REIM Partners boucle plus de 1 milliard de dirhams d’investissements sur le premier OPCI grand public dédié au secteur de la santé au Maroc

REIM Partners boucle plus de 1 milliard de dirhams d’investissements sur le premier OPCI grand public dédié au secteur de la santé au Maroc

Agréé par l’AMMC et lancé en décembre 2023 par REIM Partners, Syhati Immo SPI est le premier OPCI grand public dédié aux actifs immobiliers de santé au Maroc. Moins de 18 mois après sa création, Syhati Immo SPI affiche une valorisation de plus d’un milliard de dirhams à fin juin 2025, avec un portefeuille de 8 établissements de santé représentant une capacité litière d’environ 1.000 lits à travers 7 villes du Royaume. Syhati Immo SPI accompagne le développement d’une offre de soins de proximité avec des actifs loués au Groupe Akdital au titre de contrats de bail long terme. Après Casablanca, avec la Clinique Atfal et l’Hôpital Privé Ain Sebaa, l’OPCI a mené avec succès le développement de cinq établissements à Essaouira, Errachidia, Dakhla, Guelmim et Benguérir, dans un délai moyen de 12 mois par projet. Son portefeuille s’est récemment enrichi avec l’acquisition de la Polyclinique Internationale de Laâyoune. Cet OPCI a réussi à atteindre son ambition d’avoir un impact positif sur les communautés en offrant une qualité de soin de proximité aux populations et en intégrant une démarche durable : 4 de ses actifs ont obtenu d’une certification environnementale EDGE/EDGE Advanced par la SFI (Banque Mondiale). Le succès de Syhati Immo SPI repose sur la confiance et le soutien de ses investisseurs et partenaires, parmi lesquels figurent Akdital, Al Ajial Holding, Aradei Santé, CMR O Stone SPI-RFA, Farah Maghreb et Immorente Invest. Ce programme ambitieux dédié à la santé au Maroc a pu être concrétisé grâce à une levée de fonds dépassant un milliard de dirhams, réalisée par REIM Partners, auprès d’investisseurs institutionnels marocains et internationaux.

Cinquante ans de coopération médicale sino-malgache célébrés à Antananarivo

Cinquante ans de coopération médicale sino-malgache célébrés à Antananarivo

Madagascar a célébré lundi le 50e anniversaire de l’envoi de la première mission médicale chinoise sur la Grande Île. A cette occasion, dans un discours officiel, la ministre malgache des Affaires étrangères, Rasata Rafaravavitafika, a salué un partenariat qualifié d’exemplaire, symbole fort de l’amitié et de la solidarité entre les deux pays. En effet, c’est en 1975 que la première équipe médicale chinoise, en provenance de la province de Gansu, est arrivée à Madagascar. Depuis, 24 missions médicales regroupant près de 700 professionnels de santé ont été déployées dans tout le pays, offrant des soins dans des spécialités telles que l’obstétrique, la pédiatrie, l’ophtalmologie, l’orthopédie ou encore l’oto-rhino-laryngologie. La ministre a qualifié d’ »indéfectible » l’engagement de la Chine à soutenir Madagascar dans le domaine de la santé, en soulignant que ses contributions vont bien au-delà des soins médicaux gratuits prodigués à des milliers de patients. Elles comprennent également le transfert de compétences à travers des formations continues, ainsi que la création du Centre de Médecine Traditionnelle Chinoise, témoignant de la richesse des échanges entre les savoirs médicaux des deux pays. Mme Rasata a rappelé que le soutien chinois s’est intensifié ces dernières années, notamment avec la construction du Centre hospitalier universitaire d’Anosiala, don de la Chine, et l’appui logistique et technique apporté pendant la crise de la COVID-19. La Chine a ainsi fourni du matériel médical essentiel et un accompagnement stratégique dans la gestion de la pandémie. La ministre a souligné que cette coopération a eu un impact concret sur l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions les plus vulnérables et reculées du pays, s’inscrivant par ailleurs dans la politique générale du gouvernement malgache en matière de développement du capital humain et de promotion de la santé pour tous. Au nom des autorités et du peuple malgache, elle a adressé ses remerciements au gouvernement chinois, à la province de Gansu et à l’ensemble des médecins ayant servi à Madagascar. En clôture de son intervention, Mme Rasata a réaffirmé l’engagement de l’Etat malgache à poursuivre cette coopération, en vue de construire une communauté d’avenir partagée, fondée sur des objectifs communs tels que la promotion de la santé et du bien-être pour tous. Xinhua

Speak Up Africa, Sightsavers, Brands on a Mission et le REMAPSEN unissent leurs forces pour mettre en lumière les défis liés aux maladies tropicales négligées en Afrique

Speak Up Africa, Sightsavers, Brands on a Mission et le REMAPSEN unissent leurs forces pour mettre en lumière les défis liés aux maladies tropicales négligées en Afrique

Du 25 au 27 novembre 2025 aura lieu le 4ème forum des médias sur le thème : Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) en Afrique. Pour la réussite de cet événement, le REMAPSEN peut compter sur ses partenaires stratégiques dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Au nombre de ceux-ci, l’on peut citer Speak Up Africa. Selon M. Papa Djibril Faye, chargé du plaidoyer en santé à SUA« Les médias ont un rôle prépondérant à jouer dans l’éducation, la sensibilisation et la mobilisation des ressources » avant d’ajouter :« A travers ce forum, nous espérons que les journalistes du REMAPSEN seront outillés pour renforcer la couverture médiatique autour des MTN en Afrique, devenant ainsi des alliés du plaidoyer avec des récits accessibles et factuels » a-t-il conclu. Dans une vidéo transmise au comité d’organisation et diffusée au cours de la conférence de presse de lancement le 30 mai dernier, la Professeure Myriam Sidibé, Présidente Fondatrice de Brands On a Mission(BOAM) principal partenaire des Awards du REMAPSEN a expliqué aux médias, les missions de son organisation. Selon la Professeure Myriam Sidibé, BOAM est une agence qui opère dans la santé et le développement durable. « La mission de Brands On a mission est donc parfaitement alignée sur les objectifs du REMAPSEN » a-t-elle précisé. Concernant l’implication de BOAM dans l’organisation du forum des médias et des Awards 2025, elle tire sa source de l’évidence que les journalistes peuvent publier des récits pour changer des comportements. « Nous croyons que le récit est l’un des outils les plus puissants pour changer les comportements et à terme, les systèmes. A travers les Awards du REMAPSEN nous sommes fiers de célébrer et d’investir chaque année dans les voix des journalistes  africains, en particulierles jeunes qui façonnent les récits, porteurs de progrès ». La Professeure Myriam Sidibé a aussi indiqué que  le partenariat entre Brands On a mission et le REMAPSEN s’inscrit dans le cadre de AfricanVoices qui visent à amplifier des solutions africaines et à valoriser les champions locaux qui redéfinissent ce qui est possible dans les domaines de la santé, du climat et du développement durable avant de conclure « BOAM attend des journalistes une approche orientée vers des solutions mettant en lumière les défis et des innovations qui émergent localement.»  Le soutien de Sightsavers Dans son message, M. Simon Bush Directeur de la lutte contre les maladies Tropicales Négligées au siège de Sightsavers à Londres a écrit ceci.« Sightsavers est heureuse de rejoindre le forum des journalistes du REMAPSEN concernant la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) qui se déroulera à Abidjan. Bien que les MTN soient évitables, elles continuent néanmoins d’affecter plus d’un milliard de personnes à travers le monde. Sightsavers aide donc les ministères de la Santé à travers l’Afrique afin de contrôler et d’éliminer cinq de ces maladies invalidantes : le trachome, l’onchocercose (la cécité des rivières), la filariose lymphatique, la schistosomiase et les vers intestinaux. À l’heure où de nombreux progrès récents concernant la santé mondiale sont menacés, les journalistes ont un rôle essentiel à jouer en demandant aux gouvernements de rendre compte de leurs engagements en matière d’élimination des MTN. Les journalistes peuvent également partager les histoires des personnes atteintes d’une MTN afin de briser la stigmatisation liée à ces maladies et d’encourager les malades à se présenter pour suivre un traitement. ». Avec l’engagement de ses partenaires, le REMAPSEN peut être rassuré quant au succès du prochain forum des médias sur les maladies tropicales négligées et des Awards du REMAPSEN dotés des prix Michel Sidibé.

Tunisie : un nouveau projet pour consolider le système de santé et intensifier la lutte contre les pandémies

Tunisie : un nouveau projet pour consolider le système de santé et intensifier la lutte contre les pandémies

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé (le 28 mai, DNR) un financement de 125,16 millions de dollars, dont un don de 17,16 millions de dollars du Fonds de lutte contre les pandémies, pour appuyer les efforts de la Tunisie en vue d’améliorer l’accès à des services de santé résilients, de qualité et mieux préparés aux urgences. Ce soutien s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement du système de santé tunisien. Cette initiative nationale vise à renforcer la préparation aux pandémies et les soins d’urgence, à moderniser les services de soins de santé primaires, ainsi qu’à améliorer la gouvernance et la numérisation du système de santé publique. Le projet appuie la mise en œuvre de la Politique Nationale de Santé (PNS) de la Tunisie, une stratégie de réforme conduite par le gouvernement et axée sur l’accès équitable aux soins, avec un accent particulier sur la prévention et la protection de la santé. « En renforçant la résilience et la réactivité du système de santé tunisien, ce projet contribuera à garantir que tous les Tunisiens, en particulier les plus vulnérables, puissent accéder à des soins de qualité en temps utile, souligne Alexandre Arrobbio, chef des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie. Il s’appuie sur un partenariat solide qui a permis d’obtenir des résultats notables pendant la crise de la COVID19, qu’il s’agisse de la fourniture d’équipements de protection, du déploiement des vaccins, de l’approvisionnement en oxygène médical, du développement de plateformes numériques ou encore de la modernisation des hôpitaux et des laboratoires. Aujourd’hui, nous intensifions ces efforts pour soutenir la prestation de services de santé et la préparation aux futures pandémies à l’échelle nationale, en collaboration étroite avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Organisation mondiale de la santé. » Le Projet de renforcement du système de santé tunisien vise à améliorer l’accès de l’ensemble de la population à des soins de santé critiques, à des services d’urgence et à des interventions hospitalières de qualité. Il bénéficiera également directement aux agents de santé de première ligne en renforçant leurs capacités dans des domaines clés tels que la surveillance des maladies, l’épidémiologie de terrain, les soins d’urgence et l’utilisation de systèmes numériques, notamment les dossiers médicaux électroniques. Aligné sur les priorités de développement de la Tunisie, le projet contribuera à renforcer la préparation du pays en matière de santé publique et à assurer la continuité et la qualité des services essentiels. Le projet renforcera le système de santé à travers trois volets interdépendants. Il appuiera le développement de systèmes de surveillance intégrés à l’approche « Une seule santé » et le renforcement des infrastructures de laboratoire et de santé publique, afin de garantir des capacités solides de suivi et de riposte. Il réorganisera par ailleurs les services de soins de santé primaires au niveau communautaire en promouvant la médecine familiale, en adaptant les capacités des établissements aux besoins réels, et en développant la télémédecine ainsi que les dossiers médicaux électroniques, améliorant ainsi l’accessibilité, la continuité et la qualité des soins. Il contribuera enfin à améliorer les soins d’urgence et les infrastructures hospitalières en modernisant les flottes d’ambulances, en mettant en place des systèmes de répartition géolocalisés, et en renforçant les technologies de triage et de gestion des lits, afin d’assurer une prise en charge efficace, coordonnée et équitable des prestations de service. « La Tunisie redouble d’efforts pour améliorer la prestation des services de santé, en vue d’élargir l’accès aux soins et de les rendre plus équitables, explique Yassine Kalboussi, spécialiste de la santé à la Banque mondiale et chef d’équipe du projet. Ce projet soutiendra la transformation technologique et structurelle du système de santé, renforcera les capacités du personnel de santé et améliorera la qualité des services, en particulier dans les zones les plus mal desservies. » BM

Maroc. Le Ministre de la Santé et de la Protection Sociale s’entretient avec son homologue rwandais

Maroc. Le Ministre de la Santé et de la Protection Sociale s’entretient avec son homologue rwandais

Le Ministre de la Santé et de la Protection Sociale, M. Amine Tehraoui, s’est entretenu, le lundi 2 juin 2025, avec son homologue rwandais, M. Sabin Nsanzimana, en marge des travaux de la deuxième session ordinaire de la Conférence des États parties au Traité de l’Agence Africaine du Médicament, qui se tient à Kigali, capitale du Rwanda, du 2 au 4 juin 2025. Ces entretiens ont porté sur les moyens de renforcer et de développer les relations de coopération bilatérale entre le Royaume du Maroc et la République du Rwanda dans les domaines de la santé et de la protection sociale, notamment en matière de formation des ressources humaines et d’échange d’expertises dans le secteur de l’industrie pharmaceutique, dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Lors de cette rencontre, M. le Ministre a présenté l’expérience pionnière du Maroc en matière de réforme et de mise à niveau du secteur de la santé, mise en œuvre conformément aux Hautes Orientations Royales de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste. Les deux parties ont mis l’accent sur les domaines de coopération future, notamment en ce qui concerne la formation des professionnels de la santé et l’amélioration de la qualité de la formation et de la qualification ainsi qu’au renforcement du partenariat dans les industries pharmaceutiques et les professions liées à la souveraineté pharmaceutique, en tant que secteurs stratégiques pour le renforcement de la sécurité sanitaire. Il est à noter que les deux Ministres ont souligné la nécessité d’échanger les expertises et les expériences réussies, afin de contribuer au développement des systèmes de santé des deux pays frères et de renforcer leurs capacités communes à faire face aux défis sanitaires actuels et futurs, dans une perspective de développement durable et de renforcement de la coopération en santé.

Santé : le mois de novembre prochain sera marqué par un forum à Abidjan portant sur les maladies tropicales négligées

Santé : le mois de novembre prochain sera marqué par un forum à Abidjan portant sur les maladies tropicales négligées

COTE D’IVOIRE. En vue de l’organisation du forum annuel consacré aux médias, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) se propose d’instruire les journalistes de 35 pays africains sur la situation des maladies tropicales négligées en Afrique. L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse le vendredi 30 mai à Abidjan. D’après le Président du conseil d’administration du REMAPSEN, M. Bamba Youssouf, « l’organisation de ce forum est une opportunité de sortir les MTN ne leur état de négligence et les placer au rang des sujets prioritaires dans le traitement de l’information par les médias en Afrique ». Placé sous le thème « Contribution des médias pour le positionnement de la lutte contre les maladies tropicales négligées en Afrique » les journalistes africains des pays francophones, anglophones, lusophones, hispanophones et arabophones se retrouveront à Abidjan du 25 au 27 novembre 2025 pour comprendre les enjeux et défis des maladies tropicales négligées. A en croire M. Coulibaly Zié Oumar, Directeur Exécutif du REMAPSEN « ce forum vise à briser le silence médiatique autour des MTN ». L’un des temps forts de cette conférence de presse de lancement du forum des médias 2025 a été la participation des Directeurs Coordonnateurs des programmes nationaux de lutte contre les MTN en Côte d’Ivoire. Tour à tour, le Docteur Djè Ngoran Norbert, Directeur Coordonnateur du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées à chimiothérapie préventive et le Dr Dizoé, Directeur coordonnateur du programme national de l’élimination de la lèpre ont instruit les journalistes sur la situation des MTN en Côte d’ivoire avant de se féliciter du choix des MTN comme thème Central du prochain forum des médias. Ils ont tous reconnu le rôle important des médias dans la sensibilisation des communautés et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des partenaires avant de s’engager à faire du rendez-vous d’Abidjan, un véritable succès. Si le REMAPSEN peut organiser ce 4ème forum des médias, c’est grâce à l’appui technique et financier de ses partenaires dont certains ont renouvelé séance tenante leur soutien au REMAPSEN dans l’organisation de ce forum. Il ‘agit de Speak Up Africa et Sightsavers deux organisations fortement impliquées dans la lutte contre les maladies tropicales négligées et dont des déclarations d’appui et de soutien ont été lues au cours de la cérémonie. En marge de ce forum, le REMAPSEN organisera la 4ème édition des Awards dotés des prix Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union Africaine pour l’Agence du médicament.Dans un entretien vidéo, Madame Line Renée Batongué, Journaliste à la CRTV au Cameroun et Directrice des Awards a rappelé que ces prix récompensent chaque année, les efforts des meilleurs journalistes africains dans les domaines de la santé et de l’environnement ainsi que les pays les plus productifs dans la réalisation des programmes d’activités du REMAPSEN. Les Awards du REMAPSEN bénéficient chaque année de l’appui technique et financier de Brands on a mission dont le chef de mission Professeure Myriam Sidibé, s’est engagée encore cette année à soutenir le REMAPSEN. Dans son adresse, M. Yao Daniel, sous-Directeur chargé de la presse au District Autonome d’Abidjan s’est félicité du choix du M. Cissé Ibrahima Bacongo, Ministre Gouverneur du District Autonome d’Abidjan comme Président de la soirée des Awards du REMAPSEN qui aura lieu le jeudi 27 novembre 2025 à Abidjan. En terminant cette conférence de presse de lancement, M. Agnéro Alphonse Renaud, en charge des MTN à la Direction de la Communication du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la couverture maladie universelle et représentant le Directeur de la communication dudit Ministère, a dit toute la satisfaction du Ministre Pierre N’Gou Dimba, Président du forum des médias à accueillir les 70 journalistes étrangers à l’occasion du forum des médias sur les maladies tropicales négligées. Wilfrid Lawilla D.

Souffrance et insatisfaction sexuelle chez les Marocains

Souffrance et insatisfaction sexuelle chez les Marocains

SOCIETE. La sexualité au Maroc reste un sujet profondément tabou, marqué par une forte contradiction entre les normes sociales et religieuses d’une part, et les pratiques réelles d’autre part. Ce décalage engendre un complexe sexuel collectif, nourri par la culpabilité, la répression et le non-dit. La sexualité avant le mariage : hypocrisie sociale et réalité vécue Dans la société marocaine, la sexualité est étroitement liée à la morale religieuse qui n’autorise les rapports sexuels qu’au sein du mariage. En dehors de ce cadre, toute expression sexuelle est perçue comme un péché. Pourtant, de nombreux Marocains, notamment les jeunes, vivent des relations sexuelles hors mariage, souvent dans la clandestinité. Ce paradoxe alimente une hypocrisie sociale : ce qui est pratiqué en secret est nié en public. Les femmes subissent encore davantage ce poids moral, notamment à travers l’exigence de virginité avant le mariage, perçue comme un gage d’honneur familial. Cette pression renforce un contrôle patriarcal sur le corps féminin et crée un climat de peur, de honte et de silence. L’absence d’éducation sexuelle : source de malentendus et de souffrances Le manque d’éducation sexuelle aggrave ce complexe. L’école n’aborde quasiment pas les questions liées à la sexualité, laissant les jeunes se former à travers des sources peu fiables, comme la pornographie ou les rumeurs. Cela engendre des incompréhensions, des troubles sexuels mal gérés et une vision faussée du rapport à l’autre. Les nouvelles générations face à un changement progressif Malgré ces freins, une évolution est perceptible. Grâce aux réseaux sociaux et à certains médias, des voix commencent à s’élever pour aborder ces sujets de manière plus ouverte et éducative. Des initiatives émergent pour briser les tabous et encourager une sexualité fondée sur le respect, le consentement et la connaissance de soi. Le chemin reste long, mais il est essentiel. Briser le silence autour de la sexualité ne signifie pas encourager la débauche, mais permettre aux individus de mieux se connaître, de s’épanouir et de construire des relations saines. Une société ne peut évoluer qu’en affrontant ses contradictions, et la sexualité en est un révélateur puissant. Docteur Jaouad MABROUKI Psychiatre, psychanalyste

Speak Up Africa stimule l’implication des entreprises privées pour intensifier les efforts visant à éradiquer le paludisme en Afrique

Speak Up Africa stimule l’implication des entreprises privées pour intensifier les efforts visant à éradiquer le paludisme en Afrique

En marge de l’Africa CEO Forum, Speak Up Africa, en partenariat avec le Partenariat RBM, l’Alliance des leaders africains contre le paludisme (ALMA) et Malaria No More UK, a lancé le chapitre francophone de sa campagne « Changez l’histoire » et dévoilé un nouveau rapport, « Changez l’histoire, sauvez des vies : le rôle du secteur privé dans l’éradication du paludisme »… La campagne vise à amplifier les voix des femmes et des filles et à mobiliser le secteur privé africain pour accélérer l’élimination du paludisme. Avec la 8ème reconstitution des ressources du Fond mondial à venir et l’augmentation des déficits de financement, 2025 représente un moment critique pour débloquer de nouvelles ressources et accroître l’impact. « C’est le moment de co-investir pour l’impact, parce que quand le secteur privé africain prend les devants, le monde y prête attention », a déclaré le Dr Michael Adekunle Charles, Directeur du Partenariat RBM pour mettre fin au paludisme. « Le Fond mondial a sauvé des millions de vies et renforcé les systèmes de santé. Vos investissements peuvent maintenant préserver à la fois la résilience économique et la santé publique. » Le rapport qui l’accompagne invite les entreprises à : · Fournir un soutien direct ou en nature aux efforts nationaux de lutte contre le paludisme · Canaliser les ressources vers la 8e reconstitution des ressources du Fonds mondial · Rejoindre les conseils de lutte contre le paludisme pour promouvoir une approche de plaidoyer multisectorielle et la mobilisation de ressources · Investir dans le nouveau Fonds Voix EssentiELLEs pour l’élimination du paludisme qui est axé sur les efforts menés par les femmes et les communautés. Le secteur privé est un acteur clé « L’Afrique doit mener une lutte audacieuse contre le paludisme et le secteur privé est un partenaire essentiel dans cette mission », a déclaré Joy Phumaphi, Secrétaire exécutive de l’ALMA et Présidente du Conseil d’administration du Partenariat RBM pour en finir avec le paludisme. « En rejoignant les Conseils et Fonds pour l’élimination du paludisme et en investissant dans des solutions portées par les communautés, les entreprises peuvent mettre à profit leur expertise pour innover et mobiliser les ressources nécessaires pour avoir un réel impact, sauver des vies, dynamiser les économies et parvenir à un avenir sans paludisme. » Lancé lors de l’événement, le Fonds Voix EssentiELLEs pour l’élimination du paludisme vise à mobiliser 4 millions de dollars d’ici 2030 pour soutenir le financement flexible du paludisme pour les femmes et les filles, ainsi que des activités de plaidoyer régionales alignées sur les priorités nationales. « Pour éviter de perdre des années de progrès dans la lutte contre le paludisme, il est urgent de penser et mettre en oeuvre de nouvelles sources de financement diversifiées », a déclaré Pierre N’gou Dimba, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle de Côte d’Ivoire. « Le secteur privé a un intérêt direct dans l’élimination du paludisme. Des communautés saines mènent à des économies prospères ». Les femmes et les filles continuent de porter le plus lourd fardeau du paludisme, mais restent sous-représentées dans la prise de décisions et le financement. « Investir dans les femmes et les filles accélère le développement. Les femmes leaders renforcent les communautés, stimulent l’innovation et aident à sortir les familles de la pauvreté. Et nous savons que pour chaque dollar investi dans la lutte contre le paludisme, nous obtenons jusqu’à 60 dollars de rendement économique. Les communautés sans paludisme ne sont pas seulement plus saines, elles sont aussi plus résilientes, productives et rentables », a déclaré Yacine Djibo, Directrice Exécutive de Speak Up Africa. Le paludisme est aussi une barrière économique Une étude de 2024 a révélé que la réduction de 90 % de l’incidence du paludisme d’ici 2030 pourrait accroître le PIB du continent de 126,9 milliards de dollars. Le paludisme n’est pas seulement un problème de santé, c’est aussi une barrière économique qui affaiblit la productivité, pousse les ménages à dépenser et entrave la croissance. Dans le cadre du travail continu de Speak Up Africa avec le secteur privé, l’organisation a signé un protocole d’accord avec Canal+ Côte d’Ivoire et le Programme National de Lutte contre le Paludisme. L’accord est ancré dans une collaboration qui dure depuis cinq ans entre Speak Up Africa et le groupe Canal+, qui a contribué plus de 1,5 million de dollars en temps d’antenne et en nature. « Par le biais de notre plateforme, nous sommes fiers de sensibiliser et de contribuer à la lutte contre le paludisme », a déclaré Adama Koné, Directeur Général de Canal+ Côte d’Ivoire. « Avec Speak Up Africa et ses partenaires, nous sommes déterminés à changer la donne pour mettre fin au paludisme en Afrique. » Wilfrid Lawilla D /Speak Up Africa