Les Congolais n’attendent ni salut ni renouveau de Mokoko (J3M) et Okombi Salissa (AOS)

LIBRES PROPOS. À l’occasion de la dernière campagne présidentielle, une grande partie de l’opinion publique congolaise a été frappée par la nature des discours portés par certains candidats. Plutôt que de présenter des programmes politiques structurés, capables de répondre aux urgences économiques, sociales et institutionnelles du pays, le débat s’est déplacé vers des figures individuelles, notamment Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa. Ce glissement du débat politique vers des personnalités incarcérées révèle une crise plus profonde : celle d’un imaginaire politique en panne, incapable de se projeter dans un avenir collectif fondé sur des idées, des projets et des réformes concrètes. La focalisation sur ces figures donne l’impression erronée que la question des prisonniers politiques constituerait la priorité centrale des Congolais, alors même que les préoccupations majeures restent l’emploi, la gouvernance, les services publics et la justice sociale. D’un point de vue historique, cette campagne présidentielle apparaît comme l’une des plus nulles qu’ait connues le pays. L’opposition, fragmentée et peu structurée, a donné à voir une absence de préparation manifeste. Les discours, souvent improvisés, ont trahi un déficit de vision stratégique et programmatique. Aucun candidat n’a véritablement réussi à incarner une alternative crédible au pouvoir en place, dominé par le Parti congolais du travail. Sur le plan sociologique, cette situation traduit l’essoufflement d’une classe politique largement issue du même moule historique. En effet, ni Mokoko ni Okombi Salissa ne peuvent être perçus comme des figures de rupture. Tous deux s’inscrivent, à des degrés divers, dans les logiques du système qu’ils prétendent aujourd’hui contester. Concernant André Okombi Salissa, son parcours politique reste étroitement lié à celui de Denis Sassou Nguesso, son mentor dont il fut un proche collaborateur. Cette proximité interroge sur sa capacité à incarner une véritable alternative. Par ailleurs, son implication présumée dans les événements liés à la Guerre du 5 juin 1997 contre Pascal Lissouba, continue de nourrir des interrogations quant à sa légitimité à se poser en défenseur de la démocratie. Car AOS a le sang des Congolais dans les mains et dans sa conscience. Il avait pillé pendant la guerre du 5 juin et c’est grâce à DSN qu’il s’est enrichi ostensiblement comme ministre. AOS un personnage troublant et ambiguë qui n’a jamais démissionné du PCT. Quant à Jean-Marie Michel Mokoko, son image reste ambivalente. S’il a joué un rôle notable pour la tenue de la Conférence nationale souveraine, son parcours ultérieur, marqué par des accusations et des controverses, notamment liées à ses relations avec certains réseaux internationaux, affaiblit sa crédibilité comme figure de renouveau. Son positionnement politique semble avoir reposé sur des soutiens incertains, notamment au sein de la diaspora et de cercles étrangers, qui ne se sont jamais concrétisés. J3M avait reçu l’argent d’ELF pour renverser la transition sous Milongo. Il paye aujourd’hui sa dette vis à vis de la France et de son mentor DSN. Ainsi, ni Mokoko ni Okombi Salissa ne semblent en mesure d’incarner une opposition renouvelée, à la hauteur des attentes d’une population en quête de transformation profonde. Leur trajectoire illustre plutôt la continuité d’un système politique fermé, où les élites circulent sans véritable rupture. Dès lors, l’enjeu pour le Congo réside dans la construction d’une opposition authentique, crédible et inclusive. Une opposition capable de dépasser les logiques personnelles et les rivalités d’ego pour fédérer les forces vives de la nation : la diaspora, les mouvements citoyens émergents et les acteurs engagés sur le terrain. Cette recomposition est indispensable pour redonner espoir et restaurer la confiance dans l’action politique. En définitive, le Congo ne pourra amorcer son renouveau qu’en rompant avec une opposition de façade, souvent perçue comme théâtrale, pour faire émerger une véritable dynamique politique, enracinée dans les réalités sociales et tournée vers l’avenir. Car, comme le rappelle l’Évangile selon Matthieu (9:17), « on ne met pas du vin nouveau dans de Vieilles outres ». Cette métaphore illustre parfaitement l’impératif de renouvellement : de nouveaux défis exigent de nouveaux acteurs, porteurs de pratiques et de visions différentes. Fait à Lyon, le 19 mars 2026 Evrard NANGHO
Congo 2026 : Pour Pierre Mabiala, la victoire de Sassou-N’Guesso est le fruit d’une « conscience collective aboutie »

PRESIDENTIELLE. Maillon essentiel du dispositif de campagne, Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint chargé des questions juridiques, livre une lecture éthique et doctrinale de la réélection de Denis Sassou-N’Guesso. Le président Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin des 12 et 15 mars 2026, a été reconduit dans ses fonctions avec 94,82 % des suffrages. Le scrutin, marqué par une mobilisation de plus de 84 % de l’électorat, n’a pas manqué de retenir l’attention des observateurs au Congo et au-delà des frontières. Pierre Mabiala, 3ème directeur national de campagne adjoint, chargé des questions juridiques, a déclaré que : « cette victoire est un renouvellement mérité du contrat de confiance entre Denis Sassou-N’Guesso et le peuple souverain de la République du Congo. La réélection de Denis Sassou-N’Guesso est, non seulement l’expression d’un choix politique affirmé et assumé, mais également la manifestation d’une conscience collective aboutie du peuple congolais. En effet, le peuple congolais dans sa souveraineté a réaffirmé son attachement à Denis Sassou-N’Guesso et à la continuité de son action publique multiforme qu’il incarne, notamment dans l’instauration et la pérennisation de la paix dans le monde, en Afrique et au Congo en particulier ainsi que dans le développement économique et social de la République du Congo. » Pour le 3ème directeur national de campagne adjoint du président Denis Sassou-N’Guesso : « Cette victoire électorale de Denis Sassou-N’Guesso ne saurait être réduite à une simple reconduction politique, elle engage, en profondeur, une responsabilité renouvelée. La victoire électorale du candidat de la Majorité Présidentielle invite à repenser les rapports entre gouvernants et gouvernés, car la gouvernance étatique ne consiste pas, uniquement, à administrer, elle consiste aussi à incarner une éthique en vue du bien-être commun des populations, où chaque décision participe à l’édification d’un ordre social harmonieux. Puisse la réélection de Denis Sassou-N’Guesso, à l’issue du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars 2026, ouvrir la voie d’un approfondissement des idéaux républicains et d’une gouvernance éclairée, fidèle aux aspirations les plus profondes du peuple congolais. C’est donc à juste titre que le Président Denis Sassou-N’Guesso appelle les congolais à l’accélération de la marche vers le développement », a renchéri Pierre Mabiala. La fidélité du Niari Pierre Mabiala a insisté sur le fait que le Niari reste fidèle à Denis Sassou N’Guesso. « Le Niari a encore besoin de vous à la magistrature suprême de notre pays pour pérenniser et garantir la stabilité de nos institutions, la paix, la cohésion sociale, l’unité nationale, le développement économique et social. C’est ce que le Niari a continué d’appeler, depuis 2015, la nécessité Républicaine de continuité », a soutenu Pierre Mabiala. Il a assuré que les suffrages du Niari seront toujours en faveur de Denis Sassou-N’Guesso, affirmant que « la relation fusionnelle entre Denis Sassou-N’Guesso et le Niari ne sera jamais brisée par un vote qui serait défavorable ». Un héritage historique Denis Sassou-N’Guesso bénéficie d’un héritage historique et sacré au Niari, marqué par une alliance de raison et de cœur entre Simon Pierre Kikhounga-Ngot et Jacques Opangault, deux figures politiques majeures du passé. Cette alliance renforce l’attachement du Niari en la personne de Denis Sassou-N’Guesso, solidifiant ainsi son soutien inébranlable. Wilfrid Lawilla
Démocratie sans parti politique : l’écrivain Serge Armand Zanzala initie une campagne de sensibilisation (Congo)

ÇA VAUT LE DETOUR. Dans une lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora, Serge Armand ZANZALA, écrivain, chercheur, directeur de La Société littéraire et initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonce le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de « Démocratie sans parti politique ». Ci-dessous, l’intégralité de ladite lettre. « Lettre ouverte aux Congolais du pays et de la diaspora Objet: Ouverture de l’Université Populaire sur la Démocratie Sans Parti Politique Chers compatriotes, À la suite des élections présidentielles du 15 mars dernier, un constat s’impose avec gravité : les partis politiques congolais ont, une fois de plus, montré leurs limites. Incapacité à préparer efficacement ces échéances, à garantir leur transparence, à proposer un candidat véritablement porteur des aspirations du peuple, et surtout, absence criante d’un Projet de Société, qu’il soit commun ou même individuel. Face à cette situation préoccupante, il devient impératif de repenser en profondeur notre manière de faire la politique et d’organiser notre démocratie. C’est dans cet esprit que nous, Serge Armand ZANZALA, Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire et Initiateur du projet Kongo Ya Sika, annonçons ce vendredi 20 mars 2026, le lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation autour du concept de Démocratie Sans Parti Politique. Notre démarche s’inscrit dans une tradition de réflexion critique sur les partis politiques. À l’image de Simone Veil , magistrate et femme d’État française, qui, en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale alors qu’elle était réfugiée à Londres, proposait la suppression pure et simple des partis politiques en France, nous pensons qu’il est temps d’oser explorer d’autres voies. Nous nous inspirons également d’expériences contemporaines, notamment celle du Mali, où des réflexions et pratiques autour d’une démocratie sans partis visent à redonner au peuple toute sa souveraineté. Ainsi, nous prenons l’engagement solennel d’œuvrer pour l’instauration d’une Démocratie Sans Parti Politique en République du Congo, une démocratie fondée sur la participation directe des citoyens, la responsabilité individuelle et collective, et la primauté de l’intérêt général. Nous tenons à préciser que nous ne créons ni une association ni un mouvement politique. Nous mettons en place une Université populaire, dont la mission principale est la formation des Congolais à la Démocratie Sans Parti Politique, à travers des journées de formation qui seront organisées sur l’ensemble du territoire national. Dans cette perspective, nos travaux constitueront un socle de formation et de réflexion pour tous ceux qui souhaitent adhérer à cette vision : Kongo ya sika : et si nous créions notre démocratie ? – Vision sociétale pour la création d’un État de droit et le développement du Congo-Brazzaville, Essai, 408 pages, Le Lys Bleu, 2025 ; ainsi que cinq volumes consacrés à cette thématique, publiés aux Thebookedition. Ces ouvrages seront désormais rendus accessibles et distribués gratuitement lors des journées de formation, afin de permettre au plus grand nombre de se former, de comprendre et de participer activement à cette nouvelle dynamique. Chers compatriotes, L’avenir de notre nation ne peut plus être abandonné à des structures qui ont montré leurs limites. Il nous appartient, ensemble, de construire une alternative crédible, audacieuse et profondément démocratique. L’heure est venue de redonner la parole au peuple, dans toute sa souveraineté. Pour le Congo, par les Congolais, et avec les Congolais. Serge Armand ZANZALA Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire Initiateur du projet Kongo Ya Sika »
Hamid Nassour : l’Afrique reste dans le viseur des puissances occidentales (tribune)

TCHAD. Dans une tribune adressée aux Transformateurs et Transformatrices, militants du parti d’opposition fondé par l’ancien Premier ministre Succès Masra, Hamid Nassour estime que « tout laisse penser que l’Afrique est plus que jamais dans le viseur des puissances occidentales ». Doctorant en administration publique, titulaire d’un master en économie, option finances, il affirme que « c’est leur prochain terrain stratégique ». Lire ci-dessous l’intégralité de cette adresse. « Chers transformateurs et transformatrices, Ne devons-nous pas, pour une fois, nous poser la vraie question : et si ce n’était pas l’Occident qui était derrière l’emprisonnement de Masra ? Parce que chaque fois qu’un Africain intelligent se lève pour réveiller son peuple, les Occidentaux se sentent immédiatement menacés : pétrole, diamants, or. Dès qu’un leader devient conscient et indépendant, il devient une cible. L’histoire est là pour nous rappeler. Nous avons vu Sékou Touré subir pressions et isolement. Nous avons vu Patrice Lumumba être éliminé dans une barbarie extrême : son corps a été découpé, dissous dans l’acide, effacé pour qu’il ne reste aucune trace de lui. Nous avons vu des dirigeants africains refuser de se soumettre et être écrasés. Nous avons vu Ngarta Tombalbaye être tué pour avoir dit non à l’Occident. Ce ne sont pas des coïncidences. C’est une logique. Aujourd’hui, avec la présence active de services de renseignement comme la CIA et d’autres en Afrique, notamment chez nous, il devient légitime de s’inquiéter. Nos compatriotes les plus conscients sont observés, influencés , et parfois ciblées. Pour les puissances occidentales, l’Afrique reste une réserve stratégique de ressources pour leurs générations futures. Ils ne disent rien ouvertement, mais au fond, ils savent qu’ils feront tout pour freiner ou neutraliser tout Africain qui veut réellement la prospérité de son pays. Récemment encore, pour des intérêts liés au pétrole, ils ont avancé en Amérique du Sud en mettant la main sur les ressources du Venezuela. Ils ont étouffé des pays comme Cuba parce qu’ils ont refusé de se soumettre. Et aujourd’hui, ils sont présents au Moyen-Orient, alimentant tensions et guerres, notamment autour de l’Iran, grande puissance pétrolière. Chers compatriotes, tout indique que l’Afrique est plus que jamais dans leur viseur. C’est leur prochain terrain stratégique. Dans ce contexte, peut-on vraiment exclure que Masra soit victime des intérêts occidentaux qui agissent dans l’ombre chez nous ? Plus le temps passe, plus cette hypothèse devient sérieuse. Nous devons ouvrir les yeux.Nous devons poser les bonnes questions puisque sans la bénédiction de l’occident , il ne fera même pas 1 heure en prison . Libérez notre président……partagez au max , sauvons notre président ». Par Hamid Nassour
Mali : Conseil des Ministres du mercredi 18 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Beijing ; b.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Berlin ; c.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Kigali ; d.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Rome ; e. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali au Caire ; f. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Moscou ; g. un projet de décret fixant le cadre organique du Consulat général du Mali à Paris. Les Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali sont des services publics situés à l’extérieur du territoire national. Ils sont établis en fonction de la carte diplomatique, fixée par le Décret n°2012-070/P-RM du 2 février 2012 portant répartition des Postes diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Leur organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°2018-0517/P-RM du 20 juin 2018. Les cadres organiques des Missions diplomatiques du Mali de la Zone Afrique, de la Zone Asie et Océanie et de la Zone Europe sont fixés respectivement par les Décrets n°2018-0518, n°2018-0520 et n°2018-0521/P-RM du 20 juin 2018 et ceux des Postes consulaires du Mali sont fixés par le Décret n°2018-0522/P-RM du 20 juin 2018. A l’application, ces décrets ont révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, corrigent ces insuffisances et prévoient, pour les 5 prochaines années, les effectifs du personnel nécessaire à leur fonctionnement. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant l’extension de la superficie du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, Cercle de Kéniéba. Le permis de la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, d’une superficie de 28 km2, a été renouvelé pour une dernière fois en 2025, à la suite des travaux de recherche géologique et minière qui ont mis en évidence plusieurs anomalies intéressantes reflétant des structures géologiques qui continuent sur une zone contiguë au périmètre dudit permis, libre de tout droit minier. Ainsi, conformément aux dispositions du Code minier, la Société Roscan Gold Mali SARL a sollicité l’extension de la superficie de son permis à cette zone contiguë, d’une superficie de 35,4 km2 Le projet de décret, adopté, autorise cette extension et porte la superficie totale du permis à 63,4 km2. 3. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office malien des Substances précieuses. Le secteur des Substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale et représente une source importante de devises, de recettes fiscales et de création d’emplois. Au cours de l’année 2022, le Mali a enregistré une production d’or de 72,227 tonnes, dont 6 tonnes pour l’orpaillage, ayant généré 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur de l’or contribue au Produit Intérieur Brut à hauteur de 9,2%. Malgré cette contribution, il existe des difficultés dans la maîtrise des flux issus de l’orpaillage et des petites mines au regard des disparités entre les statistiques officielles au niveau national et les quantités reçues dans les pays de destination. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali et de la Loi n°2023-041 du 29 août 2023 relative au Contenu local, il est apparu nécessaire de mettre en place un instrument opérationnel chargé d’assurer la régulation, la centralisation et la sécurisation de la commercialisation des substances précieuses. Les projets de texte, adoptés, créent l’Office malien des Substances précieuses avec pour mission d’assurer la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. Ils permettront également de renforcer la souveraineté économique de l’Etat sur la chaîne de valeur des substances précieuses. 4. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués des plaines rizicoles et maraîchères de Korioumé, Daye et Hamadja dans le Cercle de Tombouctou et la construction des ouvrages connexes dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré (313 km) et Kayes-Diboli (96,5 km) du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, ainsi que ceux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré et Kayes-Diboli du corridor Bamako-Dakar par le Nord empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation desdits travaux contribuera au développement de la production rizicole dans la Région de Tombouctou et au désenclavement intérieur du pays, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION
Burkina Faso : Conseil des ministres du jeudi 19 mars 2026

Une campagne de vaccination record du cheptel national Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, la session ordinaire du Conseil des ministres, ce jeudi 19 mars 2026. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour l’épanouissement des Burkinabè conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire. Pour le compte du Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques, le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats des campagnes 2025-2026 de la vaccination contre les maladies animales prioritaires, de déparasitage et d’insémination artificielle. « Nous sommes passés de 7 maladies prioritaires à 10 cette année. Et pour la première fois au Burkina Faso, nous avons mené une vaccination contre les maladies des poissons », indique le Ministre délégué chargé des Ressources animales, M. Amadou DICKO. Les résultats affichent 2,8 millions de bovins vaccinés (+12% par rapport à la campagne précédente), 4,8 millions de petits ruminants (+36%), 19 millions de volailles traitées contre la maladie de Newcastle, plus de 148 000 carnivores vaccinés contre la rage (+50%) et 1,4 million de poissons protégés. M. DICKO souligne que pour la présente campagne plus de 5,3 millions d’animaux ont été déparasités, et plus de 12 000 vaches inséminées. Cette campagne a bénéficié d’un accompagnement financier consistant de l’État. Plus de 2,8 milliards FCFA investis, avec une subvention moyenne de 70%, 6 vaccins totalement gratuits et 4 fortement subventionnés. Cette dynamique traduit la volonté du Gouvernement de protéger le cheptel et soutenir les éleveurs. Vers une loi sur l’exercice des libertés religieuses Pour le compte du Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un avant-projet de loi relative aux libertés religieuses. Selon le Ministre d’État, M. Émile ZERBO, l’avant-projet de loi sur les libertés religieuses vise à consolider la cohésion nationale. « Il s’agit pour l’Exécutif de combler le vide juridique qui caractérisait jusque-là l’encadrement de l’exercice des libertés religieuses », souligne-t-il. Cet avant-projet de loi réaffirme la liberté de culte, encadre l’implantation des lieux de culte selon les règles d’urbanisme avec une interdiction dans les services publics, excepté les établissements de santé, les prisons et les casernes. Il prévoit des sanctions contre les propos haineux et les nuisances liées à l’exercice du culte. Cet avant-projet de loi marque une étape importante dans la consolidation du modèle burkinabè de la laïcité, conciliant libertés religieuses et ordre public.
Congo : le plus dur commence après la » non élection » ( lecture en 5minutes)

ON VA PLUS LOIN. Alors que Denis Sassou Nguesso se prépare désormais à rempiler et à composer son gouvernement, une montagne de difficultés se dresse sur sa route qui le pousse à se retirer dans son village pour se reposer et réfléchir. La première, c’est le choix du premier ministre avec des noms qui circulent déjà. M. Sassou a passé le cap d’une campagne sans adversaires et d’une élection boudée et sans adhésion populaire où l’internet a été interrompu dans un pays plongé dans le noir six jours avant. Il va devoir désormais affronter une économie morose, un système éducatif et sanitaire à l’agonie, une justice corrompue. Mais le peuple, lui, réclame une équipe gouvernementale « plus libre, technocratique et consciencieuse face aux enjeux de l’heure » et moins liée aux logiques des partis politiques et des clans. Équation difficile avec ses coéquipiers dans la campagne présidentielle :Claude Alphonse N’Silou et Cie, par exemple, s’obstinent de ne pas quitter le gouvernement. Ces derniers ont piégé M. Sassou par l’accord entre les partis signé juste avant l’annonce de sa candidature. De l’autre côté, les parents de M. Sassou se canardent. Julienne Sassou qui a géré les finances, Rodrigues Nguesso, la logistique, Claudia Sassou, la communication, Françoise Joly l’international et les observateurs, etc. Tous veulent se prononcer sur la désignation du premier ministre et de l’équipe gouvernementale. Faiblesses et atouts des candidats “ à vie” à la primature Anatole Collinet Makosso (ACM), pédagogue, est le moindre mal du quinquennat passé. Deuxième personnalité de la campagne nationale de M. Sassou, il a des chances de continuer jusqu’aux législatives si la logique de la campagne de 2021 est respectée. Ses atouts : jouer aux équilibres entre les successibles et les différents courants, arroser le terreau spirituel depuis la covid19, en entretenant ministres de culte, gourous, charlatans et féticheurs. Son contact direct avec la première dame lui facilite des manœuvres pour tacler les challengers. Cette dernière l’a soutenu dans divers projets dont, celui de la réalisation de la zone touristique et mystique de Bas Kouilou. Certes, il est sur le front juridique de la famille présidentielle, mais, des fiches l’accusent de composer avec les mafieux, d’utiliser 80% des fonds de souveraineté mis à sa disposition à des fins personnelles et de ne pas procéder aux arbitrages. Jacqueline Lydia Mikolo, Kongo ( Bémbé-lari), grande prêtresse de la loge. Très discrète, effacée, mais très intelligente avec un carnet d’adresses bien étoffé à l’international. Sa route vers la primature et dans le gouvernement est parsemée d’embûches posées par plusieurs femmes et par ACM lui aussi qui aurait flashé mère Anto qu’elle aurait cadeauté M. Sassou d’une femme ministre Ouest-Africaine. Elle est restée longtemps aux carreaux avant d’être remise dans les tuyaux pour départager Pierre Mabiala et Rigobert Maboundou qui se regardent en chiens de faïence. Mabiala » en part en part comme une brut », se convainc du soutien de l’un des enfants Sassou désavoué au Pct, mais sans compter que M. Sassou n’a jamais oublié sa traîtrise. Il n’exclut pas qu’une fois à la tête de l’exécutif, le sieur Mabiala récidive et face du n’importe quoi. Le second, Grand Maître Provençal, est empêtré dans des scandales comme celui de détournement des fonds des tracteurs et autres. C’est un handicape dans les négociations car, un voleur n’est pas le bienvenu dans des milieux de la finance internationale. C’est une honte pour la République. Claude Alphonse N’Silou a été non seulement grillé autrefois par la fiche de Julienne Sassou qui l’accuse de se taper des dizaines de maisons du programme immobilier qu’il a géré, mais s’est aussi rendu impopulaire au Pool où il n’a construit, ni école, ni hôpital, ni quoique ce soit, malgré ses 23 ans de gouvernement. Dans les couloirs de la présidence, il lui est reproché son ingratitude et son hypocrisie. Devenu milliardaire et promoteur immobilier grâce à l’argent et aux marchés que M. Sassou lui a donné depuis l’hôpital militaire à l’époque de Mayembo, il aurait eu l’audace d’indexer M. Sassou d’attenter à sa vie par empoisonnement. M. Sassou n’a jamais oublié cette accusation. Il s’appuie sur l’accord du pouvoir cité plus haut et sur l’alliance du cercle Oba Pierre et Cie mais surtout sur la sympathie d’Antoinette Sassou qu’il a logé dans son hôtel particulier de Saint Cloud acquis après des années et magouilles au gouvernement. Émile Ouosso, détenteur des mystères des forêts et propulsé par le Club occulte de Dakar, veut prendre sa revanche avec l’aide de Jean Dominique Okemba et Cie sur le poste de Pro Grand Maître en accédant à la primature. Il est en conflit direct avec le peuple à qui il n’a pu donner l’électricité, et en conflit indirect et larvé avec les voleurs Bouya et Ondongo qui se font des ristournes de 9 milliards de fcfa mensuel des recettes de E2C. Yves Castanou, père de la révolution numérique congolaise et coqueluche de la jeunesse, tête brûlée qui s’affronte plus d’une fois avec des tiers en coupant l’herbe sous leurs pieds; le cas de: Blandine Malila, Mbéré, Agnès Mioko, Claudia Sassou, Thierry Moungalla, Léon Juste Ibombo, Denis Junior Omar, Louis Marc Sakala, Anicet Kimbangui et Cie. Selon les sources sécuritaire, cette semaine, il vient d’allumer un autre front contre Zephirin Mboulou et Cie qui ne le pardonnent pas. Mais, il s’en sort toujours. Même en France où ils ont été pointés du doigt, son frère jumeau Yvan Castanou et lui, par rapport aux divers signalements et poursuites mais surtout sur la construction du plus grand centre chrétien d’Europe occidentale et le mieux structuré (Mega Place), rien n’a pu y faire pour les déstabiliser. Ces jumeaux ont des entrées dans les hauts lieux africains et européens. Dans certains milieux, ils sont nommés laveurs de cerveaux, et dans d’autres, qualifiés de chasseurs de fonds pour obtenir des deniers aux fins de réalisation des projets : Congo -Télécom, la Mega Place qu’ils ont bâtie à 76 millions d’euros (49.852.732.000 milliards de fcfa ) essentiellement constitués par des dons et des crédits contractés auprès
Sous les dictatures, le silence n’est jamais univoque. Il se décline en visages multiples, portés par des causes diverses

HAUT ET FORT. Le premier, et sans doute le plus répandu, est le silence de la peur. C’est celui qui naît de la crainte des sévices, des représailles, de la prison, de la torture, de l’humiliation, parfois même de la disparition. Ce silence est enfanté par la violence directe. Il s’installe dans les corps avant même de se loger dans les mots. Il apprend aux gens à se taire pour survivre. Vient ensuite le silence de l’insouciance. La dictature, pour durer, ne gouverne pas seulement par la terreur. Elle gouverne aussi par la diversion. Elle fabrique une forme d’indifférence sociale en persuadant les masses qu’elles ne sont pas liées à leur propre malheur, que leurs souffrances sont naturelles, inévitables, ou étrangères à l’ordre politique. Elle détourne les regards vers le divertissement, vers le superficiel, vers les plaisirs éphémères, afin que chacun cherche dans l’oubli provisoire un refuge contre une souffrance pourtant produite et entretenue par le régime lui-même. Puis vient le silence du désespoir. Celui des âmes fatiguées par l’attente. Celui de celles et ceux qui, après des années de lutte, de prières, d’espérance, de patience et de déceptions, finissent par se dire : à quoi bon ? Si le changement devait venir, il serait déjà venu. Ce silence-là est particulièrement cruel, parce qu’il ne repose pas sur l’absence de conscience, mais sur l’épuisement de l’espérance. C’est le silence des cœurs usés par trop de promesses trahies. Il existe aussi le silence de la douleur paralysante, celle qui rend muet. Face à tant de sauvagerie, de cruauté, d’injustice, le corps lui-même finit par ne plus savoir traduire la souffrance en paroles. Le système nerveux est saturé. À chaque tentative de parler, quelque chose se bloque. Un poids écrase la poitrine, serre la gorge, noue la respiration. La douleur devient si vaste qu’elle déborde le langage. Loin d’etre un oubli, ce silence est une blessure si profonde qu’elle paralyse le corps et l’esprit. Enfin, il y a le silence de la mort. Le plus brutal et le plus définitif. C’est le silence imposé à ceux qui ont osé dire non. C’est aussi, parfois, celui qui frappe ceux qui ont cru pouvoir détourner les yeux, vivre à côté du drame, ou s’en protéger par l’indifférence. Car sous une dictature, nul n’est véritablement à l’abri. Tôt ou tard, le silence qu’elle distribue finit par atteindre tout le monde. Une dictature commence par faire taire quelques-uns. Elle s’achève en ensevelissant tout un peuple dans le silence. Le silence est une prison construite pierre par pierre, peur après peur, renoncement après renoncement. Mais toute prison, aussi solide soit-elle, porte en elle la possibilité de sa rupture. Car le silence protège le tyran, jamais le peuple. Il étouffe la vérité, prolonge l’injustice et normalise l’inacceptable. Se taire, dans ces moments-là, c’est accepter de mourir lentement. Alors il faut parler. Parler même avec une voix brisée et même quand le cœur tremble. Les peuples ne se libèrent pas quand ils n’ont plus peur. Ils se libèrent lorsqu’ils décident que leur dignité vaut plus que leur silence, leur insouciance et leur indifférence. Quoi qu’il en coûte, le silence doit être vaincu. Parce qu’au bout de chaque voix retrouvée, il y a déjà le commencement de la liberté. Par Farida Bemba Nabourema Citoyenne Africaine Désabusée!