Côte d’Ivoire – Santé : Les Travaux du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Boundiali Exécutés à 67%

Poursuivant sa visite de chantiers de construction et de rénovation dans le Nord, le Ministre en charge de la Santé, Pierre Dimba était vendredi 27 octobre 2023, sur le site de construction du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Boundiali. Avec un coût estimé à 40 milliards de F CFA, les travaux du chantier du CHR de Boundiali sont exécutés à 67%. Cette infrastructure sanitaire, dont la capacité d’accueil est estimée à 150 lits, sera bâtie sur une superficie de 10 hectares (ha). Cet établissement sanitaire de niveau 2, sera doté de plusieurs services notamment, d’une unité de Soins intensifs (bloc principal), un bloc de chirurgie, un bloc de pédiatrie, d’un bloc de Gyneco obstétrique, d’un bloc opératoire, un cabinet d’ophtalmologie, un bloc de maternité, un bloc technique et de logements pour le personnel…

Cette épidémie secoue le Cameroun, selon son ministre de la Santé

Le Cameroun fait face à une épidémie de conjonctivite, a déclaré le ministre camerounais de la Santé publique. Cette maladie bénigne d’origine virale provoque une rougeur des yeux et des démangeaisons. La population a été appelée à respecter les mesures de prévention, dont le lavage des mains et la distanciation sociale. Le ministre camerounais de la Santé publique Manaouda Malachie a informé l’opinion publique de la survenue dans le pays d’une épidémie de conjonctivite, dans un communiqué de presse rendu public lundi. La conjonctivite est une maladie infectieuse qui provoque une rougeur des yeux et peut être accompagnée des symptômes tels que les démangeaisons, les écoulements et les paupières collées… Lire la suite sur Sputniknews

Guinée. Inauguration de l’Hôpital militaire de Conakry: Une référence de santé moderne innovante

Guinée. Inauguration de l’Hôpital militaire de Conakry: Une référence de santé moderne innovante

Lundi 30 octobre 2023. Journée mémorable. Le Président de la République, le Colonel Mamadi Doumbouya a en effet officiellement inauguré ce jour l’Hôpital Militaire de Conakry, situé au camp Samory Touré. Cette cérémonie a été marquée par la présence distinguée d’officiers supérieurs de l’Armée, de la Police nationale et de la douane. Cet Hôpital Militaire de Conakry a ouvert ses portes avec des équipements médicaux de pointe, témoignant ainsi de l’engagement du Président de la République pour le bien-être en termes de santé des militaires et de la population en général. Parmi ces équipements figurent un scanner de dernière génération, une naso-fibroscopie ultramoderne, des équipements échographiques de pointe, des blocs opératoires entièrement rénovés, etc. Les chambres d’hospitalisation sont conçues pour offrir un confort optimal, tandis qu’un laboratoire d’analyses biomédicales a été mis en place pour des diagnostics précis. Lors de la cérémonie d’inauguration, le Colonel Moriba Dione, Directeur Général de l’hôpital, a exprimé sa gratitude envers le Chef de l’État pour cette avancée majeure dans le secteur de la santé. Il a souligné que cet hôpital moderne n’était pas seulement destiné aux Forces de défense et de sécurité, mais est également ouvert aux populations locales en besoin de soins de qualité. Après la coupure du cordon inaugural, une visite guidée a permis au Chef de l’État de découvrir de près les services médicaux de premier ordre offerts par cet établissement. L’Hôpital Militaire de Conakry, avec ses infrastructures et instruments médicaux de pointe ainsi que son engagement pour le bien-être de la population, s’annonce comme un véritable pilier innovant en matière de santé en Guinée. Cette inauguration marque un pas significatif dans l’amélioration des services de santé pour les militaires et les citoyens du pays.

Sénégal. Amadou BA: une action multisectorielle sur les déterminants socio-culturels et économiques est indispensable pour préserver la santé et l’améliorer

Sénégal. Amadou BA: une action multisectorielle sur les déterminants socio-culturels et économiques est indispensable pour préserver la santé et l’améliorer

RENCONTRE. « Il est aujourd’hui clair que pour préserver la santé et l’améliorer une action multisectorielle sur les déterminants socio-culturels et économiques est indispensable », selon le Premier Ministre sénégalais Amadou BA. « A cet égard, nous savons tous, que la meilleure façon de lutter contre le choléra, par exemple, ou même de l’éradiquer, ce n’est pas seulement de renforcer le système de santé, mais c’est surtout d’assurer la mise à disposition et l’accès universel à l’eau potable, à un environnement salubre et une bonne hygiène », a-t-il déclaré à l’occasion de la tenue de la sixième édition du forum Galien Afrique. « Les scientifiques sont unanimes à reconnaitre que la lutte contre la sédentarité, le changement de comportement et d’habitudes alimentaires contribuent à faire baisser drastiquement la charge de morbidité et les décès prématurés liés aux maladies non transmissibles », a rappelé Amadou BA dans son discours prononcé à cette occasion, estimant que ce forum est le lieu de proposer des stratégies adaptées aux pays africains et au contexte africain pour lutter efficacement contre cette tueuse silencieuse.  Avant d’appeler à la mobilisation de tous les acteurs et de tous secteurs de développement pour la lutte contre les maladies non transmissibles. Adrien Thyg

Au Togo, l’assurance maladie universelle sera déployée à partir du 1er janvier 2024

Au Togo, l’assurance maladie universelle sera déployée à partir du 1er janvier 2024

Deux ans après s’être doté d’une loi sur l’assurance maladie universelle (AMU), le Togo franchit une étape décisive. Le gouvernement, réuni en conseil des ministres le mercredi 04 octobre à Lomé, a pris une série de décrets, actant l’accélération du processus et officialisant sa généralisation dès le début de l’année 2024.  Un panier de soins pour trois catégories de personnes  Le premier décret rendu, fixe le panier de soins de référence pour les salariés des secteurs public et privé formel, avec l’objectif d’assurer un accès équitable aux soins de santé essentiels aux différentes couches de la population.  Dans le détail, trois catégories de bénéficiaires se dessinent : les agents publics et assimilés ainsi que les titulaires des pensions civiles et militaires pour la première, les travailleurs du secteur privé, les titulaires des pensions de retraite du secteur privé, les ministres du culte, les travailleurs indépendants ainsi que les personnes relevant des secteurs informel et agricole pour le second groupe, et enfin, les personnes vulnérables, dans la dernière catégorie.  Une option supplémentaire s’offre aux affiliés, avec la possibilité de souscrire à des paniers de soins complémentaires. Des compétences déléguées à des organismes gestionnaires Pour mieux coordonner le mécanisme, un deuxième décret rendu, encadre le cadre contractuel entre les organismes de gestion de l’AMU et les organismes gestionnaires délégués. Cette délégation de compétences vise notamment à accroître l’efficacité des prestations et rapprocher les services des usagers. L’accès aux prestations garanties encadrées Toujours sur le volet de l’architecture de l’AMU, un troisième décret fixe les modalités d’accès aux prestations de soins de santé couvertes, en réglementant les conditions d’ouverture des droits d’accès aux prestations de soins, les différents types de formations sanitaires existants, ainsi que le parcours de soins coordonné que devront suivre les assurés.  Des cotisations sociales adaptées selon les catégories Sur le volet financier, le dernier décret fixe les taux, montants et modalités de recouvrement des cotisations sociales, précise l’assiette et les taux des cotisations sociales, en tenant compte des particularités de chaque catégorie d’assujettis.  Pour les personnes vulnérables, une contribution mensuelle forfaitaire sera proposée, dont le montant devrait être fixé ultérieurement, a rassuré l’exécutif.  L’objectif poursuivi par le gouvernement est notamment d’établir un système de financement équitable qui tienne compte des capacités contributives de chacun. Du reste, le dernier texte adopté dote définitivement les deux principaux organismes de gestion de l’Assurance maladie universelle au Togo (INAM et CNSS) d’instruments juridiques nécessaires pour amorcer efficacement la mise en œuvre de l’assurance maladie universelle. République Togolaise

CDC Afrique salue le leadership du Maroc en matière de fabrication de vaccins

Le directeur des Centres africains pour la surveillance et la prévention des maladies (CDC Afrique), John Nkengasong, a salué, vendredi à Marrakech, le leadership du Maroc en matière de fabrication des vaccins.« Le Maroc est un pays phare et possède une vision proactive en matière de fabrication des vaccins », a souligné M. Nkengasong, dans une déclaration à la presse, lors de l’ouverture des travaux de la réunion du premier marché des fabricants africains de vaccins. L’organisation de cet évènement de grande envergure au Maroc témoigne du leadership du Royaume, impulsé par la vision éclairée de SM le Roi, s’est-il félicité, notant que le Maroc est un pays fédérateur, capable d’impliquer toutes les parties prenantes pour pouvoir échanger autour de la question des vaccins. Le Maroc a fait un progrès remarquable dans ce domaine en ayant recours à un modèle de partenariat public-privé, a-t-il poursuivi, aspirant à élargir l’offre de vaccins au profit de l’ensemble du continent africain. Organisée à l’initiative de CDC Afrique, de l’alliance du vaccin (GAVI) et du ministère de la Santé et de la protection sociale, cette manifestation, qui se poursuit jusqu’au 1er octobre, a pour ambition de réunir les fabricants africains de vaccins, les ministres de la santé et des finances et les autorités nationales de régulation pharmaceutique des 13 pays africains producteurs de vaccins, afin d’identifier les meilleures stratégies pour assurer la réussite et la durabilité des projets de fabrication en cours. Elle vise également à créer une plateforme de concertation entre les producteurs et les acheteurs sur la manière de structurer et de construire le marché africain des vaccins et des produits biotechnologiques. MAP

Les dirigeants d’Afrique lancent l’alerte d’une situation d’urgence face au paludisme et appellent à l’action pour résoudre un déficit financier sans précédent contre ce fléau mortel

Les chefs d’État et de gouvernement d’Afrique, les dirigeants mondiaux de la santé et les partenaires de développement ont ce jour (vendredi 22 septembre, dnr) lancé un appel commun à l’action urgente pour parer à la crise imminente de la lutte contre le paludisme. À défaut d’action immédiate, avertissent-ils, l’objectif d’élimination du paludisme d’Afrique à l’horizon 2030, tel que fixé par l’Union africaine, ainsi que celui de l’ONU de mettre fin aux épidémies de paludisme dans ces mêmes délais, seront compromis. À l’occasion d’une conférence de presse organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York ce vendredi, les dirigeants ont lancé l’alerte : le monde se trouve confronté à la plus grande urgence posée par le paludisme ces deux dernières décennies, du fait de la néfaste coïncidence du changement climatique, de la résistance grandissante et de son impact sur l’efficacité des insecticides, des antipaludiques et des tests de diagnostic rapide, et d’un financement inadéquat imputable à la crise financière qui sévit dans le monde. Son Excellence M. le Président Umaro Sissoco Embaló, président de la République de Guinée-Bissau et de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA) dresse un tableau alarmant : « Nous avons atteint un point critique. Nous ne disposons actuellement pas de ressources suffisantes au simple maintien des programmes vitaux existants contre le paludisme. Ceci représente la plus grave menace posée à l’élimination du paludisme ces 20 dernières années. Si nous n’agissons pas rapidement pour combler l’écart immédiat de 1,5 milliard de dollars US et mobiliser les ressources nécessaires, nous assisterons sans nul doute à une recrudescence du paludisme et des épidémies. »  Et d’invoquer, pour illustrer la situation, combien la crise financière qui continue d’ébranler le monde a fait grimper les coûts de prestation des interventions essentielles, tandis que la résistance accrue aux insecticides et aux médicaments sape plus profondément encore la lutte contre le paludisme face aux nouveaux produits et approches hautement efficaces mais d’autant plus onéreux aussi. Les hausses de température liées au changement climatique, les cyclones, les inondations et les situations d’urgence humanitaire qui s’ensuivent, accroissent la couverture et les coûts des programmes. La cherté résultante de la lutte contre le paludisme conduit au renversement des acquis durement gagnés du passé. Durant la conférence de presse, les dirigeants ont préconisé l’accélération du lancement de conseils et fonds multisectoriels nationaux de haut niveau pour l’élimination du paludisme et des maladies tropicales négligées, afin de maintenir la lutte parmi les hautes priorités nationales de développement et de mobilisation de ressources tout en accroissant le financement domestique public et privé. L’accroissement de l’allocation budgétaire publique à la santé et à la lutte contre le paludisme a notamment été invoquée, de même que la priorisation de leur financement dans les allocations aux pays sous les auspices de l’Association internationale de développement (IDA) à travers la Banque mondiale et le recours aux échanges de dettes. À la Banque mondiale, il est demandé instamment de prendre l’engagement d’un nouveau programme renforcé de lutte contre le paludisme, afin de faciliter le financement supplémentaire requis pour combler les insuffisances immédiates, avec l’aide complémentaire des banques de développement régionales. L’apport international accru des bailleurs de fonds traditionnels et de nouveaux marchés donateurs n’en demeure pas moins crucial.  S.E. M. le Président Embaló a appelé à l’action ses homologues et partenaires : « Le moment est venu de financer entièrement la lutte contre le paludisme, afin de garantir, une fois pour toutes, l’élimination de la maladie. L’objectif peut être atteint par le biais d’approches intégrées, où la lutte contre le paludisme joue un rôle pionnier fondamental au renforcement des systèmes de santé aux fins de la CSU et de la préparation aux pandémies, de même que dans l’atténuation d’impact et l’adaptation au changement climatique. »   La lutte contre le paludisme a atteint un carrefour. Il incombe aux pays, aux régions et à la communauté mondiale de protéger les gains acquis ces deux dernières décennies et de réaliser l’objectif 2030 d’éradication des épidémies de paludisme et de libération de l’Afrique du joug de la maladie.

29 startups africaines évoluant dans la distribution des produits de soins de santé sélectionnées pour recevoir un financement et une aide à l’impact de la Fondation Gates, de MSD et d’autres organismes

29 startups africaines évoluant dans la distribution des produits de soins de santé sélectionnées pour recevoir un financement et une aide à l’impact de la Fondation Gates, de MSD et d’autres organismes

Investing in Innovation Africa (i3), une initiative panafricaine pour les startups qui façonnent l’avenir de la distribution des produits de soins de santé, a annoncé sa deuxième cohorte de 29 entreprises. Financé par la Fondation Bill & Melinda Gates et parrainé par Cencora (anciennement AmerisourceBergen), Merck Sharpe & Dohme (MSD), Microsoft et Chemonics, le programme i3 a pour objectif de faciliter la valorisation des entreprises prometteuses en phase de démarrage et de croissance. Les startups sélectionnées reçoivent une subvention de 50 000 dollars et un soutien personnalisé en matière de préparation à l’investissement de la part des principaux accélérateurs tels que Villgro Africa, IMPACT Lab, Startupbootcamp Afritech et CcHUB, ainsi que la mise en relation avec des entreprises, des bailleurs de fonds et des gouvernements susceptibles d’être des clients potentiels de premier plan. Les 29 startups sélectionnées sont présentes dans 21 pays africains et proposent des solutions numériques pour la distribution des produits de soins de santé. Les innovateurs créent des pharmacies en ligne et des sociétés de télémédecine, ainsi que des services de gestion des stocks des pharmacies, cliniques et hôpitaux, l’analyse des données de la chaîne d’approvisionnement, la protection des produits, la visibilité des produits et bien plus encore. 38 % des entreprises sélectionnées sont dirigées par des femmes et 17 % exercent leurs activités en Afrique francophone. Les entreprises sélectionnées sont, par ordre alphabétique : Afia Group Limited, Aimcare Health, Bena Care, BioCertica, Chari Pharma, CheckUps Medical, Chefaa, Dawa Mkononi, Drugstore Nigeria, Famasi Limited, Field Intelligence, Inc, GICMED, Grinta, Healthtracka, Kapsule, Medical Diagnostech, Medpharma Alliance International Limited, Octosoft Technologies Limited, Pharmarun, Pharmaserv Health Project Nigeria Limited, Reductiona, SASA Health Limited, Tech Care For All Eastern Africa, Technovera – Pelebox Smart Lockers, Tibu Health, UltraTeb, Waspito, WellaHealth et Welo. Les innovateurs sélectionnés participeront à l’événement annuel « Accès au Marché » du programme i3, qui se tiendra à Nairobi les 14 et 15 novembre. Cet événement favorise des partenariats dynamiques entre les acteurs de l’industrie, les gouvernements, les donateurs et les grandes agences multilatérales. Le but est de favoriser la valorisation et le développement des startups par le biais de contrats, de projets pilotes et d’investissements mutuellement bénéfiques. La première cohorte de 31 entreprises ayant bénéficié du soutien du programme i3 l’année dernière a conclu 24 contrats, projets pilotes et partenariats stratégiques à ce jour. Kieran Daly, directeur des agences et fonds de santé mondiaux à la Fondation Bill et Melinda Gates, a commenté l’événement : « Alors que les pays et les institutions mondiales de santé s’efforcent d’élargir l’accès aux produits prioritaires, nous sommes confrontés à un besoin urgent d’exploiter des solutions dans les secteurs public et privé pour améliorer les résultats en matière de santé et renforcer les systèmes de santé locaux. Des programmes comme i3 nous aident à comprendre, à soutenir et à adopter des solutions technologiques qui émergent en Afrique, conjointement avec nos partenaires ». Yusuf Rasool, directeur, Global Market Access, Sustainable Access Solutions chez MSD, a déclaré : « Nous sommes ravis qu’une deuxième cohorte de 29 innovateurs dans le domaine des soins de santé en Afrique participe au programme. Investir dans ces entreprises est un moyen de fournir des solutions qui sauvent des vies et d’autonomiser les communautés grâce à l’accès à des médicaments essentiels à travers le continent. » Jason Dinger, vice-président senior des produits et solutions globales chez Cencora: « L’éventail des startups sélectionnées pour la deuxième cohorte reflète l’étendue du talent et de la créativité dans le paysage entrepreneurial africain, et nous sommes impatients d’assister à l’impact transformateur des startups africaines et de leurs solutions dans les années à venir.  Le programme i3 est coordonné par Salient Advisory et SCIDaR et est mis en œuvre par des centres technologiques de premier plan à travers le continent : CCHub pour l’Afrique de l’Ouest, Startupbootcamp AfriTech pour l’Afrique australe, IMPACT Lab pour l’Afrique du Nord et l’Afrique francophone, et Villgro Africa pour l’Afrique de l’Est.