs pour le choix d’un opérateur économique pour parrainer une manifestation culturelle d’une telle envergure, un choix qui « honore tout le secteur privé de notre pays ». Le ministre en charge de la culture a salué la présence de la forte délégation de la République de Guinée, pays invité d’honneur de cette 20e SNC. « La présence de personnalités et d’artistes venus de la Guinée, nous conforte dans notre conviction que la culture ne connait pas de frontières, qu’elle unit les communautés, les peuples et les nations », a soutenu le ministre OUEDRAOGO. Cette édition de la SNC, connait des innovations majeures avec notamment la mise en valeur du tourisme, le retour de la diaspora burkinabè de Côte-d’Ivoire en compétition dans les arts de la scène, la participation des Trésors Humains Vivants pour animer des panels et des ateliers pour enfants et l’intégration du numérique dans la billetterie.
Burkina Faso/Conseil des ministres du 28 avril 2023 : le gouvernement adopte des mesures fiscales et douanières incitatives au profit des PME

Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé ce vendredi, le conseil des ministres délocalisé à Bobo-Dioulasso, qui a examiné et adopté plusieurs dossiers soumis à son ordre du jour, a indiqué le Porte-parole du gouvernement Jean-Emmanuel OUEDRAOGO. Au titre du ministère de l’Économie, des Finances et de la Prospective, le Conseil a adopté un projet de loi portant institution de mesures fiscales et douanières incitatives au profit des Petites et moyennes entreprises (PME). Ce projet de loi prévoit des mesures d’exonération de TVA pour les importations d’un certain nombre de biens de production pour une période donnée au profit des PME, des mesures d’exonération des impôts comme la patente, la Taxe patronale d’apprentissage, le Minimum forfaitaire de perception sur deux ans et les Droits d’enregistrement des contrats de bail sur les deux premières années. Ce qui va permettre de faciliter l’accès à tous ce qu’il y a comme nécessité pour qu’une entreprise puisse fonctionner surtout les premières années pour aussi bien les PME que les incubateurs, a indiqué le ministre en charge de l’économie, Aboubacar NACANABO. Toujours au compte du ministère en charge de l’économie, le conseil a adopté une Feuille de route pour la mise en œuvre des mesures d’urgences de la Transition. Pour le ministre NACANABO, l’adoption de cette feuille de route permet un suivi rapproché des projets pour cette année 2023 dans le cadre de l’exécution du Plan d’actions pour la stabilisation et le développement. Pour le compte du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a entendu une communication orale concernant un plan d’actions pour la promotion de l’entrepreneuriat agro-pastoral. « Il s’agit d’une initiative du Chef de l’État qui entend s’appuyer sur les potentialités agricoles de notre pays pour créer de l’emploi en faveur des jeunes et des femmes et de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a soutenu le ministre en charge de l’agriculture, Dénis OUEDRAOGO. Il a indiqué que cette initiative va débuter à Bobo-Dioulasso avec l’exploitation des potentialités du Centre agricole de Matourkou, devenu École nationale de formation agricole qui dispose de plus de 700 hectares exploitables, dont 100 hectares seront exploités pour la phase pilote. Au titre du ministère des Infrastructures et du Désenclavement, le conseil approuvé la conclusion de deux contrats pour les travaux, les études, le contrôle et la surveillance dans le cadre de l’élargissement et de la modernisation de la route nationale 4, depuis la voie de Saaba jusqu’à l’embranchement de la route de Ziniaré. D’un coût global de 88 milliards 500 millions de FCFA, ces travaux impliquent l’élargissement du tronçon en deux fois deux voies, la construction d’un échangeur au niveau de l’intersection de la voie de contournement, la reconstruction du Pont de Massili, l’aménagement d’un carrefour au croisement de la route de Ziniaré, l’aménagement et la réhabilitation de la voie menant à l’Université Thomas-Sankara. Pour le ministre en charge des infrastructures, Adama Luc SORGHO, ces travaux permettront de décongestionner le trafic dans cette zone. Pour le compte du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, le Conseil a adopté un projet de décret portant réorganisation des emplois des corps des eaux et forêts et de la famille d’emplois gestion de l’environnement. Pour le ministre, Augustin KABORE, à travers ce projet de décret, le gouvernement entend résoudre une crise de cohabitation en fusionnant le corps des eaux et forêts et la famille d’emplois gestion de l’environnement avec des spécialisations option foresterie et option environnement. Au titre du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, le Conseil a approuvé une communication orale qui permet l’organisation cette année, du Tour cycliste international du Faso après des années de suspension. « Avec l’amélioration des conditions sécuritaires, nous avons pris l’initiative de présenter l’organisation et la préparation du prochain Tour du Faso prévu du 26 octobre au 5 novembre 2023 », a indiqué le ministre en charge des sports, Boubacar SAVADOGO. Au cours de cette rencontre, le gouvernement a aussi adopté un projet de décret portant promotion du port du Faso Danfani, du Koko Dunda et des autres tissus traditionnels ainsi que des projets de décrets d’application de la loi instituant les Comités de veille et de développement (COVED).
Burkina Faso/Conseil des ministres du 24 mars 2023 : le gouvernement dissout le Haut Conseil pour le Dialogue social

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce vendredi le Conseil des ministres qui a examiné et adopté plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour, selon le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel OUEDRAOGO. Au titre du ministère en charge de la justice, le Conseil a adopté deux décrets. Le premier porte dissolution du Haut Conseil pour le Dialogue social (HCDS), répondant à la logique de la suppression des institutions jugées non indispensables. « Sur la base d’un rapport qui a révélé en quoi il est nécessaire de dissoudre cette institution, le conseil a adopté ce décret qui nous permet d’avancer dans les recommandations issues des Assises nationales, où il est ressorti que certaines institutions non seulement ne sont pas indispensables comme on le pense mais également sont des structures qui peuvent être budgétivores », a indiqué la ministre de la Justice et des Droits humains chargée des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, Bibata NEBIE/OUEDRAOGO. Le second dossier décrète l’Etat d’urgence dans certaines régions du Burkina Faso dans le but de répondre aux besoins d’encadrer les actions dans ces régions dans la légalité. Selon la ministre, l’un des évènements qui ont mis fin à l’Etat d’urgence qui avait été décrété, c’est la dissolution de l’Assemblée législative de Transition. Pour le compte du ministère de l’Urbanisme, des Affaires foncières et de l’Habitat, le Conseil a adopté un décret portant organisation, fonctionnement et attributions dudit ministère en vue de le conformer au décret portant attributions des membres du gouvernement. Le nouvel organigramme prévoit la création des unités d’assistance à la maîtrise d’ouvrages publics. « La création de ces unités d’assistance à la maîtrise d’ouvrages publics, permettra d’assister les différents départements ministériels en matière d’expertise technique pour nous permettre d’avoir des projets qui sont élaborés suivant les normes techniques en vigueur et respectant la règlementation », a expliqué le ministre en charge de l’urbanisme Mikaïlou SIDIBE. Ces mesures, selon le ministre, vont également permettre d’éviter les catastrophes constatées dans de nombreux chantiers.
Burkina Faso/Eliminatoire CAN 2023 : le Chef de l’Etat encourage les Etalons

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a échangé cet après-midi (Dnr, 23 mars) par visioconférence avec l’équipe nationale de football depuis Marrakech au Maroc. Le Chef de l’Etat a tenu à encourager les Etalons et leur témoigner le soutien de toute la Nation. « Sachez que tout le Burkina Faso est derrière vous. Nous vous soutenons et nous allons vous accompagner demain pour cette rencontre, à distance », a déclaré le Chef de l’Etat à l’entame de son propos. Il a invité toute l’équipe à mener « le combat pour donner de la joie à tous ceux qui portent aussi des kalachnikovs sur le terrain et à ceux qui sont à l’arrière. (…) Les Burkinabè, de là où ils sont, au plus profond des contrées du pays, cherchent souvent la connexion pour avoir de vos nouvelles. Donnez-leur du plaisir, un peu de joie ». L’entraineur des Etalons Hubert VELUD a remercié le Chef de l’Etat pour ses encouragements et rassuré que la motivation et l’engagement des Etalons seront à la hauteur des attentes du peuple burkinabè et bien entendu, du Chef de l’Etat. « Vous avez parlé de combat, je peux vous assurer que toute l’équipe est dans cet état d’esprit et nous sommes touchés par vos propos », a-t-il indiqué. Le Capitaine de l’équipe nationale Bertrand TRAORE a, lui, remercié le Président de la Transition pour tout ce qu’il fait pour le peuple burkinabè. « Nous avons ici la responsabilité des deux matchs ; nous avons l’obligation de gagner pour donner un peu plus de plaisir au peuple burkinabè », a expliqué Bertrand TRAORE.
Burkina Faso. Conseil des ministres du 16 mars 2023 : le gouvernement veut réglementer les baux administratifs

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce jeudi matin l’hebdomadaire conseil des ministres qui a examiné et adopté plusieurs dossiers inscrits à son ordre du Jour. Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et de la Prospective, le conseil a examiné et adopté un décret portant règlementation des baux administratifs au Burkina Faso. Selon le ministre en charge de l’Economie, Aboubakar NACANABO, le parc immobilier de l’Etat n’est pas suffisant pour prendre en charge le personnel de l’administration publique. D’où la nécessité pour l’Etat de faire appel à des privés pour louer des bâtiments qui coûtent trop cher à l’Etat. « Il ressort que de 2017 à 2022, nous sommes passés de 5,4 milliards de FCFA à près de 9 milliards FCFA pour les baux administratifs. Ce qui est très élevé pour l’Etat, voilà pourquoi il est nécessaire de revoir la règlementation pour faire en sorte de rationaliser et d’instaurer plus de transparence », a indiqué le ministre NACANABO. En matière d’innovations, le présent décret prévoit le renforcement de la commission nationale chargée des opérations immobilières, la limitation de la durée des baux administratifs et la levée de la clause de révision triennale. Pour lui, cette clause de révision triennale amène systématiquement à une augmentation du loyer, ce qui gonfle davantage le loyer. Mais au-delà des mesures ponctuelles, l’Etat travaille, selon le ministre, sur un projet immobilier qui va permettre de doter l’administration publique de bâtiments administratifs de grande envergure pour pouvoir prendre en charge l’essentiel des services administratifs. Pour le compte du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le conseil a examiné et adopté un dossier portant autorisation d’importation et d’utilisation de biopesticides pour la protection du manguier contre les mouches. Pour le ministre en charge de l’agriculture, Dénis OUEDRAOGO, on remarque de plus en plus la présence des insectes à l’intérieur des mangues produites au Burkina Faso. Ce qui a contribué à la baisse de l’exportation du fruit avec des pertes évaluées à plus de 400 millions de FCFA. Il s’agit, selon le ministre Dénis OUEDRAOGO, d’importer trois biopesticides qui vont permettre de lutter efficacement contre les mouches de fruits et de réduire les pertes économiques. Au titre du ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, le conseil a examiné et adopté cinq décrets relatifs au secteur de l’aviation civile. « Le premier décret porte sur les enquêtes techniques sur les accidents et les incidents d’aviation civile, le deuxième décret est relatif à l’organisation et au fonctionnement des services de recherches et de sauvetage des aéronefs en détresse au Burkina Faso, le troisième décret porte sur les modalités d’immatriculation, nationalité et propriété des aéronefs, le quatrième est relatif aux personnels de l’aéronautique civile et enfin le cinquième décret porte sur la protection de l’environnement contre les nuisances causées par les activités aéronautique et aéroportuaire », a indiqué le ministre en charge des transports, Roland SOMDA. Ces nouveaux décrets apportent des innovations à la faveur de l’application de la loi de 2019 portant Code de l’aviation civile au Burkina Faso. Il s’agit pour le ministre de la prise en compte de la protection de l’environnement, de la question des drones et de la médecine aéronautique en faveur du personnel.
Burkina Faso/FESPACO 2023 : des cinéastes reçus par le Président de la Transition

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a accordé une audience à une délégation de cinéastes, présents à Ouagadougou, à l’occasion de la 28e édition du Festival panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO), conduite par le ministre en charge de la Culture, Rimtalba Emmanuel OUEDRAOGO. Le porte-parole de la délégation, le réalisateur malien Cheick Oumar Sissoko a confié, à la sortie d’audience, retenir de l’entretien avec le Chef de l’Etat, « un homme qui s’est engagé pour la souveraineté du continent à travers celle du Burkina Faso pour la renaissance africaine ». Pour le cinéaste, c’est un combat qui honore le Capitaine Ibrahim TRAORE, mais surtout un combat des cinéastes qui utilisent l’image pour le mener. « Les images qui sont passées ici au cours de cette édition, beaucoup portent sur ces questions de souveraineté du continent, de problèmes économiques, sociaux, de développement », a expliqué le réalisateur malien. La délégation a montré sa satisfaction de cette rencontre avec le Chef de l’Etat qui a été disponible malgré son agenda. « Cela montre l’importance que l’on accorde au cinéma », a-t-il précisé, en qualifiant cette journée d’« exceptionnelle » pour les acteurs du cinéma africain qui voient en Ouagadougou la capitale du cinéma africain.
Conseil des ministres conjoint Mali-Burkina Faso : la délégation des deux gouvernements rend compte des travaux au Chef de l’Etat

Après le conseil des ministres conjoint des gouvernements burkinabè et malien, la délégation conjointe des deux pays a été reçue en audience par le Président de la Transition, Chef de l’Etat du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE. Pour le Premier ministre burkinabè, Me Apollinaire Joachimson KYELEM de Tambèla, cette audience a été une occasion pour la délégation conjointe de faire le point des travaux au Président de la Transition burkinabè, le Capitaine Ibrahim TRAORE. « Sur instruction de nos Chefs d’Etat, le Colonel Assimi GOITA et le Capitaine Ibrahim TRAORE, nous avons entrepris de baliser le terrain en vue de réaliser les rêves de nos populations. Vous savez que le Mali et le Burkina Faso partagent physiquement la plus grande frontière, près de 1300 km, culturellement c’est le même peuple », a indiqué le Chef du gouvernement burkinabè à l’issue de l’audience de la délégation. Selon Me KYELEM, les deux gouvernements sont engagés résolument dans le processus de fédération des deux pays et les travaux ont permis d’échanger sur comment poser les jalons pour que cette fédération voit le jour. « Disons que les peuples sont déjà fédérés, ce sont les artifices administratifs et politiques qui les séparent. Comment nous pouvons essayer de mettre de côté ces artifices afin que les peuples puissent se rencontrer et aller ensemble », a ajouté le Premier ministre burkinabè. Dans cette perspective, une grande commission mixte est annoncée pour se réunir à Bamako en vue de baliser le terrain, de renforcer la coopération et faire en sorte que « les pas que nous posons puissent être plus ou moins définitifs, qu’il n’y ait pas un retour en arrière ». Le Premier ministre burkinabè a salué la mobilisation de la délégation malienne conduite par son homologue Choguel Kokalla MAIGA. Le Mali participe à la 28e édition du FESPACO en tant que pays invité d’honneur.