RDC. Le Président Félix Tshisekedi rappelle que l’Etat et l’église catholique doivent collaborer pour la stabilité et l’unité du pays

Devant plus de 40 000 personnes réunies au Stade Kashala Bonzola de Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental, pour la messe jubilaire de Mgr Bernard Kasanda, le Président Félix Antoine Tshisekedi a prêché pour une meilleure collaboration entre l’Eglise Catholique et l’État congolais au bénéfice de la population. « L’Etat et l’Eglise ont l’obligation de collaborer et de marcher ensemble », a dit le Chef de l’Etat. « L’Eglise doit rester au milieu du village et des Congolais en prêchant l’amour, l’unité et l’égalité. Parmi vous, certains ont pris une tendance dangereuse qui pourrait nous diviser. Je n’accepterai pas une telle dérive », a ajouté le Président de la République. Pour sa part l’Evêque jubilaire, qui célèbre ses 25 ans d’épiscopat, a dit une prière spéciale pour le Président à qui Dieu a accordé 60 ans de vie. « Prions Dieu pour qu’il continue à faire du bien », a déclaré Monseigneur Bernard-Emmanuel Kasanda. « Le respect, la droiture, la vérité, l’amour du Congo et des Congolais sont vos qualités. Votre présence est un immense honneur fait à ma pauvre personne et à toute l’Eglise. Mon peuple et moi t’aimons », a-t-il poursuivi en s’adressant au Président Tshisekedi. Outre son travail de berger à l’Eglise, l’évêque de Mbuji-Mayi s’est longtemps distingué par son combat en faveur de l’amélioration des conditions sociales de la population. A ce sujet, le prédicateur du jour, Monseigneur Pierre-Célestin Tshitoko, Évêque du diocèse de Luebo dans la province voisine du Kasaï-Central, lui a exprimé la reconnaissance de tout le peuple kasaïen dans son homélie. » Vous nous avez touchés par votre sollicitude paternelle, spécialement envers les pauvres, les orphelins et les abandonnés. A combien d’élèves et des jeunes vous avez rendu la joie de vivre en supportant leurs études et en les protégeant de la méchanceté des hommes. Courageusement vous avez porté votre croix au quotidien « , a-t-il témoigné. Comme il le fait toujours en pareille circonstance, le Président Félix Tshisekedi a remis un véhicule neuf tout terrain à Mgr Bernard Kasanda pour son itinérance. Nommé évêque auxiliaire de Mbuji-Mayi par le pape Jean-Paul II à 44 ans, le 14 Juin 1998, le jeune prélat a été confirmé à son siège épiscopal 11 ans plus tard.
Afrique – La leçon du Mozambique pour le Sénégal : Ne laissez pas la violence vous faire perdre des opportunités

TRIBUNE. En novembre dernier, le consortium Coral South LNG a commencé à exporter du gaz naturel liquéfié (GNL) à partir de Coral, un gisement offshore situé dans le bassin de Rovuma au Mozambique. Le groupe a produit et chargé sa première cargaison sur le Coral Sul, le premier navire GNL flottant en eau profonde au monde, et l’a livrée en Europe, où les acheteurs sont à la recherche de nouveaux fournisseurs depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il a exporté plusieurs cargaisons supplémentaires vers l’Europe depuis lors et a continué à fonctionner sans interruption. Ce développement n’est pas seulement un triomphe pour Eni, la major italienne qui dirige Coral South LNG, ou pour ses clients européens. C’est aussi un triomphe pour le Mozambique, qui est désormais le sixième pays africain à devenir un producteur de GNL à grande échelle – et le premier à franchir cette étape depuis 2013. Cela indique que les efforts du gouvernement mozambicain pour attirer et retenir les investisseurs ont porté leurs fruits, et cela devrait signifier que les réserves offshores du pays ont été ouvertes avec succès au développement commercial. Il convient toutefois de noter que le secteur gazier offshore du Mozambique n’est pas encore tout à fait ouvert. Permettez-moi d’expliquer ce que je veux dire. Mozambique : Deux années d’occasions perdues Coral South LNG a toujours été censé être le premier consortium à exporter du gaz du Mozambique, mais il ne s’attendait pas à rester longtemps le seul à le faire. Il s’attendait à être rejoint rapidement par Mozambique LNG, un groupe dirigé par la société française TotalEnergies qui prévoit d’extraire du gaz d’un autre gisement situé dans le bassin de Rovuma. Ce second consortium devait commencer à produire en 2024. Si le second groupe avait respecté son délai, la production de gaz du Mozambique – et son statut de producteur commercial de gaz et de GNL – se serait considérablement améliorée en un laps de temps relativement court. Mozambique LNG a été conçu pour être beaucoup plus important que Coral South LNG, avec deux trains produisant 12,88 millions de tonnes par an (mtpa), contre un seul train d’une capacité de 3,4 mtpa. Mais les choses ont changé en 2017 en raison d’une insurrection à Cabo Delgado, la province la plus septentrionale du Mozambique. Ce conflit a fini par atteindre la péninsule d’Afungi, où TotalEnergies construisait son usine de GNL. Il a conduit l’entreprise à déclarer un cas de force majeure en avril 2021, déclarant qu’elle ne pourrait pas reprendre les travaux de l’usine tant que la situation en matière de sécurité dans la région ne serait pas stabilisée. Aujourd’hui, plus de deux ans plus tard, TotalEnergies serait sur le point d’annoncer la reprise officielle des travaux après avoir examiné les résultats d’une mission multilatérale de maintien de la paix et élaboré des plans pour soutenir les habitants des communautés d’accueil. Malgré cela, l’entreprise a déclaré qu’elle ne serait pas en mesure de commencer à exporter du GNL avant au moins 2026-2027. (Certains indices laissent penser que 2027 est une hypothèse plus réaliste). Par conséquent, en raison de la violence à Cabo Delgado, le Mozambique doit attendre au moins trois années supplémentaires avant que son secteur gazier ne soit en mesure de dépasser les capacités de Coral South LNG. En outre, il devra supporter les conséquences de ce retard. Elle devra adapter ses projections financières au fait qu’elle ne pourra percevoir aucun des revenus qu’elle aurait pu obtenir en tant qu’exportateur de GNL supplémentaire avant 2027. Elle devra également renoncer à la possibilité d’acquérir des parts de marché grâce à des contrats à long terme et supporter le risque que la demande de gaz diminue d’ici à ce que l’usine commence à produire. Il s’agit là d’occasions manquées. Sénégal : Mauvaises nouvelles à l’approche des dates de mise en production du pétrole et du gaz Ce qui m’amène au Sénégal. À l’heure actuelle, le Sénégal est soumis à de fortes tensions politiques. La Chambre africaine de l’énergie (AEC) félicite le président Sall pour tout ce qu’il a fait pour promouvoir et assurer l’avenir de l’industrie pétrolière et gazière du Sénégal, mais je n’écris pas cet essai dans le but de prendre parti dans ce débat. J’écris plutôt cet essai pour rappeler l’importance de maintenir la stabilité et d’éviter la violence lorsque l’exploitation des hydrocarbures – et tous les avantages économiques qui peuvent en découler – est en jeu. Le moment choisi pour ces troubles est incroyablement malheureux. Le Sénégal n’est pas seulement à la veille de la prochaine élection présidentielle, qui devrait avoir lieu en février 2024. Il est également à quelques mois du début de la production commerciale de pétrole brut et de gaz naturel. L’entreprise australienne Woodside Energy devrait commencer à produire du pétrole dans le bloc offshore de Sangomar avant la fin de l’année 2023, tandis que le géant britannique BP et son partenaire américain Kosmos Energy sont en passe d’atteindre une étape similaire à Greater Tortue/Ahmeyim (GTA), un bloc de gaz transfrontalier partagé avec la Mauritanie, au cours du quatrième trimestre de cette année. BP et Kosmos prévoient de traiter le gaz extrait de GTA dans un navire FLNG pour l’exporter, la majeure partie du GNL résultant étant destinée au marché européen. Ces projets promettent d’être très bénéfiques pour le Sénégal, qui est actionnaire de Sangomar et de GTA par l’intermédiaire de Petrosen, la compagnie pétrolière nationale (NOC). Ils généreront des revenus directement, sous forme de taxes et autres paiements, et indirectement, en augmentant la demande de biens et services nécessaires pour soutenir le secteur pétrolier et gazier et d’autres maillons de la chaîne de valeur de l’énergie, tout en créant de nombreux emplois. Par ailleurs, dans le cas spécifique de la RMT, le projet fournira du gaz pour la production d’électricité domestique, tout en lançant le processus de mise en place de réseaux d’infrastructures pour soutenir le développement d’autres champs gaziers offshore, tels que Yakaar-Teranga. À ce titre, il contribuera à réduire la pauvreté énergétique à long
Maroc. Les marchands non financiers s’attendent à une stabilité de leur activité

L’année 2021 devrait s’achever sur une note globalement stable pour bon nombre de chefs d’entreprise opérant dans les services marchands non financiers, si l’on en croit l’enquête de conjoncture du Haut-commissariat au plan (HCP) au titre du quatrième trimestre 2021. En effet, selon les résultats de ce sondage réalisé auprès des marchands non financiers, près de la moitié d’entre eux (42%) s’attend à une stabilité pour le quatrième trimestre 2021 En outre, et d’après le Haut-commissariat, qui vient de rendre publics les résultats de son enquête, 34% des chefs d’entreprise du secteur des services marchands non financiers s’attendent à une augmentation de leur acticité au cours du dernier trimestre de cette année. Ces anticipations seraient principalement attribuables à l’amélioration prévue dans les branches des «Transports terrestres et transport par conduites» et de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports», indique l’institution publique dans une note d’information synthétisant les résultats de son enquête. Selon la même source, ces anticipations seraient également dues à la baisse prévue dans les activités de l’«Hébergement», des «Transports aériens» et des «Activités des agences de voyage, voyagistes, services de réservation et activités connexes», poursuit le Haut-commissariat. L’enquête de conjoncture du Haut-commissariat montre par ailleurs que 52% des patrons sondés dans le cadre de cette même enquête parient sur une stabilité de la demande. Le HCP note également que 78% d’entre eux anticipent une stagnation des effectifs employés au dernier trimestre de l’année en cours. Dans sa note d’information, le Haut-commissariat au plan a également fait état des avis des marchands non financiers au troisième trimestre 2021. On apprend ainsi que 57% des patrons interrogés estiment que l’activité des services de leur secteur aurait connu une hausse durant le précédent trimestre. Ils sont 22% seulement à croire qu’elle a connu une baisse au cours de la même période. Selon les explications du Haut-commissariat au plan, cette évolution résulterait de la hausse des activités observée au niveau des «Transports aériens», des «Télécommunications» et des «Transports terrestres et transport par conduites», précise-t-on de même source. La hausse de l’activité des services marchands non financiers au cours de cette même période serait également due à la baisse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Transports par eau» et de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports», fait savoir l’institution publique dans sa note d’information. Quant au taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur, la même source révèle qu’il se serait établi autour de 77%. Autre enseignement important: selon les estimations de 56% des patrons, les carnets de commandes du secteur des services non marchands ont été d’un niveau normal au troisième trimestre dernier. Il est à noter cependant que 40% d’entre eux pensent au contraire qu’ils auraient été jugés inférieurs à la normale, souligne le Haut-commissariat. Enfin, au niveau de l’emploi, 67% des marchands non financiers sondés par le Haut-commissariat estiment qu’il aurait connu une stabilité, rapporte le HCP dans sa note. Alain Bouithy
Centrafrique. Batangafo : retour progressif à la stabilité suite à l’offensive de l’armée et ses alliés

La ville de Batangafo dans l’Ouham-Fafa, renoue progressivement avec la stabilité grâce à la présence des Forces armées centrafricaines (Faca) arrivées dans la ville en avril et juin 2021. Cette présence, selon les habitants, a mis fin aux scènes de braquages dans une partie de la localité. La ville de Batangafo, autrefois fief du Mouvement des Patriotes en Centrafrique (MPC), a été libérée par l’arrivée des forces de défense et de sécurité et leurs alliés mi-2021. Malgré tout, les autorités locales et les habitants gardent encore les souvenirs des exactions commises par des hommes armés sur la population. « On enregistrait tous les jours des cas de viols, de braquages, d’agressions commis par des hommes armés dans la région. Mais aujourd’hui, dans un rayon de dix kilomètres, il y a la sécurité parce que les Faca et les gendarmes y font régulièrement des patrouilles », a fait savoir Evrard Lamine, sous-préfet de Batangafo. Des patrouilles rassurantes L’arrivée des forces de défense et de sécurité a permis de pacifier le centre de la ville de Batangafo. «Les activités ont normalement repris au centre-ville. Il n’y a aucun incident depuis que les Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes se sont installés à Batangafo », a témoigné un habitant de la ville. Des hommes armés sont encore dans la région Cependant, le déplacement de la population est limité. Les habitants de Batangafo ne peuvent pas aller au-delà de 15 km. Des multiples cas d’agressions ont poussé MSF de suspendre en juillet ses interventions dans la région de Batangafo.
RDC : le Conseil de sécurité se félicite des efforts du Président Tshisekedi en vue de la réconciliation, de la paix et de la stabilité

Dans une déclaration faite à la presse, par sa Présidente, Linda Thomas-Greenfield, le Conseil de sécurité s’est félicité, mercredi, des efforts déployés par le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, en vue de la réconciliation, de la paix et de la stabilité dans le pays. « Les membres du Conseil se sont félicités des efforts faits par le Président Tshisekedi en vue de la réconciliation, de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo », a déclaré dans la soirée, devant les journalistes la Représentante permanente des États-Unis, Linda Thomas-Greenfield. « Les membres du Conseil ont noté que la stabilité politique et la sécurité ainsi que la présence renforcée de l’État dans les zones de conflit sont essentielles à la consolidation d’une paix durable en République démocratique du Congo », a-t-elle ajouté. Dans cette déclaration qui fait suite à la réunion du 30 mars sur la situation en RDC et sur les activités de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), les Quinze, après avoir entendu un exposé de la nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général, Bintou Keita, ont pris note de l’action menée en vue de la formation d’un Gouvernement qui mettra en œuvre les engagements pris par le Président Tshisekedi de réaliser l’unité nationale, de renforcer l’état de droit et de favoriser l’inclusion politique et la consolidation de la paix. Ils ont également pris note de son intention d’avoir un Gouvernement composé de 30 % de femmes. Par ailleurs, le Conseil a salué les mesures prise par le chef de l’État congolais pour lutter contre la corruption et l’impunité et l’ont engagé à continuer d’agir, pour veiller à ce que le Gouvernement de la République démocratique du Congo respecte les droits humains et les libertés fondamentales. Ses membres ont engagé le Gouvernement à poursuivre son action à cet égard, notamment par l’élaboration et l’application d’un cadre national de désarmement, de démobilisation et de réintégration, d’un plan de réforme du secteur de la sécurité et d’une stratégie globale de stabilisation et de prévention des conflits. En outre, le Conseil s’est dit inquiet de la situation humanitaire en cours, au vu de l’augmentation considérable du nombre de personnes qui ont besoin de protection et d’une aide humanitaire. Recrudescence des violences à l’est du pays Dans la même déclaration lue par l’Ambassadrice américaine qui présidait le Conseil de sécurité au mois de mars, les Quinze « se sont déclarés préoccupés par la poursuite des violences intercommunautaires et la recrudescence de l’activité des groupes armés dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo, notamment des Forces démocratiques alliées, au Nord-Kivu et en Ituri, et des nombreux groupes armés locaux au Sud-Kivu ». Ils ont réaffirmé leur condamnation de tous les groupes armés qui sont actifs dans le pays et demandé à tous les acteurs de mettre un terme à la violence ainsi qu’aux violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire et aux atteintes à ces droits. Les Quinze ont rappelé qu’il importait que la République démocratique du Congo et ses voisins collaborent pour mettre fin à l’insécurité dans la partie orientale de la République démocratique du Congo en mobilisant une plus grande volonté politique et en adoptant des démarches plus intégrées, telles que la coopération et l’intégration économiques Ils ont encouragé la poursuite des efforts visant à favoriser un développement économique durable, comme moteur d’une paix régionale, et à remédier aux causes profondes des conflits, notamment l’exploitation et le trafic illicites des ressources naturelles, et à réduire la pauvreté. Ils ont salué les mesures prises par la République démocratique du Congo et la région à cet égard. Ils se sont félicités de la stratégie régionale des Nations Unies pour la consolidation de la paix et la prévention et le règlement des conflits dans la région des Grands Lacs et se sont réjouis de l’élaboration inclusive d’un plan d’action pour sa mise en œuvre. « Les membres du Conseil ont réaffirmé leur soutien et leur attachement, en collaboration avec les acteurs régionaux et les partenaires internationaux, à la consolidation de la paix, à la stabilité et au développement en République démocratique du Congo », a fait valoir la Présidente. « Ils ont également réaffirmé leur plein appui à la MONUSCO et à la nouvelle Représentante spéciale, Bintou Keita, et engagé le Gouvernement de la République démocratique du Congo à participer à l’élaboration d’un plan de transition détaillé en vue d’un retrait progressif et échelonné de la Mission, a-t-elle conclu.
Maroc: Les marchands non financiers anticipent une stabilité de leur activité au deuxième trimestre

S’il n’est pas en hausse, le moral des chefs d’entreprise opérant dans le secteur des services marchands non financiers ne s’en trouve pas pour autant affecté, si l’on en croit les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées par le Haut-commissariat au plan (HCP) au titre du deuxième trimestre 2018. En effet, selon le Haut-commissariat, plus de la moitié des chefs d’entreprise du secteur des services marchands non financiers (64%) anticipe une stabilité de l’activité globale pour le deuxième trimestre de cette année. Près d’un quart (24%) des chefs d’entreprise sondés anticipe, au contraire, une hausse de leur activité au cours de cette même période, souligne le HCP dans une note relatant les principales appréciations de ces derniers telles qu’elles ressortent de ses enquêtes de conjoncture réalisées au titre du deuxième trimestre. Dans sa note de conjoncture, l’organisme public explique que ces anticipations seraient imputables, d’une part, à l’amélioration prévue des activités de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports» et des «Activités de location et location-bail » et, d’autre part, à la baisse prévue des activités du «Transports par eau» et de la «Publicité et études de marché». Par ailleurs, le Haut-commissariat indique, de même source, qu’une majorité des patrons opérant dans le secteur des services marchands non financiers (76%) anticipe une stabilité de la demande. Ils seraient un peu plus nombreux (82%) à s’attendre une stagnation des effectifs employés au cours de ce même trimestre. Il est à souligner que les enquêtes de conjoncture du HCP portent également l’évolution de l’activité des entreprises du secteur au cours du premier trimestre 2018. Ainsi, il ressort qu’au premier trimestre de cette année que le taux d’utilisation des capacités de prestation des services marchands non financiers (TUC) se serait établi à 79%. En outre, pour 51% des patrons interrogés, l’activité du secteur des services marchands non financiers aurait connu une stagnation. Ils sont près d’un tiers (28%) à croire au contraire qu’il a connu une hausse. Dans sa note, le Haut-commissariat explique que cette évolution aurait été le résultat, d’une part, de la hausse d’activité enregistrée au niveau des branches de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports», des «Activités de location et location-bail» et des «Activités des agences de voyages, voyagistes, services de réservation et activités connexes» et, d’autre part, de la baisse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Transports aériens». En ce qui concerne l’évolution de l’activité globale des services marchands non financiers, les résultats des enquêtes font apparaître qu’elle aurait été accompagnée par une stabilité des prestations à l’étranger. S’agissant des carnets de commande du secteur, 74% des chefs d’entreprise estiment qu’ils ont été d’un niveau normal, alors que 16% seulement pensent au contraire qu’ils étaient inférieurs à la normale. Quant aux appréciations des chefs d’entreprise sondés en ce qui concerne l’emploi, il ressort que 72% d’entre eux assurent qu’il a connu une stagnation. Alain Bouithy