La Banque africaine de développement nomme Lamin Barrow au poste de directeur général pour l’Afrique de l’Ouest

La Banque africaine de développement nomme Lamin Barrow au poste de directeur général pour l’Afrique de l’Ouest

Le Groupe de la Banque africaine de développement a nommé Lamin Barrow, économiste de formation, au poste de directeur général pour l’Afrique de l’Ouest à compter du 1er juin 2024. De nationalité gambienne, M. Barrow apporte à ce nouveau poste une connaissance approfondie et une riche expérience, ayant rejoint la Banque africaine de développement en 2000. Avant cette nomination, il était Directeur supérieur du Bureau du Nigéria, au sein de la vice-présidence du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services. L’expertise de M. Barrow couvre les domaines de l’analyse politique, de la gestion stratégique, du financement de projets, de l’intégration régionale et des partenariats public-privé. À la tête du Bureau du Nigéria, M. Barrow a considérablement renforcé la coopération au développement de la Banque avec le gouvernement fédéral du Nigéria et a forgé des partenariats stratégiques avec des parties prenantes clés. Il a géré le portefeuille de 4,5 milliards de dollars de la Banque au Nigéria et a piloté le déploiement d’initiatives phares. Parmi les initiatives notables figurent le lancement des Zones spéciales de transformation agro-industrielles et le Programme d’investissement dans les entreprises numériques et créatives (iDICE). Depuis qu’il a rejoint la Banque en qualité d’analyste financier supérieur au sein du Département des infrastructures, M. Barrow a occupé d’autres postes, notamment celui de chargé de programme pays principal au Bureau pays pour le Rwanda, de représentant résident en Éthiopie et de chef de la Division des opérations, de l’appui technique et des approches régionales au sein du Département de l’appui aux États en transition. Il a également occupé le poste de chef de cabinet du président, avec un rang de directeur, et de directeur du Bureau d’appui du secrétariat conjoint de la Banque africaine de développement, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. Avant de rejoindre la Banque africaine de développement, M. Barrow a travaillé à l’Office national d’investissement de Gambie en qualité de chef de l’unité de développement de projets et de chef de la division chargée de la promotion et du développement des exportations. Il a également occupé le poste d’économiste principal au sein de l’unité d’analyse des politiques du cabinet du président de la République de Gambie, et a travaillé pour la société pour l’habitat et le logement en Afrique (Shelter Afrique). M. Barrow est titulaire d’un master de politique économique de l’université de Boston, aux États-Unis, et d’une licence de sciences économiques de l’université d’Ibadan, au Nigéria. Il a également suivi des programmes de formation de cadres sur la finance, dispensés par la Wharton Business School de l’université de Pennsylvanie (États-Unis), et des programmes d’investissement et d’analyse des risques de la Queen’s University (Canada). « Je tiens à remercier le président Adesina pour sa confiance et cette grande opportunité qui m’est offerte d’assumer cette nouvelle fonction et de contribuer davantage à la mise en œuvre des initiatives de la Banque à l’appui des programmes de développement des pays d’Afrique de l’Ouest », a déclaré M. Barrow à propos de sa nomination. Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a salué la nomination de M. Barrow : « Monsieur Barrow possède des connaissances approfondies et une grande expérience dans la gestion des opérations de la Banque, du dialogue avec les pays, et des relations avec les décideurs gouvernementaux de haut niveau. Avec la solide expérience qu’il a acquise en tant que Directeur principal du Bureau du Nigéria, il est bien placé pour diriger l’équipe de l’Afrique de l’Ouest, qui détient le portefeuille le plus important de la Banque. Il mettra sa riche expérience au service d’une efficacité opérationnelle accrue, améliorant la qualité globale du portefeuille de la Banque dans la région de l’Afrique de l’Ouest afin d’obtenir des effets significatifs sur le développement. »

La Banque africaine de développement nomme Léandre Bassolé au poste de directeur général adjoint pour la région Afrique de l’Est

La Banque africaine de développement nomme Léandre Bassolé au poste de directeur général adjoint pour la région Afrique de l’Est

La Banque africaine de développement a nommé Léandre Bassolé, spécialiste chevronné du développement économique, au poste de directeur général adjoint de la région Afrique de l’Est, avec effet au 1er juin 2024. De nationalité burkinabè, Léandre Bassolé a plus de dix-huit ans d’expérience en matière de dialogue de haut niveau sur les politiques, de prestation de services consultatifs et de conception de stratégies et de programmes pays. Il a mis en œuvre avec succès des opérations et des programmes à fort impact dans diverses régions d’Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale, en Afrique de l’Est et en Afrique australe, travaillant dans des pays à revenu intermédiaire et dans des États en transition. Avant cette nomination, M. Bassolé était chef du bureau pays de la Banque en Guinée. À ce poste, il a coordonné et piloté les réformes stratégiques, établi un dialogue de haut niveau avec les autorités gouvernementales et les partenaires au développement, en mettant l’accent sur la préparation et la mise en œuvre des stratégies de développement économique. Il s’est également occupé du cofinancement, de l’intégration régionale, de la mobilisation des ressources nationales, des réformes du secteur public, des réformes du développement du secteur privé, de la gestion des finances publiques, de la gouvernance et des partenariats stratégiques. Sous sa direction, l’engagement de la Banque en Guinée est passé de 240 millions de dollars en 2017 à 728 millions de dollars en 2023, positionnant la Banque comme un partenaire de choix pour soutenir les opérations à fort impact sur le développement. M. Bassolé a rejoint le Groupe de la Banque en 2009 en tant que jeune professionnel et a ensuite occupé le poste de macroéconomiste supérieur (2012-2017), couvrant sept pays : Cabo Verde, Comores, Mali, Burundi, Madagascar, Sénégal et Rwanda. Dans le cadre de cette fonction, il a conçu et mis en œuvre un large éventail de réformes en matière de politiques et d’opérations d’appui institutionnel dans divers secteurs, notamment la gouvernance, l’agriculture, l’industrie, les mines, les transports, les infrastructures, l’énergie, la santé, l’éducation et les changements climatiques. L’un de ses accomplissements notables a été de mettre en place à Madagascar en 2016, le programme d’appui budgétaire le plus innovant, combinant pour la première fois des instruments de prêt et de garantie partielle de crédit pour un pays membre du Fonds africain de développement. Cette initiative a permis de tirer parti des opérations de la Banque, d’appuyer la politique budgétaire et les réformes structurelles afin de favoriser la croissance économique et la réduction de la pauvreté, et d’aider le pays à accéder aux marchés de capitaux. Avant de rejoindre le Groupe de la Banque africaine de développement, M. Bassolé a travaillé comme chercheur et spécialiste de l’impact sur le développement dans diverses institutions universitaires et internationales, dont le Centre national de la recherche scientifique en France, et le Groupe de la Banque mondiale, où il a été membre de l’équipe centrale travaillant sur le Rapport sur le développement dans le monde de 2008, consacré à l’agriculture au service du développement. S’exprimant au sujet de sa nomination, M. Bassolé a déclaré : « Je suis très reconnaissant au président Akinwumi Adesina pour la confiance qu’il m’accorde en me nommant à ce poste. Je suis également très honoré de travailler sous sa direction dans la région de l’Afrique de l’Est, avec une équipe talentueuse et performante, et de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des populations de cette région ». Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi A. Adesina, a commenté : « Je suis heureux de nommer M. Léandre Bassolé au poste de directeur général adjoint pour la région Afrique de l’Est. Léandre, un économiste chevronné et un professionnel respecté, possède une connaissance et une expérience approfondies de l’élaboration et de la gestion des stratégies et des opérations pays. Les solides résultats qu’il a obtenus en tant que chef de bureau pays et l’excellente réputation dont il jouit dans l’établissement de partenariats, la gestion de portefeuilles importants et l’encadrement d’équipes aideront la Banque à accélérer l’exécution de son mandat en Afrique de l’Est ».

La Banque africaine de développement nomme Chioma Onukogu au poste de directrice des affaires et procédures du Conseil d’administration

La Banque africaine de développement nomme Chioma Onukogu au poste de directrice des affaires et procédures du Conseil d’administration

NOMINATION. La Banque africaine de développement a nommé Chioma Angela Onukogu au poste de directrice des affaires et procédures du Conseil d’administration, au sein du Bureau du secrétaire général et du Secrétariat général, avec prise d’effet au 16 avril 2024. De nationalité nigériane, Mme Onukogu compte plus de 25 années d’expertise dans les domaines de la gouvernance institutionnelle et de la coopération internationale au développement. Sa vaste expérience comprend le maintien de l’intégrité de la structure et de la gouvernance institutionnelles de la Banque, la mobilisation des ressources et les partenariats, la gestion des portefeuilles d’opérations pays et l’organisation d’événements de haut niveau. Avant sa nomination, Mme Onukogu cumulait les fonctions de coordinatrice en chef du programme du Conseil d’administration relatif au contrôle de la qualité et de directrice par intérim des affaires et procédures du Conseil d’administration, apportant un précieux soutien au secrétaire général dans la mise en place d’un secrétariat général particulièrement efficace. Mme Onukogu a travaillé auparavant comme chargée principale de la mobilisation des ressources et des partenariats, préparant des documents clés pour la revue à mi-parcours du FAD-13 et la reconstitution des ressources du FAD-14, mobilisant les ressources des fonds fiduciaires et gérant des partenariats. Elle a également été chargée de programme pays pour le Botswana, le Lesotho, la Namibie, le Swaziland et le Zimbabwe, coordonnant la préparation des documents de stratégie pays et assurant le suivi du portefeuille de la Banque dans ces pays. Elle est titulaire d’un master en droit des sociétés et droit commercial de l’University of London, d’un master en droit international et diplomatie de l’University of Lagos, d’un diplôme de droit de l’University of Law, à Londres et d’une licence en anglais de l’University of Lagos. S’exprimant au sujet de sa nomination, Mme Onukogu a déclaré : « Je remercie le président Akinwumi Adesina pour son leadership et je lui suis reconnaissante de la confiance qu’il m’accorde en me nommant à ce poste. Je me réjouis de travailler sous la direction du secrétaire général pour faciliter les processus de prise de décision des organes de gouvernance de la Banque et forger de meilleures relations de travail avec les actionnaires dans le cadre des efforts conjoints qu’ils déploient pour mettre en œuvre des opérations de haute qualité afin de soutenir la vision d’une Afrique prospère, inclusive, résiliente et intégrée ». Le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi A. Adesina, a déclaré : « Mme Onukogu a fait ses preuves à la Banque ; elle possède une expérience professionnelle solide et variée, car elle a travaillé dans plusieurs départements clés de la Banque. Sa solide expérience dans le maintien de l’intégrité des structures et de la gouvernance institutionnelles de la Banque, ainsi que son excellente mémoire institutionnelle lui seront très utiles dans l’exercice de ses fonctions ».

Maurice : la Banque africaine de développement accorde un prêt de 240 millions de dollars pour soutenir la diversification et la compétitivité de l’économie

Maurice : la Banque africaine de développement accorde un prêt de 240 millions de dollars pour soutenir la diversification et la compétitivité de l’économie

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé le 22 mai 2024 à Abidjan, un prêt de 240 millions de dollars américains à l’île Maurice pour mettre en œuvre la deuxième phase du Programme d’appui à la compétitivité et à la résilience économiques. « Après l’approbation et la réalisation de la première phase du Programme en 2023, cette deuxième phase a pour objectif de continuer à appuyer l’amélioration de la diversification et la compétitivité de l’économie, en vue de renforcer la résilience et parvenir à une croissance plus inclusive et durable. Le programme proposé doit ainsi soutenir la reprise économique après la pandémie de Covid-19, à travers de vastes réformes pour améliorer l’environnement des affaires et dans le secteur réel », a déclaré Kennedy Mbekeani, responsable pays de la Banque africaine de développement à Maurice. Le programme prévoit de soutenir plusieurs mesures gouvernementales. Il s’agit de l’approbation par le gouvernement du projet de loi sur la pêche, un projet de loi-cadre visant à combler les lacunes de la législation actuelle, en particulier dans les domaines de la pêche non réglementée et de l’application des sanctions. Cela contribuera à dynamiser le secteur de la pêche et offrira aux Mauriciens de nouvelles opportunités d’emploi et de revenus. Une autre mesure concerne l’approbation de la Feuille de route et du Plan stratégique pour les secteurs relevant de l’agriculture et de l’élevage 2024-2030. Cette mesure se concentre sur trois domaines principaux : augmenter la production pour une sécurité alimentaire résiliente ; promouvoir une production durable et résiliente et ; promouvoir l’entreprenariat et l’agro-industrie. La deuxième phase du programme accompagnera également l’installation de panneaux solaires sur les toits (kits solaires de 1,5 kilowattheure) pour les ménages modestes. Les bénéficiaires obtiendront une réduction de 75 kWh sur leur facture d’électricité mensuelle pendant 20 ans. L’objectif est non seulement de promouvoir la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais également de contribuer à réduire la pauvreté pour ce type de clients. Les bénéficiaires directs du programme sont le ministère mauricien des Finances, de l’Économie, du Plan et du Développement et plusieurs autres ministères en charge des domaines couverts par l’opération. Le secteur privé, pour sa part, bénéficiera de meilleures opportunités d’investissement dans l’agro-industrie.

Niger : le secteur privé appelle la Banque africaine de développement à des investissements massifs pour dynamiser davantage l’économie nationale

Niger : le secteur privé appelle la Banque africaine de développement à des investissements massifs pour dynamiser davantage l’économie nationale

Le secteur privé du Niger, vaste pays sahélien d’Afrique de l’Ouest confronté depuis quelques années à une crise sécuritaire appelle le Groupe de la Banque africaine de développement à investir massivement dans le pays pour dynamiser davantage l’économie la plus performante d’Afrique en 2024. S’exprimant le 15 mai dernier devant la vice-présidente du Groupe de la Banque chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, Marie-Laure Akin-Olugbade, les membres du secteur privé ont demandé « un plan Adesina » (du nom du président du Groupe de la Banque) pour redynamiser l’économie du Niger. Avec une croissance de 11,2%, l’économie du Niger sera la plus performante d’Afrique en 2024, selon la Banque africaine de développement. Cinq autres propositions ont été faites par les participants à la rencontre : apurement de la dette intérieure pour soulager les opérateurs économiques, adaptation de l’offre de produits financiers des banques commerciales aux besoins réels de financement, recrutement de profils adaptés pour accompagner les PME/PMI et mise en relation des femmes entrepreneures, notamment dans le secteur de la transformation des produits agricoles en facilitant leur accès aux produits de l’Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique (AFAWA, sigle en anglais). Ils ont aussi souhaité une meilleure implication des structures et acteurs de la recherche-action pour améliorer la qualité des productions agricoles et de stockage et la mise en place de partenariats public-privé pour accompagner les startups du secteur agricole. Le secteur privé a aussi noté des difficultés d’accès des PME/PMI aux lignes de crédit financés par la Banque, auprès des banques commerciales locales, ainsi que l’absence de dispositif de renforcement de capacités techniques des femmes entrepreneures en gestion d’entreprise, en éducation financière et en entreprenariat. La vice-présidente a indiqué que le Niger bénéficiera de l’initiative AFAWA dont l’un des dispositifs permet de renforcer les capacités techniques des femmes entrepreneures et des Banques locales afin que celles-ci appréhendent mieux l’entreprenariat des femmes. Marie-Laure Akin-Olugbade a aussi rencontré les principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux du Niger : Banque mondiale, Fonds monétaire international, Union européenne, Programme des Nations unies pour le développement, Fonds international pour le développement de l’agriculture, Organisation des Nations unies pour l’alimentation, Onu/Femmes, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, les ambassades des États-Unis d’Amérique et l’USAID, du Royaume-Uni, de la Turquie et les coopérations belge et italienne dans le pays. Outre l’échange d’informations sur la situation politique du pays, les partenaires ont fortement encouragé la Banque africaine de développement à reprendre sa coopération avec le Niger au profit des populations. Ils ont plaidé également pour le renforcement de la prise en compte de l’autonomisation économique des femmes dans les programmes de développement à venir et la capitalisation des acquis des réformes engagées notamment sur la digitalisation et la gouvernance des finances publiques, l’accès au financement climatique, etc. Marie-Laure Akin-Olugbade a confirmé le souhait de la Banque de renforcer la coopération avec le Niger avec un bureau pays plus étoffé de plusieurs experts en adéquation avec le programme de travail à moyen terme. Les échanges ont permis de noter la convergence dans les domaines prioritaires d’intervention à savoir l’agriculture, les transports, l’énergie, l’eau et assainissement. Sur ce point, des possibilités de partenariat entre la Banque et certains partenaires techniques financiers, notamment la Banque mondiale, peuvent être envisagées pour des financements parallèles d’opérations d’envergure disposant d’études de faisabilité complètes dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des transports.

République centrafricaine : la Banque africaine de développement et la société civile s’engagent pour un développement inclusif et durable dans le pays

République centrafricaine : la Banque africaine de développement et la société civile s’engagent pour un développement inclusif et durable dans le pays

Le groupe de la Banque africaine de développement et la société civile centrafricaine se sont engagés à œuvrer ensemble pour un développement durable et inclusif dans le pays. Cette collaboration cruciale permettra de garantir que les interventions de la Banque soient en parfaite adéquation avec les besoins et les priorités du peuple centrafricain. C’est ce qui ressort de la rencontre consultative organisée à Bangui, le 30 avril dernier. La rencontre a permis de présenter les principaux constats et recommandations de la Note de diagnostic pays élaborée par la Banque pour la Centrafrique. Les axes prioritaires identifiés concernent la gouvernance institutionnelle et économique, le développement du capital humain et inclusion sociale, la valorisation et transformation du capital naturel, la connectivité nationale et régionale, l’agriculture et le développement rural. Les représentants des organisations de la société civile, dont des membres du Consortium des organisations de la société civile centrafricaine, ont activement participé à la discussion, partageant leurs expertises et perspectives uniques sur les défis spécifiques auxquels la Centrafrique est confrontée. Saluant l’initiative de la Banque, ils ont formulé des recommandations concrètes pour documenter la finalisation de la Note de diagnostic pays et la conception de programmes d’intervention de la Banque plus adaptés aux réalités du pays. Il s’agit notamment de : La Banque a réitéré son engagement à prendre en compte ces recommandations et à renforcer son partenariat avec la société civile centrafricaine. Ensemble, ils s’engagent à bâtir un avenir meilleur pour la République centrafricaine, un avenir marqué par un développement durable, inclusif et prospère, répondant aux attentes du peuple centrafricain. « La consultation et l’implication de la société civile sont primordiales pour l’élaboration de nos stratégies. Cette rencontre témoigne de notre volonté de travailler main dans la main avec les acteurs de terrain pour que nos actions répondent aux aspirations profondes des Centrafricains », a déclaré Mamady Souaré, responsable pays de la Banque en République centrafricaine. « Nous saluons l’engagement de la Banque à impliquer la société civile dans l’élaboration de sa Note de diagnostic pays, a indiqué Gilbert Nengbi Kovoungbo, coordonnateur national du Consortium des organisations de la société civile centrafricaine. Cette démarche participative est essentielle pour garantir que les projets de la Banque répondent aux attentes de la population et contribuent à un développement équitable et pérenne en Centrafrique ».

La Banque africaine de développement plaide pour l’expansion de l’agritech, des partenariats et de l’accès aux engrais à un prix abordable

La Banque africaine de développement plaide pour l’expansion de l’agritech, des partenariats et de l’accès aux engrais à un prix abordable

Le Groupe de la Banque africaine de développement s’appuiera, cette semaine, sur sa solide expertise et son pouvoir de mobilisation pour souligner le rôle crucial des technologies agricoles, des engrais et des sols sains dans la promotion d’une croissance agricole durable lors du Sommet africain sur les engrais et la santé des sols à Nairobi. Représentant le président de la Banque, Akinwumi Adesina, la vice-présidente chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, Beth Dunford, conduira une délégation d’experts dans les domaines de l’agriculture, de l’agro-industrie, des engrais et des partenariats à ce sommet. Cet événement permettra d’explorer des solutions face au déclin généralisé de la qualité des sols agricoles et de dégager un consensus sur un plan d’action africain pour les engrais et la santé des sols. Le sommet adoptera également une initiative de la Commission de l’Union africaine visant à améliorer la santé et la productivité des sols africains. Plus de 1 500 participants venus de tout le continent africain sont attendus à Nairobi, dont des chefs d’État et des ministres.   Mme Dunford s’exprimera lors d’un événement parallèle intitulé « Dakar 2, l’état des engrais et de la santé des sols en Afrique : politique, gouvernance et cadre institutionnel pour accélérer les Pactes de fourniture de denrées alimentaires et de produits agricoles des pays ». Organisée par le réseau Leadership for Agriculture, un partenariat entre la Banque africaine de développement, la Fondation Bill & Melinda Gates et la Fondation Rockefeller, cette session réunira des représentants des ministères de l’Agriculture, du secteur privé et d’autres parties prenantes afin de mettre en lumière les efforts fructueux déployés par l’Éthiopie et le Mali pour intensifier les actions en faveur de la santé des sols, accroître la productivité des cultures et renforcer les moyens de subsistance des populations rurales. Elle fera progresser la mise en œuvre des Pactes de fourniture de denrées alimentaires et de produits agricoles afin d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, résultant du Sommet Dakar 2 « Nourrir l’Afrique », qui s’est tenu en janvier 2023 au Sénégal. Mme Dunford prononcera également l’allocution d’ouverture d’un événement parallèle organisé conjointement par le Groupe de la Banque, l’Union africaine et le Département d’État américain, qui se tiendra le 7 mai. Intitulé « Promouvoir l’Initiative en faveur des sols en Afrique grâce à la Vision pour des cultures et des sols adaptés », cet évènement présentera la relation stratégique et en constante évolution entre la Banque africaine de développement et l’initiative Vision pour des cultures et des sols adaptés (VACS), qui vise à bâtir des systèmes alimentaires résilients fondés sur des cultures diversifiées, nutritives et adaptées au climat, cultivées dans des sols sains et fertiles. L’initiative VACS est alignée sur le programme appelé « Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine » (TAAT) de la Banque. Ce programme fournit des semences certifiées résistantes à la chaleur et à la sécheresse et d’autres semences climato-intelligentes à des millions de petits exploitants agricoles africains afin de produire 120 millions de tonnes supplémentaires de denrées alimentaires en Afrique et de sortir 130 millions de personnes de la pauvreté. Parmi les autres intervenants du sommet figurent l’ambassadrice Josefa Leonel Correia Sacko, commissaire à l’agriculture et à l’économie rurale de l’Union africaine, et Cary Fowler, envoyé spécial des États-Unis pour la sécurité alimentaire. Richard Ofori-Mante, directeur du Financement agricole et du Développement rural à la Banque africaine de développement, et Marie Claire Kalihangabo, coordinatrice du Mécanisme africain de financement du développement des engrais (MAFDE), participeront à un événement parallèle intitulé « Finance, alimentation et engrais : comment la crise de la dette affecte les marchés des denrées alimentaires et des intrants agricoles en Afrique ». La session portera sur le défi que représente le renforcement de la résilience des systèmes alimentaires face aux chocs financiers. Dans le cadre de sa stratégie « Nourrir l’Afrique » visant à accroître les rendements et à renforcer la résilience, la Banque africaine de développement est déterminée à veiller à ce que les agriculteurs africains aient accès aux intrants dont ils ont besoin, notamment des engrais et des semences de haute qualité. Selon Martin Fregene, directeur de l’Agriculture et de l’Agro-industrie à la Banque, « nous ne saurions trop insister sur l’importance du financement des engrais pour réaliser nos aspirations communes. Le Sommet africain sur les engrais et la santé des sols offre une nouvelle occasion de faire progresser nos objectifs collectifs, à savoir combler le déficit d’approvisionnement en engrais en Afrique et contribuer à un paysage agricole florissant. » M. Fregene interviendra lors de l’événement parallèle de la Banque sur le thème de Dakar 2 ainsi que lors de la session intitulée « Des sols sains pour la transformation du système alimentaire ». Il fera également une présentation lors d’une autre session organisée par la Fondation Sasakawa pour l’Afrique et le Forum africain pour les services de conseil agricole sur le thème suivant : « Parvenir à des systèmes agroalimentaires résilients grâce à l’agriculture régénératrice dans le sillage des crises mondiales des engrais et du changement climatique ».

Un nouveau partenariat vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030

Un nouveau partenariat vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030

Le Groupe de la Banque mondiale et le Groupe de la Banque africaine de développement s’associent dans le cadre d’un effort ambitieux visant à fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030. Le Groupe de la Banque mondiale s’emploiera à raccorder 250 millions de personnes à l’électricité par le biais de systèmes d’énergie renouvelable décentralisés ou de réseaux de distribution. Le Groupe de la Banque africaine de développement soutiendra 50 millions de personnes supplémentaires. L’accès à l’électricité est un droit humain fondamental qui sous-tend tout effort de développement réussi. Actuellement 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité, ce qui crée des obstacles de taille en matière de soins de santé, d’éducation, de productivité, d’inclusion numérique ainsi que de création d’emplois. « L’accès à l’électricité est le fondement de tout développement. Il s’agit d’un ingrédient essentiel à la croissance économique et à la création d’emplois à grande échelle. Notre aspiration ne se réalisera qu’avec un partenariat et de l’ambition. Nous aurons besoin de l’action politique des gouvernements, de financements de banques multilatérales de développement et d’investissements du secteur privé », a déclaré Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale. Ce partenariat témoigne de la détermination du Groupe de la Banque mondiale et du Groupe de la Banque africaine de développement à faire preuve de plus d’audace pour mieux relever l’un des défis les plus pressants de l’Afrique. Cette initiative est la manifestation la plus récente de l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à s’orienter davantage vers l’impact et aussi le résultat d’un plan de travail concerté visant à mettre en place une meilleure banque. Elle est soutenue par une constellation de programmes énergétiques régionaux qui seront désormais alignés sur cet objectif commun. Pour que le Groupe de la Banque mondiale puisse connecter 250 millions de personnes, 30 milliards de dollars d’investissements publics seront nécessaires, notamment par l’intermédiaire de l’Association internationale de développement (IDA), l’institution en charge des dons et des prêts concessionnels aux pays à faible revenu, qui jouera un rôle essentiel. En outre, les gouvernements devront mettre en place des politiques pour attirer l’investissement privé et réformer les services publics afin qu’ils soient financièrement sains et efficaces grâce à des mécanismes tarifaires protégeant les pauvres.  Le raccordement de 250 millions de personnes à l’électricité présenterait des opportunités d’investissement pour le secteur privé dans les énergies renouvelables réparties, d’un montant de 9 milliards de dollars pour ce seul secteur. Par ailleurs, cette initiative offrirait des opportunités considérables d’investissements privés dans les énergies renouvelables connectées au réseau, indispensables pour alimenter la croissance des économies.