Congo/Etats Unis : Un million USD pour une assistance alimentaire aux populations de la Likouala

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a fait, le 18 août 2020 à Brazzaville, un don d’un million de dollars US du fonds USAID en vue de poursuivre l’assistance alimentaire aux populations vulnérables dans le département de la Likouala. Ce don va permettre d’assister près de 7.000 ménages vulnérables, soit 36.000 personnes dans les districts de Bétou, Dongou, Epena et Impfondo. Chaque bénéficiaire recevra 10.800 Fcfa via le système des transferts monétaires Scope pour effectuer des achats alimentaires dans les boutiques partenaires du Pam. S’exprimant à cette occasion, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique (Usa) en République du Congo, M. Todd Haskell a fait remarquer que dans les moments difficiles, les défis auxquels sont confrontés les plus vulnérables sont souvent oubliés ajoutant que les victimes des inondations de l’année dernière sont toujours confrontées à diverses difficultés, luttant toujours chaque jour. «En tant que véritables partenaires, nous nous engageons à soutenir le Congo et les Congolais lorsqu’ils sont dans le besoin», a-t-il souligné. Depuis plusieurs mois, les populations de la Likouala font face à trois facteurs de vulnérabilité, à savoir, les inondations d’octobre 2019 à janvier 2020, qui ont détruit les maisons, les champs (70% des récoltes perdues selon les services techniques locaux et une prochaine grande récolte possible seulement en fin d’année 2020) ; la résurgence du virus Ebola dans la province voisine de l’Equateur, en République démocratique du Congo (Rdc), qui a entraîné la fermeture des frontières, alors que les échanges commerciaux sont fréquents entre les deux zones, et la crise sanitaire de la Covid-19 qui affecte l’ensemble de la population congolaise et mondiale. Ces facteurs ont eu un impact majeur sur le prix et la disponibilité des produits alimentaires dans ladite zone et un impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnel des populations. Par exemple, selon une enquête du Pam, en juin 2020, le prix au kilo du foufou était de 25% plus élevé que la moyenne annuelle au marché de Liranga. Réagissant à un appel des autorités congolaises, lancé en novembre 2019, le PAM a apporté une assistance à plus de 130.000 personnes affectées par les inondations dans le nord et le centre du pays. Le représentant de cette institution onusienne en République du Congo, M. Jean-Martin Bauer, a indiqué qu’en cette période instable due à la crise sanitaire de la Covid-19, il est essentiel de soutenir les populations locales encore fragilisées par les évènements climatiques d’octobre et de novembre derniers. Ainsi, il s’est dit content de voir les Usa soutenir leur action d’assistance dans cette période de crise sanitaire. Les priorités du PAM en République du Congo pour la période 2019-2023 sont la réponse aux situations d’urgence, l’alimentaire scolaire, le soutien aux petits exploitants et le renforcement des capacités. Florent Sogni Zaou
Signature d’un accord de don entre le Maroc et l’USAID

L’Agence américaine pour le développement international (USAID) a accordé au Maroc un don de 94 millions de dollars (soit environ 846 millions de dirhams). Un accord a été signé dans ce sens lors d’une cérémonie tenue mercredi 3 juillet à Rabat, entre le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaaboun, et la directrice de l’USAID au Maroc, Brooke Isham. La signature de cet accord, destiné à financer le programme de développement socioéconomique inclusif, traduit l’excellence des relations de coopération maroco-américaines, s’est réjoui Mohamed Benchaaboun. L’accord signé aujourd’hui marque « une nouvelle ère » de collaboration entre l’Agence et le Maroc, a, pour sa part, indiqué la directrice de l’USAID lors de ladite cérémonie à laquelle étaient également conviés la chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis au Maroc, Jennifer Rasamimanana, et le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mounia Boucetta. Il est à noter que le programme de développement socioéconomique inclusif ayant fait l’objet de la signature de cet accord entre le gouvernement marocain et l’USAID est composé de trois volets, souligne un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances. Le premier volet concerne un programme de développement local intégré qui englobera les secteurs de la croissance économique et de la gouvernance dans les régions pilotes de Marrakech-Safi et Béni-Mellal Khénifra. Dans sa note, le département des finances indique que le second volet vise la création de partenariats public-privé dont l’un porte sur la création d’un pôle technologique de réalité virtuelle (RV) et de réalité augmentée (RA) au sein d’une institution universitaire. Quant au troisième volet, il vise le soutien des activités qui raffermissent la résilience des communautés, en renforçant les capacités des institutions clés et des organisations de la société civile à fournir des services aux jeunes en situation de risque dans les communautés vulnérables. Signalons qu’au cours de cette rencontre, à laquelle ont assisté également des représentants des ministères de l’Intérieur et de l’Education nationale, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur, le ministre a également rappelé l’accord de libre-échange conclu entre le Royaume du Maroc et les Etats-Unis d’Amérique en 2006, soulignant les performances réalisées depuis son entrée en vigueur. Pour preuve : les exportations marocaines aux Etats-Unis ont plus que doublé et celles américaines ont quadruplé, a-t-il fait savoir avant d’émettre le souhait de voir les investissements américains se développer au Maroc. Saisissant cette occasion, Mohamed Benchaaboun a remercié le bureau de l’USAID à Rabat pour les efforts soutenus qu’il ne cesse de déployer pour la consolidation et l’épanouissement de ces liens de coopération. De son côté, la chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis au Maroc a mis en exergue les «Career Centers» dont les services ont bénéficié à quelque 200.000 jeunes. Avant de souligner le dynamisme et la créativité des Marocains lorsqu’ils travaillent « la main dans la main » avec les Américains. Première agence de développement international au monde et acteur catalyseur des résultats de développement, l’USAID dirige les efforts humanitaires et de développement internationaux visant à sauver des vies, réduire la pauvreté, renforcer la gouvernance démocratique et à aider les populations à dépasser l’assistance, peut-on lire sur le site web de l’agence américaine. Alain Bouithy
L’USAID serait-il en train de financer un programme d’enseignement pour détruire les langues locales au Sénégal ?

TRIBUNE. Le projet « lecture pour tous » financé par l’USAID au Sénégal a commencé en octobre 2016 et continuera jusqu’en juillet 2021. Le projet a pour but d’améliorer le niveau de lecture des élèves dans les petites classes. L’objectif principal de la campagne national de communication est de délivrer des messages et d’aller vers les communautés et les parents afin qu’ils se mobilisent pour soutenir les enseignants et apprentissages de la lecture initiale en langues nationales, facteur d’amélioration des performances en lecture des élèves dans les premières classes de l’élémentaire et des daara. L’USAID à travers le projet « lecture pour tous », soutient le ministre de l’éducation nationale, avec une intervention sur la lecture pour une durée de 5 ans, sur la période de 2016 – 2021. Ce programme vise l’amélioration des performances scolaires à travers la lecture en utilisant le pulaare, le wolof, et le seerere dans les 3 classes que sont le CI, le CP et le CE1, et les premières années dans les daara. Ce programme cible environ 3637 écoles primaires publique et 100 daara dans les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Louga et Matam. Cependant, ce programme fait l’objet de beaucoup de contestations dans les zones où les Peules, qui sont la première ethnie du Sénégal (en nombre) sont majorité. En effet, on raconte qu’on impose aux enfants de ce groupe ethnique, la langue wolof qui n’est pas leur langue maternelle. Les soninkés (minorité ethnique) se plaignent également de ce programme car leur langue ne figure pas dans le répertoire des langues ciblées. Les sénégalais ne veulent pas de ce programme favorisant une ethnie au détriment des autres. Nous ne voulons pas vivre sous le règne de tensions culturelles, ethniques et religieuses. On a toujours vécu en paix et nous voulons éviter à notre pays, ce qui est arrivé malheureusement au Rwanda. Ce programme n’aurait de sens que si chaque enfant bénéficie d’un enseignent dans sa langue maternelle. Enseigner aux enfants Peules une langue locale autre que leur langue maternelle serait une tragédie car c’est une acculturation et une assimilation. Avec ce programme, beaucoup de gens craignent la disparition pure et simple des langues nationales dont la langue POULAR au pays de la TERANGA. Votre ambassade à Dakar est vivement et fortement interpelée ainsi que votre gouvernement et votre sénat. Les organismes américains ainsi que tous les médias de ce pays seront saisis afin de les informer ce programme financé par les contribuables américains qui a mis le Sénégal sur le qui-vive linguistique et qui est potentiellement créateur de conflits. Nous vous invitons à nous expliquer davantage où vous voulez en venir avec ce programme et apporter des correctifs pour que tous les apprenants puissent commencer leur éducation dans leurs langues maternelles respectives. Au mali on assiste impuissant aux génocide des peuls par les autorités politiques dont le chef est le président Ibrahima Boubacar Keita lui-même. Assisterait-on au Sénégal à des génocides linguistiques ou culturelles ? Gondiel KaChroniqueur – Expertise Relation Afrique Canada.