Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde une garantie de crédit partielle de 120 millions d’euros à Mota-Engil Africa pour soutenir son prêt lié au développement durable

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le 11 juillet 2025 à Abidjan, une garantie partielle de crédit non souveraine d’un montant maximal de 120 millions d’euros afin de permettre à Mota-Engil Africa, un leader du secteur de la construction et des infrastructures en Afrique, de lever un prêt lié à la durabilité (SLL) d’au moins 170 millions d’euros auprès de prêteurs commerciaux. Cette transaction marque le premier soutien direct de la Banque à une entreprise d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC), reconnaissant ainsi la contribution essentielle du secteur à la croissance économique inclusive, à la création d’emplois et à la construction d’infrastructures résilientes au climat. La garantie partielle de crédit de la Banque permettra à Mota-Engil Africa de mobiliser des financements commerciaux à long terme et d’allonger la maturité moyenne de sa dette, renforçant ainsi sa situation financière et sa capacité à mettre en œuvre des projets d’infrastructures durables en Afrique. Cette transaction reflète l’engagement de la Banque à diversifier son engagement auprès du secteur privé et à soutenir la mise en place d’infrastructures durables à grande échelle, conformément à sa Stratégie décennale 2024-2033. « Cette transaction historique sous forme de garantie témoigne de l’engagement de la Banque africaine de développement à utiliser les garanties pour attirer des capitaux privés mondiaux et régionaux en faveur d’une croissance verte et inclusive. Cette garantie permettra à Mota-Engil Africa de consolider son bilan et de mener des projets conformes à ses objectifs de développement durable et aux priorités de développement de l’Afrique », a déclaré Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation. La Banque africaine de développement reconnaît l’importance de renforcer les acteurs régionaux comme Mota-Engil Africa, qui dispose de près de 80 ans d’expérience sur le continent, d’un carnet de commandes de 10 milliards d’euros et d’une présence dans 14 pays africains. L’entreprise emploie plus de 24 500 personnes en Afrique, dont plus de 95 % sont locales. Elle fournit également des infrastructures clés en main, de l’ingénierie industrielle, des services environnementaux et des concessions de transport, outre une solide expérience en matière de réalisation de projets et de gestion des risques. Le portefeuille de projets de l’entreprise comprend des projets dans les secteurs des transports, des mines, de l’eau et des infrastructures urbaines, notamment la concession historique du corridor de Lobito, qui s’étend de l’Angola à la République démocratique du Congo. L’intervention de la Banque vise à renforcer le rôle de Mota-Engil Africa en tant que partenaire d’infrastructures résilientes et durables pour l’avenir de l’Afrique. Le produit du prêt financera un portefeuille de projets d’infrastructures à fort impact éligibles, alignés sur le Cadre de financement lié à la durabilité de l’entreprise. Il s’agit notamment d’infrastructures de transport, de services environnementaux, de systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, et de travaux de génie civil à haut rendement énergétique dans plus d’une douzaine de pays africains. La stratégie de développement durable de Mota-Engil Africa s’appuie sur des indicateurs clés de performance mesurables, notamment des objectifs d’amélioration des performances en matière de santé et de sécurité, d’augmentation de la représentation des femmes au sein des instances dirigeantes et de renforcement de la création d’emplois locaux et du développement des compétences. « Nous sommes fiers d’être le premier partenaire EPC à bénéficier de cet instrument innovant, a déclaré Manuel Mota, président de Mota-Engil Africa. La garantie de la Banque soutiendra nos efforts pour réaliser des projets d’infrastructures à fort impact, tout en améliorant le profil de maturité de notre dette et en accélérant la réalisation de nos engagements ESG. » Cette opération est alignée sur les priorités opérationnelles de la Banque, « les High 5 », en particulier « Industrialiser l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations en Afrique », et contribue au double objectif de la Stratégie décennale : accélérer une croissance verte inclusive et favoriser des économies prospères et résilientes. Afdb.
Le Groupe de la Banque africaine de développement obtient la certification EDGE Move, marquant une nouvelle étape dans l’égalité des genres

Dans le cadre de sa recertification EDGE Move et sa certification EDGEplus, la Banque africaine de développement renouvelle son engagement à poursuivre ses progrès grâce à un plan d’action dédié et ciblé. Deux ans après avoir atteint le niveau 1 « Assess » de la certification EDGE, la Banque africaine de développement a atteint le niveau 2, une reconnaissance supplémentaire de son engagement en matière de suivi, d’analyse comparative et de parité des genres au sein de ses effectifs. Ces progrès rapides reflètent les efforts continus et soutenus de la Banque pour accorder la priorité au genre. EDGE est la principale certification au monde qui mesure l’égalité des genres sur le lieu de travail. La Banque a lancé le processus de certification EDGE en 2022. En 2019, 83 % des cadres de la Banque africaine de développement étaient des hommes. En 2023, année de la certification EDGE niveau 1 de la Banque, la proportion de femmes aux postes de direction était passée de 17 % à 25 %, et la proportion de femmes parmi les jeunes professionnels était passée de 20 % à 65 %. En 2024, la parité hommes-femmes au niveau de la vice-présidence est passée à 45 %, soit le taux le plus élevé à ce jour dans l’histoire de la Banque. La Banque s’est fixé comme objectif d’atteindre une parité hommes-femmes de 50/50 au sein de ses effectifs d’ici 2030. Le niveau EDGE 2 reconnaît le travail de la Banque africaine de développement en faveur de l’égalité des genres et d’un environnement inclusif où la voix de chaque employé est valorisée et entendue. Certifiée EDGE, la Banque s’engage également à maintenir un effectif multigénérationnel et géographiquement diversifié. Jacques Edjangue, vice-président de la Banque africaine de développement chargé de la Gestion des personnes et des talents, a souligné que « l’obtention de la certification EDGE PLUS Niveau 2 est une étape importante pour la Banque africaine de développement. Elle témoigne de notre engagement indéfectible à promouvoir un environnement de travail diversifié, équitable et inclusif. Cette reconnaissance confirme non seulement nos progrès en matière d’égalité des genres, mais aussi nos efforts plus larges pour intégrer la diversité d’âge et géographique comme dimensions clés de l’inclusion. Elle renforce également notre engagement à promouvoir en permanence un environnement propice où chaque talent peut s’épanouir et où chaque voix peut être entendue. » Dans le cadre du niveau 1 de l’évaluation EDGE, le Groupe de la Banque africaine de développement s’est engagé à mettre en œuvre un plan d’action qui décrit la manière dont il entend accélérer les progrès dans les quatre piliers des normes EDGE et combler les lacunes identifiées. Ces quatre piliers sont : la représentation, la rémunération, les politiques et pratiques favorisant des parcours professionnels équitables, ainsi que l’inclusion. « L’obtention des certifications EDGE Move et EDGEplus par la Banque africaine de développement témoigne de son engagement constant en faveur de la diversité, de l’équité et de l’inclusion. Cette étape importante n’est pas seulement le signe d’un progrès institutionnel, elle est le fruit d’un leadership délibéré, en phase avec la Stratégie décennale de la Banque visant à bâtir une Afrique prospère, inclusive et résiliente », a déclaré Aniela Unguresan, fondatrice de EDGE Certified Foundation, avant d’ajouter : « Deux ans seulement après la certification initiale de la Banque africaine de développement au niveau EDGE Assess, la représentation des femmes dans le programme Jeunes professionnels et aux postes de vice-président est égale à celle des hommes — une avancée importante sur la voie de l’objectif de parité des genres dans l’ensemble de ses effectifs fixé par la Banque pour 2028. De plus, la Banque africaine de développement a désormais mis en place une solide infrastructure de politiques et de pratiques pour garantir des perspectives de carrière équitables pour tous et gère proactivement l’équité salariale entre les genres. » Afdb.
Égypte : la Banque africaine de développement, British International Investment et la BERD soutiennent un projet pionnier dans l’énergie solaire et le stockage par batterie avec un prêt de 479,1 millions de dollars

La Banque africaine de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et British International Investment (BII), l’institution de financement du développement et investisseur d’impact du Royaume-Uni, accordent un financement de 479,1 millions de dollars à Obelisk Solar Power SAE, un véhicule ad hoc enregistré en Égypte et détenu par Scatec ASA. Ce financement soutiendra le développement d’une centrale solaire photovoltaïque (PV) d’un gigawatt (GW) équipée d’un système de stockage d’énergie par batterie (BESS) de 200 MWh dans la région de Nagaa Hammadi, en Égypte. Le financement du Groupe de la Banque africaine de développement, d’un montant de 184,1 millions de dollars, comprend 125,5 millions de dollars de prêts commerciaux, ainsi qu’un financement concessionnel provenant de deux fonds spéciaux gérés par le Groupe de la Banque, le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) à hauteur de 20 millions de dollars, et le Fonds climatique Canada-Banque africaine de développement, un partenariat entre la Banque africaine de développement et le gouvernement du Canada, à hauteur de 18,6 millions de dollars. Un montant supplémentaire de 20 millions de dollars sera canalisé par le Fonds pour les technologies propres des Fonds d’investissement climatiques, par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement. Le Conseil d’administration de la Banque a approuvé le financement le 11 juin 2025. La BERD fournira un financement pouvant atteindre 173,5 millions de dollars, dont 101,9 millions de dollars bénéficieront d’une garantie de couverture des premières pertes du Fonds européen pour le développement durable (FEDD+) pendant les 18 premières années, en plus d’un don de 6,5 millions de dollars provenant du Fonds spécial des actionnaires de la BERD. Le financement de la BII comprend un prêt concessionnel de 100 millions de dollars et un don remboursable de 15 millions de dollars qui contribue à réduire le coût global du volet BESS du projet, le rendant ainsi plus viable et abordable financièrement, tout en attirant la participation du secteur privé et en créant des modèles pour de futurs investissements. Le financement de la BII est soumis à des conditions de décaissement. Le financement mixte du projet, d’un montant de 475,6 millions de dollars, correspond à environ 80 % du total des dépenses d’investissement estimées à 590 millions de dollars. La centrale électrique intégrée sera développée par Scatec, fournisseur leader de solutions d’énergie renouvelable, et construite en deux phases. La première phase, d’une capacité de 561 MW d’énergie solaire et de 100 MW/200 MWh de stockage par batterie, devrait être opérationnelle au premier semestre 2026. La seconde phase, d’une capacité de 564 MW d’énergie solaire, devrait être opérationnelle au second semestre 2026. L’énergie sera vendue dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité (CAE) de 25 ans, libellé en dollars américains, avec la Compagnie égyptienne de transport d’électricité, assorti d’une garantie souveraine. Une fois achevé, ce projet sera le premier projet intégré d’énergie solaire photovoltaïque et de stockage par batterie de cette envergure en Égypte, ce qui représente une étape importante dans la transition énergétique du pays. L’Égypte vise à atteindre 42 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030. La centrale solaire devrait produire environ 3 000 GWh par an d’électricité renouvelable supplémentaire, ce qui améliorera la stabilité du réseau et permettra de gérer les pics de demande. Elle permettra également de réduire jusqu’à 1,4 million de tonnes par an les émissions de dioxyde de carbone. Cette installation favorisera la diversification du mix énergétique de l’Égypte et accroîtra la part des énergies renouvelables, contribuant ainsi à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la réalisation des objectifs de décarbonisation du pays. Pour la ministre égyptienne de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, Mme Rania A. Al-Mashat, « le projet Obelisk Solar Power marque une étape importante dans la transition de l’Égypte vers une énergie propre, non seulement en tant que première installation intégrée d’énergie solaire et de stockage par batterie, mais aussi en tant que modèle de financement innovant grâce à des partenariats multilatéraux efficaces. Il reflète nos efforts continus pour développer les énergies renouvelables, renforcer la résilience du réseau et faire progresser la mise en œuvre de la plateforme nationale égyptienne Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie (NWFE), faisant ainsi progresser nos ambitions climatiques et créant de nouvelles opportunités pour l’engagement du secteur privé et le développement durable. » « Ce projet illustre l’ampleur du potentiel des énergies renouvelables en Afrique et démontre comment des partenariats solides et des solutions innovantes peuvent faire progresser la transition énergétique et favoriser un développement économique durable », a souligné Wale Shonibare, directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie à la Banque africaine de développement. « Il présente un fort potentiel de démonstration et de reproduction pour des initiatives similaires à travers le continent. » Selon Iain Macaulay, directeur à la BII et responsable du financement de projets en Afrique et au Pakistan, « cet accord souligne l’engagement de la BII en faveur de solutions énergétiques innovantes et durables. L’intégration du stockage par batterie à l’énergie solaire photovoltaïque change la donne pour le secteur énergétique égyptien, en fournissant une énergie renouvelable fiable et répartissable, tout en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles. Ce projet répond non seulement aux besoins énergétiques actuels de l’Égypte, mais il crée également un précédent pour de futurs projets d’énergie renouvelable hybride répartissable dans la région. » « Nous sommes ravis de travailler avec nos partenaires de longue date, SCATEC, la Banque africaine de développement et la BII, pour soutenir ce projet transformateur, qui fait passer la transition énergétique de l’Égypte à un niveau supérieur en exploitant l’énergie solaire non seulement pendant la journée, mais aussi pendant la nuit, grâce à la combinaison de l’énergie solaire et du stockage par batterie. Il répond à la demande croissante d’électricité et réduit la nécessité d’importer des combustibles fossiles coûteux. Le projet contribue aux objectifs du programme phare égyptien “Nexus Eau – Sécurité Alimentaire – Énergie”, lancé lors de la COP27 à Charm el Cheikh, et pour lequel la BERD est le principal partenaire
Le Groupe de la Banque africaine de développement nomme M. Kennedy K. Mbekeani au poste de directeur général pour la région Afrique australe

Le Groupe de la Banque africaine de développement a nommé M. Kennedy K. Mbekeani, de nationalité malawienne, au poste de directeur général du Bureau régional de développement, d’intégration et de prestation de services pour l’Afrique australe et de chef de bureau pays pour l’Afrique du Sud, avec effet au 1er mai 2025. M. Mbekeani apporte plus de 25 ans d’expérience à des postes de haut niveau dans les domaines du financement du développement, de la gestion de projets, du conseil politique et de la production de connaissances aux niveaux national et régional. Son expertise couvre plusieurs domaines essentiels au développement de l’Afrique, notamment le commerce, l’intégration régionale et le développement des infrastructures. Avant cette nomination, M. Mbekeani occupait le poste de directeur général du Bureau régional de développement, d’intégration et de prestation de services pour l’Afrique de l’Est et de chef de bureau pays pour le Kenya, où il supervisait un portefeuille de 16,6 milliards de dollars répartis sur 13 pays. Auparavant, il était directeur général adjoint pour la région de l’Afrique australe, où il dirigeait le développement des activités et la mise en œuvre des projets pour les opérations souveraines et non souveraines en Afrique du Sud, au Lesotho, au Botswana, en Eswatini, en Namibie et à Maurice. Son leadership a contribué à la croissance du portefeuille régional de la Banque, dont la valeur a atteint 8,5 milliards de dollars, renforçant sa réputation de partenaire de développement de confiance. M. Mbekeani a rejoint la Banque africaine de développement en 2009 en tant que chargé en chef du commerce et de l’intégration régionale. Il a depuis occupé divers postes de haut niveau, notamment celui d’économiste régional, spécialiste en chef au Centre de ressources sud-africain, ainsi que de responsable du bureau pays de la Banque au Ghana et de chef de bureau pays pour l’Ouganda. Avant de rejoindre la Banque, M. Mbekeani a travaillé pour le Programme des Nations unies pour le développement en tant que conseiller en matière de commerce, de dette et de mondialisation pour l’Afrique orientale et australe. Il a également occupé des postes de chercheur et de conseiller de haut niveau à l’Institut d’analyse de la politique de développement du Botswana et à l’Institut national de politique économique en Afrique du Sud. Il est titulaire d’une licence en sciences sociales, option économie et statistiques, de l’université du Malawi, d’un master en économie monétaire de l’université de Glasgow, ainsi que d’une maîtrise et d’un doctorat en économie internationale de l’université de Californie. Il est l’auteur de nombreuses publications sur le commerce, l’intégration régionale et le développement des infrastructures en Afrique. Commentant sa nomination, M. Mbekeani a déclaré : « Je suis profondément reconnaissant au président Adesina de la confiance qu’il m’a témoignée en me confiant cette nouvelle responsabilité de directeur général pour la région Afrique australe. Je me réjouis de contribuer au succès de notre équipe dans mes nouvelles fonctions. » M. Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque, a déclaré : « Je suis ravi de nommer M. Kennedy Mbekeani au poste de directeur général du Bureau régional pour le développement, l’intégration et la prestation de services pour l’Afrique australe. Kennedy apporte une vaste expérience du dialogue sur les politiques et du développement des activités en Afrique australe, où il a défendu la mise en œuvre de projets transformateurs dans la région en tant que directeur général adjoint du Bureau régional pour le développement, l’intégration et la prestation de services pour l’Afrique australe. Les nouveaux défis mondiaux auxquels sont confrontés plusieurs pays de la région de l’Afrique australe requièrent la vaste expérience de Kennedy en matière de commerce, de dette et de politique, ainsi que sa solide connaissance des gouvernements de la région, ses relations et ses réseaux. Sa gestion à l’échelle nationale et régionale, ainsi que sa vaste expérience en matière de politique contribueront à renforcer la position unique de la Banque africaine de développement en tant que partenaire de choix en Afrique australe. »
Le Tchad va intégrer le genre et le changement climatique dans ses programmes scolaires

Un nouveau manuel intégrant le genre et le changement climatique dans les programmes scolaires verra bientôt le jour au Tchad. C’est ce qui ressort d’un atelier de validation clé pour l’avenir de l’éducation, organisé du 15 au 17 mars 2025, à Mailaou (80 km au sud de la capitale N’Djamena), avec le soutien financier du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’intégration du genre dans l’éducation permet de promouvoir l’égalité des chances et d’assurer à chaque élève, quel que soit son sexe et sa catégorie sociale, un accès équitable au savoir. Parallèlement, le changement climatique constitue un défi mondial dont les conséquences se font déjà sentir. Former les jeunes générations à ces enjeux est donc une nécessité pour bâtir une société plus résiliente et inclusive », a salué Aboubakar Assidick Tchoroma, ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion civique. Organisé dans le cadre du Projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes (PEFAF), l’atelier a réuni une trentaine de participants issus du ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, du ministère de la Femme et de l’Enfance, du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, des représentants de la société civile et des experts en pédagogie. Les thématiques du genre et du changement climatique « bien que distincts, sont intimement liés et leur prise en compte dans notre système éducatif est essentielle pour préparer nos élèves à devenir des citoyens responsables et éclairés », a déclaré Ali Moussa Bedei, le coordonnateur par intérim du projet. Avant l’atelier de validation, un travail préliminaire d’actualisation des programmes a été mené en août 2024, rassemblant des experts de divers horizons. Ils avaient travaillé distinctement à la prise en compte du genre et à l’intégration des enjeux climatiques dans les curricula. À l’issue de ces travaux, un premier projet de manuel avait été adopté. M. Tchoroma, a salué une avancée majeure qui intervient pendant le « mois de la femme » : « L’éducation d’aujourd’hui doit impérativement répondre aux défis liés aux inégalités de genre et à la crise climatique. Les anciens curricula doivent évoluer pour préparer les jeunes à devenir des citoyens responsables, conscients des questions environnementales et engagés dans la promotion de l’équité ». Cette initiative, marque une étape importante dans l’évolution du système éducatif tchadien et confirme la volonté des autorités de faire de l’éducation un levier de développement durable et d’égalité des chances, a ajouté le ministre. Le Projet d’éducation des filles et d’alphabétisation des femmes vise à promouvoir l’égalité et l’équité dans l’accès à une éducation de qualité pour les filles et à une alphabétisation fonctionnelle pour les femmes en vue d’améliorer la qualité de vie de la population tchadienne. Il contribuera à l’accroissement de l’offre scolaire aux niveaux moyen et secondaire général et technique et à la scolarisation des filles. Le projet vise notamment à réhabiliter le complexe scolaire d’Amriguébé à N’Djaména et à construire un nouveau lycée féminin à Massakory Hadjer Lamis.
La Banque africaine de développement et Mastercard élargissent MADE Alliance : Africa avec le lancement du chapitre national au Kenya

La Banque africaine de développement et Mastercard ont annoncé le lancement du chapitre national au Kenya de MADE Alliance : Africa. Le chapitre kenyan a tenu sa première réunion en marge de la conférence «Accroître le financement pour les petits exploitants agricoles en Afrique » co-organisée par la Banque africaine de développement et l’Organisation panafricaine des agriculteurs. La première réunion a rassemblé les membres de MADE Alliance : Africa, ainsi que les ministres de l’Agriculture de l’Eswatini, du Liberia, du Nigeria, de Madagascar et de la Sierra Leone. Dans son discours liminaire, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, a souligné l’engagement de 300 millions de dollars de la Banque pour les cinq premières années de programmation de MADE Alliance : Africa. L’initiative vise à intégrer trois millions d’agriculteurs dans l’économie numérique au Kenya, en Tanzanie et au Nigeria grâce à la plateforme Mastercard Community Pass. Ce système d’identification numérique met en relation les agriculteurs avec les acheteurs, les fournisseurs d’intrants et les institutions financières, améliorant ainsi leur accès aux services agricoles essentiels. « Nous sommes sur la trajectoire d’une initiative incroyable et transformatrice visant à créer un modèle puissant de partenariats stratégiques et orientés vers l’action, ainsi qu’une mobilisation efficace des ressources qui transformeront la vie et les écosystèmes des petits exploitants agricoles et de l’agriculture en général », a déclaré Akinwumi Adesina, qui copréside MADE Alliance : Africa avec Jon Huntsman, vice-président et président de la croissance stratégique de Mastercard. Concernant la lutte contre les inégalités de genre, Akinwumi Adesina a mis en avant l’initiative AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa) de la Banque, qui a déjà approuvé plus de 2,5 milliards de dollars de financement pour des entreprises dirigées par des femmes sur le continent. En Afrique subsaharienne, seulement 37 % des femmes ont un compte bancaire, contre 48 % des hommes. Les outils numériques offrent une solution évolutive pour combler ce déficit d’inclusion financière, en offrant aux entrepreneures un meilleur accès au capital et aux opportunités de croissance des entreprises. Beth Dunford, vice-présidente à la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social et Ricardo Pareja, vice-président senior, ventes et marchés, Community Pass chez Mastercard, ont animé la réunion du chapitre national du Kenya. La rencontre a fourni une plateforme aux partenaires de MADE Alliance : Africa pour discuter avec les représentants du gouvernement de l’alignement des programmes de l’initiative sur le programme agricole national. S’exprimant sur les raisons pour lesquelles Mastercard se lancerait dans le secteur agricole, Ricardo Pareja a déclaré : « Nous visons à numériser les paiements et nous nous concentrons sur des segments ; l’agriculture n’est qu’un segment parmi d’autres, et tout se fait en espèces. Par conséquent, les agriculteurs et les autres acteurs du secteur agricole sont invisibles pour l’économie formelle. Notre objectif est de tous les intégrer dans l’économie formelle. » La réunion a également présenté des projets de « validation de principe » au Kenya et en Tanzanie, illustrant des modèles de partenariat efficaces qui favorisent l’accès numérique aux services essentiels. Aux côtés de la Banque africaine de développement, des présentations de Heifer International, d’Equity Bank Group, de Microsoft et de la Kenya National Farmers’ Federation ont souligné l’approche collaborative de l’initiative. Les participants ont identifié des opportunités d’aligner les programmes de MADE Alliance : Africa sur des initiatives gouvernementales et des programmes numériques, en particulier ceux qui visent à autonomiser les jeunes et les femmes en milieu rural. Les ministres ont exprimé leur intérêt pour la mise à l’échelle des programmes dans leurs pays respectifs et la promotion de collaborations avec le secteur privé afin de renforcer le soutien aux petits exploitants agricoles. Les discussions ont également porté sur les stratégies d’investissement et les efforts de levée de fonds nécessaires pour étendre la portée de l’initiative. MADE Alliance : Africa vise à mobiliser les ressources des secteurs public et privé afin de fournir un accès numérique à des services essentiels à 100 millions d’entreprises et de particuliers à travers l’Afrique au cours de la prochaine décennie. Les principaux objectifs de l’initiative sont de faciliter les transactions commerciales, d’améliorer l’accès à des services financiers abordables, de fournir un accès Internet haut débit, de permettre un financement catalytique et de tirer parti des initiatives gouvernementales d’enregistrement numérique des agriculteurs afin d’améliorer la productivité agricole. En numérisant le secteur agricole, l’initiative vise à aider les agriculteurs à accéder plus facilement au financement, à améliorer leur productivité et à augmenter leurs revenus, ainsi que ceux des entreprises agro-industrielles. Elle se concentrera dans un premier temps sur l’agriculture et l’autonomisation économique des femmes. Il est à noter que les petits exploitants agricoles africains produisent environ 80 % des denrées alimentaires du continent. Outre la Banque africaine de développement et Mastercard, MADE Alliance : Africa compte parmi ses membres Equity Bank Group, Microsoft, Heifer International, Sustainable Agriculture Foundation, Unconnected.org, Yara, Kenya National Farmers’ Federation, Shell Foundation et CRDB Bank.
Tunisie : le gouvernement, la Banque africaine de développement et plusieurs partenaires lancent le programme CAP Emploi pour dynamiser l’économie et créer des emplois durables

Le programme CAP Emploi, un financement axé sur les résultats qui vise à transformer le secteur de l’emploi en Tunisie, a été lancé le 26 février 2025 à Tunis, lors d’un atelier de haut niveau qui réunissait acteurs publics et privés de l’écosystème entrepreneurial et d’appui à l’emploi et à la formation professionnelle. Porté par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle en partenariat avec la Banque africaine de développement, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et la Banque tunisienne de solidarité (BTS BANK), ce programme stratégique vise à apporter une solution intégrée pour répondre au problème de l’emploi des jeunes en Tunisie en combinant la formation, l’accompagnement et le financement de l’entrepreneuriat ainsi que l’appui à la formalisation et l’insertion professionnelle. La Banque africaine de développement appuie ce programme à travers un financement de 90 millions d’euros, complété par un don de 2,5 millions de dollars américains du fonds AFAWA (Initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique). Il s’agit du premier programme de la Banque financé par cet instrument axé sur les résultats, les décaissements ne se faisant que lorsque les résultats sont atteints à chaque étape. Il s’agit d’une innovation majeure qui vise à renforcer la culture d’une gestion efficace. « Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où l’emploi ne sera pas une contrainte mais une opportunité pour tous », a déclaré, Hatem Dahman, le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant. « Avec CAP Emploi, l’ambition est de libérer le potentiel et le talent de milliers d’entrepreneurs, en particulier les femmes qui bénéficieront du don AFAWA pour prendre en charge les frais de gestion bancaire de la BTS BANK », a déclaré Malinne Blomberg, responsable pays en Tunisie et directrice générale adjointe du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. Un programme aligné sur les priorités nationales Directeur général de la Coopération africaine au ministère de l’Économie et de la Planification, Tarek Bouhlel a souligné que « ce programme incarne parfaitement notre vision d’une Tunisie où chaque citoyen a la possibilité de contribuer activement au développement économique du pays. CAP Emploi s’inscrit pleinement dans le Plan de développement triennal (2023-2025) ainsi que le Plan sectoriel de l’emploi et de la formation professionnelle du ministère et répond concrètement aux défis structurels du marché de l’emploi en Tunisie. » Le programme CAP Emploi sera déployé selon trois axes stratégiques : Les formations de court terme alignées sur les besoins des entreprises permettent une insertion directe via les partenariats avec les entreprises. L’axe entrepreneuriat qui apporte une offre intégrée répondant aux besoins allant de l’assistance technique au financement, qui prendra la forme d’un prêt à taux zéro en collaboration avec la BTS BANK. Cet axe vise également à renforcer l’inclusion économique par l’intégration du secteur informel par le lancement des incitations du statut de l’auto-entrepreneur. L’appui institutionnel à la mise en œuvre et aux réformes stratégiques en faveur de l’emploi, de l’entrepreneuriat et des très petites et moyennes entreprises (TPME). Le programme ambitionne de créer environ 76 600 emplois directs et près de 42 300 emplois indirects, contribuant ainsi à améliorer les conditions de vie d’une partie de la population tunisienne. L’atelier de lancement, qui a réuni près de 60 participants, a permis de lancer officiellement la phase de mise en œuvre du programme ; présenter l’instrument de financement axé sur les résultats utilisé par la Banque africaine de développement pour la première fois en Tunisie ; renforcer les capacités des structures d’exécution pour assurer une mise en œuvre rapide et coordonnée du programme.
La Banque africaine de développement célèbre 60 ans d’investissements transformateurs en Tunisie

La Banque africaine de développement a célébré, jeudi et vendredi à Tunis, son 60e anniversaire lors d’un évènement officiel qui a mis en lumière les investissements réalisés depuis 1967 en Tunisie pour appuyer le développement socio-économique du pays. Placée sur le thème « 60 ans à faire la différence », la célébration a rassemblé près de 200 invités, dont le ministre tunisien de l’Économie et de la Planification, M. Samir Abdelhafidh, des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, divers partenaires techniques et financiers ainsi que des bénéficiaires de projets financés par la Banque. « Nous avons investi en Tunisie près de 11 milliards de dollars américains (près de 35 milliards de dinars tunisiens) à travers 193 projets pour accompagner le développement inclusif et durable de la Tunisie », a souligné M. Mohamed El Azizi, directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. Ces investissements couvrent des secteurs stratégiques comme le transport, l’eau et l’assainissement, l’agriculture, l’énergie, l’éducation, le développement du secteur privé, entre autres. Parmi ces investissements transformateurs figurent notamment la modernisation de plus de 70 % du réseau routier avec 4 000 kilomètres de routes réhabilitées, l’accès à l’eau potable pour près d’un million de personnes en milieu rural, le renforcement de la sécurité alimentaire par le soutien à la structuration des chaînes de valeur d’huile d’olive et de céréales, la création de 75 000 emplois directs grâce à des programmes tels que « CAP Emploi » et le financement du premier partenariat public-privé en Tunisie pour la production de 100 MW d’énergie photovoltaïque à Kairouan. M. El Azizi a saisi cette occasion pour rendre hommage à l’un des pères fondateurs et premier vice-président de la Banque, M. Mansour Moalla, pour sa contribution au rayonnement de l’institution. « Les interventions de la Banque africaine de développement se sont toujours inscrites en droite ligne des référentiels de développement de la Tunisie », a salué le ministre Abdelhafidh, qualifiant la Banque de « partenaire de premier plan pour le développement de la Tunisie ». À l’issue de la cérémonie, qui s’est déroulée dans une ambiance conviviale animée par des troupes artistiques et musicales, M. El Azizi a remis le trophée « Faire la différence » à M. Abdelhafidh, pour son rôle déterminant dans la consolidation du partenariat entre la Banque et la Tunisie. La Banque africaine de développement « continuera à mobiliser davantage de ressources pour les secteurs public et privé, à innover et à adapter ses approches pour répondre aux priorités du pays », a assuré M. El Azizi. Dans le cadre des festivités, une cérémonie de plantation de 60 arbres par 60 membres du personnel de la Banque a eu lieu, ce vendredi, au Parc urbain Ennahli à Tunis. L’évènement était organisé en collaboration avec les scouts tunisiens d’Ariana, en présence du représentant du gouverneur de la ville, du directeur général de l’Agence nationale de la protection de l’environnement, des membres du personnel de la Banque en Tunisie et des représentants des médias. Cette cérémonie a montré symboliquement la prise en compte des considérations environnementales dans les projets que la Banque finance pour contribuer à un avenir plus résilient et prospère dans les pays africains, en particulier en Tunisie. La responsable du bureau pays du Groupe de la Banque en Tunisie, Mme Malinne Blomberg, qui est également directrice générale adjointe de l’institution pour l’Afrique du Nord et responsable pays pour la Libye et la Mauritanie, a tenu à saluer l’engagement et le dynamisme de la jeunesse tunisienne, représentée par les scouts d’Ariana, qu’elle a remerciés pour leur mobilisation exemplaire. Au terme de la cérémonie, un panneau commémoratif portant l’inscription « Jardin de l’éternelle Afrique » a été inauguré dans le Parc Ennahli pour marquer l’engagement de la Banque africaine de développement en faveur de l’environnement et du climat. afdb