Burkina Faso : le président Ibrahim Traoré ouvre officiellement le CHU de Pala et son Centre de radiothérapie

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a inauguré mercredi 24 décembre dernier le Centre hospitalier universitaire de Pala et son Centre de radiothérapie. Il s’agit du premier des 10 CHU de haut standing annoncés par le chef de l’Etat burkinabé à ses concitoyens. D’un coût de plus 70 milliards FCFA et d’une capacité de 500 lits, la nouvelle infrastructure sanitaire « est l’expression d’un partenariat fructueux entre le Burkina Faso et la République populaire de Chine », a indiqué la présidence dans un communiqué. « C’est une matérialisation concrète en termes de relations stratégiques entre les deux Nations. C’est une fierté », déclaré le Capitaine Ibrahim TRAORÉ soulignant que l’inauguration de ce CHU de haut standing prouve la capacité de certaines Nations à se mettre au-dessus de toutes les considérations et tisser une amitié forte avec le Burkina Faso. Pour le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, « l’une des spécificités de ce CHU est sans conteste sa salle d’imagerie interventionnelle cérébrale et cardio-vasculaire. La salle Pheno Artis Siemens qui est installée au CHU de Pala est une salle de dernière génération et serait la première à être installée dans la sous-région », a-t-il relevé. La réalisation de ces infrastructures sanitaires traduit la volonté des autorités burkinabè d’améliorer l’offre et la qualité des soins de santé au profit des populations. Et comme l’a souligné le Président du Faso lors de son intervention, « nous avons pris la décision d’en construire neuf pareils, en commençant par Fada N’Gourma. L’objectif est d’accroître le plateau technique pour permettre à nos médecins et infirmiers de s’exprimer parce qu’ils ont du talent ». Construit grâce à l’appui de la coopération autrichienne, le Centre de radiothérapie « va permettre entre autres l’amélioration de la disponibilité et l’accès à des services de santé et traitements de qualité pour les personnes touchées par le cancer », a précisé le communiqué. Patricia Engali
Santé : AFRIVAC mobilise le secteur privé et fait un don de 50 millions de Francs CFA en intrants pour soutenir la vaccination des enfants

AFRIVAC a récemment organisé un grand dîner de charité pour la vaccination au King Fahd Palace à Dakar (Sénégal). L’événement a rassemblé des acteurs privés et internationaux mobilisés autour d’un objectif commun : assurer un meilleur avenir sanitaire aux enfants d’Afrique. À l’issue de cette soirée de solidarité, une enveloppe de 50 millions de Francs CFA (50 000 000 FCFA) a été mobilisée grâce aux contributions d’entreprises, d’organisations partenaires, de citoyens engagés et de personnalités influentes. Ce montant permettra de répondre concrètement à une expression de besoins qui sera faite par le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Sénégal. Conformément aux standards i nternationaux, le processus d’acquisition des vaccins et intrants de vaccination sera conduit à travers un mécanisme qui implique l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF et SEN-Pharmacie Nationale d’Approvisionnement. Cette réussite conforte l’idée du Professeur Awa Marie Coll-Seck, Présidente du Conseil d’administration d’AFRIVAC qui a affirmé dans son allocution : « nous ne pouvons plus dépendre exclusivement des financements extérieurs, il est temps de bâtir un modèle endogène, innovant fondé sur la mobilisation des ressources locales et le partenariat public privé ». Cela témoigne également de la pertinence du modèle de partenariat public-privé porté par AFRIVAC, qui vise à pérenniser le cofinancement endogène de la vaccination et à renforcer la souveraineté sanitaire de l’Afrique. C’est dans ce sens que Monsieur Serigne Mbaye Secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, qui représentait le Dr Ibrahima Sy, Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, a lancé cet appel : « Chaque contribution, chaque engagement est une pierre posée dans l’édifice de notre souveraineté sanitaire ». AFRIVAC remercie l’ensemble des partenaires, donateurs, participants et artistes (Philip Monteiro, Carlou D, Saintrick, Bideew Bou Bess), pour leur engagement en faveur d’un avenir où chaque enfant africain aura accès à la vaccination. Wilfrid Lawilla.
Alliance Droits et Santé : 13 ans de lutte contre les violences basées sur le genre, des résultats probants dans six pays d’Afrique de l’Ouest

Pour marquer les 13 ans d’existence du Réseau Alliance Droits et Santé (ADS), un webinaire de haut niveau s’est tenu le mercredi 10 décembre 2025 à Abidjan. Organisé conjointement par ADS et le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), la discussion portait sur le bilan de cette période : « Acquis, défis et perspectives ». Au cours de cette réunion virtuelle, les participants ont éclairci les actions entreprises et les acquis du Réseau Alliance Droits et Santé (ADS) dans ses six pays membres de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal). Le débat a notamment permis de valoriser la stratégie d’ADS pour la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et l’amélioration des droits et de la santé des femmes et des filles. Un réseau engagé depuis 2013 Intervenant en ouverture, la présidente du Réseau Alliance Droits et Santé, Mme Caroline Tapsoba, également cheffe du département projets et programmes de l’Association Songui Manégré / Aide au Développement Endogène (ASMADE) au Burkina Faso, a présenté l’historique et les missions de l’ADS ainsi que le projet Alliance Transformative mis en œuvre dans les pays membres. Créé en 2013 à Ouagadougou, le Réseau Alliance Droits et Santé est né de la volonté d’acteurs engagés à défendre les droits des femmes et des filles, en particulier celles issues de milieux vulnérables. Le réseau adopte une approche participative et inclusive, impliquant directement les bénéficiaires dans l’identification des besoins et la définition des axes d’intervention. Ses actions ciblent notamment les jeunes filles, les femmes vulnérables et les personnes en situation de handicap, avec un fort accent sur le plaidoyer aux niveaux national, sous-régional et régional. Des avancées significatives Dans l’ensemble des six pays notamment le Niger, il y a eu des avancées significatives. Le coordonnateur du projet Alliance Transformative au Niger, M. Amadou Lawali, a présenté les actions mises en œuvre dans son pays. Il a souligné que les interventions sont contextualisées selon les réalités de chaque pays membre, chaque État ayant développé sa propre stratégie de plaidoyer. Au Niger, la stratégie repose sur deux axes majeurs :• la lutte contre les violences basées sur le genre, le mariage d’enfants et le mariage forcé ;• la promotion des droits et de la santé sexuelle et reproductive des femmes et filles en situation de handicap. Selon M. Lawali, les VBG demeurent très répandues au Niger, avec un taux de prévalence national estimé à 29 %, atteignant 38,2 % chez les femmes, contre 16,3 % chez les hommes. Par ailleurs, 63,6 % des femmes ont été en union avant l’âge de 18 ans. Il a salué les efforts du gouvernement nigérien, notamment à travers l’adoption de la Stratégie nationale de prévention et de réponse aux VBG, abus et exploitations sexuelles (2024-2028), ainsi qu’une stratégie nationale de lutte contre le mariage d’enfants (2024-2028). Grâce au projet Alliance Transformative, 144 mariages de jeunes filles ont pu être retardés ou annulés, des capacités locales ont été renforcées et plusieurs collectivités territoriales mobilisées. Le projet a également permis l’installation de rampes d’accès dans des structures de santé, facilitant la mobilité des personnes en situation de handicap, et la promotion de l’éducation des jeunes filles. Défis et résilience La troisième paneliste, Mme Maïga Adam Dicko, directrice exécutive de l’AJICAD au Mali, a mis en avant la synergie d’actions entre les organisations membres de l’ADS, qui a permis d’enregistrer des résultats encourageants. Elle a toutefois relevé plusieurs défis, notamment l’ampleur des phénomènes des VBG et du mariage d’enfants, ainsi que le contexte sécuritaire et l’instabilité politique, qui entravent le déploiement des actions. Malgré ces obstacles, les acteurs poursuivent leurs efforts, notamment en faveur du durcissement de la législation malienne sur les violences basées sur le genre. Un plaidoyer régional porteur de changements Mme Kaya Sy, responsable plaidoyer à Equipop Sénégal et membre du conseil de l’Alliance, est revenue sur les actions menées au niveau régional. Elle a indiqué que les efforts conjoints de l’ADS ont contribué à influencer l’adoption par l’Union africaine d’une stratégie régionale de lutte contre les violences basées sur le genre. Au Sénégal, le projet mis en œuvre par le Réseau Siggil Jiggen, Jeunesse et Développement (JED), Equipop et le RAES a permis de mobiliser des ressources en faveur des organisations de jeunes dans la région nord, notamment à Saint-Louis. Un centre adolescents fonctionnel a également été ouvert à Diamaguène, avec l’appui du projet, par l’organisation Takhawou Ndaw yi (« soutenir les jeunes »). Poursuivre la dynamique À l’issue des échanges, les participants ont unanimement reconnu la nécessité de poursuivre et renforcer la dynamique collective pour une lutte efficace et durable contre les violences basées sur le genre, et pour le respect des droits des femmes et des filles. Pour rappel, le Réseau Alliance Droits et Santé, créé en 2013, regroupe 22 associations issues de six pays d’Afrique de l’Ouest. Il œuvre à l’amélioration du statut et de la santé des femmes et des filles à travers le plaidoyer, les campagnes de communication et les événements mobilisateurs impliquant leaders politiques, religieux et communautaires. Wilfrid Lawilla
Le Groupe de la Banque mondiale élargit l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour améliorer la santé des communautés au Burundi

Une nouvelle usine de traitement d’eau potable à Bujumbura ajoutera bientôt 60 000 m³ d’eau propre par jour à l’approvisionnement de la ville, améliorant ainsi l’accès fiable pour les familles et les entreprises. Le projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PAEPA) approuvé, étendra l’accès à l’eau potable à 615 000 personnes dans tout le pays, dont environ 490 000 habitants de Bujumbura qui bénéficieront d’un approvisionnement en eau sûr et fiable directement à leur domicile. Le projet fournira également des services d’assainissement de base à 55 000 personnes vivant en zones rurales, contribuant à réduire les maladies hydriques et à améliorer la santé des communautés. « L’accès à l’eau potable et à l’assainissement est fondamental pour le développement de tout pays. Reconnaissant ce besoin essentiel, le Projet d’Accès à l’Eau Potable et à l’Assainissement (PAEPA) au Burundi est mis en œuvre selon une Approche Programmatique Multi-Phase (MPA), qui permet le partage des connaissances régionales », a déclaré Babacar Faye, Directeur Pays du Groupe de la Banque mondiale pour le Burundi. Le Burundi continue de faire face à des défis importants en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement, particulièrement dans les zones rurales mal desservies, tandis que le changement climatique exerce une pression accrue sur des infrastructures existantes et fragiles. Les réformes en cours du gouvernement visent à transformer le secteur, à ouvrir la voie à une participation accrue du secteur privé et à mobiliser des investissements substantiels à l’avenir. Pour soutenir ces objectifs, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé le PAEPA, financé par un don de 80 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)*. Cette opération marque la première intervention de la Banque dans le secteur de l’eau et de l’assainissement au Burundi depuis plus de 15 ans, témoignant d’un engagement renouvelé à améliorer les services essentiels à l’échelle nationale. Faisant preuve d’une forte appropriation et d’un leadership affirmé, le Gouvernement du Burundi apporte un financement de contrepartie de 10 millions de dollars pour investir dans des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) résilients. Au-delà des infrastructures, le projet contribuera à améliorer la performance de la Régie de Production et de distribution d’Eau et d’électricité du Burundi (REGIDESO), à réduire les pertes d’eau et à appuyer les opérateurs privés qui fournissent des services dans les communautés rurales. Il renforcera également la sécurité hydrique à long terme grâce à un plan de gestion d’un aquifère transfrontalier. Cette nouvelle opération soutient les priorités de développement du Burundi et s’aligne sur la mission de la Banque mondiale visant à développer des infrastructures résilientes au climat tout en renforçant la gouvernance, le capital humain et la création d’emplois dans le secteur de l’eau, hygiène et assainissement. BM
Santé : Les jeunes, moteurs du changement durable en DSSR avec l’appui de l’UNFPA

GHANA. La Conférence Internationale sur le Sida et les IST en Afrique (ICASA) a officiellement commencé le mercredi 3 décembre dernier. Cette ouverture s’est faite via une session préliminaire dédiée au renforcement des capacités, qui a mis en évidence l’importance cruciale de la jeunesse dans les initiatives de plaidoyer concernant les politiques de VIH et de droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR). L’événement s’est tenu à l’auditorium principal du Centre International de Conférence à Accra, au Ghana, et a rassemblé des jeunes délégués autour du thème de la communication efficace pour provoquer un changement durable dans les communautés africaines. Cette session a marqué un moment important dans les discussions de l’ICASA, en mettant l’accent sur l’importance d’une approche de communication axée sur la résolution de problèmes, l’impact humain et la proposition de solutions. L’UNFPA, acteur majeur de cette session, aux côtés de la Société Africaine de lutte contre le Sida (SAA) et d’autres partenaires, a présenté son approche d’amplification des messages communautaires, soutenue par des outils pratiques qui permettent de traduire des données collectées à l’échelle locale en récits convaincants. Cette approche, baptisée « Problème – Impact Humain – Solution », a pour objectif de donner aux jeunes participants les moyens d’utiliser des outils de plaidoyer et d’influence pour faire avancer les politiques de santé dans leurs communautés. Cette stratégie a été développée pour faire écho aux réalités vécues par les jeunes, tout en leur offrant des méthodes concrètes pour promouvoir le changement à travers les médias et les réseaux sociaux. La session, préparée et présentée par Winnie Tomonkoua (Bureau régional AfriYAN pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale), le Dr Esther Somefun (analyste en santé reproductive et genre à l’UNFPA, Nigéria) et Coulibaly Zié Oumar (Spécialiste des Médias, REMAPSEN), a servi à introduire les concepts de plaidoyer et de communication pour le changement social. Interrogée sur les objectifs de cette session, Dr Esther Somefun a déclaré que « l’objectif est d’équiper une grande cohorte de délégués jeunes avec un kit d’outils de plaidoyer à trois outils, un outil partagé, pratique et immédiatement applicable, afin de faire avancer les politiques en matière de DSSR et de VIH. » De façon spécifique, a-t-elle souligné, « nous visons à permettre aux jeunes de documenter systématiquement des données au niveau communautaire, de traduire ces preuves en récits convaincants pour les médias et les réseaux sociaux, et de structurer des briefings politiques qui influencent les décideurs. » Elle a poursuivi pour dire qu’ « à la fin de la session, les participants devraient être capables d’utiliser des outils concrets pour influencer les politiques, amplifier les messages et structurer des briefings politiques à l’intention des décideurs. » Comment l’Unfpa entend implémenter cette nouvelle approche de communication dans les communautés de jeunes ? Selon Dr Esther Somefun, l’organisation des Nations-Unies prévoit de « mettre en œuvre l’approche de communication [Problème – Impact Humain – Solution] dans les communautés de jeunes en l’intégrant dans les programmes de renforcement des capacités, les formations et les campagnes de plaidoyer, en veillant à ce que les messages résonnent avec les réalités vécues des jeunes et les incitent à agir ». Ainsi, la journée a jeté les bases d’un dialogue stratégique, en offrant aux jeunes délégués des outils pratiques et une plateforme pour exprimer leurs préoccupations et solutions en matière de santé. D’autre part, la souveraineté africaine et la mobilisation des ressources nationales destinées au financement des programmes de santé ont constitué un axe central des discussions de cette première journée. Les participants ont souligné que ces éléments sont cruciaux pour garantir la pérennité des actions menées, et que la réussite de ces initiatives dépendra de l’engagement des gouvernements à débloquer des ressources locales adéquates, particulièrement en faveur des jeunes. Wilfrid Lawilla
E-Health Forum Morocco 2025 : ONCORAD Group réaffirme son rôle de pionnier de l’innovation technologique en santé

ONCORAD Group a pris part à l’International E-Health Forum Morocco 2025, tenu à Casablanca du 25 au 27 novembre 2025, événement qui a réuni professionnels de santé, experts technologiques, institutions publiques et acteurs privés autour des nouveaux leviers de transformation numérique dans le domaine médical. Cette troisième édition a fait émerger des visions structurantes sur l’avenir de l’hôpital intelligent et sur la place stratégique de l’innovation dans l’amélioration du parcours patient. Le groupe a été représenté par Mme Meryem Chami, intervenante au Panel Stratégique dédié aux systèmes d’information et à l’interopérabilité. Cette contribution a alimenté les échanges liés à la digitalisation, à l’interopérabilité des systèmes d’information hospitalier et au déploiement des technologies médicales de dernière génération. Dans les échanges, Mme Chami a rappelé que dans un domaine aussi sensible que la santé, l’interopérabilité est un levier stratégique qui permet tout d’abord de mieux soigner le patient, assurer une meilleure qualité des opérations et un échange plus fluide entre les différents acteurs de la santé. Il a également été souligné que l’intégration de l’intelligence artificielle est un outil essentiel pour améliorer la précision du diagnostic et la coordination des soins. Mme Chami souligne également l’importance de l’IA dans la prédiction des maladies. L’expérience d’ONCORAD Group, pionnier de l’innovation médicale, se traduit par l’installation d’équipements de dernière génération — robot de chirurgie, robot de radiothérapie, imagerie avancée, médecine nucléaire — tous intégrant l’intelligence artificielle. Ces technologies de pointe renforcent la précision du diagnostic et accompagnent le médecin dans l’optimisation de la prise en charge médicale. Mme Chami a conclu le panel en partageant sa vision de la santé de demain, où la technologie joue un rôle fondamental pour permettre une médecine de précision et un acte médical optimisé. Elle a rappelé l’importance d’une approche “WIN–WIN–WIN” : « Un gain pour le patient, qui reste au cœur de notre mission ; un gain pour le système public, car la santé est avant tout un service d’intérêt général ; et un gain pour l’investissement privé, sans lequel aucun système de santé performant ne peut se construire. C’est la combinaison de ces trois dimensions qui permet de réussir une transformation durable du secteur », souligne Mme Chami. À travers cette participation, ONCORAD Group réaffirme son positionnement de pionnier de l’innovation médicale et sa volonté de contribuer activement à l’émergence d’un écosystème de santé marocain connecté, performant et aligné sur les plus hauts standards cliniques. Le Groupe confirme ainsi son engagement à placer la technologie et l’innovation au service des patients.
Projet Présidentiel d’Urgence Hospitalière : Le Président Assimi GOÏTA lance la construction de 15 nouveaux hôpitaux et la réhabilitation des centres de santé de référence (CSREF)

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a procédé, ce lundi 10 novembre 2025, à la pose de la première pierre du Projet présidentiel d’urgence hospitalière. La cérémonie, tenue au Centre de santé de référence de Korofina (1er Arrondissement du District de Bamako), marque le coup d’envoi d’un vaste programme de modernisation du système de santé au Mali. L’événement s’est déroulé en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, de la Ministre de la Santé et du Développement social, du Gouverneur du District de Bamako, ainsi que de nombreux membres du Gouvernement, diplomates et partenaires du Mali. Le Maire du 1er Arrondissement de Bamako, Oumar TOGO, a salué une « initiative historique » qui transformera durablement la prise en charge sanitaire au Mali. Dans son allocution, la Ministre de la Santé et du Développement social, Colonelle-Majore, Assa Badiallo TOURÉ, a exprimé sa profonde reconnaissance au Président de la Transition pour cette initiative d’envergure, qui illustre la volonté du Chef de l’État de faire de la santé un droit fondamental pour chaque Malien. Elle a surtout rappelé que ce projet s’inscrit dans la continuité des États généraux de la santé, tenus en décembre 2024, qui avaient souligné la nécessité de rendre les soins plus accessibles et d’améliorer la qualité des services médicaux, à travers le pays. Selon la ministre, ce projet est une véritable « modernisation et restructuration » du système hospitalier national, avec la construction de 15 nouveaux hôpitaux et la transformation des Centres de santé de référence (CSREF) du district de Bamako en hôpitaux de District. Les travaux, entièrement financés par le budget national, s’étendront sur 12 mois pour Bamako et 24 mois pour les régions. Le Projet présidentiel d’urgence hospitalière se décline en trois grands volets : la transformation des CSREF des sept arrondissements de Bamako en hôpitaux de district ; la construction de nouveaux hôpitaux de district à Bla et à Kangaba ; la réalisation d’hôpitaux régionaux modernes à San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro, Bandiagara et Koulikoro. Ces infrastructures seront équipées d’appareillages médicaux de dernière génération, avec des capacités d’hospitalisation renforcées et des services spécialisés, notamment des unités d’hémodialyse pour les hôpitaux des 1er et 6e Arrondissements de Bamako. Dans une interview accordée à la presse à la fin de la cérémonie, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA a salué « un projet porteur d’espoir », symbole d’un Mali en marche vers le progrès. Il a rappelé que la santé demeure un pilier essentiel du Mali Koura. Le Chef de l’État a, également, expliqué que « toute activité dépend de la santé, car sans elle, aucun développement n’est possible ». Il a invité la ministre de la Santé et du Développement social à veiller à la continuité du service public pendant les travaux, ainsi qu’au respect des délais contractuels fixés avec les entreprises. Le Chef de l’État a, également, mis un accent particulier sur la dimension humaine du projet, à savoir rapprocher les soins de qualité des populations, réduire les évacuations sanitaires et désengorger les structures existantes.
Accroître la collaboration régionale pour renforcer les systèmes de santé en Afrique centrale

Libérer les opportunités d’emploi grâce à des investissements régionaux qui renforcent la sécurité sanitaire et favorisent une création d’emplois inclusive La Banque mondiale a approuvé l’élargissement à l’Afrique centrale d’une initiative régionale à fort impact, contribuant à renforcer la préparation et la réponse aux urgences sanitaires dans quatre pays. La troisième phase du Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre (HeSP, de son acronyme anglais), bénéficie de 280 millions de dollars de dons et de crédits de l’IDA, complété par un don supplémentaire de 10 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF). Le projet apportera un soutien ciblé au Cameroun, à la République centrafricaine, à la République du Congo, au Tchad ainsi qu’à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) afin de soutenir la coordination régionale. Le programme vise à accroître la collaboration régionale et à renforcer les capacités des systèmes de santé en matière de prévention, de détection et de réponse aux urgences sanitaires, notamment pour les épidémies, les chocs sanitaires liés au climat et les maladies zoonotiques. Il s’appuie sur les enseignements tirés de crises passées telles qu’Ebola et la pandémie de COVID-19, et s’aligne sur les stratégies nationales de santé et les engagements mondiaux, notamment l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable. Le financement supplémentaire du GFF complétera le programme en aidant le Cameroun dans la prévention des interruptions des services essentiels de santé pour les femmes, les enfants et les adolescents, et en renforçant la résilience des soins de santé primaires face aux chocs. « La région est confrontée à une convergence de défis, notamment la fragilité, les déplacements, la porosité des frontières et l’évolution des conditions météorologiques qui augmentent les risques d’urgence sanitaire et mettent à rude épreuve des systèmes de santé déjà fragiles », explique Trina Haque, directrice régionale pour le développement humain à la Banque mondiale. « Le programme HeSP répond à ces besoins urgents en investissant dans la surveillance, les réseaux de laboratoires et les agents de santé de première ligne, tout en promouvant une prestation de services inclusive et résiliente. Il aidera les pays à passer d’une riposte réactive aux crises à une préparation proactive. » En outre, le programme appuiera l’élaboration de plans d’urgence nationaux et régionaux, renforcera les systèmes de laboratoires et de surveillance, et développera la formation des professionnels de santé, notamment des femmes, en épidémiologie et en sciences vétérinaires. Il financera également des infrastructures de santé vertes et résilientes et promouvra des approches « Une seule santé » qui intègrent la santé humaine, animale et environnementale. « Le HeSP est plus qu’une initiative sanitaire : ce programme constitue un moteur pour le développement régional », souligne Marina Wes, directrice par intérim de la Banque mondiale pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest et du Centre. « En favorisant la collaboration transfrontalière et l’harmonisation des systèmes de santé, le programme aura des retombées positives en matière de commerce, de mobilité et de cohésion sociale. Il créera des milliers d’emplois dans les secteurs de la santé, de la logistique et des infrastructures, en particulier pour les jeunes et les femmes dans les zones mal desservies. » S’appuyant sur cette vision, le programme renforcera les capacités nationales et régionales en investissant dans un personnel de santé diversifié, en développant les systèmes de laboratoires et de surveillance, et en modernisant les infrastructures essentielles. L’accent mis sur l’inclusion des femmes et l’engagement local garantira que les opportunités d’emploi bénéficient pleinement aux travailleurs de première ligne ainsi qu’aux communautés les plus vulnérables, tout en renforçant la résilience institutionnelle et en protégeant les emplois existants dans la région. Le programme HeSP s’inscrit dans une approche programmatique à phases multiples, dotée d’une enveloppe de financement totale de 688 millions de dollars, couvrant huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.