Congo : luttes d’influence autour du secteur des télécoms et de la Primature ( lecture en 5 minutes )

Congo : luttes d’influence autour du secteur des télécoms et de la Primature ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. Le secteur numérique congolais, longtemps ignoré et mal géré par l’amiral Hilaire Moko et Obili via la Dgcpt, relancé en 2009 par la création de l’Arpce, connaît une croissance rapide depuis 2022, générant des recettes publiques substantielles grâce aux outils comme le Hub numérique et la supervision du Mobile Money permettant ainsi la traçabilité des recettes des contribuable par le projet Timbre Électronique Fiscal (TEF). Cette manne attire des rivalités féroces impliquant des figures proches du pouvoir, au risque d’ignorer les défis structurels, juridiques et les contraintes d’infrastructures. Ces tensions s’étendent à la Primature et au-delà, où le pugilat pourrait éclater entre les incompétents et mafieux, Mabiala, Maboundou, N’Silou et Cie positionnés sur le fil de rasoir sans savoir qu’ils pourraient être supplantés par une femme ou un Téké a défaut d’un techno. Créée par la loi n°11-2009 du 25 novembre 2009, sous l’instigation des institutions financières internationales, l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (Arpce) est dirigée dès 2010 par l’ingénieur Yves Castanou qui rédige les textes qui la régissent sous Thierry Moungalla. Très vite, malgré la volonté de le détruire en essayant de l’obliger à loger les comptes de l’Arpce au trésor, il renfloue cependant les caisses de l’État à hauteur de milliards de fcfa annuels là où Obili et Moko faisaient moins de cinq milliards. En 2019, une loi du 30 octobre instaure l’ANSSI une instruction certes crédible mais sans infrastructure et sans budget fragmentant partiellement les compétences ainsi que les ressources de l’Arpce, tandis que Castanou est accusé de bloquer des rentes numériques au profit du Trésor. Plus tard, un journaliste va convaincre Castanou de présenter Louis Marc Sakala à Denis Sassou pour le succéder. Louis Marc Sakala, colonel-ingénieur, intègre la chaîne données-traçabilité-fiscalité, boostant les recettes à plusieurs milliards FCFA annuels, via la mise en place du TEF, Mobile Money sous l’impulsion de COMEF du parlement etc., et innove le secteur sur plusieurs points par des constructions d’infrastructures 2 Data centers, la couverture en réseaux téléphonique de 240 nouvelles localités, la construction de plusieurs bâtiments administratifs moderne de l’Arpce (Pointe-Noire, Oyo, Dolisie et Ouesso) mais aussi l’apport d’un nouveau câble sous marins 2Africa de Meta suscitant ainsi les réactions. Rivalités, haine, jalousie, coups et rétrocommissions En 2022, la loi n°69-2022 du 16 août crée l’ADEN pour le développement de l’économie numérique, accélérant les appétits pour le contrôle des données.Le 29 mars 2025 est créée par la Loi n° 5-2025 du 29 mars 2025 la Commission Nationale pour la Protection des Données Personnelles. Le 16 mars 2024, le limogeage de Sakala de l’église ICC, fragilise Sakala et Castanou avec des effets sur tout le secteur numérique, sur toute la nation et au-delà alimentant ainsi, scandales médiatiques et emprise. En avril 2025, Jean-Dominique Okemba fait nommer son neveu Conrad Onesim Oboulhas Tsahat à l’ANSSI, tandis que Florent Ntsiba et Léon Juste Ibombo visent l’Arpce et ont déjà pistonné leur pion à l’Aden, l’ingénieur Héliodore Francis Alex Gouloubi qui est curieusement encore administrateur à l’Arpce ; Denis Junior Omar Bongo convoite pratiquement toute la fibre optique ne laissant que moins de bras à Congo Télécom mais aussi recherche la paternité et la mise en place de l’ensemble des activités de digitalisation du Congo. De son côté, Jean-Jacques Bouya et Cie bloquent les grands projets pour ne pas voir émerger les jeunes. Ces luttes révèlent un conflit intergénérationnel tribalo-spirituel et des flux financiers. Les preuves : la candidature de Luc Missidimbazi portée par Léon Juste Ibombo et Sakala pourtant l’une des mieux positionnées mais, hélas, placée dans les pupitres de Jean Claude Gakosso; Castanou conviendra avec nous qu’il est asphyxié, et fait face aux plaintes récurrentes des populations sur l’instabilité de son internet dépendant du câble sous-marin Wacs exploité par Congo Télécom confronté à d’importants besoins de financement pour son entretien. Heureusement que, les actions de l’Arpce qui s’est plié en 4 pour activer le câble 2Afica en activité depuis quelques jours selon nos sources (il est fonctionnel et utilisé par Mtn mais aussi par Airtel ) améliore la redondance du réseau internet et devient même le fournisseur de l’internet de Congo Telecom indépendamment du câble Wacs tours en travaux. (Suite vendredi) Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Congo: l’ARPCE et le Réseau des Associations des consommateurs signent un protocole d’accord visant à renforcer la transparence et la protection des consommateurs

Congo: l’ARPCE et le Réseau des Associations des consommateurs signent un protocole d’accord visant à renforcer la transparence et la protection des consommateurs

PARTENARIAT. L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) annonce avoir signé un protocole d’accord de collaboration avec le Réseau des Associations des consommateurs (RAC) en vue de renforcer la transparence et la protection des usagers. « Ce partenariat marque une nouvelle étape dans la mise en place d’une gouvernance inclusive, où les consommateurs deviennent de véritables acteurs de la régulation », souligne l’ARPCE dans un communiqué indiquant l’accord vise à renforcer la transparence, fluidifier la circulation de l’information et améliorer le traitement des préoccupations et réclamations des usagers des services postaux et de communications électroniques. Selon les termes dudit accord, l’agence et le RAC s’engagent notamment à institutionnaliser un cadre de concertation régulier avec les associations de consommateurs, accroître la lisibilité des missions et décisions du régulateur auprès du grand public et optimiser la gestion des réclamations par une meilleure coordination des circuits de signalement. Il est également question de mener des campagnes de sensibilisation sur des enjeux clés tels que la cybersécurité, les droits des usagers, l’identification des abonnés et la protection des données personnelles. », apprend-on. A noter que l’accord a été par Louis Marc SAKALA, Directeur Général de l’ARPCE, et M. Célestin Matingou, coordonnateur du Réseau des Associations des Consommateurs (RAC). Martin Kam

Coopération Sud-Sud : Les Régulateurs télécoms congolais et ivoiriens posent les bases d’un potentiel Accord de Collaboration

Coopération Sud-Sud : Les Régulateurs télécoms congolais et ivoiriens posent les bases d’un potentiel Accord de Collaboration

L’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques du Congo (ARPCE) a accueilli, le 15 mai 2025, une délégation de haut niveau de l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), dans le cadre d’une réunion de travail stratégique. Cette rencontre s’est tenue au siège de l’ARPCE à Brazzaville, en marge de la 9e édition du Salon OSIANE, à laquelle le régulateur ivoirien a activement participé. Parmi les points abordés par M. Louis-Marc SAKALA, Directeur Général de l’ARPCE, et M. Lakoun OUATTARA, récemment nommé Directeur Général de l’ARTCI : les perspectives de signature d’un accord de collaboration bilatéral visant à renforcer la coopération entre les deux institutions en matière de régulation des communications électroniques et des TIC. « Cette visite s’inscrit dans une volonté de rapprochement entre nos deux autorités de régulation, pour partager les expériences et identifier des pistes concrètes de collaboration sur des sujets d’intérêt commun », a souligné M. OUATTARA. En effet, selon le Patron de la Régulation des Télécoms en Côte d’Ivoire, son institution entend s’appuyer sur les bonnes pratiques congolaises, notamment en matière de gestion du spectre des fréquences, de gouvernance numérique et de supervision du marché des télécommunications. Il convient de noter que la réunion a permis aux deux délégations de poser les jalons d’un partenariat fondé sur la complémentarité des expertises. A ce titre, un projet de protocole d’accord est en cours d’élaboration par les experts des deux entités. Sauf changement, ledit protocole d’accord pourra être signé en marge des travaux du séminaire annuel du Réseau Francophones des Régulateurs Télécoms (FRATEL), qui s’ouvre le 20 mai à Abidjan (Côte d’Ivoire) et dont sont membres les deux institutions. Pour M. Louis-Marc SAKALA, « l’excellence dans la régulation passe par une ouverture à l’international. Et, l’espace africain, au regard de nos réalités presque communes, est le mieux indiqué. Nos deux pays ont des défis quasi communs, qui s’expriment en termes de transformation numérique, souveraineté technologique, régulation des services OTT (…) C’est ensemble que nous devons y répondre », a fait savoir Louis-Marc SAKALA. Soulignons que la visite du Directeur Général de l’ARTCI, qui était accompagné de deux de ses proches collaborateurs, témoigne d’une reconnaissance de l’expertise développée par l’ARPCE au fil des années. Lors de la présentation institutionnelle faite à cette occasion, la délégation de l’ARTCI s’est rendue compte des avancées majeures du Régulateur congolais, parmi lesquelles, parmi lesquelles : la construction de deux datacenters (Tier II et Tier III), la mise en place d’un point d’échange internet pour le pays (.cg), l’accès de plus 350 mille personnes aux services de communications électroniques grâce au Fonds pour l’Accès et le Services Universels des Communications Electroniques que gère l’ARPCE, et la construction de près de 25 salles multimédias à travers le pays par le même Fonds. Au terme de cette réunion de travail qui a duré plus d’une heure et demie, le Directeur Général de l’ARTCI a été conduit par son homologue pour une visite des installations critiques de l’ARPCE. Après des échanges des cadeaux par les deux personnalités, le Directeur Général de l’ARTCI a marqué sa disponibilité et celle de son institution à recevoir l’ARPCE à Abidjan en marge des travaux du séminaire FRATEL. CP

Congo. L’ARPCE et l’ANSSI unissent leurs compétences pour veiller à la sécurité des réseaux et du cyberespace national

Congo. L’ARPCE et l’ANSSI unissent leurs compétences pour veiller à la sécurité des réseaux et du cyberespace national

L’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE) et l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) ont signé, ce vendredi 25 avril, un protocole d’accord visant à renforcer la sécurité des réseaux et du cyberespace national. Ce protocole a eu pour but d’assurer une gestion efficace des incidents de cybersécurité, de favoriser le partage d’informations, tout en mutualisant l’expertise technique des deux institutions. La cérémonie officielle s’est tenue en présence du Ministre, Secrétaire Général du Conseil National de Sécurité, M. Jean Dominique OKEMBA. Il s’est agi d’un partenariat stratégique, dans un contexte marqué par une transformation numérique accélérée. En effet, alors que le taux de pénétration des terminaux mobiles en Afrique subsaharienne atteignait 85 %, la République du Congo s’inscrivait dans cette dynamique avec un taux estimé à 93 %, soit près de 5,2 millions d’abonnés mobiles pour une population de plus de 6 millions d’habitants. Cette forte adoption des technologies mobiles s’est accompagnée d’une augmentation significative des risques liés à la cybersécurité. Le protocole d’accord signé a poursuivi des objectifs concrets en vue de la préservation des réseaux et du cyberespace national. Il a porté sur plusieurs axes de collaboration essentiels, notamment : l’établissement d’un mécanisme d’échange régulier et sécurisé d’informations sur les incidents de cybersécurité et les menaces émergentes ; la coordination des actions pour la gestion des incidents affectant les opérateurs de télécommunication ; la création d’un cadre permanent de concertation avec la mise en place d’un Comité paritaire ; le renforcement mutuel des capacités techniques et le développement de protocoles d’intervention conjoints. Pour le Directeur Général de l’ARPCE, M. Louis-Marc SAKALA, « ce partenariat s’est inscrit dans une vision plus large : celle d’un Congo numérique, résilient et souverain. Il a témoigné de notre engagement commun à construire un espace numérique de confiance, condition sine qua non du développement de notre économie numérique. » Il a été rappelé que la protection efficace du cyberespace national nécessite la mutualisation des compétences et une coordination étroite entre les institutions en charge de la régulation et de la sécurité des réseaux. Ce protocole d’accord a constitué une avancée majeure dans cette direction. « Cette collaboration entre nos deux institutions bénéficiera à l’ensemble des acteurs de l’écosystème numérique, notamment les opérateurs de télécommunications, les utilisateurs, et l’État à travers la souveraineté numérique et une protection accrue des infrastructures critiques », a estimé le Directeur Général de l’ANSSI, M. Conrad Onésime OBOULHAS TSAHAT, en saluant l’importance stratégique de cet accord pour l’État congolais. CP

Congo. Réunion de travail entre l’ARPCE et les armateurs de Pointe-Noire et du kouillou

Congo. Réunion de travail entre l’ARPCE et les armateurs de Pointe-Noire et du kouillou

Le vendredi 14 février 2025, une réunion de travail s’est tenue dans la salle de conférence de l’Antenne Départementale de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE) à Pointe-Noire. Cet échange a réuni l’ARPCE et les armateurs, exploitants de plateformes offshore ainsi que d’autres acteurs maritimes de Pointe-Noire et du Kouilou. Placée sous la présidence de M. Benjamin MOUANDZA, Directeur des Réseaux et Services des Communications Électroniques de l’ARPCE, cette rencontre s’est déroulée en présence de plusieurs cadres de l’Agence, notamment Mme Issongo KIBA, Directrice Administrative, Financière et Comptable, M. Ben Achaim TOUAZOCK, Chef d’Antenne de l’ARPCE à Pointe-Noire, M. Christian MAKOSSO, Chef d’Antenne de l’ARPCE à Dolisie, ainsi que M. Sylvère OBOA, Chef de Service des Affaires Juridiques et Contentieux. De nombreux partenaires du secteur maritime ont pris part à cette réunion, parmi lesquels PESCHAUD MARITIME CONGO, MRH GROUP, R-LOGISTICS, HIGH TECH PRO, BFM, HTP, AMMAT, PERENCO, ROFA NETWORK, SYSGREEN, TRIDENT OGX, HALLIBURTON, CES CONGO ENERGY SERVICES, AFRICA GLOBAL LOGISTICS, SCHLUMBERGER LOGELCO INC. et DIAMOND SA. Cette rencontre avait pour objectif de renforcer la coopération entre l’ARPCE, organe chargé notamment de l’autorisation, du contrôle et de l’inspection des réseaux et services de communications électroniques sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les eaux maritimes sous juridiction congolaise, et les différents acteurs du secteur maritime. Conformément à la loi n°9-2009 du 25 novembre 2009 régissant le secteur des communications électroniques, elle visait à assurer le respect des exigences réglementaires applicables aux installations de communications électroniques en mer. Les participants ont été sensibilisés sur plusieurs points clés, notamment : Le protocole d’accord récemment signé avec la DIGEMAR et le Port Autonome de Pointe-Noire. L’obligation de déclarer chaque année l’architecture des équipements de l’ensemble des navires, en précisant le nombre de rotations annuelles ainsi que la durée de chaque rotation. La nécessité d’informer l’ARPCE des modifications d’architecture au moins un mois avant chaque rotation. La délivrance par l’ARPCE du code d’Identité dans le Service Mobile Maritime (MMSI) et de l’Indicatif d’Appel (CALL SIGN). Par ailleurs, les discussions ont porté sur les dispositions du décret n°2019-172 du 1er juillet 2019 fixant les modalités de gestion du spectre des fréquences, notamment : Les conditions applicables aux stations de radiocommunication du service maritime. Le rôle de la DIGEMAR en tant qu’affectataire des bandes de fréquences maritimes ; Les décisions d’assignation temporaire de fréquences ; L’obtention des autorisations nécessaires pour l’installation d’équipements de communications électroniques à bord des navires, afin d’en garantir le bon fonctionnement et la conformité aux normes internationales ; Le contrôle des autorisations des stations radio et des certificats des opérateurs radio exerçant à bord des navires ; La gestion des stations radio du Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer (SMDSM) pour les navires, barges et autres dispositifs en mer ; Au-delà de son aspect informatif, cette réunion a permis d’identifier des pistes d’amélioration afin de garantir une meilleure conformité aux réglementations en vigueur. Elle a également favorisé un dialogue constructif entre l’ARPCE et les parties prenantes du secteur maritime, dans l’optique d’améliorer la régulation, le contrôle et la supervision des stations de communication maritime. CP

Audit de la qualité des services des opérateurs : MTN Congo présente à l’ARPCE son plan d’amélioration

Audit de la qualité des services des opérateurs : MTN Congo présente à l’ARPCE son plan d’amélioration

L’Agence de Régulation des Postes et Communications Électroniques (ARPCE) a reçu le 3 février 2025, à son siège social, les experts de l’opérateur de téléphonie mobile MTN Congo afin de faire le point sur les mesures correctives entreprises par l’opérateur, suite aux campagnes d’évaluation de la qualité de service menées en fin d’année 2024, par l’Autorité de Régulation. Dans la période du 23 octobre au 10 novembre 2024, l’ARPCE a mené un audit qualité sur les services offerts par les opérateurs de téléphonie mobile. L’Opérateur MTN ayant présenté de nombreuses défaillances dans la qualité de ses services a été sommé de corriger tous les problèmes constatés.  Le 03 février 2025, sur invitation du régulateur, l’opérateur a présenté un ensemble d’actions concrètes déployées dans 20 localités évaluées lors des campagnes du premier et quatrième trimestres. Ainsi, parmi les avancées majeures, l’opérateur a démontré au Régulateur l’extension de sa couverture 4G à de nouvelles zones, parmi lesquelles les localités de : Ewo, Sembe, Enyele et Betou. Les experts de MTN ont confié au Régulateur que des sites supplémentaires ont également été installés pour renforcer la couverture réseau et améliorer sa qualité à Tchamba-Nzassi, Fouta, Makoua, Pokola et Kinkala. Ces déploiements s’accompagnent d’une optimisation globale des indicateurs de performance. Le Directeur des Réseaux et Services de Communication Electronique de l’ARPCE, M. Benjamin MOUANDZA, a souligné l’importance des campagnes de drives-test comme outil d’évaluation objective de la qualité de service, déclarant : « La qualité de service est au cœur de notre mission. Nous poursuivrons notre collaboration étroite avec tous les opérateurs pour garantir aux utilisateurs un service fiable et performant ». Dans cette même démarche, l’ARPCE a prévu rencontrer l’opérateur Airtel le 12 février prochain, pour examiner les actions d’amélioration entreprises par la société. L’engagement continu de l’ARPCE à surveiller et à améliorer la qualité des services des opérateurs du Congo Brazzaville reste constant. C’est dans cette optique qu’une autre campagne d’évaluation débutera le 20 février 2025. CP

Infrastructure numérique : Avec le CGIX-PN, l’ARPCE fait de Pointe-Noire le deuxième hub Internet stratégique du Congo

Infrastructure numérique : Avec le CGIX-PN, l’ARPCE fait de Pointe-Noire le deuxième hub Internet stratégique du Congo

L’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE) a officiellement inauguré le 20 septembre 2024, à Pointe-Noire, sous le patronage du Ministre en charge des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, son deuxième Point d’échange Internet dénommé le CGIX-PN, marquant une étape majeure dans le développement de l’infrastructure numérique du pays. Ce deuxième point d’échange Internet du Congo après celui de Brazzaville lancé en 2013, est hébergé dans le nouveau datacenter de type Tier 3+ de l’ARPCE à Pointe-Noire. Cette infrastructure de pointe contribuera davantage à la rapidité des échanges de données au niveau local ; renforcera la souveraineté numérique du Congo en réduisant sa dépendance vis-à-vis des infrastructures étrangères et permettra, entre autres, de réduire les coûts des services de communications électroniques. Le Directeur Général de l’ARPCE, Louis-Marc SAKALA, a souligné que le choix de Pointe-Noire pour ce deuxième point d’échange n’est pas le fruit du hasard. « Cette ville, poumon économique de notre pays, bénéficie d’une position stratégique unique. L’arrivée du câble sous-marin à fibre optique 2Africa de Méta et la présence du câble WACS font de Pointe-Noire une porte d’entrée privilégiée pour les flux de données internationaux », a-t-il déclaré. Cinq acteurs majeurs du secteur des télécommunications sont déjà présents au CGIX-PN : Congo Telecom, MTN Congo, AIRTEL Congo, GVA, et Rofa Network, témoignant de la confiance de l’industrie dans cette initiative. Lors de l’inauguration officielle du CGIX PN, le Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, Léon Juste IBOMBO a souligné l’importance capitale de ce projet dans le contexte plus large de la vision nationale. « L’ouverture de ce second nœud CGIX est une étape importante de l’engagement pris par la République du Congo, celui de faire bénéficier des avantages socio-économiques de l’économie numérique à tous. Le Président de la République a très tôt compris que disposer des infrastructures numériques de qualité est l’un des meilleurs atouts pour conduire le Congo vers l’émergence d’une véritable économie numérique », a-t-il déclaré. Le premier Point d’échange internet du Congo (CGIX-BZV) mis en place en 2013 etait retenu en mai 2017 par la Commission de l’Union Africaine, dans le cadre du projet AXIS, comme nœud internet de la sous-région Afrique centrale. En termes d’impact dans l’écosystème, le CGIX -BZV a permis, entre autres : L’interconnexion des opérateurs et entreprises, ce qui facilite les échanges locaux ; L’amélioration de la qualité des services avec notamment un gain de temps d’un peu plus de 8 secondes pour accéder aux services hébergés en local ; La baisse du prix du Mbps de 98,58% et une réduction de 30% des tarifs du Megaoctet pour les utilisateurs ; Le déploiement des plateformes locales dans un environnement numérique attractif. Le projet CGIX s’inscrit dans une stratégie nationale plus large visant à développer l’infrastructure numérique du Congo, avec un troisième point d’échange prévu à Oyo, dans le département de la Cuvette, pour compléter le maillage national. Avec le CGIX-PN, le Congo affirme sa position de leader numérique régional, ouvrant la voie à une nouvelle ère de connectivité et d’innovation pour l’ensemble du pays et au-delà. CP

Congo. L’ARPCE renforce ses compétences en supervision des réseaux à fibre optique

Congo. L’ARPCE renforce ses compétences en supervision des réseaux à fibre optique

L’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE) a envoyé une délégation à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, pour participer à une formation spécialisée sur la supervision et la qualité de service des réseaux à fibre optique, du 19 au 27 septembre 2024. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de mise en place d’un Centre de Supervision Réseau (NOC) dédié au monitoring du trafic et de la qualité des services des infrastructures en fibre optique. La délégation de la Direction des Réseaux et Communications Électroniques (DRSCE), conduite par son directeur, Benjamin MOUANDZA, est composée de Steve Mvouti, chef de service infrastructures et services de l’internet ; Abel Ongani, chef de service opérateurs et prestataires et Hermann Moundouta, chargé de la fibre optique. La formation, animée par des experts mondialement reconnus dans le domaine de l’analyse des performances des réseaux à fibre optique, permettra aux participants d’acquérir des compétences approfondies sur les meilleures pratiques en matière de gestion de la qualité de service et de supervision des infrastructures optiques. Ces compétences sont d’une importance stratégique dans le marché actuel des télécommunications. Benjamin MOUANDZA a souligné l’importance cruciale de cette formation pour l’ARPCE : « Elle permet à la Direction des Réseaux et Communications Électroniques (DRSCE) de rester à la pointe des évolutions technologiques et d’améliorer continuellement la qualité des services offerts par les opérateurs ». En investissant dans le développement des compétences de son personnel, l’ARPCE répond aux besoins croissants liés au développement des infrastructures à très haut débit au Congo. Ce projet s’inscrit dans une démarche proactive visant à renforcer les capacités techniques et opérationnelles de l’Autorité, garantissant ainsi une régulation efficace et adaptée aux défis contemporains du secteur des télécommunications. Cette initiative démontre l’engagement de l’ARPCE à maintenir un haut niveau d’expertise dans un domaine en constante évolution, contribuant ainsi à l’amélioration globale des services de télécommunication au Congo. CP