Gabon. Quand un pouvoir tente de transformer la loi en instrument de bâillonnement politique

LIBRES PROPOS. Une phrase lancée en conférence de presse peut parfois révéler plus qu’une longue déclaration de politique générale. En affirmant le 8 mars 2026, face à la presse, que les partis politiques dépourvus d’élus n’auraient pas « le droit de s’exprimer en tant que parti politique », le ministre de la Communication et des Médias, a cru frapper juste. Il a surtout mis à nu une conception du pouvoir qui mérite d’être examinée avec la rigueur qu’elle mérite. La polémique née de cette sortie ne saurait se réduire à l’agitation politicienne qu’elle suscite dans l’opinion et les milieux de l’opposition. Elle touche à une question de fond : quelle place le pluralisme politique occupe-t-il réellement dans le Gabon post transition ? Et quel usage un gouvernement peut-il légitimement faire de la loi, de sa propre loi, pour circonscrire l’espace d’expression de ses adversaires ? C’est à ces questions que nous allons tenter d’apporter une réponse en nous appuyant rigoureusement sur les textes en vigueur, et en inscrivant cette analyse dans la perspective plus large de ce que la démocratie exige d’un pouvoir qui prétend en être l’expression. I- Une polémique révélatrice d’une conception inquiétante de la démocratie Le débat actuel trouve son origine dans la conférence de presse tenue le 7 mars à Libreville par la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) et plusieurs formations politiques alliées, parmi lesquelles Ensemble pour le Gabon et REAGIR. Réunis à la Chambre de commerce de Libreville, les responsables de cette plateforme ont dressé un réquisitoire sévère contre la gouvernance du régime en place depuis le coup d’État du 30 août 2023, dénonçant la vie chère galopante, la montée de l’endettement public, les promesses non tenues et un climat politique qu’ils jugent marqué par des restrictions croissantes aux libertés fondamentales. La réaction gouvernementale ne s’est pas fait attendre. Lors d’une conférence de presse tenue le lendemain, le ministre de la Communication a mis en doute la légitimité juridique de ces formations, affirmant que la Constitution, la loi sur les partis politiques et le code électoral exigeraient qu’un parti dispose d’un minimum d’élus nationaux pour pouvoir se prévaloir de son statut. Sa formule fut sans ambiguïté : « Si, au terme du processus électoral, vous n’avez même pas un élu, vous n’avez pas le droit de vous exprimer en tant que parti politique. » Il annonça que le gouvernement procéderait à des vérifications « sur le plan du droit ». Ce qui aurait pu n’être qu’une maladresse de tribune révèle, à l’examen, une tentation plus structurée : celle de réduire progressivement l’espace politique gabonais à une configuration quasi monopolistique où un grand parti présidentiel, entouré de formations satellites, occuperait seul la scène publique. Une telle orientation serait non seulement contraire à l’esprit de la démocratie, mais, et c’est là le paradoxe le plus saillant, contraire à la loi que le gouvernement a lui-même promulguée. II- Une déclaration ministérielle en contradiction avec la loi La loi n°016/2025 du 27 juin 2025 relative aux partis politiques en République Gabonaise constitue le texte de référence de ce débat. C’est elle que le ministre invoque. C’est elle qui le contredit. Sur la question des conditions d’existence juridique d’un parti, le législateur a été d’une précision remarquable. L’article 25 de cette loi énumère de manière limitative les pièces constitutives du dossier de légalisation : une demande adressée au Ministre de l’Intérieur, un procès-verbal de réunion constitutive, des statuts et un règlement intérieur, les pièces d’identité et casiers judiciaires des fondateurs, et un état d’adhésions d’au moins dix mille membres répartis dans les neuf provinces du pays. La détention d’élus n’y figure nulle part, ni comme condition initiale, ni comme condition de maintien de la personnalité juridique. La confusion entretenue par le ministre tient en réalité à une lecture tronquée de l’article 2 de la même loi, lequel définit deux catégories distinctes. La première est celle du parti politique, défini comme toute association à but non lucratif légalement reconnue, dans laquelle des citoyens partageant des idées et des intérêts communs se regroupent en vue de conquérir et d’exercer le pouvoir par la voie démocratique. La seconde est celle du parti politique représentatif, défini comme un parti disposant d’au moins un élu national et de quinze conseillers locaux. Ces deux définitions coexistent dans le même texte, et leur coexistence n’est pas fortuite : elle traduit une volonté législative explicite de reconnaître l’existence pleine et entière de partis qui, sans être représentés dans les institutions, n’en sont pas moins des acteurs juridiques à part entière de la vie politique. Raisonner autrement conduirait à une absurdité logique que le droit ne saurait tolérer. Si l’absence d’élus emportait l’inexistence juridique d’un parti, pourquoi le législateur aurait-il créé la catégorie des partis représentatifs ? Cette catégorie n’aurait aucune utilité si elle seule conférait l’existence. Sa présence dans la loi démontre, de manière irréfutable, que les partis sans élus existent pleinement en droit ; simplement, ils ne bénéficient pas des prérogatives additionnelles réservées aux partis représentatifs : être invités aux cérémonies républicaines en application de l’article 10, ou bénéficier d’un traitement équitable dans les médias publics en application de l’article 11. Quant au droit d’expression, il ne souffre d’aucune condition électorale. L’article 9 de la loi est sans équivoque : « Les partis politiques peuvent exprimer leurs opinions sur toute question d’intérêt local, national ou international. » Ce droit est attaché à la qualité de parti légalement constitué, non à sa représentation parlementaire. Tenir une conférence de presse, diffuser un communiqué, interpeller publiquement le gouvernement sur sa gestion : tout cela relève du droit commun des partis, quel que soit leur score électoral. La seule sanction liée aux élections que prévoit la loi est celle de l’article 71, et elle est d’une tout autre nature que celle qu’invoque le ministre. Elle dispose qu’un parti perd son statut juridique s’il ne présente pas de candidats à deux scrutins législatifs ou locaux consécutifs. Non pas s’il n’en fait pas élire. La nuance est fondamentale : un parti
Mauritanie : la majorité présidentielle soumet ses observations sur la feuille de route du dialogue national

POLITIQUE. En Mauritanie, les partis de la majorité présidentielle ont présenté récemment leur réponse au document du dialogue national au coordinateur du dialogue, Moussa Fall, rapporte l’agence mauritanienne d’information (ANI), précisant qu’elle a été transmise par le président du parti El Insaf, Mohamed Ould Bilal. Lors de cette rencontre, le président du parti El Insaf a expliqué que les 21 partis de la majorité- représentant 84% des sièges de l’Assemblée nationale – ont présenté une réponse unifiée sur l’ensemble des axes du document, comprenant des observations et des propositions concernant la feuille de route proposée. D’après Mohamed Ould Bilal, les observations sont conformes aux objectifs du dialogue, à savoir : le renforcement de l’unité nationale, le renforcement de la cohésion sociale et l’amélioration du système électoral, en plus d’axes importants tels que la lutte contre les séquelles de l’esclavage, le règlement des dossiers du patrimoine humain, le renforcement de la gouvernance institutionnelle, l’attention portée aux groupes vulnérables et le développement de l’école républicaine, rapporte l’AMI. S’exprimant également à cette occasion, Moussa Fall a salué l’accord des partis de la majorité sur les propositions relatives à la feuille de route, estimant qu’il reflète leur responsabilité, leur sérieux et leur volonté de faire réussir le dialogue. Il a également indiqué que toutes les propositions seront synthétisées et harmonisées d’ici la fin du mois en cours, avant de les présenter au Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en prélude au lancement du dialogue prévu le mois prochain. Adrien Thyg
RDC. La CNC s’oppose à l’émergence du Parti unique UDPS. Le journaliste Freddy MULONGO n’est pas membre de l’AFC/M23

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) s’oppose à l’émergence du Parti unique UDPS qui traite tous les vrais opposants et résistants de membres de l’AFC/M23 et du Rwanda. Le journaliste Freddy MULONGO n’est pas membre de l’AFC-M23. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée est aux abois et devient une terrible dictature. Nous risquons de vivre une dictature pire qu’à l’époque de Mobutu Sese Seko. Tous ceux qui dénoncent les dérives et les faiblesses du pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée sont traités d’étrangers, de membres de l’AFC/M23 et du Rwanda. Le MPR Parti-Etat que nous croyions définitivement mort est ressuscité par l’UDPS. Le djalelo est revenu avec force. Même certains professeurs d’université n’hésitent pas de se coucher sur leurs ventres pour avoir des privilèges de la part du chef. Même le pouvoir dictatorial de Mobutu, au sommet de sa gloire, n’a pas traité les opposants, les résistants et les leaders d’opinion Congolais d’étrangers. L’UDPS devient ridiculement le parti qui retire et distribue la nationalité congolaise à qui il veut. Pour avoir publié l’article de la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) qui demande que la modification de la Constitution puisse intervenir à la fin du pouvoir de Mr Félix TshilomboTshisekedi après les élections de 2028, le journaliste Freddy MULONGO MUKENA est menacé et traité de membre de l’AFC/M23. Quel est son péché ? La Constitution congolaise limite la durée du mandat présidentiel à deux. Mr Félix Tshilombo veut braver l’article 220 de la Constitution. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) n’est pas aussi membre de l’AFC/M23 et du Rwanda. Mr Freddy MULONGO MUKENA est un grand journaliste connu de longue date en République Démocratique du Congo et dans la diaspora congolaise avec sa radio Réveil FM International. C’est un journaliste d’investigation pointillé, un pamphlétaire de renom avec son style particulier. Il a battu aussi sa réputation avec sa série de 10 questions posées à plusieurs acteurs politiques et d’opinion Congolais. Il est aussi un grand combattant de la liberté et de la justice en tant qu’acteur de la société civile. Il n’épargne personne dans ses écrits. Il peut aussi attaquer sévèrement la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) qui n’a pas de relation particulière avec lui. Le Journaliste Freddy MULONGO MUKENA publie simplement les articles que la CNC envoie à tous journalistes et professionnels de l’information et de la communication. Il n’est pas aussi membre de la CNC. 2. La CNC appelle à l’application de l’article 64 de la Constitution pour mettre fin à la dictature de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. LaCoalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mobiliser autour d’elle pour mettre fin à la dictature de Mr Félix TshilomboTshisekedi. L’heure est grave au moment où une partie du territoire est occupée à l’Est. Nous risquons de vivre une balkanisation de fait. C’est la raison pour laquelle la CNC continue d’appuyer l’organisation d’un dialogue national inclusif, sous l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notre beau pays, la RDC. Mettons-nous ensemble avec la CNC pour la sortie définitive de crise de notre beau pays, la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 13 mars 2026 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole
Ouabari Mariotti : les Congolais attendent du prochain président un changement profond pour réparer la République

TRIBUNE. Le véritable enjeu de l’élection présidentielle, prévue les 12 et 15 mars 2026 en République du Congo, n’est pas seulement de désigner un vainqueur, mais d’engager le changement profond dont la République a besoin, analyse l’ancien ministre de la Justice Ouabari Mariotti dans la tribune ci-dessous. « République du Congo Présidentielles congolaises des 12 et 15 mars 2026. De l’élu des sept candidats en lice, quel qu’en soit son camp, les Congolais voudraient un changement profond pour réparer la République. La campagne électorale pour le scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026, en République du Congo, lancée le 28 février 2026, tire à sa fin. Des sept candidats dans la course, MM. Vivien Romain Manangou, Mabio Mavoungou Zinga, Denis Sassou Nguesso, Anguios Nganguia Engambe, Dave Mafoula, Melaine Destin Gavet Elengo et Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, celui de la majorité présidentielle, M. Denis Sassou Nguesso mène une campagne à l’américaine. Celle-ci est marquée par l’épaisseur et la splendeur de ses manifestations à chaque étape du candidat Denis Sassou Nguesso, sur le territoire national pour délivrer son message. Un style de campagne très médiatisé, axé sur la communication. Il va sans dire qu’il est coûteux. Le candidat Denis Sassou Nguesso ayant misé sur les grands meetings pour toucher le maximun de Congolais. Dans les villes que sillonne le candidat Denis Sassou Nguesso, son équipe de campagne a mis en avant sa personnalité, ses réalisations, au cours des mandats précédents du Président sortant qu’il est, ainsi que les valeurs nationales partagées que le candidat défendrait pour créer un lien émotionnel entre les électeurs et lui. Les réseaux sociaux sont utilisés pour diffuser des messages qui ont fini par devenir viraux. Il découle de cette stratégie de campagne de M. Denis Sassou Nguesso, à la fois candidat à un nouveau mandat et candidat à sa propre succession, que celui-ci y a lourdement investi. N’en reste pas moins vrai que vit dans des conditions précaires, avec leur cohorte d’indices de dénuement, voire de pauvreté, la majorité des Congolais qui voient se dérouler, sous leurs yeux cette campagne fastueuse. D’où le côté interrogateur de cette campagne. Cela, dans la mesure où l’on se demande si M. Denis Sassou Nguesso, probable prochain locataire du Palais Présidentiel du Plateau, à Brazzaville, saura se donner les moyens moraux et politiques pour se défaire des mécanismes, procédés, méthodes ou autres pratiques précédentes sur lesquelles il s’est appuyé pour diriger jusqu’ici le pays. Et c’est là un gros défi pour le Président Denis Sassou Nguesso. C’est dire qu’en cas de victoire de M. Denis Sassou Nguesso, l’exigence qui s’impose à lui de se remettre en cause aux fins de sortir des blocages de mauvaise gouvernance qui l’ont enfermé pour diverses causes et autres intérêts particuliers qui se bousculent, sans cesse, autour de lui. En clair, si le Président Denis Sassou Nguesso l’emporte, il aura une responsabilité énorme pour répondre aux attentes des Congolais. Devant vraiment se pencher sur les problèmes de gouvernance et de développement pour insuffisances du passé. La question n’est pas juste de gagner les élections, mais de les légitimer et de rétablir la confiance entre le Président réélu et son peuple. Et la solution résiderait dans un plan à deux versants. D’une part, la totale et sans réserve compréhension des difficultés que vivent les populations, aussi bien des villes que de l’arrière pays. De l’autre, la mise à jour d’un vrai plan pour améliorer les choses, en replaçant l’Etat dans ses droits et sa légitimité. Tel en finir avec toutes ces incohérences administratives et financières qui rendent opaque la gouvernance du pays. Que reviennent, sans exception, les bulletins de paie pour les travailleurs de toutes les institutions de la République aux fins de les fiscaliser. Terminer avec l’archaique paiement des salaires en espèces d’autant qu’il comporte des risques de fraude. Que les fonds publics n’aient qu’une trésorerie, le Trésor Public, et non les banques privées. Réinstituer la plaque minéralogique jaune pour les véhicules d’Etat, non militaires, et rouge pour la force publique. Tant de véhicules, propriété de l’Etat circulent en mode banalisée. Et encore, et encore, bien d’autres réformes urgentes. Telles celles de l’ex SNE et SNDE, la CRF aux fins de fluidifier la paiement des pensions, ECAIR. Tant d’autres, aussi bien sans incidence financière que financière si la nécessité s’en fait sentir. Parallèlement à ces reformes qui ne sont que des mesures visant le rétablissement en bon état de l’existant, il conviendrait de renforcer les institutions et les mécanismes de contrôle pour garantir une vraie transparence et une alternance pacifique au pouvoir le moment venu. Cela, tout en veillant à l’affirmation de l’importance de la responsabilité du gouvernement envers les citoyens. Egalement renforcer les médias indépendants et la société civile pour qu’ils puissent continuer à faire entendre la voix des Congolais et pousser pour des changements positifs. Tout ceci dit, au soir du 15 mars 2026, tout devra être mis en place pour le que candidat élu soit dans l’obligation morale et politique de donner du crédit et légitimer sa victoire. Dans le cas du candidat Denis Sassou Nguesso, il sera de son intérêt de se réinventer pour répondre au mieux aux défis actuels du pays. Nul dirigeant qui aime son pays ne peut l’aider à progresser s’il ose négliger le moindre de ses compatriotes. Ce n’est point d’aimer son pays qu’il convient de se glorifier. C’est de créer les conditions optimales pour que ses compatriotes vivent convenablement. Paris 11 mars 2026 Ouabari Mariotti Ancien Ministre de la Justice République du Congo »
Présidentielle au Congo : Destin Gavet Elengo dénonce une campagne écourtée

HAUT ET FORT. Melaine Destin Gavet Elengo, président du Mouvement Républicain (MR) et candidat à cette élection interpelle l’opinion publique sur les contraintes imposées par le calendrier électoral et appelle les citoyens à la vigilance, à la responsabilité et à une participation éclairée au vote. « Mes chers compatriotes, Congolaise, Congolais, Chers frères et sœurs de la République du Congo, C’est avec courage et une profonde inquiétude que je m’adresse à vous aujourd’hui au sujet de la réalité de notre processus électoral en cours. La loi électorale, notamment « l’Article 25 nouveau de la loi n°50-2020 du 21 septembre 2020 », prévoit que la campagne électorale doit durer quinze (15) jours francs avant la date du scrutin et qu’elle se termine l’avant-veille à minuit. Ce principe devrait garantir à tous les candidats le temps nécessaire pour présenter leurs projets de société au peuple congolais. Malheureusement, l’application de cet article dans le contexte du vote par anticipation des forces publiques crée aujourd’hui une situation particulièrement préoccupante. En effet, alors que la campagne avait été ouverte le 28 Février 2026, elle a été suspendue le 10 Mars 2026 à minuit, conformément à l’arrêté du ministère de l’Intérieur à venir, lié au vote anticipé. Elle ne reprendra que le Vendredi 13 Mars 2026, pour se clôturer le même jour à minuit. Ainsi, deux journées entières, les 11 et 12 Mars 2026, se retrouvent sans aucune activité électorale autorisée. En pratique, cela signifie que l’élection présidentielle de cette année se déroule avec une campagne réelle d’environ 12 jours seulement, au lieu des 15 jours prévus par l’esprit de la loi. C’est vrai que nous avions accepté de mener cette campagne en 13 jours comme défini initialement, mais là, nous avons une situation difficile à comprendre et à accepter pour toute démocratie moderne. Comment peut-on sérieusement demander à des candidats de présenter leur projet pour l’avenir du pays, d’aller à la rencontre des populations et de parcourir l’ensemble du territoire national en seulement douze (12) jours ? Comment peut-on espérer toucher toutes les sensibilités, toutes les régions et toutes les réalités d’un pays aussi vaste que le nôtre, 342 000 km², dans un laps de temps aussi réduit ? Ailleurs en Afrique centrale, des pays dont la superficie est pourtant plus petite que la nôtre accordent plusieurs mois de campagne électorale pour l’élection du Président de la République. En Ouganda, par exemple, la campagne présidentielle peut durer plus de trois mois. Notre pays mérite mieux. Notre démocratie en construction mérite mieux. Congolaise, Congolais, Je tiens à préciser que ce message n’est pas un appel à la division, mais un appel : – au bon choix le jour du vote, celui de la raison et du changement, – à la réflexion et à l’amélioration de notre système électoral, – et enfin, à la prise de conscience global, afin d’éviter de donner une chance supplémentaire à ce régime qui ne respecte rien de gouverner au-delà de Mars 2026. Les règles électorales doivent permettre une compétition équitable, transparente et réellement démocratique. Le peuple congolais a droit à une information complète, à un débat d’idées réel, et à un temps suffisant pour écouter les propositions des différents candidats. Malgré ces difficultés, je reste déterminé, avec les militants et sympathisants du Mouvement Républicain (MR), ainsi que nos partenaires politiques, à poursuivre notre engagement au service de la République du Congo et de son avenir, pour une victoire au soir du 15 Mars 2026. Je vous invite toutes et tous à rester calmes, vigilants et mobilisés, dans le respect des lois de la République et des valeurs démocratiques. La République du Congo appartient à tous les Congolais. Et l’avenir de notre pays doit se construire dans la justice, la transparence et l’égalité des chances pour tous. Les nouvelles dates de nos meetings vous serons communiquées très rapidement. N’ayez pas peur. Que Dieu bénisse la République du Congo. Melaine Destin GAVET ELENGO, Président du Mouvement Républicain (MR), Candidat à l’élection présidentielle des 12 et 15 Mars 2026″.
RDC. La CNC préconise le changement de la Constitution après les élections de 2028 consacrant la fin du pouvoir de Félix Tshisekedi

TRIBUNE. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) préconise le changement de la Constitution après les élections de 2028 consacrant la fin du pouvoir de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) suit avec une attention particulière les débats nés de l’intervention de Mr Bahati Lukwebo, notamment quand il affirme : « Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 17 ans soit vieille ? ». Cette phrase, largement relayée dans les médias et sur les réseaux sociaux, s’inscrivait dans le cadre du débat national sur l’éventualité d’une réforme constitutionnelle en RDC. Pour Bahati Lukwebo, l’âge de la Constitution ne peut être considéré comme un argument suffisant pour justifier son remplacement ou sa modification. Ainsi, la République Démocratique du Congo n’a pas de problème des textes, mais d’hommes qui n’appliquent pas la Constitution. La polémique soulevée par l’intervention de ce dernier qui est membre du Présidium de l’Union Sacrée souillée montre clairement que même certains membres de l’Union sacrée ne veulent pas à entendre parler de la modification de la Constitution pour permettre à Mr Félix Tshilombo Tshisekedi de se maintenir au pouvoir après 2028. La CNC est catégorique et souligne que le mandat de ce dernier se terminera en 2028, qu’il pleuve ou qu’il neige. La CNC dit non à une nouvelle dictature. 1. Les membres de l’UDPS et de l’Union sacrée pris dans leurs propres pièges. En 2015 dans l’opposition, avec l’appui de la société civile et du Comité Laïc Catholique, l’UDPS s’est opposée farouchement à la révision de la Constitution par le pouvoir de Joseph Kabila, notamment en ce qui concerne l’article verrouillé 220 qui limite la durée du mandat présidentiel. Il s’agit bien strictement de deux mandats de cinq ans. Si le ridicule pouvait tuer les vuvuzela de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. Que de la cacophonie avec des propos contradictoires ! 2. Pour la CNC, la Constitution sera modifiée après le départ du pouvoir de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi en 2028. Pour la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), la RDC a un problème des hommes et des textes. La Constitution actuelle appelle une modification, pour ne pas dire un changement. Mais cela n’interviendra qu’après le départ de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi du pouvoir. La CNC ne va pas tolérer qu’il modifie la Constitution pour se maintenir au pouvoir après 2028. 3. La CNC propose que le problème de la Constitution soit traité lors d’un dialogue national inclusif. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est et sera toujours du côté du Peuple Congolais. La CNC appuie toujours l’organisation d’un dialogue national inclusif, sous l’égide de l’Union Africaine et de la CENCO et de l’ECC, pour mettre fin au génocide congolais et briser le plan de balkanisation de notre beau pays, la RDC. Elle propose que le problème de modification ou de changement de la Constitution soit traité lors du dialogue national inclusif en préparation. Mettons-nous ensemble avec la CNC pour la sortie définitive de crise de notre beau pays, la République Démocratique du Congo. Ainsi fait à Kinshasa, le 09 mars 2026 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole Contact : Mail : coalition2024@gmail.com
PARUTION. « Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle » de Serge Armand Zanzala

En vente dans toutes les boutiques en ligne d’Amazon LIVRES. L’écrivain et chercheur Serge Armand Zanzala vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle, paru le 8 mars en édition Kindle. Dans cet essai, l’auteur – également directeur de La Société Littéraire et initiateur du projet Kongo Ya Sika – propose une analyse des enjeux liés aux processus électoraux sur le continent africain. Cette réflexion s’inscrit également dans le prolongement du débat intellectuel lancé par Franklin Nyamsi, qui, à travers sa question provocatrice « Les élections en Afrique : gâchis ou maquillage démocratique ? », invite à une remise en question profonde des fondements mêmes de la démocratie africaine. Cette interrogation, formulée à la lumière des élections présidentielles récentes au Cameroun, en Côte d’Ivoire et en Guinée, met en exergue les tensions et contradictions qui traversent le processus électoral sur le continent. Dans ces pays, les scrutins ont été marqués par des contestations, des accusations de fraudes, des incidents lors des campagnes et des controverses sur la transparence et la crédibilité des résultats. Chaque cas illustre à sa manière la fragilité des institutions et le décalage parfois dramatique entre les promesses de la démocratie et la réalité vécue par les citoyens. Au Cameroun, par exemple, les débats autour de l’équité des conditions de candidature et de l’indépendance du processus électoral ont suscité un questionnement profond sur la légitimité des résultats. En Côte d’Ivoire, la répétition de tensions électorales et les accusations de manipulation des listes électorales ont relancé le débat sur la capacité des institutions à garantir une participation véritablement libre et équitable. En Guinée, le contexte postélectoral a mis en lumière l’impact des pressions politiques et sécuritaires sur la tenue de scrutins crédibles, révélant des défis structurels qui dépassent les enjeux partisans. En dialoguant avec ces réalités et ces interrogations, l’auteur ne se limite pas à une simple dénonciation des dysfonctionnements. Au contraire, il cherche à comprendre les mécanismes, héritages et pratiques qui façonnent ces processus électoraux et à identifier les leviers capables de les réformer en profondeur. L’enjeu est double : il s’agit d’abord de reconnaître les insuffisances et limites des systèmes actuels — hyperprésidentialisme, contrôle des institutions par l’exécutif, influence des dynamiques économiques et sociales sur le vote — puis de proposer des pistes de refondation institutionnelle qui puissent restaurer la crédibilité et la légitimité des élections. Cette approche dépasse la polémique facile et la critique superficielle ; elle vise à construire une vision analytique et constructive, capable d’éclairer les réformes à entreprendre. L’objectif de cette démarche est également de replacer les citoyens au centre du processus démocratique. Trop souvent marginalisés ou confrontés à des institutions incapables d’assurer transparence et responsabilité, les citoyens africains se trouvent dans une position d’observateurs passifs, alors même que leur engagement est essentiel pour la consolidation de la démocratie. En explorant des modèles de gouvernance alternatifs et en réfléchissant à des mécanismes institutionnels durables, l’auteur propose de dépasser les limites de la simple légitimation formelle du pouvoir pour instaurer des processus électoraux réellement au service du peuple.
CONGO/TRIBUNE: Refuser la résignation face au simulacre électoral

Par Congo de Demain Peuple congolais, à l’approche de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026, le pays se dirige une fois encore vers un scrutin dont l’issue paraît largement prévisible avant même l’ouverture des urnes. Ce qui devrait être un moment majeur de souveraineté populaire se réduit à une formalité politique. Une élection démocratique exige des institutions crédibles, une commission électorale indépendante, un accès équitable aux médias, un fichier électoral transparent et un climat politique exempt de pressions. Lorsque ces garanties font défaut, la compétition cesse d’être loyale et devient une mise en scène. Depuis le coup d’État du 5 juin 1997, le système politique congolais s’est complètement refermé : les contre-pouvoirs se sont affaiblis, l’espace d’expression s’est réduit et la confiance entre citoyens et institutions s’est érodée. La longévité du président Denis Sassou Nguesso interroge la vitalité du pluralisme et la possibilité d’une alternance réelle. La stabilité ne peut justifier indéfiniment l’absence de renouvellement démocratique. C’est pourquoi, participer à l’élection organisée dans ces conditions reviendrait à légitimer un processus contesté. Cette position rappelle que la participation citoyenne n’a de sens que lorsque les règles fondamentales du jeu démocratique sont respectées. La défense des principes démocratiques est une responsabilité collective: citoyens, société civile, intellectuels, forces politiques et sociales doivent faire entendre l’exigence d’un véritable processus démocratique. Notre position est claire : nous ne soutenons aucun candidat et refusons les simulacres électoraux des12 et 15 mars 2026. « Lorsque les élections ne sont pas démocratiques, l’abstention devient pour le citoyen un acte de contestation et de résistance politique. » Cette affirmation résume notre choix: il ne s’agit ni de désengagement civique, ni d’indifférence à l’avenir du pays, mais d’un acte de fidélité aux principes démocratiques. Refuser la résignation n’est pas rompre avec la démocratie, mais y rester fidèle, car, la démocratie repose sur la confiance, l’équité et la possibilité réelle pour les citoyens de choisir librement leurs dirigeants. Fait à Paris, le 08 mars 2026,Les signataires,Les signataires, Congo de Demain