Lancement du projet de réhabilitation de la route nationale 2 et de désenclavement de l’île à Morphil, Sénégal

Le président du Sénégal, Macky Sall, a présidé le lancement des travaux du Projet de réhabilitation de la route nationale 2 (RN 2) et de désenclavement de l’île à Morphil respectivement à Demeth et Ourossogui, le mardi 7 et le jeudi 9 mars 2017. Cette cérémonie a été honorée par la présence des plus hautes autorités sénégalaises. Le projet d’un montant de près de 237 milliards FCFA avec une contribution de la BAD à hauteur de 80 milliards de FCFA (soit 33% du coût total) est cofinancé par la Banque Islamique de Développement (18%), le Fonds de l’OPEP (3%), le Fonds d’Abu Dhabi (3%) et le Gouvernement du Sénégal (43%). Ce projet consiste principalement : (i) à la Réhabilitation sur un linéaire de 337 km, de la Nationale 2 qui constitue, de par sa localisation stratégique, une route permettant l’interconnexion entre le corridor Dakar-Bamako par le nord et la route Eurafricaine (Dakar–Nouakchott–Tanger–Madrid). Cette route est aujourd’hui dans un état de dégradation avancée qui impacte négativement sur le développement du Nord du Sénégal, zone à fort potentiel agricole, touristique et minier ; et (ii) le désenclavement avec l’aménagement et le bitumage de 287 Km de routes de l’île à Morphil qui est une zone avec de grandes potentialités agricoles et où les populations éprouvent d’énormes difficultés dans leurs déplacements et échanges avec le reste du pays. Ce programme d’aménagement et de bitumage d’infrastructures routières permettra d’assurer des liaisons permanentes entre les différentes localités de l’île à Morphil et leur connexion avec la Route Nationale N° 2 et partant d’assurer la continuité territoriale de cette zone avec le reste du pays. La Banque était représentée par Adalbert Nshimyumuremyi, représentant résident p.i. au Sénégal et par l’équipe du projet. Cette initiative a été saluée par les populations des trois régions administratives (Saint-Louis, Matam et Tambacounda) venues en masse accueillir le chef de l’Etat et qui ont exprimé leur entière satisfaction de voir la réalisation d’un tel investissement en infrastructure au profit de leurs régions. Prenant la parole, après les autorités locales qui se sont tous réjouis de l’impact du projet sur l’amélioration des conditions de vie des populations, de leurs biens et de leur mobilité Adalbert Nshimyumuremyi a indiqué que ce projet contribuera au développement harmonieux et à l’amélioration des conditions de vie des populations des 3 régions de Saint-Louis, Matam et Tambacounda. L’originalité du projet réside dans sa dimension socioéconomique a-t-il ajouté. Des mesures d’accompagnement sont prévues dans le cadre du projet à travers des aménagements connexes dont l’aménagement de 100 km de pistes rurales et la réalisation d’infrastructures socioéconomiques de base (sanitaires, scolaires, hydrauliques), de plateformes multifonctionnelles et de foyers améliorés au profit des femmes. Le projet a été ainsi conçu selon une approche intégrée afin de maximiser son impact sur le développement. Il contribuera aussi à l’insertion professionnelle de jeunes diplômés par le recrutement sur « une base concurrentielle » de jeunes ingénieurs sans emplois. La contribution de la Banque à ce projet représente à lui seul le cinquième de son engagement de 400 milliards FCFA sur cinq ans, lors de la réunion du Groupe consultatif en février 2014 à Paris pour le financement du Plan Sénégal émergent (PSE). Ainsi trois ans après le Groupe consultatif, sur les 400 milliards FCFA promis, la Banque a déjà mobilisé 259 milliards de FCFA, soit 65% de son engagement. Actuellement, le nombre de projets en cours d’instruction au sein de la Banque et l’accès du Sénégal aux ressources du guichet BAD au cas par cas laisse à penser que le niveau d’engagement de la Banque sera atteint et même dépassé avant l’échéance fixée à fin 2018. Enfin, le chef de l’Etat a remercié et félicité l’engagement de la Banque à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergeant (PSE) qui a inscrit ce projet dans son plan d’actions prioritaires 2014-2018. Il a magnifié « l’engagement constant, efficace et diligent de la BAD en faveur du Sénégal à travers ses programmes et projets ». Il a rappelé le rôle capital que jouent les infrastructures dans le processus de développement économique et social qui explique la part significative que réserve le Sénégal aux investissements publics, à côté de la prise en charge des besoins sociaux de la population. Durant plus de quatre décennies, la Banque a accompagné les efforts du Sénégal pour son développement économique et son progrès social. De 1972, début des opérations de la BAD au Sénégal à ce jour, la Banque a approuvé un total de 96 opérations en faveur du Sénégal pour un montant cumulé de 1,4 milliard UC, soit environ 1200 milliards de FCFA. Avec CP
Promouvoir l’offre marocaine du secteur de la pêche

Le Royaume participe pour la sixième fois au SENA Boston Une délégation marocaine composée de plusieurs entreprises fera le déplacement aux Etats-Unis afin de présenter et promouvoir l’offre marocaine du secteur de la pêche au Salon SENA, prévu du 19 au 21 mars courant à Boston, au Nord-est des Etats-Unis. L’Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE) organise la participation du Maroc à cet important rendez-vous, considéré comme étant le salon leader du secteur de produits de la mer en Amérique du Nord. Un lieu privilégié de rencontres d’opérateurs et d’acheteurs internationaux de l’industrie de la pêche qui accueillera plus de 1200 exposants représentant 51 pays, et plus de 21 000 visiteurs, souligne-t-on dans un communiqué. A noter que le pavillon marocain, étalé sur une superficie de 186 m², mettra en avant la richesse de l’offre exportable marocaine à travers l’exposition d’une gamme diversifiée de produits de la mer (conserves, semi-conserves, produits frais et congelés). Des produits marocains qui seront exposés sous l’étendard « Moroccan Seafood », une signature commune, visant notamment à renforcer le positionnement des produits de la mer marocains sur cette région, précise-t-on de même source. Réputé pour la qualité de ses produits halieutiques, « le Maroc ambitionne à travers sa participation à cette édition d’explorer de nouvelles opportunités de partenariats économiques, et de communiquer sur les nouveautés de l’offre exportable marocaine », peut-on lire. Dans ce document, l’EACCE rappelle que le Maroc est le premier exportateur mondial des sardines de l’espèce Sardina Pilchardus (Walbaum, 1792), reconnue au niveau international pour sa qualité exceptionnelle et souligne les objectifs fixés à travers cette participation. A savoir, promouvoir l’origine Maroc et mettre en évidence la qualité et la diversité des produits marocains; communiquer sur ces produits et leurs avantages concurrentiels afin de renforcer leur positionnement sur le marché international et saisir l’opportunité de la présence des principaux acteurs du secteur pour nouer de nouveaux partenariats et conquérir de nouveaux marchés. Profitant de cette même occasion, le Maroc entend aussi mettre en avant les potentialités, les réalisations et les projections de développement de ce secteur dans le cadre du Plan Halieutis Comme cela a été rappelé dans ledit document, les Etats-Unis d’Amérique constituent une grande plateforme de commerce de ces produits dans la région, caractérisé par une forte demande interne. «Ce marché est considéré également comme un véritable hub de réexportation dans le monde », a indiqué l’EACCE. De son côté, le Maroc qui compte près de 3500 km de côtes dont un sixième situé en Méditerranée et une surface maritime de ses côtes totalisant plus d’un million de km², dispose de ressources halieutiques diversifiées. Par ailleurs, le secteur de la pêche joue un véritable rôle de locomotive dans le développement socioéconomique du Maroc. « Il contribue à hauteur de 2,5%du PIB national et emploie directement 170.000 personnes tout en générant 490.000 emplois indirects », souligne-t-on. Précisons que la participation marocaine à ce salon est organisée sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime.
Maroc: coup d’envoi à Larache du Festival national des petits fruits rouges

Le Festival national des petits fruits rouges, qui se tient du 16 et 19 mars, à Larache a été inauguré hier, vendredi 17, en présence du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime et de M. Mustapha Nouhi gouverneur de la province de Larache. « Valorisation des petits fruits rouges dans le cadre du Plan Maroc Vert, levier de développement agricole ». Tel est thème de cette édition organisée sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, la Province de Larache, la Chambre d’Agriculture de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le Conseil provincial, la Municipalité de Larache et les professionnels de la filière des petits fruits rouges du bassin du Loukkos. L’organisation de ce festival traduit la dynamique insufflée par le Plan Maroc Vert pour la promotion et le développement de la filière des petits fruits rouges au Maroc, soulignent les organisateurs. En effet, peut-on lire dans un document, « un contrat programme primeur sa été conclu en 2009 entre l’Etat et les Associations professionnelles concernées visant à l’horizon 2020 d’atteindre pour les fruits rouges, une superficie de 8.900 Ha et une production de 360.000 T par an, dont 80.000 T destinées à l’exportation ». Selon cette même source, les objectifs du contrat programme ont ainsi été dépassés. La filière a connu une très grande évolution lors des dernières années. Il faut dire qu’au cours de la campagne 2015-2016, la superficie de fruits rouges a dépassé 8.900 ha et la production a totalisé 268.000 Tonnes dont plus que la moitié est concentrée au niveau du périmètre du Loukkos. Notons que l’encadrement de cette filière est assuré par deux associations professionnelles membres de la FIFEL : l’Association Marocaine des Conditionneurs Exportateurs de Fraise (AMCEF) et l’Association marocaine de production des fruits rouges (AMPFR) qui veillent à la mise à niveau des entreprises agricoles, la diffusion des informations sur le marché, l’amélioration du niveau technique et organisationnel des entreprises agricoles et la participation à la formation des agriculteurs et des agro-industriels. Pour rappel, la filière des petits fruits rouges (fraise, framboise et myrtille) joue un rôle socio-économique important. Elle montre également une grande dynamique à l’export grâce à la forte demande de la part des pays européens en particulier.
Economie : Le taux congolais de croissance du PIB en 2017 pourrait atteindre 1%.

Le Comité monétaire et financier de la République du Congo s’est réuni, sous la présidence du ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, Calixte Nganongo et de son homologue du Plan, Olga Ebouka-Babakas et du gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, le 15 mars à Brazzaville a noté sur la base des projections effectuées par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), que le taux de croissance du PIB de la République du Congo, se redresserait en terme réels à 1, 0% cette année, contre -2,1% en 2016, a rapporté un communiqué parvenu à la rédaction de PagesAfrik. Le comité a, à cette occasion, adopté les objectifs monétaires et de crédit de la République du Congo pour l’année en cours et pris connaissance des décisions des instances de la Commission Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et la Commission bancaire d’Afrique Centrale (COBAC). Selon des estimations, le taux de croissance du PIB s’est établi au niveau de -2, 1% en 2016 contre 2,8% en 2015. Ce recul résulte essentiellement des contreperformances du secteur primaire, sous l’effet de la baisse de la production pétrolière. Ce secteur primaire, précise le communiqué, demeurerait le principal moteur de cette croissance, en raison du rebond attendu de la production pétrolière, avec l’entrée en production du champ Moho Nord. Concernant l’évolution des prix, le comité a relevé qu’en fin décembre 2016, les tensions inflationnistes s’étaient accentuées, avec un taux au-dessus du seuil communautaire. Des perturbations du trafic routier et ferroviaire entre les villes de Brazzaville et Pointe-Noire du fait de la situation dans le département du Pool, en seraient la cause. La situation monétaire est, quant à elle, caractérisée par une baisse de la masse monétaire, reflétant une évolution contrastée de ses composantes et de ses contreparties avec notamment une augmentation du crédit intérieur et la chute des avoirs extérieurs nets. En conséquence, le taux de couverture extérieure de la monnaie s’est contracté à 49, 9%, après 71, 2% en 2015. Malgré cette conjoncture difficile, les banques ont globalement maintenu leurs équilibres financiers. Elles ont enregistré, à la fin de l’année dernière, une baisse de leurs dépôts de 14,4% et une hausse des crédits à l’économie de 8,7%. La couverture des crédits par les dépôts est ressortie à 112,2% contre 133, 4%, un an auparavant. Au niveau du marché des capitaux, l’activité a été marquée par un recours progressif des banques au refinancement de la Banque centrale et par l’émission du premier emprunt obligataire de l’Etat congolais, d’un montant initial de 150 milliards souscrit à hauteur de 129, 0%, au taux de 6,5% par an.
LITTERATURE. Ci-gît Le Cardinal achevé (1) : un roman de Dominique M’Fouilou

IN MEMORIAM: Le Cardinal Emile Biayenda assassiné dans la nuit du 22 au 23 mars 1977 Une fois de plus, Dominique M’Fouilou, l’un des romanciers les plus féconds du Congo, nous revient avec un nouveau récit qui mélange histoire et roman. Ci-gît Le Cardinal achevé, un récit qui trouve sa source dans l’un des drames les plus graves qui ont secoué l’Histoire politique du Congo. Le président Marien Ngouabi, préoccupé par la situation socioéconomique aléatoire que traverse le pays, pense se « réconcilier » avec son prédécesseur. Conscient du pouvoir qui veut changer de position, l’entourage du président se montre hostile au changement préconisé. Un complot énigmatique se tisse autour de lui et l’emporte dans sa mise en œuvre, ainsi que tous les éventuels témoins gênants, principalement le président Massamba-Débat et le cardinal Emile Biayenda. Et tout le récit de se focaliser sur le complot qui tue d’abord Marien Ngouabi avant de s’en prendre tour à tour à son prédécesseur et au cardinal, ce dernier pouvant être défini comme le héros principal dont la mesure où sa mort devient « nationale » en bouleversant tout le pays en général et les chrétiens en particulier. Du début à la fin du récit, tout est amertume, tout est tristesse et la mort survient à tout moment en emportant plusieurs personnages ? Et, c’est quand le cardinal est enterré en l’église Saint François de Brazzaville, que la vie reprend le dessus sur l’absurdité de la politique car l’on comprend à la fin que le cardinal a été emporté par un complot militaire et tribalo-politique. Histoire et roman dans Ci-gît Le Cardinal achevé Les romans de Dominique M’Fouilou n’inventent rien, sinon l’écriture. Presque dans tous ses récits, le ou les narrateurs apparaissent comme des reporters ou des cameramen qui rapportent le vécu quotidien des Congolais avec toutes leurs (mé)aventures sociales et politiques où le tragique occupe une place importante. D’ailleurs dans l’avant propos du roman, l’auteur nous dévoile déjà la véracité de sa création : « De ce que j’ai gardé en mémoire des entretiens avec mon oncle (…), il ne me restait que ce récit précis sur l’enlèvement et l’assassinat du cardinal Emile Biayenda survenu le 22 mars 1977. Je n’ai rien inventé de cette histoire… » (p.7). Histoire et récit se marient bien dans ce roman quand on se réfère à l’histoire politique du Congo et au mystère dans lequel les Congolais ont enfermé, malgré eux, la véritable définition politico-historique de la mort de leur troisième président. Epousant la technique du roman-réalité héritée du XIXe siècle où le spatio-temporel se fonde sur des bases référentielles, Dominique M’Fouilou voudrait démontrer dans son récit que, du roman historique à la réalité, il n’y a qu’un pas qu’il faudrait franchir, la mission que doivent se prévaloir les historiens dont le travail s’avère scientifique. Marien Ngouabi, le Cardinal et le téléphone de la mort Si la mort de Marien Ngouabi est programmée par son entourage, celle du cardinal est liée au téléphone qui est devant lui dans cette maison où il se trouve au mauvais moment. Le roman nous retrace la rencontre sur rendez-vous du président avec le cardinal pour discuter de la cession de l’école Javouey à l’Eglise catholique après sa nationalisation des années post-révolution. Aussi, pour avoir été reçu par Marien Ngouabi, le jour même de son assassinat, le cardinal Biayenda est convoqué à l’Etat major par le C.M.P (Comité Militaire du Parti crée pour gérer et enquêter sur la mort du président). Le prélat et son vicaire Badila se voient inquiétés par cette convocation du vice-président du C.M.P : « Avec une intuition remarquable, le cardinal avait dit au vicaire les mots qu’il fallait pour le tranquilliser (…). Si ce rendez-vous était dangereux, il posait un extraordinaire problème de sécurité » (p.22). Quand Marien Ngouabi reçoit un coup de fil qui l’annonce une situation extraordinaire dans le milieu militaire, il ne peut continuer sa discussion avec le cardinal. Aussi, son attitude montre à ce dernier que « quelque chose » ne va pas à Brazzaville ce 18 mars 1977. Et quand l’annonce du tragique de l’après-midi tombe dans les oreilles du cardinal, la convocation de ce dernier par le CMP se voit remplie d’interrogations. La discussion entre le prélat et son vicaire devient prémonitoire car elle annonce l’éventuel complot des vrais assassins du président qui mettraient sa mort sur le dos de son prédécesseur Massamba-Débat et du cardinal Emile Biayenda qui aurait « détruit » ses fétiches au cours de leur dernière rencontre de la matinée. Et tout le complot s’est tissé autour de cette matinée qui réunit le président Marien Ngouabi, le cardinal Biayenda et le coup de téléphone « militaire » ainsi que la présence « absente » de Massamba-Débat dont les conversations téléphoniques avec son successeur étaient sur la table d ‘écoute ; Aussi, le téléphone dans sa fonction de « traître involontaire », facilite l’énigme dans laquelle se trouve engluée la mort de ces trois grandes figures du pays. Ci-gît Le Cardinal achevé ou le récit de la mort En général, le roman apparaît souvent comme une addition de bonheur et de malheur fictionnels qui définit la dualité de l’humain. Dans « Ci-gît Le Cardinal achevé », aucun sourire ne se dessine sur la face des personnages dans le coulé narratif. De l’incipit à la clausule, en dehors de la joie qu’éprouvent les président et vice-président du C.M.P dans la réalisation de leur complot machiavélique, c’est l’amertume et le drame qui se métamorphosent en mort et qui accompagnent le lecteur au fur et à mesure qu’il tourne les pages du livre. Dans l’après midi, le président meurt assassiné chez lui dans un cafouillage qui entraîne mort d’homme. Quelque temps après, son prédécesseur Massamba-Débat est arrêté et condamné à mort à la surprise de tout le monde avec disparition de son cadavre. Quelques jours après, le cardinal Emile Biayenda se voit rattrapé par sa présence matinale du 18 mars 1977 chez le président Marien Ngouabi. Et le téléphone qui
Coopération : Jean-Claude Gakosso et Sergei Lavrov pour l’implication des activités économiques Russes au Congo

Le ministre des affaires étrangères, de la coopération et des congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso et son homologue russe, Sergei Lavrov, ont largement échangé, le 14 mars 2017 à Moscou en Russie, sur le renforcement des liens de coopération et d’amitiés qui lient les deux pays au plan économique. Les deux hommes d’Etat ont également fait un tour d’horizon sur les sujets d’intérêt commun entre le Congo et la fédération de Russie. Ils ont également parlé de la situation sécuritaire dans les grands lacs et en Libye sans oublier la coopération bilatérale dominée par les questions économiques. Les deux ministres ont de ce fait appuyé sur le levier de la diplomatie économique. La séance de travail a permis d’examiner de fond en comble les dossiers que la République du Congo et la fédération de Russie ont en partage. Après une période d’hibernation des investissements Russes au Congo, les deux chefs de la diplomatie s’activent depuis un certain temps, à redonner vie a l’implication des activités économiques Russes au Congo. Il s’est agi aussi, de manière générale, de favoriser le dialogue politique entre les deux Etats, d’élargir la coopération économique et commerciale, d’améliorer les liens humanitaires et développer le cadre juridique des affaires, en s’appuyant sur les conclusions issues de la 4e session de la commission intergouvernementale mixte de coopération économique, scientifique, technique et commerciale, tenue en décembre dernier à Brazzaville. Au cours de la conférence de presse qui a sanctionné cette rencontre, les ministres Jean-Claude Gakosso et Sergei Lavrov, ont indiqué que leurs échanges ont été dominées par la coopération économique, avec en toile de fond, la construction de l’oléoduc Pointe Noire –Brazzaville -Ouesso. Il sied de signaler que la fédération de Russie tient à la réalisation de ce projet comme le témoigne l’engagement pris par le ministre Russe des affaires étrangères, de faire le déplacement de Brazzaville, lors du lancement des travaux. Sur le plan politique, le Congo et la Russie qui se soutiennent mutuellement dans les instances internationales. Ainsi après avoir fait le tour d’horizon de la situation sécuritaire dans la région des grands lacs et en Afrique centrale, les deux diplomates se sont attardés sur la crise libyenne. La fédération de Russie s’est clairement prononcée pour le soutien du président Denis Sassou Nguesso dans sa lourde mission de concilier les protagonistes libyens, en sa qualité de président du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la crise qui secoue ce pays. «La voie militaire en Libye ne mènera à rien de bon», a indiqué le ministre Jean-Claude Gakosso qui s’est satisfait de trouver en Russie une oreille attentive aux sollicitations du Congo. Loin d’être des déclarations de façade, le Congo et la Russie qui marchent ensemble depuis le 16 mars 1964, année de l’établissement de leurs relations diplomatiques, fondent leurs relations sur du solide et viennent à nouveau de s’engager à booster leur coopération économique. Il est à noter que c’est pour la deuxième fois en moins de deux ans, que le ministre des affaires étrangères de la coopération et des congolais de l’étranger est reçu en fédération de Russie. Rwanhe Darwin
Burundi : nouvelle étape pour le plus grand barrage hydro-agricole du pays grâce à l’appui de la BAD

Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a procédé récemment à l’inauguration du périmètre irrigué de Nyavyamo, situé en province Kirundo, au Nord du Burundi. Le représentant résident par intérim de la Banque au Burundi, Joel Tokindang, et les membres du Bureau-pays étaient présents à la cérémonie, au nom de la Banque africaine de développement (BAD). Le périmètre irrigué a été aménagé dans le cadre du Projet d’appui aux infrastructures rurales de la région du Bugesera (PAIRB), financé par la Banque en 2009 à hauteur de quelque 20 millions de dollars EU. Ce barrage hydro-agricole, le plus grand à avoir été bâti dans le pays depuis l’indépendance, permet d’irriguer potentiellement près de 1 000 ha. Infrastructure des plus modernes, il comporte un barrage de mobilisation des eaux d’irrigation de plus de 1 300 000 m³ et une station de pompage, afin d’assurer une maîtrise totale des ressources en eau en cas de sécheresse ou d’inondation des parcelles. Ce sont, au total, près de 250 000 personnes qui devraient bénéficier du projet. Entre autres nouveautés et avancées significatives, ce barrage a permis d’introduire l’irrigation collinaire, avec des motopompes offertes aux organisations de producteurs dans 6 communes ; d’aménager les bassins versants (3500 ha) ; de repeupler le cheptel grâce à la distribution de plus de 1500 vaches laitières à travers la chaîne de solidarité mise en place par les paysans ; d’introduire de nouvelles techniques de culture à travers les champs-écoles paysans pour les filières telles que le riz, la banane, le maïs et le manioc. Résultat : l’on constate une forte hausse des rendements moyens grâce à l’emploi de semences de qualité et au renforcement des capacités des producteurs. Pour exemple, le rendement de maïs est passé de 1 tonne/ ha à 3 tonnes/ ha, et le riz de 2 à 8 tonnes / ha (avec une double saison rizicole). La production laitière est passée quant à elle de 2 à 7 litres de lait en moyenne par ménage bénéficiaire pour la première lactation. Selon l’enquête nationale agricole du Burundi et l’évaluation conduite à la fin du projet, celui-ci a débouché sur des changements fort appréciables, de nature à renforcer la résilience de la population de la province de Kirundo, régulièrement mise à l’épreuve par les effets de la sécheresse. Ainsi, les ménages ont vu leurs revenus augmenter et pu améliorer la qualité de leur nutrition grâce aux produits alimentaires désormais disponibles, comme le lait… Avec CP
« Portée par l’Amour », le premier roman autobiographique d’Edvie KoukaNguimbi.

Livre émouvant au titre évocateur de 272 pages, preuve d’une museprolixe, divisé en 10 chapitres y compris la conclusion et leprologue, Edvie ou « help-life » nous transporte dans le labyrinthe de savie, une vie semée d’embuche comme l’est d’ailleurs toute vie humaine sur cette terre. Est-ce pour dire qu’elle voulait s’échapper de cettesorte de postulat ? Non à mon avis, mais sa vie connut un tournantdramatique à fleure d’âge, à l’âge où tout enfant cherche à mieuxconnaitre les siens et son environnement pour mieux bâtir sapersonnalité. Cet accident a fait d’elle « une autre enfant aux yeuxde ses camarades » et pour dire avec le père de la poésie congolaiseTchikaya Utam’si : « j’ai grandi à côté de mon enfance » et Edvie l’affirme elle-même à la page 82 en ces termes : « … j’avais dumal à m’intégrer, j’étais très mal dans ma peau. J’étais marginaliséeet mise de côté…. ». En dépit de cela, Edvie a fait preuve de courage et de ténacité afinde s’effrayer un petit chemin pour exister. Exister comme tout êtrehumain malgré des rudes difficultés. A la page 83, elle écrit : « … ilarrivait que certains crachent devant moi… (Je me retrouvais alors là, sans défense au milieu des curieux)…» Oui Edvie est une vie, une viecolorée par une sève humaniste et pleine d’élan, le tout auréolée parune vie chrétienne qui lui a permis de ne pas vivre dans le regard del’autre, mais de vivre sa vie grâce à Dieu, car le regard de l’autreinhibe et tue. Edvie est une étoile, une étoile qui scintille avec les forces desmots, des forces qui lui ont permis de dire le monde en puisant dans ses dernières rétractions subliminales telle une Autriche qui, devant le brouhaha ambiant de la nature, enfonce sa tête dans le sable pouréviter toute influence.Son témoignage poignant, suis generis, qui noircit ces feuilles avecun titre angélique : « Portée parl’Amour », est une sorted’interpellation à toi mon frère ou ma sœur qui ne sait plus apprécier le goûtdu jour, de se requinquer grâce à Dieu afin de retrouver l’assuranced’une vie heureuse et sereine. Car à la page 137, elle écrit : « lavie peut nous sembler injuste, mais il faut garder en tête que lespensées et les voies de Dieu sont plus élevées que les nôtres.. » Edvie Kouka Nguimbi a accordé une interview à notre reporter : Pagesafrik.info : pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Bien sûr! Je suis Edvie Kouka Nguimbi, jeune auteure, la vingtaine révolue, ancienne étudiante de l’ESGAE de Brazzaville. En 2008 après ma licence je suis allée au Ghana où j’ai fait une année de langue avant d’aller faire une maitrise au Maroc. De retour au pays j’ai poursuivis par équivalence en master 2 toujours à l’ESGAE où j’ai obtenu mon master en 2012. (…) je me suis envolée pour le Canada où j’ai a obtenu en 2016 le grade de maître en administration publique a l’ENAP Québec (Canada) où je réside actuellement. Pagesafrik.info: votre prénom est Edvie, le son qui en dégage est Aide-vieet vous le traduisez en anglais par Help-life, est-ce une prédestination à mener une vie perturbée ? Bonne question… Je crois en la prédestination positive. Je m’explique : Si le fait de porter un prénom qui interpelle comme le miens « Aide-vie » est synonyme de mener une vie sans issue, je suis la preuve du contraire. Ma croyance de la prédestination me vient de la bible ce qui justifie le fait que je sois contre le hasard. Pour moi, tout à un but, une raison d’être. Le fait d’avoir vécu une vie perturbée est pour moi une grâce car qui peut mieux te parler de la période poste traumatisme entre un bébé et un adulte? L’expérience nous vient du concret. « Aide-vie » pour moi c’est la destinée d’une personne (vie) que Dieu complète par sa puissance et son Esprit afin d’être utile dans la vie des autres. Le sens auquel je peux assimiler ce prénom c’est celui d’être par exemple le sel qui redonne le gout d’avancer malgré les péripéties de la vie, d’entreprendre à nouveau malgré l’échec et l’afflux des critiques négatives, d’être une main qui aide à se relever, àse tenir debout, d’être un exemple de courage, de détermination… Pagesafrik.info : ok d’où vous est venu le courage d’écrire ce livre, vous auriez pu garder silence ? Et pourquoi ce titre évocateur ? A vrai dire, j’ai jamais su que j’étais capable d’ouvrir mon cœur et de parler jusqu’à un bon matin d’Été de 2010. Tout ce que je peux dire c’est que les bienfaits de l’Éternel ne peuvent se garder secret. Il m’avait juste suffit de confesser que je suis une fille bénie et aimée de Dieu pour que revive en moi des souvenirs enfuit pendant plus de vingt ans et que naisse le désir de faire connaitre ce témoignage rendant gloire à Dieu.Vous savez, Dieu fait toujours sa propre publicité en utilisant des faits réels de notre quotidien et c’est ce qu’il a fait avec l’histoire de ma vie. Ce titre évocateur « Portée par l’Amour » associé aux images sur la couverture du livre (mains tenant un œuf, un couple de la basse-couravec des petits et un autre sans petits ainsi que le paysage) définissent selon moi comment Dieu manifeste son amour envers les humains. Pour être ce que je suis aujourd`hui, grâce à Dieu, j’ai été portée par l’amour de mes parents et de ma cognation. Les membres de la famille ont un rôle très important à jouer pour redorer l’image ternie là dehors des enfants fragilisés et frappés d’handicap. Pagesafrik.info: pour nos lecteurs, dites nous ce qui s’était passé réellement, je parle de l’accident et comment s’est passée votre enfance, ensuite comment aviez-vous vécu le regard de l’autre. Entant qu’enfant ce n’est toujours facile pourtant, j’imagine ? Comme vous l’avez mentionné à la deuxième question, j’ai eu une enfance enchevêtrée, assez pénible pour un tout petit enfant car elle était pavée de beaucoup