Ryanair appelle la présidente de l’UE Von “Derlayed-again” à protéger les survols ou à démissionner !

Ryanair appelle la présidente de l’UE Von “Derlayed-again” à protéger les survols ou à démissionner !

La compagnie aérienne Ryanair a appelé jeudi 18 septembre la présidente de l’UE, Ursula von “Derlayed-Again”, à réformer d’urgence le contrôle aérien européen (ATC) afin de protéger les survols lors des grèves nationales des contrôleurs aériens, ou à démissionner. Cela alors qu’hier, jeudi 18, plus de 190 vols Ryanair et 35 000 passagers Ryanair ont subi des retards évitables pouvant atteindre 3 heures en raison d’une nouvelle grève des contrôleurs aériens français. 70 % des vols perturbés par la grève française d’aujourd’hui étaient des survols. Ces vols ne faisaient que traverser l’espace aérien français sans décoller ni atterrir en France. Il est inacceptable que des milliers de citoyens européens sur ces vols (voyageant de Londres à Rome, d’Athènes à Dublin, etc. – sans lien avec la France) soient contraints de subir des retards en raison d’une grève française liée au budget national – un sujet qui ne les concerne en rien ! Il est encore plus absurde que ces retards de survol auraient pu être évités si Ursula von der Leyen avait agi au cours des 6 dernières années pour défendre le marché unique du transport aérien, en séparant l’espace aérien supérieur et en permettant à Eurocontrol de gérer les survols lors des grèves nationales des contrôleurs aériens. Le rapport Draghi sur la compétitivité, publié en septembre 2024, a mis en évidence le coût de plusieurs milliards d’euros engendré par les inefficacités du contrôle aérien et les retards de vols. Malgré ses promesses d’agir rapidement après le rapport Draghi, Ursula von der Leyen n’a rien fait pour réformer le système défaillant de l’ATC européen. Les compagnies aériennes européennes réclament à l’unanimité deux réformes efficaces : (1) Obliger les services ATC nationaux à être pleinement dotés en personnel pour la première vague de vols du matin, sous peine d’amendes. (2) Permettre à la Commission européenne de protéger les survols lors des grèves nationales des contrôleurs aériens. Les syndicats français ont annoncé une nouvelle grève du 7 au 9 octobre, durant laquelle les compagnies aériennes européennes seront contraintes d’annuler ou de retarder des centaines de vols supplémentaires survolant la France. Ursula von der Leyen doit désormais agir d’urgence pour protéger ces citoyens européens et le Marché Unique contre les blocages imposés par les syndicats français du contrôle aérien. Le CEO de Ryanair, Michael O’Leary, a déclaré : « Une fois de plus aujourd’hui, des milliers de passagers européens – dont la grande majorité voyage sur des vols en simple survol – ont vu leur voyage inutilement perturbés par les grèves de l’ATC français, tandis qu’Ursula von “Derlayed-Again” reste les bras croisés sans rien faire. Six ans à la présidence de la Commission et elle n’a rien fait pour réparer le système défaillant de l’ATC européen, malgré les solutions simples que les compagnies aériennes européennes lui ont proposées : (1) obliger les services nationaux de contrôle aérien à être pleinement dotés en personnel pour la première vague de vols du matin, et (2) protéger les survols (et le Marché Unique) lors des grèves nationales des ATC. Si la présidente von “Derlayed-Again” refuse de protéger les survols pendant les grèves nationales des contrôleurs aériens, alors elle devrait se retirer et laisser quelqu’un de compétent faire le travail. L’Europe a besoin de réforme et de compétitivité. Nous n’avons pas besoin de politiciens inefficaces qui promettent des réformes mais ne font rien. Les passagers voyageant de Londres à Rome ou de Bruxelles à Madrid ne devraient pas être pris en otage à chaque grève nationale des contrôleurs aériens simplement parce qu’Ursula von “Derlayed-Again” ne fait pas son travail ! »

Conflit en Ukraine : de la nécessité de savoir déchiffrer les discours et propos des dirigeants occidentaux

Conflit en Ukraine : de la nécessité de savoir déchiffrer les discours et propos des dirigeants occidentaux

TRIBUNE. De passage à Tokyo (Japon) où elle s’est entretenue avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida, ce jeudi 12 mai 2022, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a tenu des propos qui en disent long sur le bouleversement géopolitique auquel l’on assiste depuis le déclenchement de l’opération militaire russe en Ukraine. Lors de la conférence de presse avec le chef du gouvernement japonais, madame Von der Leyen a déclaré que « la Russie constitue aujourd’hui la menace la plus directe pour l’ordre mondial, avec la terrible guerre menée contre l’Ukraine et son inquiétant pacte avec la Chine assorti d’un appel en faveur de relations internationales “nouvelles” — et très arbitraires. » Elle a ajouté : « Le Japon fait partie du noyau dur des pays qui ont imposé des sanctions lourdes à la Russie. À l’instar de l’Union européenne, le Japon comprend ce qui se joue ici. Il ne s’agit pas seulement de l’avenir de l’Ukraine. De l’avenir de l’Europe. Mais de l’avenir d’un ordre mondial fondé sur des règles. » Ceux qui s’obstinent à penser que ce qui se joue en Ukraine est une affaire de « méchants russes » contre de «gentils ukrainiens» devraient méditer sur les propos de Ursula Von der Leyen. En diplomatie, le diable se cache souvent dans les subtilités lexicales. Quand Madame Von der Leyen déclare que ce qui se joue en Ukraine dépasse le cadre ukrainien et européen et engage l’avenir même « d’un ordre mondial fondé sur des règles », elle veut tout simplement dire que l’intervention de la Russie en Ukraine constitue une menace contre un ordre international dominé par l’Occident. C’est la remise en question de cet ordre, qui n’a d’« international » que le nom, qui inquiète les capitales de l’arrogance. J’insiste : en politique internationale comme en diplomatie, les discours et les propos brillent souvent par l’abondance des formules en apparence limpides, mais dont l’ambiguïté sémantique ne trompe pas les esprits avertis. N’a-t-on pas souvent entendu l’Occident parler de lui-même en se définissant comme la « communauté internationale », croyant ainsi représenter le monde entier ? Quand Ursula Von der Leyen parle de l’ordre international, elle pense avant tout au système international imposé au reste de l’humanité par l’Occident au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Quand elle parle de l’« inquiétant pacte avec la Chine assorti d’un appel en faveur de relations internationales “nouvelles” — et très arbitraires », elle fait allusion à l’alliance sino-russe qui milite ouvertement pour un monde multipolaire. Le genre de monde qu’elle juge « arbitraire » parce que l’Occident, dans cet univers international nouveau, ne dictera plus ses règles au reste de la planète sans se heurter à d’autres hégémons. En écoutant le discours de Ursula Von der Leyen au Japon, je me suis posé quelques questions : les dirigeants africains sont-ils conscients de ce qui se joue en Ukraine ? Sont-ils conscients des retombées que le conflit ukrainien pourrait avoir sur les pays du continent jugés stratégiques par l’Occident en raison de leurs ressources naturelles (pétrole, gaz, minerais stratégiques, etc.) ? Les dirigeants africains sont habitués à écouter ce qui se dit ailleurs sans nécessairement en mesurer la portée. Espérons qu’ils ne nous surprendront pas par leur inconscience légendaire. Pour le reste, un petit conseil pour finir : en temps de grande crise internationale comme celle à laquelle l’on assiste aujourd’hui, il ne faut pas seulement se contenter des discours que servent les dirigeants politiques. Il faut prêter beaucoup plus attention aux non-dits de ce qui est dit. C’est dans les silences des propos tenus que se cache souvent la pensée du malin. Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko