Centrafrique : un taux de paludisme qui inquiète à Bangui

Centrafrique : un taux de paludisme qui inquiète à Bangui

Ces derniers temps, le paludisme fait rage à Bangui et dans ses environs. Plusieurs milliers de personnes, à en croire les responsables sanitaires, sont atteintes de cette maladie, notamment les enfants. Cette augmentation du nombre de patients est due, selon le personnel soignant, à la tombée régulière des pluies ces derniers jours. Vendredi au centre de santé de Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui, 6 nouveaux patients viennent simultanément se faire consulter. Selon les responsables sanitaires de ce centre, près d’une vingtaine de personnes souffrant du paludisme sont enregistrés par jour. « Aujourd’hui, j’ai au moins 18 patients souffrant de paludisme ; dont 9 adultes et 9 enfants. Lorsqu’un patient arrive et qu’il présente un cas sévère, on procède aux premiers soins pour voir si les produits administrés sont efficaces », indique Rosine Fleure Singhaya, une infirmière. La situation est encore préoccupante au centre de santé de Malimaka, dans le 5ème arrondissement de Bangui. Selon les responsables, plus de 700 cas ont été enregistrés durant ce mois d’août. « Nous enregistrons le pic des cas »  « Nous sommes en pleine saison des pluies. C’est la saison au cours de laquelle nous enregistrons le pic des cas de paludisme. Notamment, entre juillet et septembre. Le mois passé, nous avons enregistré au moins 1.550 cas de paludisme, tout âge confondu. Pour ce mois d’août, nous sommes déjà à plus de 750 cas », précise Anicet Médard Gbayou, médecin-chef dudit centre. Au complexe pédiatrique, les lits sont remplis d’enfants présentant des formes graves de paludisme. Selon les responsables, une cinquantaine d’enfants sont reçus quotidiennement. D’après le personnel soignant, les eaux stagnantes et les hautes herbes sont à l’origine de la prolifération des moustiques. Face à cela, ils appellent les parents à assainir les environnements et à mettre leurs enfants sous des moustiquaires, en cette saison des pluies.

Target Malaria reçoit le soutien de l’Académie Nationale des Sciences du Burkina Faso

Target Malaria reçoit le soutien de l’Académie Nationale des Sciences  du Burkina Faso

Target Malaria, un projet de recherche innovant visant à réduire la transmission du paludisme grâce à l’impulsion génétique, vient de recevoir un soutien significatif de l’Académie Nationale des Sciences, des Arts et des Lettres du Burkina Faso (ANSAL-BF). Cette déclaration de soutien fait suite à une visite approfondie de trois jours, du 18 au 20 juillet, des installations de Target Malaria au sein de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) à Bobo-Dioulasso. Dans sa déclaration officielle, l’ANSAL-BF a souligné l’importance du projet pour le pays : « Le projet Target Malaria contribue à hisser notre pays au niveau des pôles d’excellences dans le monde en matière de recherche sur le paludisme. Nous lançons un appel aux ministres en charge de la Santé, de la Recherche scientifique et de l’Environnement à soutenir, suivre et évaluer par tout moyen le projet. Et la population à se démarquer des contre-vérités scientifiques, notamment de l’amalgame entre le paludisme et la dengue. » Reconnaissance de l’intérêt scientifique du projet La délégation, dirigée par le Dr Paco Sérémé, président de l’ANSAL-BF, a visité les installations de l’IRSS, notamment l’insectarium, en conformité avec les directives internationales de confinement d’arthropodes (ACL). Ils ont également rencontré les communautés sur l’un des sites de recherche, le village de Souroukoudingan. À l’issue de cette visite, Dr Sérémé a souligné : « Target Malaria présente un intérêt scientifique indéniable pour notre pays. Ce projet vise à fournir des technologies pour réduire l’impact du paludisme en ciblant ses vecteurs. » Le Prof. Abdoulaye Diabaté, Investigateur principal de Target Malaria Burkina Faso, a exprimé sa gratitude : « L’appui de l’Académie des Sciences et du gouvernement renforce notre détermination à développer des approches durables et éthiques pour combattre le paludisme. Nous sommes convaincus que l’investissement dans des méthodes de recherche innovantes et la formation de la prochaine génération de scientifiques africains nous rapprochera de notre objectif d’élimination du paludisme en Afrique. » Validation de l’approche scientifique Cette visite fait suite aux encouragements exprimés en mars 2024 par le Professeur Adjima Thiombiano, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. « La pertinence du projet est évidente. Nous avons constaté que la rigueur scientifique est essentielle, » a ajouté Dr Sérémé. L’Académie a également souligné l’importance de la communication avec toutes les parties prenantes. Target Malaria s’est engagé à maintenir un dialogue continu avec toutes les personnes intéressées par le projet. Excellence de la recherche scientifique sur le paludisme Basé à l’IRSS, Direction Régionale de l’Ouest à Bobo-Dioulasso, Target Malaria Burkina Faso mène des activités depuis 2012, principalement autour de la collecte de données entomologiques. Le Burkina Faso offre un terrain d’étude idéal pour les recherches sur les moustiques vecteurs du paludisme. Selon le ministère de la santé, la maladie représente 43 % des consultations médicales, plus de 60 % des hospitalisations et 30 % des décès. En 2019, Target Malaria a réalisé un lâcher de moustiques génétiquement modifiés, le premier du genre en Afrique.

Transmission mère-enfant du VIH : la couverture en ARV des enfants représente 27% en Afrique de l’Ouest et du Centre

Transmission mère-enfant du VIH : la couverture en ARV des enfants représente 27% en Afrique de l’Ouest et du Centre

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) a organisé le vendredi 14 juin 2024, un webinaire sur le Thème : « Elimination de la transmission mère enfant du VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre, et si on en parlait ? », avec comme panelistes les docteurs Fodé Simaga et Éric Verschueren de l’ONUSIDA. Plus de cinquante journalistes membres du Réseau des Médias pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) ont échangé au cours d’un webinaire avec les docteurs Fodé Simaga, Directeur de la science, des services et des systèmes pour tous au siège de l’ONUSIDA à Genève et le Dr. Éric Verschueren, Directeur pays ONUSIDA au Benin et au Togo sur la problématique de l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, mais aussi des défis à relever pour atteindre cette élimination d’ici à 2030, comme le suggère l’ONUSIDA. Il s’avère que la lutte contre la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME) reste un enjeu majeur de santé en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest et du Centre, où le taux de dépistage du VIH chez les femmes enceintes et le traitement des enfants aux antirétroviraux demeurent insuffisants, selon les experts de l’ONUSIDA. Selon le Dr Fodé Simaga, « l’Afrique de l’Ouest et du Centre représente 50% des femmes enceintes qui ne sont pas sous traitement. Il a ajouté que la couverture ARV des enfants globalement dans le monde est de 52 %, en Afrique de 37%, mais en Afrique de l’Ouest et du Centre est de 27 %. “ Cela signifie que seulement un enfant sur quatre (1/4) est traité par les ARV. Il y a environ 40% de nouvelles infections des enfants soit environ 51 000 sur 130 000 au total”, a-t-il ajouté. Pour les défis à relever, le Dr Fodé Simaga, met l’accent sur la sensibilisation de proximité afin d’identifier les femmes enceintes et les stimuler à se faire dépister. « Nos systèmes de données ne sont pas très performants dans la région. Il faut vraiment les améliorer pour pouvoir savoir, là aussi sont les femmes enceintes géographiquement et leur nombre. Il faut des campagnes de sensibilisation avec de nouveaux outils (réseaux sociaux, téléphone, sms, etc.) pour sensibiliser les femmes et on doit y arriver. Parce que je ne pense pas qu’aucun d’entre nous ici supportera voir nos enfants qui meurent à ce niveau-là, alors que tous les traitements et le technologie ». Environ 40% de nouvelles infections des enfants Selon le docteur Éric Verschueren, « un enfant sur deux qui n’a pas le traitement quand il est testé positif meurent avant l’âge de deux ans et quatre enfants sur cinq qui n’ont pas le traitement meurent avant l’âge de cinq ans. Ce sont des enfants qu’on peut donc sauver en donnant des ARV, aussi bien au niveau de la prévention des infections chez les mamans enceintes qu’au niveau du traitement des enfants qui ont attrapé le VIH lors de la grossesse ou lors de la période d’allaitement. Il y a beaucoup de travail à faire. D’où la création de l’Alliance mondiale qui est, certes limitée à quatre pays dans notre région, mais les principes et les actions qu’on doit mener sont les mêmes au-delà de ces quatre pays et devaient être suivis partiellement au moins dans la plupart des pays de la sous-région ». D’avis de deux experts, les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre doivent adhérer à l’Alliance mondiale si les dirigeants veulent réellement arriver éradication de la transmission du VIH de la mère à l’enfant.Notons que la création de l’Alliance mondiale par l’ONUSIDA, les réseaux de personnes vivant avec le VIH, l’UNICEF et l’OMS ainsi que les partenaires techniques, le PEPFAR et le Fonds mondial va permettre de faciliter l’accès aux soins des enfants vivant avec le VIH et éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici à 2030. Par ailleurs, ces pays doivent aussi focaliser leurs actions à la sensibilisation et au dépistage des femmes enceintes pour sauver des enfants issus des mères atteintes du VIH-SIDA pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Wilfrid Lawilla D.

Santé/Point de vue : Renforcer l’autonomie des filles : La clé de l’éradication du SIDA par l’éducation et les droits à la santé

Santé/Point de vue : Renforcer l’autonomie des filles : La clé de l’éradication du SIDA par l’éducation et les droits à la santé

Aujourd’hui, nous célébrons la Journée internationale de l’enfant africain dans des circonstances difficiles, nos communautés et nos pays étant confrontés à de multiples crises. Bien que nous ayons fait plusieurs progrès, de nombreux obstacles empêchent encore tous les enfants africains de jouir de leurs droits et de mener une vie pleine et en bonne santé. Malgré les progrès réalisés au cours des dernières décennies, on estime que 58 % des enfants en âge de fréquenter le deuxième cycle du secondaire en Afrique subsaharienne ne sont pas scolarisés. En Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC), seuls 65% des filles et 69% des garçons terminent l’école primaire, les filles sont moins nombreuses que les garçons à achever leur scolarité et cet écart s’accroît avec l’âge. Dans le même temps, une adolescente sur quatre et près d’un adolescent sur cinq ne reçoivent aucune éducation ou formation formelle. Notre région est confrontée à une crise avec le taux de natalité le plus élevé au monde : 33 % des femmes accouchent avant l’âge de 18 ans, et 3,5 % avant l’âge de 15 ans. Le mariage des enfants est endémique : plus d’une fille sur sept est mariée avant l’âge de 14 ans, voire trois sur dix dans certains pays. Il est alarmant de constater que seulement 15 % des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans, ou leurs partenaires, utilisent des contraceptifs modernes. Ce manque d’accès à la santé reproductive aggrave les problèmes, car près de la moitié des adolescentes et plus d’un tiers des garçons justifient de manière choquante le fait de battre leur femme. Le fléau des mutilations génitales féminines persiste également, sa prévalence chez les filles âgées de 15 à 19 ans variant considérablement de moins de 1 % à plus de 90 % dans la région. Ces dures réalités exigent une attention et une action urgentes. Ces sombres statistiques représentent la vie de jeunes filles dont le potentiel est bafoué et l’avenir détourné. Nombre d’entre elles ne retourneront jamais à l’école, reléguant leur participation économique à des emplois mal rémunérés et perpétuant un cycle de pauvreté pour leurs enfants. Maintenir les filles à l’école est un défi majeur qui exige des investissements urgents. Les femmes plus instruites sont en meilleure santé, ont des revenus plus élevés, se marient plus tard et contribuent à la santé et à l’éducation de leur famille. Ces facteurs combinés peuvent permettre à des millions de personnes de sortir de la pauvreté. L’éducation est également essentielle pour lutter contre les taux élevés de VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes. Il est temps de renouveler l’engagement en faveur de cette cause. Malgré une baisse substantielle des nouvelles infections par le VIH au niveau mondial, l’épidémie continue de toucher de manière disproportionnée les adolescentes et les jeunes femmes, en particulier en Afrique.Les adolescentes et les femmes (âgées de 15 à 49 ans), qui représentent 43 % des nouvelles infections par le VIH dans la région en 2022, continuent de se heurter à des obstacles juridiques et sociétaux, tels que les limites liées à l’âge du consentement pour l’accès au dépistage du VIH. Ces obstacles entravent leur accès au VIH et à d’autres services vitaux, notamment en ce qui concerne la violence sexiste, ainsi que les efforts visant à réduire la stigmatisation et la discrimination. 4,8 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre, et plus d’un quart (26 %) de tous les enfants séropositifs dans le monde résident dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. En outre, 38% des nouvelles infections chez les enfants se produisent dans cette région. Nos données montrent que le maintien d’une fille à l’école secondaire peut réduire son risque de contracter le VIH jusqu’à 50 % dans certains pays. L’éducation est un facteur de protection contre les mariages d’enfants et les mariages précoces, les grossesses non désirées chez les adolescentes, la violence, la stigmatisation et la discrimination liées au genre. L’engagement de l’AOC, approuvé par les ministères de l’éducation et de la santé en 2023, envisage une Afrique subsaharienne où les adolescents et les jeunes obtiennent des résultats positifs en matière de santé, d’éducation et d’égalité des sexes. Il vise à améliorer les résultats des jeunes en matière de santé et d’éducation en renforçant le plaidoyer, en fournissant un cadre politique, en renforçant les mécanismes de coordination, en encourageant la collaboration entre les secteurs de l’éducation et de la santé, et en mobilisant les donateurs autour d’un programme commun, avec des rapports périodiques par rapport aux objectifs convenus pour assurer une mise en œuvre cohérente. À l’occasion du premier anniversaire de l’engagement de l’AOC, il est louable que l’Union africaine ait désigné 2024 comme l’année de l’éducation pour le continent. Cinq agences des Nations unies – ONUSIDA, UNESCO, UNFPA, UNICEF et ONU Femmes – collaborent avec les gouvernements, l’Union africaine, la société civile, les réseaux de femmes et de filles et les partenaires du développement, dans le cadre de l’initiative Education Plus, afin de déployer des efforts délibérés pour investir dans l’éducation des adolescentes et dans des programmes de transition entre l’école et le travail, de manière à réduire le risque de contracter le VIH/sida et à leur assurer un avenir indépendant sur le plan économique. Alors que nous célébrons la Journée de l’enfant africain, unissons-nous pour garantir le droit de chaque enfant à l’éducation et à un avenir meilleur. Nous ne devons pas laisser tomber nos jeunes. Nous devons investir dans leur vie et protéger leurs droits. Investir dans l’éducation, ce n’est pas seulement mettre fin à la pauvreté et aux disparités entre les sexes ; c’est aussi donner à chaque enfant la possibilité de s’épanouir et nous aider tous à lutter contre le sida d’ici à 2030. Par Berthilde Gahongayire Directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du programme commun des Nations unies sur la lutte contre le sida (ONUSIDA).

VIH : Plusieurs personnalités plaident en faveur d’une baisse de tarif pour un traitement prometteur

VIH : Plusieurs personnalités plaident en faveur d’une baisse de tarif pour un traitement prometteur

SANTE. Depuis 2022, l’approbation de ce traitement a été obtenue auprès des autorités sanitaires des États-Unis et de l’Europe et commercialisé sous le nom Sunlenca et ne nécessite que deux injections par an chez les personnes infectées par le virus. Mais son prix est un frein pour les pays africains. Des personnalités du monde ont appelé les laboratoires pharmaceutiques compétents à rendre plus accessible un traitement jugé prometteur dans la lutte contre les infections au VIH. Le Sulnenca, développé à partir de la molécule lenacapavir, pourrait « changer la donne » dans la lutte contre le VIH, responsable du sida, selon la lettre ouverte publiée, lundi 27 mai, par la People’s Medecines Alliance, qui regroupe des ONG.Le courrier a notamment été signé par d’anciens chefs d’Etat, comme l’ex-présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, des personnalités de la culture, comme les comédiennes Sharon Stone et Gillian Anderson, et des chercheurs, tels que Françoise Barré-Sinoussi, Co-découvreuse de ce virus dans les années 1980. Approuvé depuis 2022 par les autorités sanitaires américaines et européennes, ce traitement est jugé particulièrement prometteur, car il ne nécessite que deux injections par an chez les personnes infectées par le virus. Cela en fait un espoir majeur pour les personnes « qui n’ont pas accès à un système de soin d’un bon niveau ». Les signataires plaident pour notamment les habitants de pays pauvres ou en cours de développement, en particulier en ceux du continent Africain, où vivent deux tiers des personnes infectées par le VIH dans le monde. D’après les signataires, le sida pourrait cesser d’être un problème de santé publique d’ici 2030 si l’accès à ce traitement est élargi. Mais ils jugent que les prix pratiqués en l’état actuel empêcheront au lenacapavir d’être accessible aux patients des pays pauvres. Ils demandent donc au laboratoire d’ouvrir les droits du traitement auprès du Medecines Patent Pool, une organisation liée aux Nations Unies, et via laquelle des versions génériques d’un médicament peuvent être développées. Wilfrid Lawilla D

Afrique/VIH-SIDA : un observatoire en création pour assurer une implication concrète des jeunes dans les processus décisionnels

Afrique/VIH-SIDA : un observatoire en création pour assurer une implication concrète des jeunes dans les processus décisionnels

L’atelier de l’ONUSIDA sur la mise en place d’un observatoire régional de suivi de la participation et des indicateurs de prise en charge pédiatrique, qui se déroule à Dakar du 28 au 30 mai 2024, vise à garantir et à mettre en valeur l’engagement des adolescents et des jeunes. Il est inquiétant de voir que les adolescents et les jeunes en Afrique de l’Ouest et du Centre, qui sont de plus en plus touchés par les nouvelles infections au VIH, ne sont pas suffisamment associés aux décisions, en particulier celles qui concernent les politiques et les programmes relatifs au VIH/Sida. « Leurs droits de participer à ces décisions ne sont pas respectés, leurs contributions potentielles sont ainsi perdues, ainsi que leurs leaderships et leurs opinions sur l’épidémie », lit-on dans les termes de référence de cet atelier de « Mise en place d’un observatoire régional de suivi de la participation et des indicateurs de prise en charge pédiatrique ». Cette rencontre est à l’initiative du Réseau des adolescents et jeunes vivant avec le Vih d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Raj+ Aoc), avec le soutien de l’Onusida et de l’Unicef. L’objectif poursuivi est de « mettre en place un mécanisme de suivi communautaire spécifique aux adolescents (es) et jeunes affectés et ceux vivant avec le Vih : ‘’le Youth Clm’’ ». « Une ambition que nous ne pouvons qu’accompagner et saluer », s’est réjouie, dans son allocution d’ouverture, Hélène Badini, Conseillère régionale pour l’égalité et les droits pour tous au Bureau régional de l’Onusida pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. D’ailleurs, elle a fait remarquer que « c’est une première qui marque une étape importante dans l’engagement des adolescents et des jeunes vivant avec le Vih dans la réponse au Vih dans la région ». Persistance des inégalités Evoquant les progrès accomplis ces dernières années dans la riposte au Vih en Afrique de l’Ouest et du Centre, Mme Badini a, toutefois, regretté la persistance des inégalités qui affectent les adolescents (es) et les jeunes. Pourtant, c’est une priorité, si l’on se réfère aux nouvelles infections qui touchent cette cible, « mais aussi aux difficultés d’accès aux services de prise en charge et plus généralement à des services de santé sexuelle, santé de la reproduction centrés sur les personnes », a-t-elle souligné. Mettre en évidence les succès Le mécanisme qui sera mis en place (Le Youth Clm), souligne-t-on doit pouvoir s’appuyer sur une plateforme structurée et sur un suivi par des pairs rigoureusement formés, avec pour objectif principal de générer les données sur la disponibilité, l’accessibilité, l’utilisation et la qualité des services liés au Vih offerts aux Adolescents(e)s et jeunes vivant avec le Vih (AJvVih). Ces données devront inclure, mais de façon non exhaustive, la disponibilité des intrants ». L’approche par les pairs pour collecter les données Sitsope Adjovi Husunukpe, s’exprimant, au nom des jeunes, lors de l’ouverture de cet atelier, a déclaré que « la mise en place de l’observatoire régional (Youth Clm) sur les questions de la prévention, de l’accès aux services de qualité et de prise en charge des adolescents et jeunes vivant avec le Vih est importante à plusieurs égards ». Elle a d’abord relevé la complexité de la cible adolescents et jeunes. « Ce qui induit la nécessité d’une approche pair à pair dans la collecte des données ». Elle a, ensuite, évoqué le besoin de disposer « de données probantes pour alimenter le plaidoyer au niveau national/régional, au niveau district et des formations sanitaires ou structures de prise en charge ». A ce titre, elle a indiqué que cet atelier offre l’occasion pour le Réseau des adolescents et jeunes vivant avec le Vih d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Raj+ Aoc) de s’accorder, avec les différents acteurs présents, sur les indicateurs clés sur lesquels le mécanisme « Youth Clm » doit se pencher, selon les besoins de leur communauté. « Soyons alors attentifs et participatifs pour une meilleure prise en compte de nos réels besoins », a affirmé Sitsope Adjovi Husunukpe. W.L.D

Santé : l’UNPFA travaille avec des Etats dans la mise en œuvre des actions liées à la santé sexuelle et reproductrice

Santé : l’UNPFA travaille avec des Etats dans la mise en œuvre des actions liées à la santé sexuelle et reproductrice

Cette information a été donnée par le Dr Chilanga Asmani de l’UNFPA, Bureau régionale Afrique de l’Ouest et du Centre, lors du webinaire organisé par le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) le mercredi dernier, sur le thème : l’adoption et l’application des lois sur la SR/PF en Afrique de l’ouest et du centre, où en sommes-nous ? Au nombre des panélistes, le Dr Chilanga Asmani, en sa qualité de Conseiller régional chargé de programme et politique de planification familiale au Bureau régional du Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA) a édifié les journalistes sur les différentes actions menées, dans qui 23 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, par cette agence onusienne en charge des questions de santé sexuelle et reproductive. « Notre mandat c’est le fait que la santé et les droits sexuels et reproductifs sont essentiels, non seulement en termes de santé, mais aussi, ils sont essentiels pour la survie de personnes, développement économique, mais aussi le bien-être de tout le monde », a déclaré le Dr Chilanga Asmani. Il a ajouté que, « c’est avec des preuves, des recherches qui montrent que si on peut assurer la santé sexuelle et reproductive, il y a beaucoup d’avantages ». Mais on sait aussi que pour faire progresser ces domaines, il faut s’attaquer à différentes barrières qu’on voit dans les lois, les politiques, les économies, les normes et valeurs sociales, culturelles et traditionnelles, à en croire le Dr Chilanga… Pour cela, le bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du centre travaille avec les Etats membres pour soutenir l’adoption et la mise en œuvre des différents engagements mondiaux et aussi les engagements régionaux en matière de santé sexuelle et reproductive. Pour le Dr Chilanga, il y a, par exemple, le programme d’action de la Conférence internationale sur la Population et le développement qui s’est tenue en 1994. « Il y a aussi les différentes conventions sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. Nous savons que l’objectif est d’atteindre les ODD en 2030 et même au niveau des ODD, on parle de la santé sexuelle et reproductive ». Notons que l’UNFPA travaille avec les pays qui souscrivent aux Objectifs du Développement Durable. Le Dr Chilanga a précisé que dans la région africaine, il y a aussi le protocole de Maputo qui engage tous les pays membres de l’Union Africaine pour assurer la santé sexuelle et reproductive. En termes de bonne santé, dans cet engagement de l’Afrique de l’Ouest, du Centre, cela prend en compte la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. Alors nous travaillons avec les pays membres pour assurer la mise en œuvre de cet engagement. Selon le Dr Chilanga Asmani le mandat de l’UNFPA c’est de travailler avec les structures régionales et des partenaires comme le REMAPSEN pour s’assurer qu’on peut assister les pays à mettre en œuvre les actions liées à la santé sexuelle et reproductive. Wilfrid Lawilla D.

La Bluemind Foundation et l’AIMF lancent l’initiative « Villes Bleues » pour promouvoir le bien-être mental dans les villes francophones

La Bluemind Foundation et l’AIMF lancent l’initiative « Villes Bleues » pour promouvoir le bien-être mental dans les villes francophones

La Bluemind Foundation, en collaboration avec l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), annonce un accord-cadre novateur pour promouvoir la santé mentale dans les environnements urbains grâce à l’initiative « Villes Bleues ». Ce partenariat souligne un engagement commun à améliorer la qualité de vie, en se concentrant particulièrement sur les femmes, les jeunes de 12 à 25 ans et les populations vulnérables. La signature de cette convention est une nouvelle reconnaissance du travail impactant de la Bluemind Foundation internationalement reconnu, dans le cadre de publications prestigieuses récentes du New York Times et du Magazine Vogue dédiées à son programme Heal by Hair. L’initiative « Villes Bleues » vise à intégrer le bien-être mental dans les politiques urbaines en collaborant avec les autorités locales, la société civile et d’autres parties prenantes pour développer des villes francophones inclusives et résilientes à travers le monde. « Ce partenariat avec l’AIMF nous permet d’étendre notre portée et d’approfondir notre impact sur les communautés urbaines à travers le monde francophone, » déclare Marie-Alix de PUTTER Présidente et Fondatrice de la Fondation Bluemind. « Avec ‘Villes Bleues’, nous envisageons des villes où le bien-être mental est une pierre angulaire du développement urbain, assurant des environnements favorables à tous les citoyens. » L’accord avec l’AIMF apportera un soutien essentiel à l’initiative, en facilitant les projets participatifs qui donnent la priorité à la santé mentale en tant qu’élément clé de la vie urbaine. Cette collaboration représente une étape importante vers la création d’environnements qui favorisent la résilience mentale et le bien-être.