Les dés seront ils pipés une nouvelle fois en Algérie ?

TRIBUNE Il est un fait indéniable que l’homme fort d’Algérie, le généralissime Ahmed Gaïd Salah, serait en train de subir des pressions de la part des Etats-Unis, de la Russie, de la France et de l’Union Européenne des pressions diplomatiques très lourdes. S’agissant de l’Administration Trump, il semblerait que celle-ci soit en possession de rapport qualifiant Ahmed Gaïd Salah de « militaire déconnecté de la réalité » et sa ferme volonté de tenir les élections présidentielles à la date du 12 décembre 2019 ne pourrait qu’aggraver la crise politique et sociale algérienne. Pour les Etats-Unis d’Amérique, le risque d’une escalade est fort du fait qu’il n’y a point de candidat de consensus à minima d’acceptation populaire et il serait à craindre de voir un affrontement direct entre la population et le pouvoir. Cette position américaine donne lieu à une relecture de la rencontre entre le Chef de l’Etat algérien, Abdelkader Bensalah, et le Président russe, Vladimir Poutine et constituerait une vaine tentative algérienne de remettre de l’équilibre en se tournant vers la Russie. Cependant, la chaîne de télévision russe « Russia Today » a tenu à adopter une ligne éditoriale pro-Hirak, ce qui serait un totale désaveu de Poutine à la politique menée par Ahmed Gaïd Salah. Concernant la réponse fournit par Ahmed Gaïd Salah à Jean-Yves Le Drian, Ministre français de l’Europe et des Affaires Etrangères, et au Parlement Européen celles-ci sont on ne peut plus claires. En effet, Ahmed Gaïd Salah les a bonnement qualifiées de parties étrangères connues pour leur rancune historique ne souhaitant aucune réussite pour l’Algérie tout en dénonçant « la horde de la bande, qui après avoir failli dans ses plans, est en train de faire appel à des parties étrangères » dans d’un discours prononcé, le 27 novembre 2019, lors d’une visite de travail et d’inspection au Commandement des Forces Aériennes. Une réaction d’Ahmed Gaïd Salah qui fait suite à celle du Chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, lors du Conseil des Ministres tenu le 26 novembre 2019 et au cours duquel il a réagi à l’appel de l’eurodéputé français Raphaël Glucksmann pour organiser un débat au Parlement européen sur l’Algérie qui sera sanctionné par le vote « d’une résolution d’urgence ». Dans son intervention, Abdelkader Bensalah a tenu à réaffirmer les principes fondamentaux et inaliénables de la diplomatie algérienne de non-ingérence dans les affaires des autres États et de respect de la souveraineté des pays et que le rejet de l’ingérence étrangère est un principe ancré dans la culture politique de l’Algérie, peuple et institutions, et que toute velléité dans ce sens est vouée à l’échec. Ainsi, Ahmed Gaïd Salah, qui voulait, à tout prix, éviter d’être indexé par les puissances étrangères, en insistant sur la légitimité constitutionnelle, se retrouve, malgré lui, au centre des préoccupations des deux premières puissances mondiales. En conclusion, l’option d’un troisième report pourrait être envisagée car la situation actuelle laisse prévoir un rejet massif de la majorité du peuple algérien de ces élections ; une hypothèse fortement liée à la possibilité d’un boycott global de la Kabylie. A moins que Ahmed Gaïd Salah ait, comme à son habitude, pipés les dés. Seul le 12 décembre 2019 nous le dira ! Farid Mnebhi.
Un député Européen s’insurge sur la situation en Algérie

TRIBUNE. Tiens ! Quelle extraordinaire nouvelle vient de tomber, celle que le Parlement Européen organisera à Strasbourg un débat suivi d’une Résolution d’Urgence sur la situation prévalant en Algérie et ce, à l’initiative de l’eurodéputé Raphaël Gluksmann. Il semblerait que l’Union Européenne, confinée jusqu’alors dans un silence sidérant sur la question algérienne, ait décidé de sortir de son mutisme pour dire son mot sur le mouvement de manifestations inédit du peuple algérien réclamant le changement depuis février 2019. Comme à son habitude, le régime algérien a dénoncé, illico presto, une ingérence dans les affaires intérieures algériennes. Ainsi, le Général Gaïd Salah a réitéré que ce qui se passait en Algérie était une affaire interne qui concernait que les Algériens, affirmant « qu’il tenait à dire à ces outranciers de se soucier de leurs affaires et des problèmes de leur pays ». A-t-il oublié ces sarcasmes malfaisants à l’égard de ces voisins ? Bien sûr que non ! Mais dans ce cas précis, c’est son avenir qui est en jeu, d’où sa réaction stupide à faire rire les fennecs du Sud algérien ! Quant aux candidats à la présidentielle du 12 décembre 2019, ils ont rejeté, le 23 novembre 2019, au 7ème jour de la campagne électorale, les tentatives d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de l’Algérie par le Parlement Européen. Que pouvaient-ils dire de plus ? Rien ! Il est certain, selon l’eurodéputé Raphaël Gluksmann, que des lobbys liés aux intérêts algériens tentent de bloquer ce débat et l’adoption d’une Résolution sur la situation en Algérie ajoutant que les manifestations du peuple algérien sont « vraiment admirables et la question juridique sous-entendu les arrestations massives, est désastreuse ». Aussi, Raphaël Glucksmann a fait promesse de rendre publique les interventions des uns et des autres si d’aventure on venait à s’opposer à cette Résolution afin que chaque député européen puisse assumer sa position au grand jour et qu’il se battra pour qu’elle soit le plus possible à « la hauteur de l’incroyable Révolution et surtout qu’elle gagne » a-t-il déclaré. Rendez-vous est donc donné, dans la semaine du 25 novembre au 1er décembre 2019, à Strasbourg. Farid Mnebhi.
Mœurs et liberté

TRIBUNE. Pourquoi certains rattachent le respect des bonnes moeurs à une spécificité africaine? Nous n’en avons inventé ni le concept, ni ne sommes réputés plus que les autres dans son observance la plus stricte même concernant nos propres moeurs. Quelqu’un a dit, « chez nous la femme a un rôle particulier dans l’éducation ». Et où est ce que n’est pas le cas? En Bolivie? Un autre avance qu’en Afrique, « la nudité est sacrée ». Tiens donc! C’est à Berlin qu’on se baladerait à poil? Venant d’ailleurs de descendants de gens en costume d’Adam et Eve (cache-sexes et seins à l’air) il n’y a à peine un siècle, cela a de quoi surprendre. Je ne sens aucune gêne que mes ancêtres furent si légèrement vêtus, ils étaient conformes à leur climat et en avaient leur critères de pudeurs. C’est le colon qui a considéré cela comme n’était pas conforme aux bonnes moeurs, en fait à ses règles à lui. Preuve au moins que les moeurs partout évoluent, que leur influence est plus universelle qu’Africaine, et parfois non rationnelle. Il est attentatoire aux moeurs culturelle de porter un short au Congo par exemple. Quelle ineptie! Le grand danger de moeurs qu’encoure notre société – je parle de la société mondiale, superconnectée et interpénétrée, mais pas d’une spécificité africaine tirée par les cheveux- est le respect de la privée. Diffuser des images (ou même des propos) susceptibles de porter atteinte à la dignité humaine est une atteinte à cette vie privée donc aux moeurs. C’est universel dans le droit. C’est pas africain. Cessez de vous croire seuls au monde et créateurs de qui vous convient. Si cela nous importait plus que les autres, c’est nous qui allions développer les logiciels de repérages des cyberdélinquants en la matière, et nous aurions des batteries de lois et d’association en la matière. Au lieu de quoi, on se tord en sermon creux « chez nous c’est sacré », couverts sous le sceaux de préceptes religieux eux-mêmes issus de cultures extérieures pour justifier une pudeur africaine à préserver. La pudeur est universelle. Mais la liberté de faire ce que l’on veut dans sa sphère privée aussi: même se filmer pour soi faisant ou disant ce qu’on ne ferait pas en public. C’est la vie privée. Internet met en péril le respect de la vie privée. Ou que l’on soit. Exposer ainsi la vie des gens au jugement populaire, c’est la pire des dictatures, qui va plus loin que ne l’avait imaginé George Orwell dans son célèbre roman « 1984 ». Aujourd’hui « Big brother » n’est plus une institution qui nous surveille tous, mais c’est nous tous qui sommes capables – et nous nous en croyons le droit en plus, diantre! – de surveiller tout le monde jusque dans son lit et de donner notre opinion quant à ce qui s’y passe si ca doit etre dit comme ça ou non, regardé comme ça ou pas, fait ainsi ou autrement.C’est effrayant. Hervé Mahicka
Les narco-terroristes polisariens orphelins de leur ami colombien Ernesto Baez, de son vrai nom Ivan Roberto Duque

TRIBUNE. Une bombe vient d’exploser en plein visage des séparatistes polisariens et de leurs soutiens algériens avec l’annonce de la mort du trafiquant de cocaïne Ivan Roberto Duque, dit Ernesto Baez, le 19 novembre 2019, connu pour être le chef politique de l’édifice central de Bolivar des Forces d’Autodéfense Unies de Colombie et ami des mercenaires narco-polisariens. Ce sinistre chef de gang colombien entretenait des relations bien particulières avec les narco-polisariens et, bien entendu, les autorités algériennes, pour ce qui concerne le trafic de drogue dure en Afrique du Nord et de l’Ouest ainsi que dans la bande Sahélo-Saharienne. Une affirmation corroborée par un de ses anciens proches collaborateurs après qu’il ait affirmé que ce sanguinaire Ernesto Baez était responsable de près de 1800 crimes de disparitions et de déplacements forcés, de torture et de financement illégale ayant fait près de 6100 victimes dans les départements de Colombie de Narino, Caqueta, Bolivar, Antioquia et Santander. Ce même collaborateur et ancien chef du principal groupe paramilitaire dissous « Auto-défense Unies de Colombie (AUC) » a même confirmé qu’Ernesto Baez entretenait des relations directes et étroites avec les narco-polisariens qui s’activaient en Amérique Latine. Des liaisons effrayantes du faite que celles-ci étaient focalisées sur le trafic de cocaïne entre l’Amérique Latine, la région sahélo-saharienne et l’Europe, générant plusieurs millions de dollars et dont également les groupes jihadistes islamistes présents en zone sahélo-saharienne avec l’appui des autorités algériennes. Aussi, il devient clair que les narco-polisariens entretiennent des liens solides tant avec les barons de la drogue latino-américains qu’avec les organisations terroristes sévissant, avec la complicité avérée des autorités algériennes, le long de la frontière algérienne avec le Mali, le Niger, la Libye et la Mauritanie. Pour exemple, l’avion calciné découvert en 2009 en plein désert malien et baptisé « Air cocaïne » par la presse malienne qui conduisit à l’arrestation de deux personnes, dont un dirigeant polisarien, faisant partie d’une filière qui avait fait atterrir cet avion chargé de cocaïne d’une valeur de plus de 300 millions d’Euros. Il est acquis, aujourd’hui, que des groupes de militants djihadistes affiliés à Al-Qaïda (AQMI) ou à l’Etat Islamique (DAECH) et des cartels de drogue d’Amérique Latine se sont associés pour acheminer davantage de drogues, d’armes et d’êtres humains à travers la région sahélo-saharienne dont le polisario joue le rôle du parrain africain sous l’autorité des responsables algériens et en tirent, tous deux, des profits alléchants pour alimenter leurs comptes bancaires et s’acheter des biens immobiliers à l’étranger. Avec ces déclarations tonitruantes, faites par un ancien proche du narco-trafiquant colombien que fut Ernesto Baez, il est évident que les dirigeants algériens et leurs sbires polisariens devront se trouver une nouvelle source d’argent pour s’enrichir et déstabiliser les pays limitrophes et surtout alimenter la jeunesse et la bourgeoisie algériennes devenues addictes à la cocaïne sans oublier au karkoubi, spécialité purement algérienne. Nul ne peut donc ignorer que cette république fantoche qu’est la RASD est une pure création de Boumediene pour déstabiliser le Maroc et faire main basse sur l’Afrique de l’Ouest ainsi que la zone sahélo-saharienne. Une idéologie sournoise reprise par tous ses successeurs à la tête de l’Etat algérien, dont le dernier en lice n’est que Ahmed Gaïd Salah, lui-même assis confortablement sur un siège éjectable. Qui a dit que les narco-dollars n’avaient pas d’odeur ? Certainement pas les responsables algériens et leur ramasse serviette polisariens ! Farid Mnebhi.
Congo: De l’éthique des fusions du PCT avec d’autres partis.

TRIBUNE. Une question que soulève, à propos, Hervé Mahicka. De notoriété publique, dans les micmacs politiques, au Congo, comme ailleurs dans le monde, la morale n’est pas un facteur déterminant des solutions. Malgré tout, est empreinte d’un malaise visible la logique qu’a adoptée le Parti Congolais du Travail, consistant à ne pas résister à l’effet d’entraînement de ses fusions avec les partis parallèles de la majorité présidentielle et, peut être même, ultérieurement, si l’on n’y prend garde, avec des formations rangées à l’opposition. Ces fusions ont, pour le PCT, avec les partis rentrants, l’avantage de l’épaissir en cadres, de renforcer son dynamisme et d’élargir son espace d’assise. Faisant, à proprement parler, l’affaire des dirigeants des partis dissous qui s’attendent, à n’en point douter, à des promotions, au nom du partage, à l’intérieur d’un PCT reconstitué. Par contre, les fusions ont le grave inconvénient de perturber, dans leurs consciences de citoyen, les militants des formations dissoutes. Des militants qui ne se retrouveront plus dans les traces de l’histoire commune, les mythes, légendes et autres symboles qui les ont attachés à leurs partis, de par leur communauté d’intérêt politique. Plus grave, les fusions annihilent la fierté de ces militants, particulièrement ceux associés à la fondation de leurs partis, d’être des membres, à part entière, de leurs organes politiques d’origine, au péril de possibles écueils.Il est à redouter, au nom de la discipline, au sein des partis dissous, que les dirigeants conduisant l’opération des dissolutions n’aient pas largement consulté les bases. Quand bien même, les militants ont été touchés, il y a fort à parier que n’y ont été fait prévaloir que les thèses positives de la fusion. Est encore vivace, la dure réprobation des militants et sympathisants de l’UFD qui, à l’annonce de la fusion de leur parti avec le PCT, se sont répandus en récriminations, pour exiger du PCT, qu’il leur soit restitué leur UFD, même affaiblie et sans fonds de roulement. Ceci, d’une part, pour poursuivre le combat de l’idéal républicain du Premier Ministre David Charles Ganao. De l’autre, pour revendiquer, en toute légitimité, des élections législatives partielles, dans la circonscription de Djambala où l’ancien député l’UFD s’est mué en membre du PCT. A tout prendre, dans un Congo, en déficit de cohésion nationale, les politiques gagneraient à la construire, en privilégiant des accords de partenariat, sains, justes, équilibrés, signés entre partis partageant d’identiques valeurs. Quoiqu’on en dise, les fusions portent en elles les tares de dépendance des formations dites sans envergure, à l’égard de celles considérées comme plus puissantes. Plus puissantes, si tel est le cas du PCT, c’est uniquement pour une raison majeure liée au contexte. Le Président de la République du Congo est, à la fois, Président du Comité Central du PCT. Une position stratégique, à double titre, pour les partis que séduisent les fusions avec le PCT. Elle leur ouvre, plus aisément qu’auparavant, devenus PCT, les portes du système politico-administratif congolais. Nulle autre formation ne pourrait y prétendre. Ce à quoi s’ajoute pour ces partis, dans un PCT recomposé, les moyens parlementaires pouvant leur permettre d’agir de telle sorte que la maxime de leur dessein puisse être érigée en volonté nationale. » Quand je vois ses oreilles, je sais que le loup arrive. » A chanté l’Islandaise Edda au XIII ème siècle. Pourrait-on ainsi imaginer que les fusions du PCT avec d’autres partis sont-elles le prélude à un retour tactique de la pensée unique qu’a symbolisé le PCT jusqu’à la conférence nationale en 1991? C’est la question. Les faits ne cessent pas d’exister parce que le temps passe. Paris le 18 novembre 2019.Ouabari Mariotti – UPADS France
L’obsession des marocains du postérieur de la femme

TRIBUNE. Je partage avec vous cette interview réalisée avec une jeune journaliste talentueuse ayant eu l’idée de traiter ce phénomène marocain tabou. L’article a été rédigé et publié dans un prestigieux journal arabophone (numéro du weekend 23-24 novembre 2019). Quelles sont les raisons de l’obsession marocaine pour le postérieur ? (L’attirance des hommes et la préoccupation des femmes de l’avoir plus gros) Je n’ai pas d’études ou de statistiques sérieuses et précises à propos de ce sujet, en revanche je vais me contenter d’analyser le phénomène uniquement d’un point de vue psychanalytique qui se traduit forcément dans la culture. 1- Symboles fantasmatiques des fesses de la femme Les fesses (féminines ou masculines), sont des parties qui rappellent la forme du sein de la femme. Or la relation avec le sein de la mère est le premier plaisir qu’un bébé découvre dans sa vie (le contact confortable et agréable, la douceur du goût et la température du lait, être cantonné dans les bras de la mère contre le sein, se sentir en sécurité, l’état de béatitude après satiété….). A partir de l’adolescence et de façon inconsciente et fantasmatique, homme et femme sont attirés par tout ce qui peut rappeler le plaisir du sein par tous nos sens (la bouche, le toucher, le regard…). Même les constructeurs des voitures font appel à ce fantasme et dessinent des voitures avec un postérieur surélevé et volumineux pour attirer la clientèle essentiellement masculine. Maintenant, le mâle est attiré aussi bien par les gros seins que les grosses fesses. Evidemment plus les seins sont gros plus la femme est considérée très maternelle, nourricière et sécurisante. Les grosses fesses rappellent aussi inconsciemment les contours du sein maternel et plus elles sont grosses, plus la femme est nourricière du 1er plaisir (inconsciemment). Consciemment, la femme sait que le postérieur est un objet de désir sexuel masculin, tout comme ses seins. C’est tout comme le maquillage que la femme utilisait depuis la nuit des temps, mettre du rouge sur les lèvres et sur les joues, pour les mettre en évidence au regard masculin. En fait, au moment du rapport sexuel, les lèvres de la femme sont gorgées de sang ainsi que ses joues. En se maquillant, inconsciemment elle éternise l’état du plaisir sexuel mais aussi pour rappeler l’homme qu’elle est en état de désir sexuel. 2- Le désir des fesses et l’interdiction religieuse La religion interdit de poser un regard sexuel insistant sur le corps de la femme. Culturellement ce regard sexué est mal accepté jugeant l’homme sans foi et sans éducation. Raison pour laquelle, regarder le postérieur de la femme n’est pas détectable ni par elle ni par les autres, du moment que l’homme regarde devant lui. Ainsi, le désir sexuel du corps de la femme de ses cheveux à ses pieds de face, est projeté sur le postérieur de la femme. Chez la femme, comme il est interdit ou très mal vu de mettre en apparence ses parties sexuées (mini jupe, porter un décolleté laissant apparaitre une partie des seins, porter des robes moulantes, légères et courtes…), elle ne peut donc laisser de visible que les contours de ses fesses comme partie sexuée féminine (même en portant une djélaba ou autre robes traditionnelle) sans être accusée de quoi ce soit. D’ailleurs ceci explique pourquoi certaines marocaines qui portent le hijab font en sorte que leur postérieur soit bien dessiné et les contours bien visibles inconsciemment comme sciemment. 3- Symboles fantasmatiques de l’homosexualité masculine refoulée Dans le monde masculin marocain et plus spécifiquement à partir du début de l’adolescence, les yeux se fixent sur le postérieur. Ainsi, celui qui en a un assez gros, est vulgairement insulté de « zamel» et ceci n’est autre qu’une attirance homosexuelle refoulée. On sait aussi que les adolescents de façon générale, filles et garçons, passent par des expériences homosexuelles appelées chez les garçons « nwiba » c’est-à-dire chacun à son tour fleurte le postérieur de l’autre ou le sodomise selon leur arrangement initial. Rapidement après quelques expériences l’homosexualité est refoulée et le désir de sodomiser est projeté sur le postérieur de la femme. D’ailleurs, les hommes qui préfèrent sodomiser la femme et qui en éprouvent plus de plaisir que par le vagin, sont des homosexuels latents. 4- La virginité Nous sommes dans une culture où la fille dot garder son ’hymen intact avant la nuit de noces. De ce fait, pour que la fille garde son éventuel futur mari, elle lui permet souvent de la sodomiser. Ainsi pour le mâle marocain le postérieur de la femme devient l’objet sexuel de préférence pour lui et tous ses désirs sexuels sont projetés sur le postérieur féminin. Peut-on dire que la course pour élargir les fesses (femmes) et obtenir la femme avec un fessier serré (hommes) transforme ce désir en une obsession délirante ? Non, mais il s’agit plutôt d’un jeu sexuel social et culturel dans lequel le plaisir est sublimé. Il ne faut jamais oublier que la sexualité, en dehors de sa fonction procréatrice, est chez l’être humain une sorte de jeu de désir, de plaisir et d’attirance. Des poètes arabes ont maîtrisé la description du postérieur de la femme en lui donnant une place centrale dans les rêves érotiques des arabes et un symbolisme sexuel de l’attirance érotique. Qu’en pensez-vous ? J’ai déjà répondu plus haut en partie à cette question « l’interdiction religieuse de poser un regard sexuel sur la femme). Par contre, je peux ajouter que le postérieur est la partie sexuée de la femme visible à l’homme. Visible par son volume et par ses contours et de ce fait le désir sexuel masculin et ses fantasmes sexuels sont projetés sur cette partie de la femme. Il faut noter que la femme, en marchant et laissant derrière elles les regards des hommes, elle laisse échapper son postérieur, cette partie sexuée en mouvement ou ce qu’on appelle « la danse des fesses », une qui remonte et l’autre qui redescend et ainsi de suite. Ce mouvement de « monter et descendre » rappelle évidemment de façon inconsciente les mouvements du phallus lors
Sénégal : Journée d’élevage, encore une journée de massacre et d’enterrement de la langue Pulaar ?

TRIBUNE. On ne peut parler de l’élevage au Sénégal sans faire mention des peuls ou fulbés. Ces derniers sont traditionnellement des éleveurs de pères en fils depuis des siècles. Il est certain que l’écrasante majorité des éleveurs du pays sont de l’ethnie des peuls. Des dérives graves seraient notées lors des journées précédentes de ce secteur d’activité. Les organisateurs et certains orateurs pendant ces événements, ne s’exprimaient pas en Poular, ignorant de facto le public venu les écouter. Ceux qui venaient à ces cérémonies, rentrer chez eux bredouilles car ils ne récoltaient aucune promesse sérieuse des gouvernants. De plus, ils avaient l’impression d’assister à une oraison funèbre du Pulaar (fulfulde) car les gens qui s’adressaient à eux ne leurs parlaient pas dans leur langue, malgré leur pluralité et leur multitude incontestables sur les autres. D’aucuns disent que certains cadres peuls sont devenus des valets et des complexés qui auraient honte de s’exprimer publiquement dans leur langue maternelle. Qu’en est-il réellement ? La mort programmée de la langue des peuls ou fulbés au Sénégal La situation est catastrophique pour la langue Pulaar au Sénégal et tous les signaux sont au rouge. L’une des plus vieilles langues est presque absente de toutes les sphères de l’état du pays. On n’y comprend rien de ce fait accompli. Tel semble être la triste et absurde réalité du Sénégal. Beaucoup de cadres de ce groupe ethnique ne disent rien. D’autres plus vaillants en font peu, mais pestent à longueurs de journées dans leurs salons et retombent vite dans leur léthargie après leur amertume. On n’entend nulle part les nombreux organismes et leurs affiliés défendre leur langue. On ne fait ni manifestation de protestation, ni sit-in, ni conférence de presse. C’est le climat tombal. La population les décrit également comme des organismes mendiants et corrompus, et les soupçonnent de connivence avec les politiciens pour tuer, dépecer et enterrer définitivement la langue Pulaar au Sénégal. Les redoutables mauvaises langues africaines pensent qu’ils reçoivent de l’argent des gouvernements pour se taire et ne rien faire comme ailleurs en Afrique. Une chose est certaine, le manque de défenseurs de la langue Pulaar est frappant sur le sol sénégalais. Les intellectuels et les syndicalistes de l’élevage souvent très prompts à revendiquer au nom de leurs membres sont également sourds et muets sur la défense du patrimoine des mbimi et des mbidone. On les a vus récemment au foirail ou DRAL de Rufisque emmerdant, insultant et énervant leur assistance en s’exprimant dans une autre langue que leur Pulaar maternel. Cet évènement fâcheux, désagréable, préjudiciable, désastreux et pitoyable a fait le tour le du monde et tous les réseaux sociaux s’en ont régalé à cœur joie. Toutes sortes d’insultes ont été dites sur les organisateurs de cette journée durant laquelle un représentant de l’état était présent. Pourtant nos producteurs laitiers ont énormément de difficultés. Pendant l’hivernage, ces derniers n’arrivent pas à écouler leurs produits et c’est beaucoup de lait perdu dans l’ensemble du pays. L’absence d’usine de lait dans le pays pour collecter notre produit national et le revendre à la population est un sérieux problème. Ainsi, nous rappelons aux officiels du gouvernement que les éleveurs attendent encore, entre autres, leurs usines de lait pour pouvoir vivre aisément de leur cheptel. Ils demandent à ces derniers de mettre fin à l’importation de lait que certains médias européens qualifient de danger pour la santé publique. La santé animale, la rareté de l’eau pendant la période sèche et la transhumance sont parmi les problèmes que rencontrent cet important d’activité de notre pays. Pire encore, une certaine classe de soi-disant religieux sont entrés, depuis un certain temps dans la danse funèbre du Pulaar et préfère s’exprimer publiquement dans une autre langue que celle des fulbés. D’autres la crient de façon sournoise et inaudible. On sent qu’ils ont honte de s’exprimer dans langue maternelle. Beaucoup pensent que la puissance de l’argent est passée par là. Ces vendus et corrompus de pieux ou de prieurs pensent qu’ils auraient moins de sous s’ils s’expriment seulement dans leur langue maternelle. Donc ils ne pensent qu’à la richesse et ils sont prêts à tout pour enterrer vivant leur patrimoine peul. Un appel solennel au maire de la commune de Kael, monsieur El haj Ba et aux organisateurs afin de sauver le Pulaar. Les sénégalais de l’intérieur comme de l’extérieur sont très inquiets du sort réservé à leur langue maternelle et ils n’entendent plus se taire. Ils seront présents dans toutes les tribunes à la rescousse et à la défense de leur patrimoine culturel. Beaucoup d’entre eux pensent qu’il est grand temps de s’impliquer afin de contrer et de freiner les mauvaises dérives que le Sénégal est en train d’emprunter surtout dans le domaine linguistique. Nous restons très mobilisés et nous sommes sur le qui-vive pour défendre nos intérêts culturels. Nous ne saurions assister sans le moindre mot à l’abattage de notre communauté, au massacre de notre particularité et enfin au vol de notre identité. Nous disons non au pillage à grandes échelles de notre uniformité. Ainsi, nous demandons à monsieur El haj Ba, maire de Kael Samba N’doungou (Woura Penda Madam Youmbel) et aux organisateurs de la journée de l’élevage, de réserver, plus 80% de la programmation à la langue Pulaar. Gondiel Ka Secrétaire administratif et membre de Kisal Deeyirde Pulaagu, Tabital Pulaguu Allemagne et Kibaaruji Pulagu International Montréal, Canada.
Mamadou Koulibaly: mendier l’assistance des Nations Unies pour organiser les élections pendant qu’on gaspille 4 milliards fcfa chaque mois pour des réunions du Cns

TRIBUNE. Le gouvernement Ouattara gaspille chaque mois 4 milliards fcfa pour des réunions du Conseil national de sécurité au Plateau et, en même temps, mendie l’assistance de Nations Unies pour organiser les prochaines élections, s’offusque le candidat de LIDER à l’élection présidentielle de 2020, Mamadou Koulibaly, dans une nouvelle courte vidéo.