L’IFDD dévoile ses activités au profit des femmes et des jeunes

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Cécile Martin-Phipps, directrice de l’IFDD (crédits photos: IFDD)

C’est au cours du side-event sur le thème « les PMEs, partenaires essentiels pour une transition juste vers une économie circulaire sobre en consommation d’énergie », organisé, le 05 novembre 2023, à Dubaï, au pavillon de la Francophonie et animé par l’ONG CICE-SEED.

L’Institution de la Francophonie pour le Développement Durable y a pris part aux côtés d’autres structures œuvrant auprès des PME. Ouvrant le bal des interventions, Mme Cécile Martin-Phipps, directrice de l’IFDD a présenté succinctement les grandes lignes de leur engagement aux côtés des communautés, notamment envers les femmes et les jeunes.

« La francophonie c’est un vecteur de solidarité. A travers la solidarité, on (IFDD) fonctionne avec les gouvernements mais elle fonctionne également avec les différents acteurs, les différents niveaux d’acteurs », a-t-elle souligné.

La directrice de l’IFDD a fait qu’une rencontre a été faite pour définir de grandes lignes de la politique de l’OIF à l’endroit des femmes et des jeunes. « la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo aussitôt arrivée à la tête de l’OIF a organisé une concertation auprès de la jeunesse francophone qui, il faut le rappeler, est jeune avec moins de 35 ans à 60% actuellement et qui, en 2050 atteindra entre 70 voire 80% », a déclaré Cécile Martin-Phipps.

Elle a renseigné l’assistance qu’il est hyper important pour l’IFDD de donner la voix à travers. « 90% des entreprises dans le monde sont des PME, 50% de l’emploi, 40% de revenus nationaux surtout dans les pays émergents ».

Comment tu réponds aux besoins de tes bénéficiaires. La francophone est donc ce vecteur de solidarité, qui doit répondre à un besoin. Ce besoin, c’est une jeunesse qui est vibrante, dynamique, mais qui fait face à un besoin cruel en termes de formations, d’emplois.

L’IFDD encourage accompagne les femmes et les jeunes qui ont de bonnes idées d’innovation ou de co-innovations. L’IFDD le fait dans la région du bassin du Congo et en Haïti ainsi que dans quelques pays du Sahel à travers le projet Nexus accès plutôt sur l’agriculture vivrière. La sélection se à base des appels à candidature suivi d’une formation dans la réalisation des projets bancables, marketing et Communication. Ce qui, en fin de compte, ils sont lancés dans le marché, après avoir obtenu les brevets de leurs innovations. « En deux ans, nous avons formé et suivons déjà 200 dans l’efficacité énergétique ».

Toumao Kiri, directeur adjoint de l’IFDD, à son tour, déclaré, « la francophonie c’est 88 Etats et gouvernements membres dont 54 membres et d’autres sont observateurs et membres associés. Sur les 54 pays, 30 sont africains, 44 millions des PME en Afrique subsaharienne selon l’OCDE. Ils ne tiennent pas compte des auto-emplois qui sont aussi des PME. Donc, les 44 c’est la définition classique des PME de l’OCDE. Vous imaginez un peu la place qu’elle occupe dans les économies de ces pays francophones ».

M. Toumao Kiri, en rapport aux PME, a donné des chiffres : « la France compte 146 PME, soit 3,9 millions d’emplois (24%) d’emplois. Par contre, au Québec, 1,19 millions des PME dont 25.000 sont gérées par des jeunes et femmes ».

M. Toumao Kiri, expliquant les activités de l’IFDD (crédits photo. IFDD)

Deux cibles prioritaires : les femmes et les jeunes

Cet engagement a été pris au lendemain de l’arrivée à la tête de l’OIF de Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de cette organisation. A en croire M. Toumao Kiri, en se focalisant sur les femmes et les jeunes, « vous allez toucher forcément aux PME d’une manière ou d’une autre ».

Il a réaffirmé qu’« aujourd’hui, tous les programmes de la francophonie sont orientés vers les femmes et les jeunes. Autrement dit, nous sommes appelés à travailler pour et avec les PME », a-t-il ajouté.
« Nous avons fait un programme sur le développement des technologies de l’innovation environnementale pour le développement durable. Ce programme permet à tous ceux qui ont des innovations qui est orienté sur l’environnement et la décarbonation », a renchéri Toumao Kiri.

A noter que l’IFDD a lancé un programme pilote dans deux pays : le Cameroun et la RDC qui visait 100 innovations pour une période de 4 ans, mais en deux ans, le programme avait déjà réalisé 171 innovations avec des brevets et des entreprises, a fait savoir M. Toumao.
Cette prouesse a poussé la Francophonie à décider d’étendre ce programme dans l’ensemble des pays bassin du Congo pour la première phase.

L’IFDD a mené ce même programme en Haïti avec la participation de la jeunesse à la gouvernance de l’environnement et ce programme visait 115 innovations, mais a atteint 200 innovations.
« C’est là que nous avons réalisé que les jeunes, aussi bien dans le bassin du Congo qu’en Haïti, la majorité des innovations sont en lien avec la sécurité alimentaire. Ainsi, nous l’avons élargie avec le programme Nexus pour travailler dans l’eau, énergie biodiversité pour la sécurité alimentaire à partir de 2024 », nous dit Touamao Kiri.

Il sied de rappeler que l’IFDD a des activités pour former les jeunes. On a une plateforme qu’on appelle « J-Climate » où le jeune a un parcours de formation en 6 étapes.

Wilfrid Lawilla DIANKABAKANA

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