RDC. La pauvreté intellectuelle derrière des slogans stupides

RDC. La pauvreté intellectuelle derrière des slogans stupides

HAUT ET FORT. Dans tout appareil étatique sérieux, aucun Chef d’État ne s’exprime publiquement sans avoir été préalablement briefé par ses collaborateurs, chacun dans son domaine de compétence : diplomatie, sécurité, communication, économie, questions juridiques ou stratégiques. Une sortie médiatique présidentielle est normalement le produit d’un travail collectif de préparation, d’anticipation et d’encadrement institutionnel. À force d’observer des approximations, incohérences, tâtonnements, incidents protocolaires ou des séquences de communication qui fragilisent l’image de l’institution présidentielle, je suis arrivé à la triste conclusion que la responsabilité ne peut pas toujours être imputée uniquement au chef de l’État lui-même. Elle interroge également la qualité de son entourage politique, administratif et communicationnel censé l’accompagner, le conseiller et le protéger institutionnellement. Déjà, lorsque le Président de la République, en exprimant sa désolation au sujet de l’affaire « escarmouche » reconnaît lui-même avoir été mal informé sur les capacités logistiques et militaires du pays, cela soulève une question plus profonde sur la qualité des informations qui lui sont transmises. Si même des Hauts officiers militaires, pourtant investis d’une responsabilité stratégique et disposant des moyens de défense de l’État, ont pu être utilisés par le Rwanda pour servir des intérêts contraires à ceux de la nation, que dire alors de certains collaborateurs civils dont le rôle semble davantage consister à flatter le pouvoir qu’à éclairer objectivement le Chef de l’État ? À force de louanges permanentes et d’absence de contradiction constructive, ils ont exposé le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à des erreurs d’appréciation et à des faux pas qui affaiblissent l’institution elle-même. Quoi de plus normal que d’en arriver à la conclusion que le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est effectivement très mal entouré. Aux tambourinaires du régime qui tenteraient de venir comme à leur habitude me réciter leur sempiternelle litanie du genre « ozo luka poste… oza aigri mpo ozwi poste te… », je leur conseillerais humblement de retourner à l’école primaire afin d’y réapprendre ce que signifient la Patrie, le pays, la République, l’État et la Nation. Ce serait pour eux une excellente occasion de s’instruire davantage et d’apprendre à éprouver un minimum de honte face à certaines affirmations qu’ils répètent mécaniquement. D’autant plus que l’enseignement primaire est gratuit dans les établissements publics. Tshaku abotaka na bohumbu te. J’assume en toute responsabilité. Par Maître Jackson KALONJI MUSHILA TSHIMANGA