Centre Hospitalier International de Calavi : Un joyau médical qui redéfinit les soins au Bénin

Centre Hospitalier International de Calavi : Un joyau médical qui redéfinit les soins au Bénin

Le Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC) s’impose comme une référence dans le paysage sanitaire béninois et sous-régional. Inauguré en juin 2025, cet établissement public de santé de haut standing offre une capacité d’accueil de 434 lits, symbolisant l’ambition du Bénin de hisser son système hospitalier aux standards internationaux. Conçu pour conjuguer excellence médicale, accessibilité et innovation, le CHIC incarne une nouvelle ère dans la prise en charge des patients, sans distinction de statut ou de provenance.  Depuis son ouverture, plusieurs unités stratégiques sont déjà opérationnelles, témoignant du dynamisme et de la montée en puissance progressive du centre. Parmi elles figurent notamment les services de dialyse, d’exploration fonctionnelle, le check-up center, l’oncologie médicale avec la chimiothérapie, ainsi que le centre de prélèvement, le laboratoire et l’hôpital de jour dédié à la médecine interne. Ces services permettent d’assurer une prise en charge complète, moderne et humaine, axée sur la qualité et la sécurité des soins.  Le CHIC se distingue également par la diversité et la spécialisation de ses consultations médicales. Les patients peuvent y bénéficier de soins dans plusieurs disciplines de pointe telles que la cardiologie, la rhumatologie, la pneumologie, la médecine interne, l’hépato-gastroentérologie, la néphrologie, l’oncologie médicale ou encore l’ophtalmologie. Au niveau de la chirurgie, l’établissement propose déjà des interventions en chirurgie digestive, appuyées par des services de diététique et d’imagerie médicale (radiographie, échographie, scanner et IRM), garantissant un diagnostic précis et rapide.  Dans une dynamique d’expansion continue, le Centre Hospitalier International de Calavi s’apprête à renforcer encore son offre avec l’ouverture prochaine des unités de radiothérapie et d’endoscopie. Ces équipements de dernière génération viendront compléter la chaîne de soins en matière de traitement des cancers et d’exploration digestive, positionnant le CHIC comme un pôle d’excellence incontournable dans la sous-région ouest-africaine.  Ouvert à tous, le CHIC incarne la volonté du Président Patrice TALON et de son Gouvernement de démocratiser l’accès à des soins de qualité internationale. Par sa modernité, ses infrastructures de pointe et son personnel hautement qualifié, le Centre Hospitalier International de Calavi marque un tournant décisif dans l’histoire sanitaire du Bénin. Il se veut un symbole d’espoir, de compétence et d’équité au service de la santé publique.

De survivant à champion mondial de la lutte contre le paludisme

De survivant à champion mondial de la lutte contre le paludisme

Le paludisme est une maladie évitable qui fait encore plus d’un demi-million de victimes chaque année en Afrique , principalement des enfants de moins de cinq ans. La chercheuse ougandaise Krystal Birungi, elle-même survivante du paludisme, a consacré sa vie et sa profession à changer cette réalité. Krystal Mwesiga Birungi, scientifique ougandaise, défenseure de la lutte contre le paludisme et associée de recherche et de sensibilisation chez Target Malaria Uganda à l’Uganda Virus Research Institute (UVRI), a accompli une série de réalisations exceptionnelles qui reflètent son engagement de toute une vie pour éliminer le paludisme et protéger la vie des enfants à travers l’Afrique et au-delà. Son parcours est profondément personnel. Son enfance a été marquée par des crises de paludisme répétées et par la crainte que son jeune frère ne survive pas. « Ces premières années ont ancré en moi la conviction que le paludisme n’est pas seulement un défi scientifique, mais aussi une injustice morale et sociale », explique Birungi. Aujourd’hui, Krystal apporte cette double force d’expérience vécue et de rigueur scientifique aux initiatives qui façonnent l’avenir de la santé publique, de l’égalité et de la survie de l’enfant. Une voix sur la scène mondiale En 2025, Krystal a contribué par un essai percutant à «  Espoir pour la vie sur notre planète : Inspiration pour sept générations », un recueil mondial de réflexions dirigé par Osvald Bjelland. Son essai, « Briser les chaînes : S’attaquer aux inégalités de santé publique dans la lutte contre le paludisme », a été lancé à Londres, accompagné de contributions de personnalités telles que Dame Jane Goodall et le pape François. Elle a utilisé son essai pour mettre en lumière le fardeau disproportionné du paludisme sur les femmes et les enfants africains, et pour plaider en faveur de l’équité et de l’investissement dans des innovations de pointe et des réformes politiques. Renforcer le leadership – localement et internationalement En septembre 2025, Krystal Birungi a été sélectionnée pour intégrer la promotion 2025-2026 du programme Leaders Afrique de la Fondation Obama . Parmi plus de 200 acteurs du changement mondial, elle fait partie des 35 Africains sélectionnés pour bénéficier d’une formation en leadership, engagement civique et collaboration intersectorielle. Krystal participe régulièrement à des missions de plaidoyer mondiales (notamment avec le Global Fund Advocates Network), sensibilisant les décideurs politiques, les donateurs et le public à la recherche, à la prévention et à l’équité en matière de paludisme. Le Fonds mondial , partenaire clé dans la lutte contre le paludisme, a indiqué en 2025 que son travail global (contre le VIH, la tuberculose et le paludisme) avait permis de sauver 70 millions de vies depuis sa création, avec une baisse de 63 % des taux de mortalité combinés. Le combat de Krystal pour la survie de l’Afrique La survie même de Krystal donne un sens aigu à son action en faveur des Africains. « En 2023, 94 % des cas de paludisme et 95 % des décès dus à cette maladie dans le monde se sont produits en Afrique. Je suis motivée chaque jour par les données et par les visages qui se cachent derrière, car chaque statistique représente l’enfant, l’ami ou la famille de quelqu’un », ajoute Birungi. Sur de nombreuses scènes internationales, Krystal a partagé un récit saisissant de ses souffrances d’enfance. Son frère était victime de convulsions dues au paludisme, sa famille était malade à répétition et ne pouvait pas se permettre d’acheter des médicaments vitaux. Cette histoire personnelle nourrit à la fois son empathie et sa détermination. Elle a contribué à expliquer des outils complexes tels que les moustiquaires à double insecticide, les répulsifs spatiaux, les nouvelles formulations de médicaments, les vaccins et les moustiques génétiquement modifiés, soulignant qu’aucun outil n’est suffisant et que l’implication de la communauté, le leadership national et les préoccupations en matière d’équité comptent à chaque étape du processus. En tant qu’entomologiste, Krystal réitère le rôle essentiel de la recherche en cours, de la compréhension du comportement des moustiques au développement d’outils de nouvelle génération pour soutenir et renforcer l’équité en santé publique. D’ici 2035, elle estime que le monde peut faire passer le paludisme d’une menace commune à une maladie gérable et largement évitable, grâce à des vaccins, de meilleurs outils, des systèmes de santé solides et une recherche axée sur l’équité. D’ici 2040, le rêve est d’éliminer complètement la maladie dans de nombreuses zones à forte prévalence, grâce à des technologies comme le lecteur génétique qui contribueront à stopper complètement la transmission. Krystal affirme que sa vision n’est pas seulement un optimisme scientifique, mais un appel à la responsabilité collective : les donateurs mondiaux, les gouvernements africains, les institutions de recherche et les communautés doivent investir, innover et diriger ensemble. AMA

« Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique » en débat au Forum Galien 2025

« Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique » en débat au Forum Galien 2025

La capitale sénégalaise, Dakar, sera le théâtre de la huitième édition du « Forum Galien Afrique », qui se tiendra du 28 au 31 octobre 2025 sur le thème crucial de la « Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique ». Cette information a été officialisée par la présidente, la Professeure Awa Marie Coll Seck, lors d’un webinaire tenu mercredi, organisé par le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN). La huitième édition du Forum Galien Afrique s’annonce comme un rassemblement de haut niveau. Selon la présidente de l’événement, la Professeure Awa Marie Coll Seck, de nombreuses sommités du monde scientifique, ainsi que des personnalités et structures régionales, prendront part à ce sommet africain très attendu. Elle a insisté sur la nécessité d’impliquer « tous les acteurs » dans la réflexion sur la souveraineté sanitaire. Le forum accueillera ainsi des ministres, des dirigeants d’associations de la société civile impliquées dans la santé, et d’importants financiers (internationaux et locaux). La présence de grandes organisations, telles que les fondations Rockefeller et Gates, est également confirmée. Ces partenaires viendront soutenir les experts, les décideurs et les acteurs communautaires africains qui se pencheront sur cette problématique cruciale. Ces annonces ont été faites lors d’une rencontre virtuelle avec plus de 80 professionnels des médias, membres du REMAPSEN. « Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique » : le cri de ralliement du Forum GalienLa Professeure Awa Marie Coll Seck a qualifié la souveraineté sanitaire de « vrai défi » et de « combat de longue haleine » que l’Afrique se doit de relever.La présidente du Forum Galien a justifié l’importance du thème en expliquant que la rencontre rassemblera tous les horizons – ONG, société civile, secteur privé, ministres et partenaires – afin d’assurer des réformes concrètes. Elle s’est montrée confiante quant à la contribution de chaque partenaire.Cependant, l’ancienne ministre sénégalaise a lancé un appel vigoureux aux médias, soulignant qu’il est crucial de « faire pression » sur les dirigeants. « Les médias, vous en tant que journalistes, vous avez un rôle clé à jouer en mettant ces sujets au premier plan, en les inscrivant comme des priorités auprès de nos dirigeants », a-t-elle insisté. Malgré les retards accumulés sur le continent, la spécialiste a exhorté à la persévérance : « La lenteur de l’action politique dans certains pays africains, ne doivent pas nous empêcher de poser les bonnes questions. Si nous ne les posons pas, elles ne seront jamais résolues. » Quid sur le Prix Galien Afrique Le Prix Galien Afrique, qui en est à sa cinquième édition, sera l’un des moments clés du 8e Forum Galien Afrique. Ce prix vise à récompenser les initiatives africaines les plus innovantes dans le domaine de la santé et de la recherche. Selon le Co-président du jury, le Docteur John Nkengasong, le Prix Galien distingue spécifiquement les produits, services ou technologies récemment mis sur le marché africain. Il a souligné que la souveraineté sanitaire est indissociable de la recherche, de l’innovation et de l’entrepreneuriat sur le continent, dans un contexte de forte évolution de la santé mondiale. Les lauréats seront choisis sur la base de deux critères : leur innovation scientifique et leur impact concret sur les populations africaines. Quatre catégories seront récompensées : meilleur produit pharmaceutique, meilleur produit de tradi-thérapie, meilleure technologie médicale/solution digitale, et meilleur produit biotechnologique. Wilfrid Lawilla D.

Pfizer annonce la nomination de Madame Ouardia Djoudjai au poste de Directrice du Cluster Afrique du Nord

Pfizer annonce la nomination de Madame Ouardia Djoudjai au poste de Directrice du Cluster Afrique du Nord

Dans ce rôle stratégique, Mme Djoudjai supervisera les opérations de Pfizer en Afrique du Nord, en stimulant la croissance et l’innovation dans plusieurs domaines thérapeutiques. Depuis son arrivée chez Pfizer en 2010, Mme Djoudjai a progressé vers des postes à responsabilités croissantes dans le marketing, la gestion de marque et la direction de catégories. Plus récemment, elle a  travaillé en tant que directrice commerciale de vaccins et oncologie pour les pays du Golfe, où sa vision stratégique a permis d’obtenir des performances commerciales robustes et de renforcer l’engagement des équipes. Avec plus de 17 ans d’expérience dans l’industrie pharmaceutique, Mme Djoudjai a implémenté avec succès des stratégies de vente et de marketing à fort impact dans le Golfe et sur les marchés émergents, couvrant l’oncologie, les maladies rares, les vaccins et la médecine interne. Son leadership dans des initiatives d’entreprise innovantes a été instrumentalisé dans le maintien d’une croissance à deux chiffres dans plusieurs catégories thérapeutiques. Mme Djoudjai est également une fervente défenseure de la diversité, de l’équité et de l’inclusion. Elle a présidé le conseil Diversité, Équité et Inclusion dans le Golfe au cours des trois dernières années et est membre fondatrice du conseil MENA Diversité, Équité et Inclusion, promouvant un leadership inclusif et la transformation de la culture organisationnelle. La nomination de Mme Djoudjai reflète également l’engagement constant de Pfizer en faveur d’un leadership centré sur les patients en Afrique du Nord. Elle apporte une compréhension approfondie du paysage de la santé dans la région et s’engage à élargir l’accès aux traitements innovants. Sous sa direction, Pfizer continuera de privilégier les partenariats avec les prestataires de soins, les gouvernements et les communautés pour garantir aux patients l’accès aux thérapies dont ils ont besoin. Sa passion pour l’amélioration des résultats de santé des patients est au cœur de sa vision stratégique pour le cluster. Commentant sa nomination, Mme Djoudjai a déclaré : «Je suis honorée de diriger le cluster Afrique du Nord de Pfizer à un moment aussi transformateur pour le secteur de la santé dans la région. Ayant bâti ma carrière chez Pfizer depuis plus de 15 ans, je suis particulièrement fière d’assumer ce nouveau rôle et de continuer à évoluer au sein d’une organisation qui investit constamment dans ses collaborateurs et dans sa mission. Mon objectif est de tirer parti de l’innovation mondiale de Pfizer et de l’expertise locale pour améliorer l’accès des patients à des thérapies qui changent la vie, tout en favorisant une culture d’excellence, de collaboration et d’inclusion au sein de nos équipes. » Mme Djoudjai est titulaire d’une licence en sciences et d’une certification exécutive en leadership de la croissance stratégique. Elle poursuit actuellement un MBA à l’Université de Liverpool, témoignant de son engagement envers l’apprentissage continu et l’excellence en leadership.

Carlos Justiniani : « Au Maroc, beaucoup de personnes découvrent leur infection à l’hépatite à un stade avancé»

Carlos Justiniani : « Au Maroc, beaucoup de personnes découvrent leur infection à l’hépatite à un stade avancé»

SANTE. « Le Maroc a pris des mesures importantes pour lutter contre les hépatites virales», affirme Carlos Justiniani, Country Manager Roche Diagnostics Morocco & North West Africa Network Lead. Il estime toutefois essentiel de  briser la stigmatisation qui entoure cette infection et qui freine le recours au dépistage. Interview. PAGESAFRIK.Com/LIBE: Le Maroc a commémoré la Journée mondiale contre l’hépatite lundi 28 juillet. Pourquoi cette journée est-elle importante et comment la maladie a-t-elle évolué dans le pays ? Carlos Justiniani : La Journée mondiale contre l’hépatite nous rappelle que l’hépatite reste l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde, juste après la tuberculose. Au Maroc, cette réalité est tangible : il y a seulement sept ans, nous avons connu deux épidémies d’hépatite simultanées. Ces événements ont montré à quelle vitesse la maladie peut se propager et perturber la vie quotidienne. La bonne nouvelle est que l’hépatite est évitable et traitable si elle est détectée tôt. En parlant de l’hépatite et en encourageant le dépistage, nous pouvons éviter des décès inutiles, protéger nos familles et réduire le lourd fardeau financier pesant sur notre système de santé. Le Maroc a pris des mesures importantes pour lutter contre les hépatites virales, en particulier l’hépatite C, en mettant en place un plan stratégique ambitieux et en garantissant l’accès gratuit aux traitements. Quels sont les types d’hépatite et les modes de transmission les plus courants au Maroc ? L’hépatite est une inflammation du foie causée par cinq virus : A, B, C, D et E, chacun ayant des modes de transmission différents : A et E : souvent liés à des aliments ou de l’eau contaminés. B, C et D : transmis par le sang et les fluides corporels, via du matériel médical non stérilisé, le partage de rasoirs, les relations sexuelles ou la transmission de la mère à l’enfant à la naissance. Au Maroc, les hépatites B et C sont les plus préoccupantes, car elles peuvent entraîner des infections chroniques, une cirrhose, un cancer du foie et des décès prématurés. Dans le monde, 354 millions de personnes vivent avec une hépatite chronique B ou C, et le Maroc contribue à ce fardeau, souvent à son insu, en raison du faible recours au dépistage. Les hépatites B et C sont-elles encore considérées comme des «tueuses silencieuses» ? Peut-on en guérir ? Oui, on les appelle souvent des « tueuses silencieuses », car les personnes infectées peuvent vivre des années, voire des décennies, sans aucun symptôme. Souvent, lorsque des symptômes apparaissent, il est déjà trop tard et des dommages graves au foie sont survenus. L’hépatite C peut aujourd’hui être guérie grâce à des traitements antiviraux à action directe, tandis que l’hépatite B peut être efficacement prise en charge afin d’éviter les complications. Au Maroc, beaucoup de personnes découvrent leur infection à un stade avancé, ce qui rend le dépistage précoce indispensable. Pourquoi de nombreux Marocains hésitent-ils encore à se faire dépister ? Les tabous ou idées fausses jouent-ils un rôle ? Une étude chez Roche a démontré que 60 % des Marocains interrogés sont peu enclins à se faire dépister. Les idées fausses en sont une raison majeure : beaucoup pensent que l’hépatite ne touche que les consommateurs de drogues ou les personnes aux comportements « à risque », ce qui est faux. D’autres craignent la stigmatisation sociale ou le jugement de leur entourage. Cette stigmatisation peut avoir des conséquences graves. Par exemple, certaines personnes évitent de se faire tester, même si elles soupçonnent une exposition passée, par peur de la discrimination. Nous devons banaliser le dépistage afin qu’il devienne aussi naturel que de vérifier sa tension artérielle. Comment prévenir l’hépatite ? Le moyen le plus efficace de prévenir l’hépatite est de connaître son statut grâce au dépistage. La détection précoce permet de recevoir un traitement à temps, d’éviter de graves complications hépatiques et de ne pas transmettre involontairement le virus à d’autres. Il est tout aussi important de respecter des pratiques médicales sûres, comme l’utilisation de matériel médical stérile et l’interdiction du partage d’objets personnels comme les rasoirs, afin de réduire significativement les risques de transmission. Briser la stigmatisation liée à l’hépatite est aussi essentiel : l’éducation dans les écoles, les lieux de travail et les communautés peut inciter au dépistage et aux soins sans peur ni hésitation. Enfin, la vaccination contre l’hépatite B reste une mesure préventive importante à long terme, offrant une protection sûre et efficace, notamment pour les nouveau-nés et les groupes à risque. Quels sont les principaux obstacles au diagnostic et au traitement, en particulier dans les zones rurales ? Le Maroc dispose d’un Plan stratégique national pour l’élimination de l’hépatite, mais certains défis persistent : Le dépistage n’est pas encore totalement intégré dans l’ensemble des services de soins primaires. L’accès aux diagnostics reste limité dans les zones rurales et reculées. Le coût des traitements à un stade avancé est élevé, atteignant plusieurs dizaines de milliers de dirhams par patient et par an, alors qu’un test coûte seulement 100 à 150 MAD. Si seulement 30% des cas restent non diagnostiqués et que 10% d’entre eux développent des complications graves, la pression sur le budget de la santé au Maroc pourrait être considérable. Que faut-il faire pour améliorer la situation? Les campagnes de dépistage à grande échelle et son intégration dans les soins primaires sont-elles pertinentes? Absolument. L’intégration du dépistage des hépatites virales  dans les services de santé de routine et le lancement de campagnes nationales permettraient de détecter les cas plus tôt et de sauver des vies. Ainsi  en complément des plateformes décentralisées, l’équipement des centres de référence avec des plateformes évolutives, automatisées et intégrées permettrait une gestion optimisée des flux générés par les campagnes nationales. La campagne égyptienne «100 millions de vies saines » a dépisté plus de 60 millions de personnes et traité 4 millions, obtenant le statut Or de l’OMS pour l’élimination de l’hépatite C. Le Maroc peut suivre ce modèle, en combinant volonté politique, partenariats public-privé et mobilisation communautaire. Propos recueillis par Alain Bouithy BIO-EXPRESS. À la

Félicitations et encouragements présidentiels à l’équipe de la première transplantation rénale au Burkina Faso

Félicitations et encouragements présidentiels à l’équipe de la première transplantation rénale au Burkina Faso

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a félicité de vive voix l’équipe médicale qui a réalisé la première transplantation rénale au Centre hospitalier universitaire de Tengandogo. C’était au cours d’une audience officielle ce vendredi au palais de Koulouba. Conduite par le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU, l’équipe composée d’experts burkinabè et turcs, a eu des échanges avec le Chef de l’État qui a salué le professionnalisme et l’engagement avec lesquels, elle a réalisé cette première greffe de rein dans notre pays. Une avancée majeure pour le système de santé au Burkina Faso. « Nous sommes venus exprimer notre profonde gratitude au Chef de l’État pour son engagement sans faille, qui nous a accompagnés et qui a permis qu’il y ait cette première transplantation rénale », indique le coordonnateur national de transplantation, Pr Gérard COULIBALY. Il précise que cette première transplantation est « un pas de géant » en matière d’offre de soins spécialisés dans notre pays, un succès qui ouvre la voie aux autres types de transplantation d’organes. Le Président de la Fondation turque de transplantation d’organes, Dr Eyüp KAHVECI a exprimé sa satisfaction pour la réussite de la première transplantation rénale au Burkina Faso. « Nous allons continuer à contribuer à l’avancée du programme de transplantation rénale avec le partage d’informations et d’expériences des professionnels turcs de la santé », rassure Dr KAHVECI.

Congo : une hécatombe sanitaire silencieuse sous le nez du Gouvernement ?( Lecture 5 minutes)

Congo : une hécatombe sanitaire silencieuse sous le nez du Gouvernement ?( Lecture 5 minutes)

PARLONS-EN. Fièvre typhoïde, embolie, arrêt cardiaque, choléra, cancers et accident cardio-vasculaire, le Congo subit silencieusement plusieurs formes d’épidémies dont certaines ne sont pas déclarées. Face à l’incapacité des autorités à redresser le système de santé et à assainir l’environnement urbain insalubre et toxique, les cas de décès se comptent et se multiplient et la responsabilité de six ministres est engagée. Le dernier bilan du choléra en date du 28 juillet 2025 dans les départements de Brazzaville et de Congo-Oubangui, fait état de 187 cas dont 21 décès depuis sa recrudescence, le 25 juin. Certes, depuis la fièvre hémorragique Ébola et la Covid-19, l’État forme des jeunes en santé publique et l’OMS l’accompagne pour une véritable riposte, mais il joue au médecin après la mort. La preuve, les immondices, véritables foyers des moustiques et d’épidémies, jonchent les artères ; l’eau ne coule pas dans les robinets à défaut d’être indigeste. Résultat, les populations meurent à petit feu par manque de mécanismes de coordination sanitaire et de moyens financiers. Le conseil des ministres du 11 juillet 2025, à contretemps de la mort de masse pendant que les AVC et l’insalubrité déciment et que les morgues débordent de cadavres, préfère célébrer des projets de campagne présidentielle sans rapport avec la gravité de la situation sanitaire. Le Gouvernement discute de la création de deux hôpitaux à Ouesso et Sibiti, sans interpeller les mafieux qui ont détourné l’argent destiné à la construction des hôpitaux généraux, comme au CHU, et celui injecté dans la lutte contre les épidémies. Les textes soumis par le ministre de la Santé à ce conseil relèvent d’une planification long-termiste honorable, mais complètement hors-sol face à l’hécatombe actuelle. A la situation sanitaire dramatique du Congo, sept personnes doivent rendre des comptes sur la prise en charge des malades et les obsèques des décousus. Sept ministres silencieux, une responsabilité historique La première, Jean Jacques Bouya qui doit justifier les milliards de fcfa pour construire les infrastructures et l’équipement; La deuxième est le Pr Jean Rosaire Ibara. Quoi qu’il mène à bien la riposte avec le concours des docteurs Kankou Jean Médard, Gnekoumou Libaba Youssef, Nianga Gilbert Aristide (COUSP) Kandoko Youba (OMS), Niama Roch (LNSP) et Nicole Makaya Dangi Nicole (enseignante-chercheurUMNG et LNSP), son inertie face aux décès vasculaires massifs et l’absence totale d’action épidémiologique, de coordination médicale et de communication publique le condamnent. Il ne peut ignorer que les morts subites à répétition relèvent d’un phénomène pathologique de masse, et non d’un fait divers sanitaire. Les troisième et quatrième sont les ministres N’Silou, Mboulou et Ngobo dont la responsabilité est engagée pour leur silence sur les importations, la circulation et l’utilisation des pesticides au Congo. Ils sont à ce titre coupables de non-assistance à population en danger. Pareil pour Arlette Soudan Nonault et Juste Moundélé en raison de l’insalubrité ambiante. Ces ministres ne disconviendront pas. Ils n’ont jamais publié d’audit des intrants agricoles toxiques, ni présenté un rapport sur le contrôle des produits phytosanitaires en circulation, moins un moratoire sur l’utilisation des substances identifiées comme génotoxiques, reprotoxiques ou interdites à l’étranger. Il y a aussi Bruno Jean Richard Itoua et le D.G. de la Snpc, Raoul Ominga, responsables d’importations massives de produits pétroliers au soufre, totalement toxiques, qui polluent et tuent avec le smog (nuage toxique) présent sur Brazzaville tous les jours de 11 h à 20 h. Le peuple congolais est exposé à un cocktail meurtrier constitué de négligence médicale, d’alimentation contaminée, de pollution invisible dans le bazar des tueurs pesticides bannis en Europe, mais écoulés en Afrique. En 2020, l’enquête du journaliste Stéphane Mandard publiée dans Le Monde a révélé que la France continue à produire des pesticides ultra-dangereux, interdits sur son propre sol, pour les vendre aux pays du Sud. Le cas de l’atrazine, interdite dans l’Union européenne depuis 2003 pour ses effets reprotoxiques et génotoxiques graves. Ces poisons exportés au Mali, au Togo, au Bénin, au Congo et en RDC sont pulvérisés sans protection, souvent entre les mains des ignorants qui en abusent. Ils contaminent les sols, les nappes phréatiques, les cultures vivrières et les corps : c’est la mort lente des consommateurs via les produits qui circulent désormais dans leur sang. Ils impactent le cerveau, les artères, les fœtus. Mais, le sujet ne préoccupe pas l’élite. La preuve, aucune barrière sanitaire ou réglementation stricte sur les importations phytosanitaires n’a été imposée. Quant à la typhoïde, la situation est de plus en plus alarmante au regard de l’environnement insalubre, l’eau impropre à la consommation ou des aliments contaminés. Que faire? Face au mutisme d’État, les ONG de santé publique, les syndicats médicaux, les associations de consommateurs, les laborantins, les universitaires et les professionnels agricoles sont en droit de : • Enquêter et publier des analyses indépendantes des eaux, sols, aliments, sang et urines des populations exposées ; • Établir des registres communautaires des morts subites et des AVC non expliqués, pour contourner l’inaction officielle ; • Engager des poursuites judiciaires nationales et internationales pour atteinte aux droits fondamentaux à la santé, à l’information contre les sept autorités pour incompétence. Ce que les Congolais vivent n’est pas un simple retard de gestion publique, mais un effondrement sanitaire, une trahison de l’État protecteur. Ghys Fortuné DOMBE BEMBA

Le Burundi élimine le trachome en tant que problème de santé publique

Le Burundi élimine le trachome en tant que problème de santé publique

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé que le Burundi avait éliminé le trachome en tant que problème de santé publique. C’est le huitième pays de la Région africaine de l’OMS à franchir cette étape importante. Le trachome est également la première maladie tropicale négligée (MTN) à être éliminée dans le pays. « L’élimination d’une maladie comme le trachome est un grand succès pour la santé publique, qui a nécessité des efforts et un dévouement au long cours », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Je félicite le Gouvernement et le peuple burundais pour leur travail acharné et leur engagement. C’est formidable de voir le Burundi rejoindre le groupe de plus en plus important de pays qui ont éliminé au moins une MTN », a-t-il ajouté. Le trachome, qui est dû à la bactérie Chlamydia trachomatis, se transmet d’une personne à l’autre, par contact avec des surfaces contaminées et par les mouches qui ont été en contact avec des sécrétions oculaires ou nasales. Les infections à répétition peuvent entraîner des cicatrices, un trichiasis (croissance des cils vers l’intérieur de l’œil) et, finalement, une cécité. À l’échelle mondiale, la maladie reste endémique dans de nombreuses communautés vulnérables où l’accès à l’eau potable et aux moyens d’assainissement est limité. « La validation officielle de l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique au Burundi marque une étape majeure dans notre engagement en faveur de l’équité en santé. Il s’agit d’une victoire collective rendue possible par près de 20 ans de mobilisation nationale et de solidarité internationale. Je tiens à saluer tous les partenaires, les acteurs communautaires et institutions du Burundi et au-delà qui ont permis cette avancée historique », a dit la Dre Lydwine Baradahana, Ministre burundaise de la santé publique et de la lutte contre le sida. Les progrès au Burundi Avant 2007, comme aucun cas notifié et comme il n’y avait pas d’études épidémiologiques, on ne connaissait pas l’étendue de l’endémicité du trachome au Burundi. Cette année-là, le pays a lancé une initiative de lutte contre les MTN, qui prévoyait la cartographie intégrée des géohelminthiases, de la schistosomiase, de la filariose lymphatique et du trachome. À l’issue de cette cartographie, le Ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida a mené des investigations complémentaires. Les enquêtes de référence menées en 2009-2010 ont confirmé que le trachome était endémique dans certaines régions du pays. Cela a conduit à mener des interventions basées sur la stratégie CHANCE recommandée par l’OMS pour 2,5 millions de personnes qui en avaient besoin, dans 12 districts sanitaires. Le programme d’élimination du trachome au Burundi a été soutenu techniquement et financièrement par CBM Christoffel Blindenmission, l’END Fund, Geneva Global et l’OMS. L’Initiative internationale contre le trachome, qui dépend de la Task Force for Global Health, a donné de l’azithromycine (Zithromax, Pfizer, New York, États-Unis d’Amérique). L’OMS continue de soutenir les autorités sanitaires du pays en les aidant à assurer la surveillance des communautés où le trachome était auparavant endémique afin de prévenir toute résurgence de la maladie. « Cet exploit reflète la détermination du Gouvernement à protéger les populations les plus vulnérables. Sous le patronage du Ministère de la santé publique et de la lutte contre le sida, et grâce au dévouement des agents de santé communautaires, au soutien de partenaires clés et à l’appui technique de l’OMS, ce succès a été rendu possible », a déclaré le Dr Xavier Crespin, Représentant de l’OMS au Burundi. « Cette victoire nous inspire à poursuivre avec le même engagement l’élimination de toutes les autres maladies tropicales négligées », a-t-il ajouté. Prévalence de la maladie Le trachome reste un problème de santé publique dans 32 pays et environ 103 millions de personnes vivent dans des zones où des interventions contre la maladie sont nécessaires. Le trachome sévit principalement dans les régions les plus pauvres et les plus rurales d’Afrique, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud, d’Asie, du Pacifique occidental et du Moyen-Orient. La Région africaine est touchée de manière disproportionnée : en avril 2024, 93 millions de personnes vivaient dans des zones à risque, représentant 90 % de la charge mondiale du trachome. Ces dernières années, des progrès significatifs ont été accomplis, si bien que le nombre de personnes nécessitant un traitement antibiotique contre le trachome a diminué de 96 millions dans la Région africaine, passant de 189 millions en 2014 à 93 millions en avril 2024, soit une baisse de 51 %. À l’heure actuelle, 20 pays de la Région africaine de l’OMS nécessitent une intervention pour éliminer le trachome : l’Algérie, l’Angola, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Guinée, le Kenya, le Mozambique, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République-Unie de Tanzanie, le Soudan du Sud, le Tchad, la Zambie et le Zimbabwe. Les sept pays de la Région où l’OMS a déjà validé l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique sont le Bénin, la Gambie, le Ghana, le Malawi, le Mali, la Mauritanie et le Togo. Quatre autres pays de la Région africaine de l’OMS (le Botswana, la Guinée-Bissau, la Namibie et le Sénégal) affirment avoir atteint les objectifs de prévalence correspondant à l’élimination de la maladie. Progrès à l’échelle mondiale Avec l’annonce d’aujourd’hui, 57 pays ont désormais éliminé au moins une MTN. Parmi ces pays, 24 (dont le Burundi) ont réussi à éliminer le trachome en tant que problème de santé publique. Mis à part le Burundi, l’Arabie saoudite, le Bénin, le Cambodge, la Chine, la Gambie, le Ghana, l’Inde, l’Iraq, le Malawi, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Mexique, le Myanmar, le Népal, Oman, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la République islamique d’Iran, le Togo, Vanuatu et le Viet Nam ont réussi à franchir cette étape. Note aux rédactions L’élimination du trachome en tant que problème de santé publique est définie comme suit : i) prévalence des cas de trichiasis trachomateux inconnus du système de santé inférieure à 0,2 % chez les personnes de plus de 15 ans (soit environ 1 cas pour 1000 habitants) ; et ii) prévalence de l’inflammation trachomateuse-folliculaire inférieure à 5 % chez les enfants âgés de 1 à 9 ans, maintenue