
FOOTBALL. Pour avoir engagé un entraîneur sans contrat- ce qui est contraire aux usages de la FIFA- la Fecofoot risque une saignée financière au titre du paiement des dommages et intérêts à verser à l’ex sélectionneur des Diables Rouges U23 dont la plainte vient d’être jugée recevable à la Fifa . Le cabinet Afriquetier à Dakar est aux côtés du plaignant.
La présidence de la Fecofoot qui avait pris pour un bluff les menaces d’Élie Ngoya de porter le différend qui l’oppose à l’instance faîtière du football congolais devant la FIFA doit maintenant s’en mordre les dents.
Le principal argument juridique qui devrait coincer la Fecofoot, croit savoir un exégète du droit du sport, réside dans la fuite en avant de la Fecofoot. Qui tente de se justifier sous le fallacieux prétexte que la note du 23 novembre 2018 par laquelle Guy Blaise Mayolas, président du comité exécutif de la Fecofoot, avait nommé Elie Ngoya, comme entraineur sélectionneur des U23, ne fait pas office de contrat. Une pratique illicite que condamne la Fifa.
Sauf miracle du Saint Esprit, la Fecofoot ne pourra pas s’en tirer pas à bon compte, commente notre expert en droit du sport. Une évidence d’autant plus plausible que le ministère des sports lui avait , selon les informations en notre possession, adressé un courrier aux fins de régularisation de la situation de Elie Ngoya. Silence de cimetière de la part de la présidence de la Fecofoot qui n’aurait pas répondu à cette correspondance du patron des sports, Hugues Ngouelondélé. Vrai ou faux? Ça va se savoir.
Par A. Ndongo
Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo