Un évènement culturel inédit à l’université Ibn Tofail de Kenitra

Un évènement culturel inédit à l’université Ibn Tofail de Kenitra

A l’’occasion de la célébration du 20éme anniversaire de la fête du trône, l’Association des Arts et Culture, en partenariat avec l’université Ibn Tofail de Kenitra, a organisé la première édition du Festival internationale des arts et cultures sous le thème « Africana. Les ambassadeurs de la culture Africaine ». Durant deux jours, la culture africaine sous ses multiples facettes était à l’honneur dans la cité marguerites de ladite université. Il est à noter que cet évènement culturel et artistique coïncide avec le 20 anniversaire de la fête du trône.  Représentant  22 pays africains, les artistes ont offert au public un menu riche et varié. Prenant, la parole le président de l’université  ibn Tofail Monsieur Azzedine Midaoui s’est exprimé en ces termes : « c’est un évènement culturel et artistique qui coïncide avec le 20eme anniversaire de la fête de trône et s’inscrit totalementdans le cadre de l’ouverture de l’université sur son environnement » Le président fondateur de l’association Monde des Arts et Cultures Monsieur Khalid Morahid quant à lui s’est permis de souligner : «  Ce festival vise avant tout d’échanger les liens entre les différentes cultures du continent africain. Nous essayons de créer les conditions de rencontres entre les professionnels et les amateurs afin que ces derniers puissent s’en inspirer  puis évoluer culturellement et artistiquement »  Francky Kanza un artiste qui a le vent en poupe. Accompagné de son groupe Zala Fort Musica, l’artiste congolais de Brazzaville ‘’ Francky Kanza’’ arborant le drapeau national lors de sa montée sur scène, a encore fait honneur à son pays, en offrant au public une prestation‘’ live’’ d’anthologie. Fort de sa récente distinction ‘’ meilleur, artiste subsaharien au Maroc ‘’ l’artiste Francky Kanza à encore une fois mis en évidence l’immensité de son talent. Au terme de sa prestation,  l’artiste  s’est confié à nous en déclarons : « Mon groupe et moi-même sommes heureux d’avoir participé à la premièreEdition du festival ‘’Africana’’ , nous souhaitons être présents l’année prochaine pour maintenir la flamme de l’inter culturalité qui a été allumée lors de cette première Edition » Faisant usage d’un répertoire totalement en phase avec   la thématique dudit Festival, Tous manqués est la chanson qui a particulièrement retenu l’attention du public. Chanson tirée du   discours du Roi du Maroc  au sommet de l’Union Africaine qui  sonnait le retour de Maroc au sein du giron Africain (U.A) ,réussissant ainsi à émouvoir le public de-par la profondeur des paroles citées par sa majesté le Roi que Dieu lui protège. Dans le même élan, la participation de la célèbre  artiste Marocaine JihaneRichouch a non seulement donné une dimension panafricaine, mais aussi  un signal fort du vivre ensemble. Tout ceci Au grand bonheur de l’assistance.  Fred M’BEMBA 

Le Bénin célèbre le 25e anniversaire du projet «La Route de l’esclave»

Le Bénin célèbre le 25e anniversaire du projet «La Route de l’esclave»

Du 19 au 24 août 2019, le gouvernent du Bénin, en partenariat avec l’UNESCO, célébre le 25e anniversaire du projet « La Route de l’esclave : résistance, liberté, héritage ». Ce rendez-vous est également l’occasion d’évaluer les accomplissements du projet et de débattre de ses perspectives dans le cadre de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024), indique l’organisation dans un communiqué soulignant que les membres du Comité scientifique international du projet sont associés à ces manifestations pour partager leur expertise et expérience. Lancé en 1994 à Ouidah (Bénin), le projet « La Route de l’esclave : résistance, liberté, héritage » est un des programmes phares de l’UNESCO, qui a œuvré de façon déterminante à une meilleure connaissance de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs conséquences. Ceci a été fait à travers la recherche scientifique, la publication de livres de référence, le développement de matériels éducatifs, l’inventaire des sites de mémoire, la promotion des cultures vivantes et la préservation des archives et des traditions orales liées à cette histoire. Le projet s’attache à « briser le silence » sur cette tragédie, mettre en lumière les interactions culturelles issues de cette histoire et promouvoir les héritages communs, en particulier les contributions des personnes mise en esclavage à la construction des sociétés modernes. Son approche holistique et fédératrice a permis d’approfondir la réflexion sur la réconciliation, la diversité culturelle, le dialogue interculturel, et les identités plurielles. Le programme a également joué un rôle crucial dans la reconnaissance de la traite négrière et de l’esclavage comme ‘crime contre l’humanité’ lors de la Conférence mondiale contre le racisme à Durban (Afrique du Sud) en 2001.

OMS-Afrique : «Des réponses pertinentes à l’environnement morbide préoccupant qui caractérise l’Afrique», selon Denis Sassou N’guesso.

OMS-Afrique : «Des réponses pertinentes à l’environnement morbide préoccupant qui caractérise l’Afrique», selon Denis Sassou N’guesso.

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a déclaré lors de l’ouverture des travaux de la 69e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la santé pour Afrique (OMS-Afrique), le 19 août 2019, qu’il faut trouver des réponses pertinentes à l’environnement morbide préoccupant de l’Afrique.  Au cours de cette activité, le président Sassou N’guesso a également insisté sur les niveaux élevés de la mortalité maternelle et infanto-juvénile, aux épidémies meurtrières dans les pays africains à l’image de la fièvre hémorragique à virus Ebola, à l’évolution alarmante des maladies chroniques. Il en a appelé à la nécessité d’une mise en œuvre effective de la couverture sanitaire universelle, la disponibilité des vaccins et la lutte contre les faux médicaments se présentent comme des outils permettant de faire face à ces problèmes de santé.   En présence du représentant de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, de la représentante de l’OMS-Afrique, Dr Moeti Matshidiso, et des ministres de la Santé des quarante pays représentés, le président Sassou N’Guesso a évoqué l’urgence d’une réponse stratégique globale afin de lever les obstacles qui entravent l’élargissement de la couverture sanitaire universelle dans le continent. « J’exhorte les Etats africains à prendre part à la réunion de haut niveau sur cette problématique prévue le 23 septembre 2019 à New York, en marge de la 74e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies », a-t-il déclaré. Pour la représentante de l’OMS-Afrique, ce comité régional se tient avec des défis complexes, même si les avancées sont également notées. C’est d’ailleurs dans la poursuite des travaux, que les participants vont analyser le rapport sur la mise en œuvre du programme de transformation de l’OMS afin d’aider les pays à améliorer la santé et le bien-être dans la région. Ils vont également plancher sur la stratégie régionale de surveillance et de lutte intégrées contre les maladies, le plan stratégique pour réduire le double fardeau de la malnutrition, la définition d’un cadre de prestation de services de santé essentiels par le renforcement des systèmes de santé communautaires et des districts pour soutenir la couverture sanitaire universelle. La ministre de la Santé et de la Population, Jacqueline Lydia Mikolo, a évoqué quelques avancées réalisées par le Congo dans la dynamisation du système de santé tout en soulignant que de nombreux défis restent à relever. Florent Sogni Zaou

Plus de 120 exposants présenteront leurs produits à la 5ème Cairo WoodShow

Plus de 120 exposants présenteront leurs produits à la 5ème Cairo WoodShow

Cairo WoodShow, la principale plate-forme nord-africaine pour le bois et les machines à bois, regroupant plus de 120 exposants de plus de 25 pays et plus de 7 000 visiteurs, se prépare à organiser sa cinquième édition au Palais des congrès du Caire du 5 au 8 décembre 2019. Organisé sous les auspices du gouvernement égyptien, cet événement sera organisé conjointement avec le Salon international des accessoires et composants pour meubles et produits semi-finis du Caire (CIFAC). Pendant le Cairo WoodShow, qui durera quatre jours, des entreprises du secteur du bois et des machines à bois se réuniront au cœur de l’Égypte et présenteront leurs derniers produits et innovations, tandis que la CIFAC donnera aux exposants l’occasion de présenter des accessoires innovants en bois. Selon les rapports, la taille du marché mondial des meubles en bois issus d’applications commerciales devrait afficher une croissance annuelle composée (TCAC) de plus de 6% de 2019 à 2025. Cela donne davantage de confiance aux investisseurs ainsi qu’aux professionnels pour participer au Cairo WoodShow, qui est devenu une plate-forme de premier plan pour les experts du bois et des machines à travailler le bois et les entreprises de différentes régions du monde. Il convient également de noter que les applications de construction résidentielle ont dominé la part de marché mondiale des meubles en bois, représentant plus de 66% de la demande mondiale en 2018. Les utilisations résidentielles comprennent les meubles rembourrés, non rembourrés, les chambres à coucher, les armoires de cuisine et les salles à manger. La forte croissance du secteur immobilier, l’urbanisation rapide et la hausse des revenus par habitant sont parmi les principaux facteurs de la part de l’industrie. Tenant compte de ces développements positifs, Cairo WoodShow constitue la porte d’entrée du commerce du bois en plein essor en Afrique du Nord, offrant un accès à plus de 7 000 professionnels du commerce de qualité originaires de la région de l’Afrique du Nord et au-delà. Avec une production nationale égyptienne de meubles en bois estimée à 750 millions de dollars et plus de 3 800 entreprises inscrites auprès du Conseil égyptien pour l’exportation de meubles, Cairo WoodShow a déjà trouvé un créneau parmi les acheteurs et les experts d’Afrique et de la région de Mena. La 4ème édition du Cairo WoodShow avait rassemblé plus de 7 400 visiteurs de plus de 25 pays, comprenant tous les cadres supérieurs et les décideurs des secteurs du bois et des machines à bois. Plus de 1 253 réunions interentreprises ont été organisées et ont permis de créer plus de 195 opportunités commerciales, dont environ 112 opportunités pour les exposants internationaux et 138 opportunités pour les exposants locaux. Avec CM

La tomate marocaine s’exporte bien vers l’Union Européenne

La tomate marocaine s’exporte bien vers l’Union Européenne

Bon cru pour les tomates marocaines dans les pays de l’Union européenne, notamment en France et en Espagne où les ventes ont connu une progression significative au cours de 2019. En effet, alors que les données statistiques nationales officielles annoncent un fléchissement des activités primaires au titre de cette année, la tomate marocaine semble plutôt bien s’en tirer dans les pays de l’Union européenne (UE) où 426,07 millions de kilos de ce légume ont été vendus entre le 1er octobre 2018 et le 31 mai 2019. « Les ventes totales de tomates vers l’UE par le Maroc ont atteint 426,07 millions de kilos contre 385,88 millions de kilos écoulés dans la même période de la saison précédente », a indiqué récemment le site Hortoinfo.es Ainsi, le volume des ventes des tomates marocaines a progressé de 10,41% par rapport à la même période de l’année précédente, a-t-il relevé citant des chiffres publiés par les services statistiques de l’Euroestacom (ICEX-Eurostat). Il est important de rappeler que le volume contingentaire que le Maroc est autorisé à écouler dans la région est de 285 millions de kilos. Autrement dit, 141 millions de kilos de tomates hors quota de volume auraient été vendus au cours de cette année, si l’on en croit les chiffres publiés par le média espagnol. En effet, celui-ci a indiqué que le Royaume du Maroc a vendu à l’Union européenne au cours de la dernière période, un total de 141 millions de kilos de tomates en plus du volume contingentaire qui est de 285 millions de kilos. Autre chiffre important révélé par le site : « le montant que les États membres ont payé au Maroc pour l’achat de tomates dans cette campagne a été 481,17 millions d’euros, soit 20,01% de plus que la saison précédente ». D’après ce média spécialisé, « le prix moyen payé par l’UE au Maroc par l’achat de la tomate a été 1,13 euro par kilo, par rapport à 1,04 euro / kilo pour les tomates payées au Maroc durant la période hors contingent du 1 octobre 2017 au 31 mai 2018 ». En ce qui concerne les pays de la Communauté qui ont acheté le plus la tomate marocaine, Hortoinfo place en premier la France avec un volume de 288,15 millions de kilos couvrant la période 2018/2019. Ce qui représente un accroissement de 7,76% par rapport à la saison précédente où le volume des tomates vendues par le Maroc avait atteint 267,38 millions de kilos. Au cours de la période considérée, « la France a payé au Maroc un total de 378,02 millions d’euros, avec un prix moyen de 1,31 euro par kilo », a-t-il fait savoir, précisant que dans la même période de l’an dernier, il avait versé au Maroc quelque 307,54 millions d’euros avec un prix moyen de 1,15 euro par kilo. L’autre pays cité par le média est l’Espagne dont les achats des tomates marocaines ont atteint un volume total de 59,35 millions de kilos durant la période analysée (01/10 / 2018-31 / 05/2019). S’agissant des ventes vers ce pays, on notera que la progression a été de 26,52% par rapport à la même période de la saison précédente où le volume avait atteint 46,91 millions de kilos. D’après le site espagnol, l’Espagne a déboursé quelque 55,92 millions d’euros pour s’offrir les tomates marocaines, avec un prix moyen de 0,94 euro par kilo. Alors que ce montant était estimé à 45,63 millions d’euros lors de la saison précédente avec un prix moyen de 0,97 euro par kilo. Selon les prévisions du Haut-commissariat au plan (HCP), présentées lors de la présentation de la « situation économique en 2019 et ses perspectives en 2020, en juillet dernier, « le secteur primaire devrait dégager une valeur ajoutée en repli de 2,1%, contribuant négativement à la croissance du produit intérieur brut de -0,3 point en 2019 au lieu d’une contribution positive de 0,3 point une année auparavant ». Alain Bouithy

« 60eme Anniversaire » : un nouvel album des Bantous de la capitale dans les bacs

« 60eme Anniversaire » : un nouvel album des Bantous de la capitale dans les bacs

Les 60 ans des Bantous de la capitale : coup de chapeau au producteur Claude Blanchard Ngokoudi pour la réalisation d’un double « album de légende » avec la contribution de la SNPC (Société Nationale des Pétroles du Congo). « 60ème anniversaire » est une compilation de l’orchestre Les Bantous de capitale des années 1960 à 2009 sortie  le 15 août 2019. C’est un double album riche de 36 titres et qui reprend les principaux succès des soixante dernières années de la formation légendaire Bantous « Bakolo mboka », et fait la part belle aux grandes voix  et aux grands souffleurs qu’a connu l’orchestre. Une plongée inédite dans les 60 dernières années. Sur ce double album le public peut découvrir les versions originales ou la reprise des chansons signées par divers musiciens durant les 60 ans. Particulièrement la reprise des titres  » Lolaka lua boso » et Basili koyokana » par leur auteur Antoine Nedule « Papa Noël (guitariste solo des Bantous de 1961 à 1963). On découvre ce double album par une musique rigoureuse, bénéficiant d’une production adéquate. Il en résulte une progression permanente d’un paysage musical et d’une culture bantous dont Jean-Serge Essous et Nino Malapet étaient à la fois les meneurs et les éléments moteurs. Fruit d’une collaboration étroite entre le producteur Claude Blanchard Ngokoudi, le double album « 60ème anniversaire » a bénéficié d’une contribution logistique de la SNPC (société nationale des pétroles du congo), MIA (distributeur), 2 Rivesproductions  (Ngokoudi) et du Ministère de la culture et des arts. Des nouveaux instruments pour Les Bantous – Don de la SNPC A propos de la SNPC, Paul Soni-Benga nous informe que  Le 14 août 2019 au bar-dancing Macedo de l’arrondissement 01 Bacongo, les musiciens de l’orchestre Bantous de la capitale ont réceptionné et déballé leurs instruments flambants neufs, don de la Société Nationale des Pétrole du Congo (SNPC),  pour honorer les 60  ans du plus vieux orchestre du continent africain. Un joli bijou avec une table de mixage tout numérique de dernière génération. Présentation des titres du double album « 60ème anniversaire » Tous les 36 titres ci-après qui composent ce double album ont été sectionnés avec soin par une équipe des meilleurs connaisseurs de la discographie des Bantous de la capitale. La préface est signée Clément Ossinondé. CD 1 (20 titres) 1 – Manolita (Kouka Célio) 2 – Ba nguembo bo juger (Bantous-Mujos) 3 – Lolaka lua Boso (Papa Noël) 4- Sala lokola olinga ngai (Essous) 5 – Anto na nganda (Essous) 6 – Auguy na Fort-Rousset (Essous) 7 – Basili koyokana (Papa Noël) 8 – C’est ça la vie (Edo Ganga) 9 – Trois mois de tristesse (Rikky Siméon) 10 – Bantous pachanga(Essous) 11 – Bolingo Elie (Mujos) 12 – Merci maman (Taloulou) 13 – Camitina (Pamelo) 14 – Ebandeli ya mosala (Mountouari Kosmos) 15 – Joselina (Nona Arthur) 16 – Samy na Cathy (Samba Mascott) 17 – Nakotinda recommande (Essous) 18 – Mama na Muana (Pamélo) 19 – Rosalie Diop (Kouka Célio) 20 – Tantina tata na mwasi (Essous) CD 2 (16 titres) 1 – Makambo mibale (Kosmos Mountouari) 2 –Safou Véronica (Tchico Tchicaya) 3 – Alphonsine (Kosmos Mountouari) 4 – Choisis (Taloulou Alphonso) 5 – Faficina (Nino Malapet) 6 – Ma Kiri (Kosmos Mountouari) 7 – Mama Adèle (Essous) 8 – Congo na biso (Pamelo) 9 – Comité Bantous (Kouka Célio) 10 – Badetty (Passy Ngongo Mermans) 11 – Masuwa (Pamelo) 12 – Marie Rose (Gilbert Abangui) 13 – Miso na nzela (Michel Boyibanda) 14 – Isabelle muana Kin (Tchico Tchicaya) 15 – Gigi (Nino Malapet) 16 – Osala ngai nini (Lambert Kabako) Une fois  de plus, Cerise sur le gâteau, un double album de  36 titres dans  une édition de luxe a été mis en vente depuis le 15  août  2019  à Brazzaville. De quoi ravir les inconditionnels des Bantous de la capitale, alors qu’un film documentaire sur  Ganga Edo, le doyen des Bantous  a été présenté au public le 12 Août 2019. Pratique : – deuxrivesp@gmail.com  – contac@lesbantousdelacapitale.com Clément Ossinondé

Culture : Ganga Edo, Commandeur dans l’ordre du Mérite congolais

Culture : Ganga Edo, Commandeur dans l’ordre du Mérite congolais

Le patriarche de la musique congolaise et co-fondateur de l’orchestre «Les Bantous de la capitale», Edouard Ganga ou Edo Ganga, a été élevé, le 15 août 2019, à l’occasion de la célébration du 59e anniversaire de l’indépendance de la République du Congo et des 60 ans d’existence de cet orchestre, au grade de commandeur dans l’ordre du Mérite congolais. Cette élévation est le signe à travers lequel la république du Congo lui marque sa reconnaissance pour tous les services rendus à la culture congolaise. Âgé de 86 ans et 65 ans de carrière musicale, Ganga Edo est aujourd’hui le plus vieux chanteur de la musique congolaise. Un film documentaire pour saluer l’œuvre du patriarche Edo Ganga  Un film documentaire sur la vie et l’œuvre de l’artiste-musicien Edo Ganga, patriarche de l’orchestre Les Bantous de la capitale, à l’occasion de ses 60 ans, a été présenté au public,  le 12 août 2019 à Brazzaville, en présence de l’artiste et de plusieurs invités. Ce film est une compilation de témoignages qui fait vibrer les cœurs des  Congolais par sa mélodie, selon plusieurs artistes des deux Congo de son époque comme Michel Boyibanda, des artistes congolais qui l’ont succédé et qui le connaissent, des écrivains, des membres de sa famille, notamment l’une de ses filles, l’un de ses fils et son épouse. Il s’est agi d’un film documentaire d’une heure et vingt minutes intitulé, « Les Bantous de la capitale : 60 ans, anthologie de la musique congolaise », produit par la Digitale Radio et Télévision (DRTV), sous la supervision de Paul Sony Benga, initiateur et réalisateur du projet. Ce film retrace en effet le parcours du dernier des fondateurs des Bantous de la capitale. Fils unique de sa mère, Edouard Nganga dit Edo Nganga est marié et père de plusieurs enfants. A 86 ans, il tient encore sur ses deux jambes. Il a fait ses premiers pas musicaux en 1954, avant de rejoindre le groupe Negro jazz. Membre et leader du célèbre groupe créé une année avant l’indépendance du Congo, plus précisément le 15 août 1959, les Bantous de la capitale, Edo Nganga est le seul encore vivant du mouvement lancé avec ses compatriotes Nino Malapet, Célestin Nkouka, Saturnin Pandi, Jean-Serge Essous…). Justifiant sa longévité, Edo Nganga explique qu’il la doit à une alimentation saine associée à une bonne dose de générosité, d’humour, de modestie, de tempérance, de tolérance et de respect. Edo Nganga s’est dit très ému de l’honneur qui lui est rendu. Il estime par contre qu’il serait judicieux de vivre son hommage plutôt que de s’imaginer que cela arrivera certainement après sa mort, repoussant toute idée d’hommages à titre posthume. «Reconnaissez mes œuvres pendant que je suis encore en vie, aimez-moi et aidez-moi aujourd’hui pendant que j’en ai besoin et que je peux m’en réjouir voire vous en gratifier », a-t-il clamé. Florent Sogni Zaou

Un régime algérien, en rase-mottes, proche de l’effondrement

Un régime algérien, en rase-mottes, proche de l’effondrement

TRIBUNE. La désobéissance civile était au rendez-vous lors de ce 26ème vendredi de manifestations anti-régime, où le rejet du dialogue avec le gang du Général Ahmed Gaïd Salah a été réaffirmé avec force par des millions de manifestants à travers l’Algérie résolus à instaurer un État civil et rejetant un Etat militaire. Les manifestants, poussés par cette foi inflexible d’aller de l’avant, ont compris qu’ils ne devaient laisser passer l’unique chance de mettre à la porte le système de prédation et de mensonge qui gangrène l’Algérie et son peuple. C’est pourquoi, on a pu assister, le 16 août 2019, au retour en force d’un slogan face à la procrastination du régime vert-kaki des militaires algériens qui tablaient en vain sur l’essoufflement des manifestations pour se maintenir au pouvoir. Ce slogan, scandé par des millions de manifestants algériens à travers toute l’Algérie est celui-ci :« La désobéissance civile arrive ! ». Il est devenu le fer de lance du combat pour déloger le régime vert-kaki, à sa tête le Chef d’Etat-Major de l’armée algérienne Ahmed Gaïd Salah. Par ailleurs, de nombreux slogans anti élections ont fusé à l’unisson lors de ces manifestations marquant le refus de la rue des « semblants d’élections » qu’on veut organiser dans la précipitation sous la coupe de Nourreddine Bedoui. Parmi ces slogans, on n’en citera qu’un seul : « On ne veut pas d’élections organisées par ce gouvernement. Ils trouveront le moyen de frauder. Ce sont des experts de la triche. Qu’ils partent avant les élections ». Des appels à la désobéissance civile qui dénotent ainsi une radicalisation du bras de fer entre la rue et les Chefs de l’armée. Une raison qui a poussé l’ex-Ambassadeur américain à Alger, Robert Ford, à agiter l’épouvantail d’un remake des scénarios libyen et syrien en Algérie. Une expectative que le peuple algérien a, jusqu’ici, réussi à éviter remarquablement en préservant le caractère pacifique de ses manifestations. La désobéissance civile, une forme de pression pacifique, va-t-elle finalement faire plier ce régime viscéralement militaire ? L’unique certitude est que l’instauration d’un État civil en Algérie s’avère incontournable. Il y va de l’avenir de toute l’Algérie, qui ne peut rester éternellement à la botte de généraux férocement prédateurs et liberticides. Il est certain que le pouvoir est aux abois comme le montre son bricolage au jour le jour pour gérer la situation. Il n’a pas de stratégie, si ce n’est d’essayer de se maintenir. Le slogan de la désobéissance civile fait peur à beaucoup qui se demandent jusqu’où cela irait. Mais l’idée de faire un jour de grève générale par semaine, ou bien trois jours d’affilée pour tester le pouvoir, est aussi une option. Une situation politique, déjà chaotique plus que jamais, est également aggravée par les cours de l’or noir qui ont clôturé, le 18 août 2019, à moins de 60 dollars le Brent alors que l’Algérie a un besoin vital d’un baril à plus de 100 dollars pour assurer son équilibre budgétaire. Même la croissance économique algérienne n’est guère reluisante et le matelas financier de près de 73 milliards de dollars devraient s’épuiser en 2022 car les recettes hors hydrocarbures n’arrivent même pas à atteindre les 03 milliards de dollars. Une misère ! Mieux, les nouvelles ne sont guère rassurantes pour l’Algérie puisque le prix du baril de Brent pourrait fleurter avec les 30 dollars dans un très proche avenir. Une véritable catastrophe en perspective pour l’Algérie et surtout les algériens qui devront se déplacer avec une brouette pleine de dinars algériens pour acheter une baguette de pain pourri comme du temps des deux Guerres Mondiales. Farid Mnebhi.